00:00 [Musique]
00:03 Bonjour Cyril Guimard !
00:05 Bonjour !
00:07 Nouvelle chronique sur Cyclisme Actu, à quelques jours du grand départ du Tour d'Italie à Turin.
00:14 Premier grand tour de la saison, c'est toujours un moment qui est un peu excitant pour tous les spectateurs du cyclisme
00:19 parce que les grands tours c'est quand même quelque chose que tout le monde adore, même s'il y a des étapes parfois ennuyantes.
00:24 Et globalement tous les passionnés de vélo aiment ça.
00:28 Donc là on va partir en Italie.
00:30 Déjà sur le parcours, l'an dernier c'était un parcours très difficile, beaucoup beaucoup de dénivelé.
00:35 Peut-être trop difficile d'ailleurs, la course avait été cadenassée, les leaders avaient peur de s'engager.
00:41 Les organisateurs ont peut-être revu un peu leur copie.
00:45 Et on a un parcours plus nerveux et moins montagneux.
00:49 Alors en apparence c'est vrai que l'an dernier on avait un petit peu exagéré les difficultés.
00:57 On sait dans ce cas-là, et nous l'avions souligné, quand il y a trop de difficultés,
01:03 elles se neutralisent, j'ai presque envie de dire, normalement et naturellement.
01:08 Donc il ne faut pas mettre trop de difficultés.
01:11 Tout ça c'est de mettre en place quelque chose de très équilibré
01:16 où tous les coureurs et surtout toutes les équipes ont des capacités au travers du potentiel de leur équipe
01:24 d'avoir un intérêt à jouer un jour ou un autre jour, mais au moins la capacité à jouer.
01:31 Là on a un parcours qui reste quand même très difficile,
01:37 parce que si on regarde bien, même si ce n'est pas des arrivées très difficiles comme celle de l'an dernier,
01:45 on a quand même cette étape qui arrive au sommet,
01:49 où jusqu'à quelques kilomètres après le sommet, on n'a qu'une seule étape où on arrive au pied de la descente.
01:57 Alors peut-être que les organisateurs commencent à prendre peur aussi, on va supprimer les descentes,
02:02 peut-être, ce n'est absolument pas une certitude.
02:07 Et puis en revanche, beaucoup d'étapes pour les baroudas.
02:12 Et en fait, peu de verrais étapes pour les sprinters, alors qu'on a un plateau de sprinters absolument exceptionnel.
02:22 Il ne doit manquer que deux ou trois sprinters, dont Philippe Tsen, Marc Cavendish, il n'est pas revenu dans le coup,
02:30 mais c'est extraordinaire ce plateau de sprinters.
02:36 Et là, ça va être très très chaud dans les arrivées, parce que ça veut dire que pratiquement,
02:42 vous allez avoir une dizaine de trains pour emmener les sprinters.
02:47 Je pense qu'à certains moments, il y en a qui vont faire un câlin avec les balustrades ou le mobilier urbain,
02:56 ça, ça me paraît évident.
02:59 Ça fait partie de la course aussi, dans la mesure où les normes de sécurité ont bien été respectées et mises en place.
03:06 Mais ça va être très très chaud.
03:09 Et il y a un petit détail qui doit te faire plaisir, toi l'amoureux de l'exercice en solitaire,
03:14 c'est quand même plus de 70 km de contre la monte.
03:17 Le Giro déjà, l'an dernier, il y a eu pas mal de kilomètres de contre la monte,
03:20 là on reste sur 70 km, c'est pas mal dans les standards actuels.
03:25 Dans la mode actuelle, on peut parler de standard, c'est quoi, à une époque on faisait 150 km.
03:34 Moi j'ai pas connu 150 km sur le tour, mais 70, 80, oui, y compris le Grand Prix des Nations qui était à 90 km.
03:44 Bon, oui, ils font figure de vieux autour d'Italie, mais 60 km, vous vous rendez pas compte.
03:54 60 km de l'épreuve de vérité.
