00:00 *Musique*
00:02 La revue de presse d'Europe, Olivier Delagarde, c'est peut-être le début de la fin de l'un des grands mystères de ces dix dernières années.
00:09 Celui de la disparition du vol MH370.
00:13 Il y a dix ans, jour pour jour, un Boeing 777 qui devait emmener 227 passagers de Kuala Lumpur à Pékin,
00:21 se volatilisait sans laisser de traces. L'affaire a coulé des fleuves d'encre et de salive.
00:26 Mais dix ans plus tard, on a peut-être enfin une piste sérieuse, raconte le correspondant des échos à Tokyo, Ian Rousseau.
00:33 Les autorités malaisiennes pourraient d'ailleurs relancer les fouilles en mer,
00:36 parce que jusque là, on n'aurait pas cherché au bon endroit, et l'appareil pourrait même être à peu près entier.
00:44 L'hypothèse qui est désormais privilégiée, c'est effectivement celle d'un crash contrôlé, un crash volontaire.
00:51 Chez les experts, personne ne croit possible les hypothèses de destruction par missile ou de prise de contrôle par des services secrets.
00:57 En fait, ce serait possiblement le commandant de bord qui serait à l'origine de la catastrophe.
01:02 En tout cas, quelqu'un qui savait piloter et connaissait parfaitement l'appareil.
01:06 Selon les enquêteurs, la personne aux commandes aurait changé de trajectoire,
01:10 dans une zone où il ne pouvait plus être surveillé par les contrôles aériens.
01:14 Il aurait ensuite dépressurisé à haute altitude la cabine,
01:18 afin de lentement priver d'oxygène les passagers.
01:21 Je vous laisse imaginer la scène.
01:23 Équipé d'un respirateur, il aurait ensuite volé jusqu'à épuiser son carburant,
01:27 puis, améri au milieu de l'océan,
01:29 l'absence de kérosène permet de ne laisser aucune trace en surface,
01:34 et de faire couler l'avion plus rapidement.
01:36 Car de toute évidence, il ne voulait pas laisser de traces.
01:40 Alors reste à savoir pourquoi un commandant de bord aurait eu envie de se suicider ainsi.
01:45 On comprend en tout cas que cette hypothèse ne plaise pas beaucoup à la compagnie.
01:48 Néanmoins, on pourrait savoir assez vite car, affinant cette piste,
01:52 les chercheurs ont défini de nouveaux points d'impact.
01:54 Si Kuala Lumpur valide l'opération, l'entreprise américaine Ocean Infinity pourrait lancer les recherches.
02:01 Elle propose de ne se faire payer que si elle retrouve l'épave.
02:04 Avec leur nouvelle technologie, il leur faudrait seulement une dizaine de jours pour fouiller la zone.
02:10 Article à lire dans les échos.
02:12 - Absolument passionnant.
02:13 Toute autre chose à présent, Olivier Delagardec,
02:15 l'audition d'un ancien président du CSA cette semaine à l'Assemblée Nationale.
02:19 - C'est un autre crash contrôlé auquel ont assisté les députés membres de la commission d'enquête sur l'attribution des chaînes de télé.
02:26 Raconte Aude Dassonville sur le site du Monde.
02:29 Olivier Chramek, ancien directeur de cabinet de Lionel Jospin,
02:33 avait été nommé par François Hollande à la présidence du CSA,
02:36 haute autorité totalement indépendante du pouvoir politique.
02:41 Il était entendu hier par la commission sur cette indépendance
02:44 et il a reconnu un bras embarrassé qu'il y avait quand même eu une exception
02:49 lors de la nomination de la présidente de France Télévisions.
02:52 Alors un député curieux à chercher à savoir en quoi consistait cette exception,
02:57 on a l'extrait de la réponse de Chramek. Écoutez.
03:01 - Le président Hollande, dans le cours d'une conversation,
03:03 m'a décommandé une ou deux personnes
03:06 dont la rumeur publique indiquait qu'elle pouvait être candidate à une chaîne.
03:13 Voilà, c'est tout.
03:15 - Voilà, c'est tout.
03:16 Et c'est déjà pas mal, le président de la République qui fait pression pour écarter deux candidats.
03:20 Alors lesquels, me direz-vous ?
03:22 Curieusement, Olivier Chramek a oublié de préciser leur identité,
03:25 souligne le Monde, mais qui lui a rembobiné l'histoire.
03:28 Deux candidatures, au moins une personnalité de l'audiovisuel,
03:31 n'avaient pas été retenues pour être auditionnées, se rappelle le journal.
03:34 La présidente de France Média Monde, Marie-Christine Saragosse,
03:37 qui figurait parmi les éventuels favorites,
03:40 et le président de l'agence France Presse, Emmanuel Hogue.
03:43 Voilà à dire que la nomination de Delphine Ernotte aurait été téléguidée de l'Elysée,
03:47 je vous laisserai franchir tout seul ce pas.
03:50 Le président de la commission d'enquête à l'Assemblée,
03:52 lui, s'est en tout cas publiquement ému d'informations graves et inédites
03:58 accusant François Hollande de pressions illégales.
04:01 Et une question pour terminer, Paris ou Marseille ?
04:05 - Et bien pour une fois la Provence choisirait plutôt Paris,
04:07 ce qu'il y a aussi un petit peu de pression.
04:10 C'était lors d'un débat dans le grand talk-show de la télé d'État russe,
04:13 raconte le journal, mais la question ne portait ni sur le foot,
04:17 ni sur la meilleure destination de vacances,
04:19 non le sujet pour ces six hommes, qui devisaient agréablement,
04:22 était de savoir quelle ville européenne les Russes devaient bombarder en priorité.
04:27 Alors Paris, Marseille, Lyon !
04:30 Ajoutez l'un d'eux, Lyon est une très belle ville aussi.
04:33 - Voilà comme dirait Schrambeck, c'est tout.
04:36 - Voilà c'est tout, et c'est déjà pas mal,
04:37 mais c'est incroyable ces débats qu'on a à la télévision russe.
04:41 Bon alors Pascal Proulx était entré dans les studios d'Europe 1,
04:43 - Il est rentré, il est ressorti, il arrive en courant.
04:47 - Mais qu'est-ce qui vous arrive Pascal ?
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