00:00 -On va parler des enfants quand ils deviennent plus grands,
00:02 et que ça devient des cancres à l'école,
00:03 parce que c'est le principe de Ducobu, c'est ça,
00:05 c'est le cinquième volet qui sort aujourd'hui au cinéma.
00:07 Et ce matin, Lorraine, tu te penches sur ces enfants du cinéma,
00:11 comment on les fait travailler ?
00:12 -On va parler du film, d'abord, avec cette cinquième adaptation,
00:16 carton à chaque fois, plus d'un million d'entrées
00:18 à chaque volet de Ducobu.
00:20 Là, on est dans une nouvelle rentrée,
00:22 et il y a une nouvelle idée, Ducobu, c'est sauver la planète.
00:24 C'est plutôt pas mal comme idée,
00:26 sauf que c'est surtout une nouvelle excuse
00:28 pour ne pas aller à l'école, on regarde.
00:30 -Cette année... -Rita Greenberg,
00:31 elle n'a pas été à l'école pendant un an pour défendre la planète.
00:34 -Un an sans école, le kiff !
00:37 -Pour ne pas travailler... -Ouvrez vos cahiers !
00:39 -Je refuse d'écrire sur un arbre mort.
00:41 -Pardon ? -Ducobu a raison !
00:42 -Rebellion ! -Lui aussi,
00:44 il est prêt à sauver le monde.
00:45 -Vive la Veste ! Vive la Veste !
00:47 -Voilà, Damien Pauvels, le nouveau Ducobu,
00:49 parce qu'il faut savoir qu'à chaque tournage de Ducobu,
00:51 comme les enfants grandissent, on repart avec un nouveau casting,
00:55 alors qu'Elise Hamoun, lui, ne grandit plus, il vieillit,
00:57 mais on peut le garder.
00:58 C'est un petit peu différent.
01:00 Mais avec tous ces Ducobus, justement, Elise Hamoun,
01:02 il a une vraie expérience, une vraie expertise
01:04 sur les tournages avec les enfants, il a l'habitude.
01:06 Et des enfants, ça se gère d'une manière particulière,
01:09 c'est ce qu'il a expliqué à Claire Fleury,
01:10 justement, en compagnie du petit Damien.
01:13 -L'ambiance sur le tournage, c'est le plus important, en fait.
01:16 Parce que je pense que si, imaginons, on faisait que de s'engueuler,
01:19 "Ouais, t'as oublié ton texte, c'est pas bien",
01:22 des trucs comme ça, je pense qu'en fait, je serais vite retombée.
01:25 -Il faut qu'ils se sentent aimés et qu'ils se sentent en confiance.
01:29 Si Damien ne connaît pas son texte, ou Louise ne connaît pas son texte,
01:33 et je lui fais "Mais qu'est-ce que tu fous, là ?
01:36 Tu devais apprendre ton texte, t'as que ça à faire",
01:39 ma journée est foutue.
01:40 Pour obtenir un bon jeu d'acteurs, il faut les aider,
01:43 il faut les soutenir, il faut leur expliquer la scène,
01:45 il faut recommencer à leur expliquer,
01:48 il faut les aider à se concentrer, enfin...
01:50 Il faut être gentil, quoi, tout simplement.
01:51 -D'autant que tourner avec des enfants, c'est très, très règlementé.
01:54 -Oui, là, on parle d'un film léger, je sais que pendant le tournage,
01:57 les enfants se sont amusés, ils ont joué à cache-cache,
01:59 ils ont fait des bêtises, c'est super,
02:01 mais on parle de travail d'enfant, quand même,
02:02 et ça, c'est une législation très stricte
02:04 pour les enfants de moins de 16 ans,
02:06 la limitation du temps de travail, la visite médicale,
02:09 l'aménagement du temps scolaire,
02:10 et l'emploi même de l'enfant doit être approuvé
02:13 par une commission supervisée par l'autorité préfectorale
02:16 qui examine le scénario, c'est très sérieux.
02:19 Vous allez voir les images de Nicolas Béard,
02:20 qui a eu la chance d'aller sur le tournage de Duc Obus,
02:22 c'était en Belgique, là, pour une scène le long de la mer.
02:25 La femme que vous voyez là, c'est Charlotte Mourse,
02:27 elle était leur coach sur le tournage.
02:29 -Celle avec la casquette ? -Ils sont indispensables.
02:30 Non, la dame avec le sac, avec le manteau noir, là,
02:33 justement, il y a un zoom sur elle.
02:35 Elle, elle est coach, elle est indispensable,
02:36 elle veille au grain, en fait, elle fait bosser les textes,
02:39 elle canalise les enfants, elle donne des repères,
02:41 elle les sécurise, elle veille à ce que les droits des enfants
02:44 soient respectés, il faut avoir les yeux partout.
02:46 -Il y avait une autre personne avec elle sur le tournage,
02:48 elle travaille main dans la main avec Bruno,
02:49 les enfants l'appellent Papano, lui, il est chaperon,
02:52 vous le voyez avec le pull gris,
02:54 lui, il s'occupe du quotidien des enfants,
02:55 pas forcément du tournage, il fait faire les devoirs,
02:58 il leur apporte beaucoup, d'ailleurs, depuis le tournage,
03:00 il peut réciter du Big Flow et Oli dans le texte,
03:02 c'est un peu leur ange gardien.
03:03 Charlotte et Papano, ce sont leur ange gardien.
03:07 Écoutez justement au micro de Nicolas Béard
03:08 l'importance de leur rôle.
03:10 -Restaurer un climat de confiance, il faut que les gosses arrivent
03:13 persuadés qu'ils tiennent la divine solution,
03:17 au moment où ils arrivent.
03:18 On fait vraiment très attention à tout ça,
03:20 comme vous dites, du légal, il y a des heures,
03:23 il y a des choses à faire, à ne pas faire,
03:25 et puis de notre côté, en plus, on fait très attention
03:28 à leur état physique et mental.
03:30 -Oui, c'est notre priorité.
03:31 -C'est la priorité, mais c'est important de dire
03:33 que ces coachs, ils n'ont rien d'obligatoire,
03:35 et pourtant, c'est ce que Judith Gaudrech
03:37 a demandé au sénateur fin février,
03:39 elle a appelé à chambouler ce système, justement,
03:41 en imposant la présence d'un référent formé
03:44 pour qu'un enfant ne soit jamais laissé seul sur un tournage,
03:47 et ça me permet de parler de CE2 de Jacques Doyon,
03:50 dont la sortie est reportée pour le moment.
03:52 Il y a des députés qui ont dénoncé les conditions du casting du film.
03:56 La procureure de la République de Paris a même été saisie,
03:59 parce qu'on a vu, des vidéos ont été visionnées,
04:02 et avec le droit des enfants qui n'a pas été respecté,
04:04 notamment une petite fille à qui on demandait de raconter
04:06 son harcèlement scolaire alors qu'elle ne voulait pas.
04:08 Voilà, et ça concernait des mineurs de 6 à 8 ans,
04:11 et c'est la preuve aussi que ces référents sont indispensables.
04:13 - Merci Lorraine.
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