03:58 Ben oui, c'est comme ça, on diminue de plus en plus la distance des contre la monte.
04:05 Alors, il y a plusieurs raisons à cela.
04:10 Une, on a peur que les vrais rouleurs fassent trop d'écart et tuent la course,
04:16 qui en règle générale n'est jamais très vraie,
04:20 puisque les coureurs qui gagnent le tour sont toujours des coureurs qui roulent contre la monte.
04:25 Et que c'est toujours finalement la montagne qui fait la différence, mais pas les contre la monte.
04:33 Encore une fois, ça s'est fait pour 8 secondes sur un contre la monte.
04:37 Mais c'est pas là que le tour, c'est pas pour ça que ça change ce que je disais.
04:44 Donc, c'est une épreuve aussi qui est compliquée à organiser.
04:51 Et puis, paradoxalement, ça ne fait pas d'audience, enfin moins d'audience.
04:59 Moins d'audience qu'une étape de montagne, c'est plus difficile à commenter.
05:04 Pour le téléspectateur, c'est plus difficile à suivre aussi,
05:07 parce que c'est une bataille de chiffres, de secondes, de dixièmes de secondes,
05:11 de temps intermédiaire de Pierre qui a perdu sur ce parcours,
05:16 dans une période de trois secondes qu'on a repris vite derrière.
05:20 C'est assez compliqué et je conçois que les non-spécialistes,
05:27 les supporters du vélo, mais pas les gens qui sont au cœur de la course,
05:33 nous ont du mal à suivre.
05:36 Donc, les organisateurs ont plutôt tendance à descendre le nombre de kilomètres
05:43 pour éviter des désaffections soit du public, soit leurs grosses craintes,
05:53 que les grands rouleurs prennent l'option.
05:56 Et si c'est un rouleur qui gagne, pourquoi pas, tant mieux.
05:59 Mais les grands rouleurs, souvent, ils ne passent pas les grands cols.
06:01 Mais ceux qui passent les grands cols, ils roulent.
06:05 Mais bon, il faut regarder, je préfère encore les contre-la-montre individuels
06:09 que les contre-la-montre par équipe.
06:14 Là, c'est plus sur le plan du classement individuel,
06:20 ça peut être discutable, même si c'est une superbe épreuve.
06:24 Donc, il y a un parcours à disposition qui a été concocté par les organisateurs,
06:28 puis il y a les coureurs.
06:30 Il y a un courant en particulier que tout le monde attend,
06:33 c'est un des Pogacar, première apparition sur le Giro.
06:36 Grand, immense favori, même.
06:38 Je ne vais pas te demander s'il est le favori de la course,
06:40 ça serait perdre notre temps.
06:42 Ça fait le mec qui ne connaît rien.
06:44 Par contre, je vais te demander si tu penses qu'il peut être battu à la régulière.
06:50 On met de côté, bien sûr, les chutes, les accidents,
06:53 mais à la régulière, est-ce qu'il peut être battu sur ce Giro ?
06:57 Sur ce qu'on a vu depuis le début de saison, compte tenu de l'opposition,
07:04 il peut difficilement être battu, mais la course, elle vit toujours,
07:10 et c'est sur la ligne d'arrivée que les choses se jugent.
07:15 Il n'a pas d'adversaire à son niveau.
07:21 Malheureusement, ceux qui auraient pu l'être,
07:25 ne sont plus présents.
07:28 Le problème se posera peut-être aussi sur le Tour de France,
07:33 mais il faut toujours rester très prudent.
07:39 Les chutes, les crevaisons, un passage difficile,
07:44 une échappée qu'on maîtrise mal,
07:47 des équipiers qui, comme ça a été il y a deux ans sur le Tour,
07:53 ne sont pas au top niveau, qui sont mot du genou,
07:58 et ils peuvent se retrouver à un moment ou à un autre en difficulté.
08:05 Il y a tout un tas de scénarios que l'on peut mettre en place,
08:10 mais logiquement, sur le terrain, avec une feuille de papier et un stylo,
08:15 on ne trouvera pas des arguments suffisamment importants pour dire
08:19 qu'il peut être battu à la pédale.
