00:00 Mon rêve c'était de finir un jour en entreprenant.
00:03 Que ce soit derrière un bureau ou pas autorisé à tout le monde.
00:06 À un certain moment, il faut savoir faire le choix.
00:09 J'ai fait mes études au Mali.
00:16 Quand je suis rentré au Burkina,
00:18 ma première passion c'était de faire le transit.
00:21 Et j'ai commencé à faire le transit survenu à Ouesa en 2013.
00:27 En plus du transit, j'ai vu pourquoi pas faire de l'entrepreneuriat.
00:31 Avec les petits moyens que j'ai gagné au niveau du transit,
00:35 j'ai investi dans ce domaine là.
00:38 Prenais au moins 10 000, 20 000,
00:41 je payais le poulet et je dessais.
00:44 Les cinq coules et puis le coq,
00:48 à moins de 7 à 8 mois, c'est comme j'ai dit,
00:51 je me suis retrouvé avec une centaine de poussins.
00:54 Ma première vente m'a permis de payer un couple de chèvres.
00:59 Au fur et à mesure du couple de moutons,
01:02 je payais un couple de bœufs.
01:04 Je me retrouve avec 4 800 têtes de poulet,
01:08 une 80 têtes de bœufs
01:11 et une soixantaine de têtes de caprin,
01:15 moutons comme chèvres.
01:18 Je vends des animaux de prestige.
01:20 Par exemple, dans la même génération,
01:22 avec un couple de bramalis
01:24 qui pèse à peu près 40 à 50 kilos.
01:28 On vend le couple à 250 000.
01:32 D'autres veulent du prestige,
01:35 c'est juste comme on aime la beauté des yeux.
01:40 J'aime dire que je suis un Saïlien.
01:43 Déjà l'élevage est dans notre sang.
01:45 On a trouvé le papa qui élevait,
01:48 on a emprunté ce pas.
01:50 En étant élève, quand j'ai entendu
01:53 le prénom de mon père,
01:56 je me suis dit que c'était un vrai Saïlien.
01:59 C'est un vrai Saïlien.
02:01 C'est un vrai Saïlien.
02:03 C'est un vrai Saïlien.
02:05 En étant élève, quand j'ai entendu
02:08 que je fais un tour à la ferme,
02:11 j'aide les employés.
02:13 En les aidant, j'apprends aussi
02:16 de nouvelles choses qui peuvent m'aider dans la vie.
02:19 Mes vacances, je reste à la ferme travailler.
02:22 Ce que je remarque chez lui,
02:25 c'est son courage.
02:27 Il n'abandonne pas.
02:29 Quelles que soient les difficultés qu'il rencontre,
02:32 il continue d'avancer.
02:34 C'est ça qui nous motive
02:37 en nous prenant comme exemple,
02:40 comme modèle.
02:42 Les estimes, aujourd'hui, je peux vous dire que non.
02:45 J'ai investi à peu près
02:48 30-40 millions.
02:51 Je peux dire que non, ça m'a reçu.
02:54 Je peux faire une recette annuelle
02:57 de 20 à 25 millions par an.
03:03 Avec les 1000 pondeuses que j'ai,
03:06 on se retrouve avec 20 à 30 plaquettes d'oeufs.
03:10 D'où la plaquette d'oeufs,
03:13 on le vend à 2 500 aujourd'hui.
03:16 On peut se retrouver à 300 à 400 000 francs par semaine.
03:20 Aujourd'hui, je suis fier.
03:30 De 2018 à 2024,
03:33 on se retrouve avec 30 employés.
03:37 Je peux dire qu'on a déjà eu une satisfaction.
03:41 L'ambition, c'est d'agrandir l'entreprise.
03:46 Aujourd'hui, on peut dire que non.
03:49 On vend nos produits au-delà de la commune,
03:52 même le marché national, pourquoi pas international.
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