00:00 [Musique]
00:09 Alors mon challenge, il est venu sur le tard vers une quarantaine d'années.
00:12 Je vais réaliser les six marathons mondiaux qui correspondent un petit peu au World Tour.
00:19 [Musique]
00:27 J'ai grandi dans les piscines et puis rapidement vers l'adolescence,
00:31 je me suis trouvé de passion avec l'athlétisme et donc j'ai cumulé piscine et athlée au coquelicot.
00:40 Et les deux cumulés m'ont amené naturellement vers l'âge de 18 ans au triathlon,
00:46 où j'ai eu des résultats internationaux.
00:48 J'ai des sélections en équipe de France et puis voilà,
00:52 ma perf' c'est septième sur une manche de coupe d'Europe
00:56 et puis j'ai fait quatrième et huitième au France également dans les années 90.
00:59 Tout doucement j'accède à l'emploi,
01:01 donc le métier de serpent-pompier correspond à une vie qui s'oriente plus vers la course à pied
01:09 et puis tout doucement je migre vers la distance reine qui pour moi est le marathon.
01:16 Alors dans les années 90 et puis 2000,
01:20 essentiellement course à pied sur les crosses régionaux et nationaux
01:25 et puis je m'essaye au marathon de Paris en 2005,
01:29 où je découvre une passion,
01:32 où la ligne d'arrivée me procure des sensations comme rarement j'ai pu avoir en matière de sport.
01:39 Et bien là je me dis c'est mon truc,
01:42 c'est mon truc de trentenaire à quarantenaire j'y vais, j'y vais à fond.
01:46 Et depuis ces années-là, chaque année je me lance des défis
01:50 en associant la distance, passion avec à chaque fois un petit week-end, un petit voyage
01:58 et des villes qui sont un peu prestigieuses.
02:01 La Saint-Hélion c'est un parcours également qui intervient dans les années 90-2000
02:08 où arrive la mode du trail et pour le coup je me dis pourquoi pas aller y voir et affronter les chemins
02:16 et pour coup j'ai quelques résultats, oui à la Saint-Hélion j'ai des places de 14, 18, 25ème
02:24 et sur un total de 9 participations, une place de 3ème par équipe également
02:30 dans un relais local avec les légendes, Eric Le Gars et puis d'autres dont j'ai oublié le nom.
02:37 En fait le marathon c'est un truc très particulier, c'est déjà une préparation
02:43 qui peut durer entre 3 et 4 mois et déjà la préparation il y a un effet passion qui s'applique
02:52 sur la distance qui va ensuite être révélée le jour J
02:57 et donc en fait c'est tout un package le marathon avec la validation le jour J
03:03 de toute une prépa et de toute une montée en puissance du corps pour valider le résultat
03:10 qui correspond plus ou moins au travail effectué.
03:14 Tu me disais une fois qu'on parlait, le marathon ça se joue sur les 5 derniers kilomètres ?
03:18 C'est la dernière demi-heure qui est, c'est jamais gagné en fait
03:22 et c'est une course où il faut être très prudent évidemment.
03:26 Ceux qui ont l'habitude ils aiment bien la découper en 3 tiers,
03:31 un premier tiers un peu confort, un deuxième tiers où on commence à se concentrer
03:37 et à faire attention à ce que le corps nous envoie comme signaux
03:41 et un dernier tiers où finalement ça correspond à la difficulté et aux douleurs qui s'appliquent à la distance.
03:48 J'avais un challenge, c'était mon époque de pompier à chavanel
03:57 et on était toute une bande du même âge et on s'était dit on va monter à Paris
04:01 faire un week-end en famille et puis en même temps on va associer ce week-end avec un dossard.
04:08 Et puis belle surprise, voilà, il y a d'autres hormones qui se sont appliquées sur le résultat
04:17 et puis derrière ça m'a encouragé à y retourner malgré la douleur et les difficultés à la fin de la course évidemment.
04:28 Le marathon mondiaux c'est un challenge de 6 marathons autour du monde
04:33 où il faut finalement compléter les 6.
04:38 Donc il y a Boston, il y a 23 US, Boston, Chicago, New York, il y a Londres, il y a Berlin et Tokyo.
04:53 Il y a trois façons d'y participer, soit on est qualifié avec un temps de référence
04:58 soit on passe par une agence de voyage qui nous permet d'accéder au dossard
05:03 soit il y a une loterie également comme maintenant on fait beaucoup de courses comme l'UTMB etc.
05:09 ou les courses nationales et mondiales, une loterie qui permet aux gens en tiré au sort d'accéder au dossard.
05:16 Alors moi je me suis qualifié avec mon temps de Niskan de 2015 de 2h43
05:24 qui m'a permis d'accéder par impulsion à tous ces dossards comme Boston, Berlin etc.