08:23 Alors, qui veut le battre ?
08:26 Guérin Thomas était bien parti pour gagner le Giro l'an dernier.
08:31 Il s'est cassé les dents sur le dernier contre la Montempoise.
08:34 Ressman, oui, c'est un bon coureur,
08:38 mais ce ne sont pas des coureurs capables de faire des différences
08:41 dans des arrivées au sommet, de les répéter.
08:44 Lutsenko, même s'il remarchait bien, il y a une quinzaine de jours,
08:49 trois semaines, ce n'est pas la pointure non plus.
08:52 Daniel Martinez, éventuellement, Oconor.
08:55 Oconor, et puis j'ai envie de dire, on a Huisch de Brock,
09:01 celui qui est le plus en progression, un jeune qui a fait un très beau tour
09:07 d'Espagne l'an dernier.
09:09 Quintana, j'ai plutôt peur qu'il soit transparent.
09:13 Et puis côté français, parce qu'il faut parler des français,
09:16 Romain Bardet qui a fait un Liège-Vastoniège absolument extraordinaire,
09:24 vient prendre une deuxième place derrière l'intouchable Pogacar.
09:28 Oui, non, Bardet, comme un vieux volcan,
09:33 est en train de renaître de ses cendres et c'est une très bonne chose.
09:38 Et d'ailleurs, si on a pu remarquer son émotion à l'arrivée,
09:43 ça voulait dire quelque chose de très fort.
09:45 Donc Bardet, oui, peut avoir un rôle à jouer.
09:50 Il y a deux ans, malheureusement, les choses ne se sont pas déroulées
09:54 comme il les souhaitait, mais il était bien parti
09:56 pour faire une superbe performance.
09:59 Donc voilà, j'ai du mal à trouver d'autres coureurs pour apporter
10:02 la contradiction à Pogacar.
10:05 Ou alors, il faut qu'on coupe une jambe à Pogacar,
10:10 et encore sur une jambe, il peut être encore capable de gagner, non ?
10:14 Je vais te demander de renfiler ton costume de directeur sportif.
10:20 Et on va te mettre par exemple dans la voiture Ineos Grenadier,
10:23 tu as une équipe avec Guérin Thomas, Timena Reinsman, Tobias Foss.
10:27 Quelle tactique tu emploierais pour bousculer ta Delpo Gacar
10:31 qui semble tellement au-dessus de l'eau physiquement ?
10:34 Quels sont les leviers que tu pourrais activer
10:37 pour mettre en difficulté cette machine slovenne ?
10:41 Eh bien, c'est comme la chasse.
10:48 Il faut attendre qu'il se trouve dans une situation
10:57 un tout petit peu délicate pour déclencher.
11:01 Il ne faut jamais déclencher avant.
11:03 Où il y a l'ouverture, où il n'y a pas l'ouverture.
11:06 Mais tenter de déclencher malgré toutes les étapes qu'il y a,
11:12 vous risquez de vous brûler les ailes.
11:15 Donc, comme je dis toujours,
11:18 quand vous attaquez ce type de coureur, il ne faut pas le rater.
11:23 Si la balle passe à côté, la chose est entendue
11:27 et vous, vous risquez de finir loin.
11:30 Donc, c'est pas l'obligation, contrairement à ce que tout le monde pense,
11:34 c'est une course d'attente.
11:37 Il faut être en position de guetteur.
11:41 Mais en aucun cas, essayez de faire un bras de fer
11:46 avec quelqu'un qui a le bras deux fois plus fort que vous.
11:49 Il va vous casser votre humérus.
11:53 Donc, il n'y a pas d'autre solution.
11:58 Laissez la course vivre.
12:00 La seule chose, c'est que quand il y a l'ouverture, il ne faut pas la rater.
12:04 C'est ça.
12:06 L'importance des DS dans la voiture sera primordiale.
