00:00 C'est le programme d'intelligence artificielle du gouvernement, qui a été créé par des ingénieurs français au sein même de l'État.
00:08 C'est déjà en place au niveau de l'administration fiscale, qui a toujours un coup d'avance en matière de numérisation,
00:12 pour répondre aux 16 millions de questions que les Français posent tous les ans sur leurs impôts.
00:17 Ça a été lancé à peu près à l'été.
00:19 Et là, l'idée, c'est de progressivement l'installer dans tous les services publics pour apporter des réponses par écrit aux demandes des administrés, des usagers, des citoyens.
00:28 Alors il y a des expérimentations qui ont été lancées au-delà des questions purement fiscales dans 26 agences locales France Service.
00:36 En octobre dernier, les résultats sont excellents.
00:39 Dans 70 % des cas, les agents, donc les fonctionnaires, mais aussi les usagers, sont très satisfaits.
00:44 Dans trois quarts des cas, la réponse générée par Albert est suffisamment parfaite, j'ai envie de dire, fiable, pour qu'à la relecture, l'agent, le fonctionnaire, n'ait pas à la réécrire ou à la corriger.
00:56 C'est un tchat GPT de Bercy en fait.
00:58 On peut le dire comme ça. C'est un tchat GPT de Bercy.
01:01 Les délais de réponse sont beaucoup plus courts.
01:03 On est passé de 7 à 3 jours en moyenne.
01:06 Et puis en plus, les mots utilisés...
01:08 Attends, 3 jours quand même pour avoir une réponse.
01:10 Oui, mais il faut qu'il y ait une réponse.
01:11 3 jours pour avoir une réponse des impôts.
01:12 Comme une réponse de l'administration fait fois, il faut qu'elle soit relue par...
01:16 Voilà.
01:17 Mais donc, 7 jours à 3 jours, c'est quand même pas mal.
01:20 Et puis, c'est des mots normaux, des mots clairs que tout le monde comprend.
01:22 Ce n'est pas un jargon complètement administratif.
01:25 Et donc, l'objectif à terme, c'est en fait de tout automatiser.
01:28 Alors, le Premier ministre a cité la retranscription des audiences judiciaires,
01:32 les dépôts de plaintes, les contrats du médicaux.
01:34 Là où on est en droit d'espérer quelque chose,
01:36 c'est que depuis Pompidou, on promet des simplifications.
01:39 Sauf que là, aujourd'hui, on l'a, l'intelligence artificielle.
01:41 Donc, il y a la technologie, il y a l'innovation qui permet d'imaginer
01:44 qu'effectivement, ce qui est mis en place va avoir des vrais effets,
01:47 concrets et visibles dans nos vies
01:49 parce que la réponse technique est là et opérationnelle.
01:51 - Qu'est-ce que veut dire le Premier ministre quand il dit qu'il veut débureaucratiser le pays ?
01:55 - Plein de choses.
01:56 Alors, automatiser des quantités de procédures, très rapidement,
01:59 certaines procédures comme le fait de l'arrivée d'un enfant dans une famille
02:01 ou sa scolarisation ou encore ce qu'on appelle la solidarité à la source.
02:05 On a fait le prélèvement à la source, maintenant, il y a la solidarité à la source.
02:07 L'administration va déterminer automatiquement les aides publiques
02:11 et tout ce à quoi vous avez droit qui vous sera versé automatiquement
02:14 pour éviter les non-recours.
02:16 Également, étendre, ouvrir plus de maisons France Service.
02:19 Alors là, ce sont des vraies maisons avec des vrais services publics
02:21 et des vrais gens qu'on peut voir physiquement.
02:23 Ce n'est pas de l'intelligence artificielle,
02:24 on va monter le chiffre à 3000 sur le territoire.
02:26 Il y a aussi la promesse que l'administration sera davantage joignable par téléphone.
02:32 - Alors ça, moi, je paye pour voir.
02:34 - Eh bien voilà, fin 2024, le Premier ministre dit
02:36 dans 84% des cas, on vous décrochera dans 30 opérateurs publics
02:41 comme la CAF, la police nationale.
02:43 Alors, on décroche.
02:44 Après, on a peut-être 20 minutes de petite musique de nuit.
02:46 Enfin, au moins, on décroche.
02:48 Ça va dans le bon sens Mathieu ?
02:50 Ça va dans le bon sens, si c'est pas des numéros verts où on attend pendant des heures.
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