05:31 C'est très particulier pour moi parce que c'était le marathon de Boston en 2017
05:39 et c'était mes premiers États-Unis également donc j'ai cumulé vraiment beaucoup de sensations pendant ce séjour
05:46 et en plus c'était le marathon culte puisque c'est le plus vieux qui existe historiquement, il a 125 ans.
05:59 Donc c'était très particulier sur plein de facteurs.
06:05 Voilà 2017 j'ai perdu mon papa, c'est vrai qu'on avait partagé ce projet tous les deux
06:11 donc je le mène à vous aussi pour finalement respecter un peu ce qu'on s'était dit.
06:18 C'est vrai qu'il y a une dimension également un petit peu particulière et personnelle qui va au delà de la course à pied.
06:26 J'ai l'habitude de dire que ces marathons un peu wild c'est des grosses boutiques
06:32 et on est vite submergé par les sensations donc il faut relativiser, il faut dédramatiser un peu les événements
06:39 et puis finalement c'est que du sport, c'est que du plaisir, du sport loisir à 52 ans.
06:46 Je ne vais pas non plus me mettre des pressions de fou et trembler sur les lignes de départ.
06:50 Donc voilà c'est pur plaisir.
06:53 Alors Boston au départ on est environ 55 000, c'est en général le format des marathons mondiaux.
07:01 Comme on peut trouver à Paris, comme on peut trouver à Rome, Berlin ou Londres.
07:07 Et en fait c'est des sensations très particulières parce qu'on croise des nations et des gens complètement atypiques
07:18 qui viennent communier dans un même objectif et c'est très chouette à vivre.
07:26 Avec ces distances là un petit peu longues où on passe plusieurs heures avec les baskets, il faut toujours être très prudent et partir pour finir.
07:32 Mais malgré tout la préparation étant là, le finir, il s'applique également une notion chronomètre.
07:41 Donc voilà, pour le coup c'était plus finir et profiter également, en prendre plein les yeux puisque c'est des courses qui sont magiques.
07:52 Second, donc toujours qualifié, je suis allé à Berlin et ensuite New York, ensuite Londres, Chicago.
08:03 Voilà dans l'ordre c'est mon parcours.
08:06 Il y a toujours de l'émotion et souvent la question "lequel tu as préféré ?"
08:12 C'est très difficile à répondre parce que c'est des sensations très variées et très intenses.
08:22 Et pour le coup, malgré une profonde passion pour les Etats-Unis où le sport prend une dimension tout à fait particulière,
08:32 je crois que mon préféré c'est malgré tout Londres.
08:35 Où il s'applique une espèce de magie londonienne avec une douceur, le flèche britannique qui s'applique partout, ça m'avait plu.
08:45 Et pour le coup, j'avais passé vraiment un bon moment dans les baskets.
08:49 Alors mon dernier prochainement, le 3 mars, c'est Tokyo.
08:58 Donc bon, j'ai hâte et à la fois un petit peu sur la défensive parce qu'il y a 7 ans qu'ils se sont impliqués sur le corps.
09:11 Et donc il va falloir y mettre en plus de la violence dans les baskets, un petit peu de prudence parce que c'est à l'âge qu'ils commencent à intervenir.
09:20 Donc un petit peu de prudence dans le départ et peut-être une allure un peu plus confort que je faisais il y a 7 ou 10 ans.
09:28 Alors Tokyo en dernier, parce que je passe par une agence de voyage coureur.
09:35 Parce que mes temps ne me permettent plus de me qualifier automatiquement sur une course mondiale comme celle-ci.
09:45 C'est réservé à une certaine élite et pour le coup depuis 7, 8 ans, ces temps-là je les ai plus.
09:53 Donc voilà, pour finir le challenge, en association avec cette agence de voyage, on va cumuler course à pied et vacances.
10:04 L'émotion, je pense qu'elle sera toute particulière puisque ça va valider tout un parcours un petit peu introspectif sur ces années-là de marathon autour de la planète.
10:22 Donc il va y avoir peut-être un petit peu de nostalgie également d'un aboutissement et en même temps un truc qui s'arrête.
10:31 [Musique]
10:34 [Musique]
11:02 Alors la suite, déjà récupérer de tout ce parcours parce qu'évidemment aller à Tokyo ça induit 4 mois de préparation qui se sont passés en hiver.
11:13 Donc des contraintes, je me suis imposé pas mal de matin à m'habiller plus, plus pour aller courir malgré la météo.
11:23 Et ensuite à mon avis déjà laisser filer l'année 2024 avec uniquement ce beau projet Mars et puis après je ne sais pas trop.
11:34 [Musique]
11:59 Merci à toi.
12:01 Merci à toi !
Commentaires