12:11 Les coureurs aussi sentiront peut-être qu'il y a quelque chose qui cloche.
12:19 C'est là qu'il faudra déclencher.
12:21 Oui, mais comme disait Marc Maggio,
12:24 beaucoup de coureurs sont robotisés, donc c'est un peu plus compliqué.
12:27 Je pense qu'en règle générale,
12:32 le coureur intelligent qui a appris à sentir la course,
12:35 qui l'a observé, c'est lui qui aura la meilleure vision
12:39 si l'ensemble de la stratégie qui a été mise en place se présente.
12:49 Et si elle se présente, c'est le coureur qui peut avoir le réflexe,
12:54 la spontanéité de bouger à un moment précis.
12:58 Et comme je dis, il ne faut pas rater.
13:01 S'il n'y a pas d'oreillette, les courses sont peut-être plus intéressantes.
13:09 Bon, je vais encore me faire taper sur les doigts.
13:12 Tu parlais de moi.
13:15 De toute façon, ça ne sert à rien de le dire,
13:17 les lobbys sont tellement forts qu'ils préfèrent se casser la gueule.
13:20 Et les patrons d'équipe aussi.
13:24 Tu parlais de Romain Bardet tout à l'heure.
13:27 Franchement, quand on regarde cette liste de départ, à part Progacha,
13:30 je ne vois pas beaucoup de coureurs supérieurs à lui.
13:33 On peut vraiment l'imaginer sur le podium, Romain Bardet.
13:38 Il y a ses 70 km de chrono qui pourraient lui faire mal.
13:42 Mais franchement, il n'y a pas beaucoup de coureurs.
13:45 Ça aussi, c'est un problème.
13:51 Bardet est un coureur qui peut à certains moments jouer dans la pièce,
13:59 mais il faut qu'il soit sur une position d'attente également.
14:04 Ceux qui peuvent bouger, c'est Harris de Brock.
14:08 Et puis moi, j'attends de voir avec curiosité
14:12 celui qui nous a quand même un petit peu impressionné depuis quelques temps,
14:15 Lipovitch, comme on a pu le voir sur le tour de Romandie.
14:21 C'est un jeune de 23 ans qui arrive,
14:24 qui n'a pas une formation de coureur cycliste au départ.
14:27 C'était un peu la mode pour certains stars d'aujourd'hui,
14:31 puisqu'il vient, je crois, du biathlon.
14:36 Donc, culture un peu cycliste tardive.
14:42 Et à 23 ans, ce que je l'ai vu faire, c'était quand même pas mal.
14:47 Donc, lui peut apporter peut-être une contradiction qu'on n'attend pas.
14:54 Qu'on n'attendait pas, puisqu'on commence à en parler.
14:58 Il y a eu aussi un leader d'une équipe qui a le vent en poupe depuis quelques semaines.
15:02 C'est Descathlon, j'ai dû dire la mondiale, avec Ben O'Connor.
15:05 Quand on voit leur saison, on se dit que ça va être la bonne pour Ben O'Connor,
15:08 qui va enfin monter sur le podium d'un grand tour.
15:10 C'est le sens de l'histoire, un petit peu.
15:12 Je le souhaite. L'équipe a eu beaucoup de victoires.
15:19 Ils sont à 12 victoires depuis le début de l'année,
15:22 dont 3 ou 4 victoires sur 2 étapes dans les épreuves World Tour.
15:33 On n'en est pas quand même encore à gagner des courses à étapes sur le World Tour.
15:39 J'espère que ça viendra pour eux.
15:41 Sur un grand tour, ils ont toujours été présents.
15:44 Ils ont toujours réussi à tirer leur épingle du jeu en règle générale.
15:49 Et O'Connor, je pense qu'il a mis un petit cran au-dessus de l'an dernier.
15:54 C'est une carte non négligeable.
15:57 Mais on ne peut pas dire que demain, il va sortir de la roue pour Gachat.
16:02 Mais pour venir sur le podium, oui, c'est une possibilité.
