00:00 C'est un traumatisme pour tous les français, plus particulièrement pour nous parce que
00:07 ça s'est passé chez nous.
00:08 Mais c'est un traumatisme, un enfant qui disparaît.
00:10 Ce n'est pas tous les jours que vous avez un homme qui est considéré comme étant
00:13 une scène de disparition d'un enfant de deux ans et demi.
00:17 Donc chacun déclare ce qu'il a vu, ce qu'il a entendu, ce qu'il n'a pas vu, ce qu'il
00:21 n'a pas entendu.
00:22 L'injustice suit son cours.
00:23 Vous venez d'entendre François Balik, le maire du Vernet, alors que huit mois après
00:30 la disparition du petit Émile, une mise en situation est organisée aujourd'hui sur
00:34 sa commune.
00:35 Là en effet où le petit garçon a disparu le 8 juillet dernier, avec l'espoir donc de
00:40 voir enfin une piste se dessiner.
00:42 Bonjour Maxime Lévy.
00:43 Bonjour.
00:44 Vous êtes sur place dans les Hautes-Alpes pour RTL.
00:46 C'est la première fois qu'une telle mise en situation est organisée dans cette affaire.
00:50 Oui absolument.
00:51 Près de neuf mois après l'effet, c'est une première dans cette mystérieuse affaire.
00:55 Une mise en situation qui intervient d'ailleurs alors qu'il n'y a pas eu encore de garde
00:59 à vue et donc pas de suspect identifié par la justice.
01:02 Toutes les hypothèses sont d'ailleurs étudiées.
01:03 Enlèvement, accident, piste familiale.
01:06 D'ailleurs la nécessité de retourner sur les lieux pour essayer d'y voir plus clair.
01:11 Pourquoi avoir attendu si longtemps pour organiser cette mise en situation ?
01:14 C'est vrai qu'on peut se poser la question, se demander si ce n'est pas trop tard.
01:18 En réalité, les gendarmes ont dans un premier temps favorisé ce qu'ils appellent la fermeture
01:22 de porte, la levée de doute en clair, en auditionnant, en perquisitionnant, en sondant
01:27 un étang ou une dalle de béton par exemple.
01:29 Ici, la mise en situation intervient donc après que tous ces actes d'enquête aient
01:34 été réalisés.
01:35 Et ce n'est pas si mal puisqu'elle va pouvoir se nourrir de la masse d'informations déjà
01:39 recueillies par les gendarmes depuis près de neuf mois.
01:41 Alors qu'est-ce qu'on peut attendre, espérer de cette mise en situation ?
01:45 Les enquêteurs poursuivent au moins trois objectifs.
01:50 Déjà, assez basiquement, en rejouant les derniers instants de la disparition.
01:53 Cela va leur permettre de voir en vrai, d'illustrer sur le terrain, ce qui n'est pour l'instant
01:57 que des données écrites assez conceptuelles.
02:00 C'est d'ailleurs pour cela qu'ils comptent filmer cette mise en situation sous tous les
02:03 angles sur terre mais aussi dans les airs à l'aide de drones.
02:06 Ensuite, une mise en situation peut permettre de faire réémerger des souvenirs enfouis
02:10 chez les témoins et les proches des mille, donner de nouveaux témoignages, ce qui serait
02:14 évidemment crucial.
02:15 Et enfin, c'est aussi le but d'escler des incohérences entre les multiples auditions
02:20 et le comportement sur le terrain, ce qui peut relancer une piste et pourquoi pas potentiellement
02:25 démasquer un suspect.
02:26 Et pour ça, Maxime, tout le monde a été convoqué ou presque ?
02:29 Oui, c'est ça.
02:30 Au total, 17 personnes ont été convoquées à 9h ce matin et participent en ce moment
02:35 même à l'opération.
02:36 Les grands-parents d'Emile, certains de ses jeunes oncles et tantes, ceux âgés de plus
02:39 de 12 ans, tous étaient présents dans la maison familiale.
02:42 Et bien sûr, les deux témoins qui l'ont aperçu descendre la rue du Hameau pour la
02:46 dernière fois, ainsi que quelques voisins.
02:48 On va rejouer exactement ce qui s'est passé ce jour-là ?
02:51 Oui, les gendarmes vont remettre en situation en priorité les quelques minutes, voire heures,
02:57 qui précèdent et qui suivent la disparition d'Emile.
02:59 On se souvient qu'à 17h, ce dimanche 8 juillet 2023, il échappe à la surveillance de son
03:04 grand-père.
03:05 A 17h15, deux témoins l'aperçoivent pour la dernière fois.
03:08 Et puis à 18h12, les gendarmes sont appelés.
03:11 Ils ne s'interdisent pas de rejouer de moment plus tôt ou plus tard dans la journée, mais
03:15 la priorité reste quand même cette heure et quart où tout semble s'être joué.
03:20 Petit détail, la météo n'est pas du tout la même aujourd'hui que le jour où Emile
03:24 a disparu.
03:25 Est-ce que c'est un problème ça ?
03:26 A priori non, la météo ne va pas empêcher le bon déroulement de la mise en situation.
03:30 C'est ce que me confiaient plusieurs gendarmes.
03:33 D'ailleurs, elle a même été maintenue cette mise en situation, malgré effectivement
03:35 des conditions météo assez difficiles.
03:37 Ici, à Flandres-Montagne, les températures sont proches de zéro.
03:41 Le temps aussi entre la pluie, la grêle, le brouillard...
03:44 Alors c'est sûr, on est loin du 8 juillet dernier.
03:46 Ça doit durer combien de temps cette opération, Maxime ?
03:49 La mise en situation est donc prévue pour durer une bonne partie de la journée, au
03:53 moins jusqu'en milieu d'après-midi, voire jusqu'en début de soirée.
03:57 Merci beaucoup Maxime Lévy, envoyé spécial de RTL au Auvergnet.
04:01 On marque une pause.
04:03 Dans un instant, RTL midi, votre vie.
04:05 On va revenir sur une autre affaire.
04:08 Celle-ci, ce coup, la ville d'Agde dans les Rosnes, où le maire, vous le savez, a été
04:12 interpellé, écroué.
04:13 Il est soupçonné de prise illégale d'intérêt et de corruption.
04:16 Tout ça, après avoir été sous l'emprise d'une médium, une voyante.
04:20 On va s'interroger d'abord sur cette affaire et puis sur l'attrait que peuvent avoir les
04:25 Français pour les paratiens.
04:26 A tout de suite.
04:27 Céline Landreau, Éric Brunet, RTL midi.
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