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  • il y a 2 ans
Le général François Heulard, directeur de l’IRCGN, s’exprime sur les recherches qui se mettent en place après la découverte du corps du petit Émile, survenue samedi près du Haut-Vernet.

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Transcription
00:00 -Alors, nous sommes saisis dans la soirée du samedi
00:05 et les ossements arrivent à Pontoise, à l'IRCGN,
00:09 samedi vers 22 h.
00:11 Et les équipes d'experts de la génétique
00:14 se mettent au travail toute la nuit.
00:17 Et grâce aux méthodes qu'on a développées au sein de l'IRCGN,
00:21 des méthodes spécifiques sur les ossements,
00:23 qui sont issues de la grande expérience qu'on a des catastrophes,
00:27 on a donc des méthodes qui sont très rapides,
00:29 qui permettent, à partir de très peu d'éléments osseux,
00:33 de réaliser des profils génétiques.
00:35 Et c'est ce qui a été fait par les experts en génétique
00:37 dans la nuit de samedi à dimanche.
00:39 -C'est-à-dire qu'en l'espace de quelques heures,
00:40 vous avez réussi à déterminer avec certitude
00:42 qu'il s'agissait bien de cet enfant ?
00:44 -Oui. Alors, la première étape a été, évidemment,
00:46 de réaliser le profil génétique à partir des ossements
00:49 qui étaient mis à notre disposition
00:50 et qu'on a ensuite pu comparer avec le profil génétique
00:53 que nous avions réalisé, du petit Émile,
00:56 que nous avions réalisé au laboratoire il y a quelques mois.
00:59 -Alors, revenons à ce qui se déroule aussi maintenant
01:02 sur le terrain, parce qu'on sait qu'il y a un certain nombre
01:04 d'hommes et de femmes qui sont déployés.
01:06 On a parlé d'une centaine de spécialistes.
01:09 Comment ça se déroule, la recherche d'indices sur place,
01:12 sachant que c'est un terrain à la fois relativement inhospitalier,
01:16 en tout cas difficile d'accès,
01:18 et où il ne faut évidemment pas effacer la moindre trace,
01:21 même quand on se déplace sur ce périmètre ?
01:25 -Alors, c'est tout l'intérêt d'envoyer une équipe pluridisciplinaire
01:27 de l'IRCGN, qui intervient en complémentarité
01:30 avec les équipes locales du groupement de gendarmerie
01:33 et des techniciens en identification criminelle sur place.
01:37 Et donc, on établit l'ensemble des protocoles
01:41 pour fouiller les zones d'intérêt dans le bon ordre,
01:44 avec les équipes, si l'on suit leurs emprunts, mettons.
01:47 Ensuite, les équipes et les experts de l'IRCGN.
01:50 Puis ensuite, des fouilles peut-être plus massives
01:53 avec davantage de personnel,
01:55 de façon à maximiser les chances de trouver des résultats sur le terrain,
02:01 tout en minimisant les risques de pollution sur le terrain.
02:05 -Vous avez aussi, j'ai cru comprendre,
02:07 vous aviez un coordonnateur des opérations criminalistiques,
02:10 c'est-à-dire qu'il organise le rôle de chacun.
02:13 Est-ce que c'est un poste déterminant
02:15 qui permet finalement de ne rien laisser au hasard ?
02:18 -C'est exactement ça.
02:20 Sur place, j'ai une équipe avec trois composantes.
02:24 La 1re composante, c'est la fixation de scènes de crime
02:27 ou la fixation de scènes.
02:28 Ce sont des gens qui vont réaliser la fixation des zones d'intérêt
02:35 et créer des modèles de façon à ce que,
02:37 quand nous serons revenus au laboratoire,
02:39 on ait une image fidèle du terrain.
02:42 La 2e équipe, ce sont les anthropologues
02:44 qui vont s'intéresser aux recherches d'ossements particuliers.
02:48 Et puis, la 3e équipe, c'est le coordonnateur criminalistique
02:52 qui lui fait l'interface entre l'IRCGN
02:55 et toutes ses composantes expertales,
02:57 et puis la direction d'enquête et le magistrat.
03:01 -J'ai encore une ou deux petites questions.
03:03 Vous parliez de cet anthropologue.
03:05 Est-ce qu'il joue un rôle sur le terrain
03:07 ou à pontoise dans les laboratoires ?
03:10 Ou est-ce qu'il sera amené en juin, un peu plus tard ?
03:13 -Tout à fait.
03:14 L'IRCGN a une double compétence.
03:16 Il y a une compétence au laboratoire, c'est le coeur du métier,
03:19 de réaliser l'expertise.
03:20 Nous avons 50 domaines d'expertise différents à l'IRCGN,
03:23 avec un plateau de médecine légale,
03:25 avec des médecins légistes et des anthropologues.
03:28 Et donc, les anthropologues vont à la fois travailler sur le terrain
03:31 pour récupérer tous les éléments de contexte qui sont utiles,
03:35 parce qu'à l'endroit où on retrouve des éléments pertinents,
03:38 on a aussi des éléments pertinents qui existent.
03:42 Et puis ensuite, à l'IRCGN,
03:44 ils vont réaliser leur travail d'expertise à tête reposée,
03:48 en évaluant les différentes hypothèses
03:50 et en pesant à chaque fois les options
03:54 en fonction des constatations qui sont réalisées sur les objets laissés.
03:58 Sous-titrage Société Radio-Canada
04:00 [Musique]
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