16:06 Tu parlais des sprinters tout à l'heure.
16:10 Une belle ribambelle de sprinters.
16:12 Tim Merlier, Olaf Koei, Caleb Ewan, Caden Gross.
16:16 Il y en a trop. Ça va tomber.
16:19 Ça va tomber, ça va aussi faire des...
16:21 Oui, il y en a trop.
16:24 Sur le début de saison, il y en a un qui sort un petit peu du lot, c'est Tim Merlier.
16:27 Ça fait un petit moment qu'il n'a pas dit ça.
16:29 Oui, Tim Merlier, oui.
16:32 De tous, il y a Tim Merlier.
16:34 Il y en a un qui va être intéressant à voir, c'est Petey aussi.
16:37 Oui.
16:40 Milan, qui fait de très belles choses.
16:44 Et puis, il y en a un qu'on n'a pas vu, peut-être depuis le Tour d'Italie l'an dernier,
16:49 mais encore pas longtemps, c'est Caleb Ewan.
16:53 Est-ce qu'il a retrouvé son potentiel ?
16:56 Est-ce qu'il a aussi le train pour l'emmener ?
16:59 Ça, c'est encore un autre problème.
17:01 Là, pour l'instant, Tim Merlier, oui.
17:04 Il y a Vernon. Vernon, ça va très bien.
17:07 Garmai aussi.
17:08 Danese, qui fait aussi de très beaux sprints
17:12 et qui a peut-être l'avantage, lui, de mieux passer les bosses.
17:16 Parce que beaucoup d'arrivées sont justes dans les 20 derniers kilomètres.
17:21 Vous avez à chaque fois un suppositoire à passer.
17:25 Et les sprinters, ils ont quelquefois du mal.
17:28 Voire souvent.
17:30 Ce qui est sûr, c'est que dans les sprints, il n'y aura certainement pas de Français.
17:35 Il n'y a pas de Français capables de matcher avec tout cela.
17:38 Il y aura des Français pour les étapes, par contre.
17:40 Il y aura Julien Laphilippe.
17:42 Tu as commenté le Tour de Romandie sur la chaîne L'Équipe.
17:45 Qu'est-ce que tu as pensé de la semaine de Julien Laphilippe en Romandie ?
17:50 Moi, je l'ai trouvé très bien.
17:52 Il a progressé au fil des jours.
17:55 Il a fait un très beau contre-la-monte en étant constant, bien positionné.
18:04 Et il réalise une belle performance,
18:08 dans la mesure où les derniers kilomètres ont été un peu difficiles avec la pluie.
18:14 Dans les étapes de montagne, je l'ai trouvé très bien.
18:18 Surtout calme et posé, serein.
18:21 Il a fait un travail d'équipier avec beaucoup de métier et beaucoup de cœur.
18:29 Ce qui prouve qu'il a retrouvé des jambes.
18:35 Et s'il a retrouvé des jambes, ça veut dire qu'il a remis en place certains neurones.
18:40 Pour être performant, il faut être bien dans sa vie, bien dans sa tête et bien dans son corps.
18:49 Et là, j'ai plutôt le sentiment qu'il y a des choses qui vont se mettre en place assez rapidement.
18:59 Et ça va le dégager de certains soucis.
19:03 Je pense qu'il a une belle carte à jouer.
19:07 Et quand il marche bien, il sera très rarement quand même.
19:12 Tu le vois claquer une étape sur ce Tour d'Italie ?
19:15 Oui, oui.
19:17 Il y a énormément d'étapes qui lui conviennent.
19:20 Je parlais des suppositoires tout à l'heure, ça c'est ce qui lui plaît.
19:26 S'il n'en gagne pas une, tu serais déçu.
19:29 Ou alors c'est qu'il s'est passé d'autres choses.
19:33 Mais sur le plan physique aujourd'hui, il n'est peut-être pas revenu à son meilleur niveau,
19:43 mais il en est quand même très proche.
19:46 Après, c'est l'envie qu'il va falloir avoir, la hargne.
