00:00 Quand je travaille sur la criminalité organisée, j'ai exactement les mêmes techniques que quand je travaille sur d'autres milieux,
00:05 comme les milieux politiques par exemple, ou l'enquête financière.
00:08 Est-ce que c'est dangereux ? Non.
00:09 C'est un peu la question que tout le monde se pose.
00:10 Oui, voilà, c'est pour ça que j'essaye d'y répondre, mais tout en restant quand même prudente.
00:15 Enfin, je veux dire, c'est difficile parce qu'il y a évidemment des choses qu'on ne peut pas vraiment dire,
00:20 mais non, je veux dire, on travaille dessus, on a des faits, on s'appuie sur des rencontres,
00:26 on s'appuie sur des interviews, on s'appuie sur des enquêtes judiciaires qui sont en cours aussi.
00:32 On a une question de Marie dans le chat.
00:34 Vous avez interviewé des mafieux.
00:36 Si oui, comment les convaincre de vous parler ?
00:39 Oui, alors j'en ai interviewé beaucoup, enfin en tout cas un certain nombre.
00:43 Certains en off, c'est-à-dire qu'ils m'ont parlé, mais qu'ils n'apparaissent pas autant que tel dans mes livres et dans mes articles.
00:48 C'est plus... ça transparaît dans les récits que je fais, c'est-à-dire que je m'appuie sur ce qu'ils m'ont dit sans pouvoir les citer.
00:54 Et il y en a d'autres à qui j'ai pu parler en "on", comme on dit dans notre jargon, c'est-à-dire que je peux les citer.
01:00 Comment les convaincre ? C'est toujours très particulier.
01:03 Ça dépend un petit peu du profil de la personne.
01:05 Il y en a qui ont envie de parler parce qu'ils ont envie de se raconter.
01:09 Mais alors après, je ne vous cache pas que la plupart ne veulent pas.
01:12 Enfin, c'est... voilà, sur peut-être 15 demandes, on va avoir...
01:16 je vais avoir 2, 3 personnes qui vont accepter de me parler et c'est déjà énorme.
01:20 C'est déjà un très bon ratio.
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