19:49 L'envie de gagner.
19:51 Mais si ça marche, ça reviendra vite chez lui.
19:55 C'est quand même un tueur.
19:58 Concernant les autres Français, il y a les frères Paré-Peintre aussi qui ont fait un super Tour des Alpes.
20:03 Aurélien Paré-Peintre qui a gagné une étape, Valentin qui fait quatrième je crois.
20:07 Voilà, c'est deux coureurs aussi qui pourraient, pourquoi pas, remporter une étape pour faire un tour.
20:11 Tous ces coureurs français qui ont déjà gagné des étapes et quelques-uns d'ailleurs dans les grands tours,
20:16 sont des coureurs qui sont à l'aise dans les courses de mouvement, dans ce qu'on appelle les étapes de baroudeur.
20:22 Donc là, ils vont avoir un terrain propice pour se mettre en évidence.
20:29 Et puis, quand on est dans la confiance, souvent, là où ça rigolait pas avant,
20:36 comme par hasard, on va être dans le bon coup, dans la bonne roue, au bon endroit.
20:42 Donc oui, sauf qu'il faut quand même tenir compte que si O'Connor, il est bien placé au classement général
20:51 et qu'il joue un podium, la liberté d'action dans ces étapes sera quand même très limitée.
20:56 Et c'est tout à fait logique.
21:00 Donc, ou on fait le podium ou on joue les baroudeurs.
21:07 Alors sur Storytale, il y aura quatre équipes françaises, les quatre World Teams.
21:11 Il y en a une qui nous inquiète particulièrement, c'est la Cofidis.
21:15 On est le 29 avril et la Cofidis n'a toujours pas gagné une seule course en 2024, alors que le calendrier est d'Antesque.
21:22 C'est pas un pressent d'avril.
21:24 Oui, cette équipe se cherche, elle n'arrive pas à se trouver.
21:28 Autant vous avez Asier 2R qui est en progression, en nette progression.
21:35 Groupama qui est aussi en progression.
21:38 On sent qu'il y a des choses très solides qui sont en train de se mettre en place.
21:44 Je parlais de Piti tout à l'heure, qui nous a fait une campagne flamande absolument extraordinaire.
21:53 Aske va également très très bien.
21:56 L'avantage ou l'inconvénient, c'est le classement général qui est le plus important.
22:04 Ils ont une équipe où ils peuvent jouer dans les étapes de baroudeur.
22:09 Avec Piti, quand on arrive au sprint, il peut faire autre chose que les sprints.
22:15 Pour Cofidis, comme on t'explique, ça ne tourne pas.
22:18 En dernier, ça tournait très bien, ils avaient retrouvé la victoire sur le tour.
22:21 Et puis là, d'un coup, il y a quelque chose qui coince.
22:24 Après, ils ont des résultats, ils ont des 2e places, des 3e, mais ce n'est pas des victoires.
22:29 On oublie vite les 2e et les 3e sauf sur les grandes courses, les monuments ou les grands tours ou les championnats.
22:39 Ensuite, quand vous faites 2e, 3e, seulement une fois de temps en temps, il y a une division.
22:46 Il y a tellement d'épreuves qui se remettent en question.
22:53 Si ça ne marche pas, ce n'est pas par hasard.
22:59 Ça veut dire qu'il y a des choses qui ne fonctionnent pas.
23:02 Soit c'est dans le management, soit dans d'autres domaines, soit ils se sont trompés dans le recrutement,
23:09 soit recrutement du staff ou des coureurs.
23:14 Mais ce n'est pas anodin, ce n'est pas parce qu'on n'a pas de chance, ça n'existe pas.
23:25 La chance, il faut aussi aller la chercher.
23:28 Vous prenez la G2R qui n'était pas extraordinaire depuis quelques années.
23:33 Là, il y a un petit truc qui est parti.
23:37 Et là, maintenant, plus personne ne doute, plus personne n'a peur de perdre.
23:44 Ils ont envie de gagner.
23:46 [Musique]
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