00:00 - Être une femme, aujourd'hui, en France, c'est grâce à la
00:03 détermination de générations de féministes, voire enfin la liberté
00:06 de disposer de son corps, inscrite dans la Constitution.
00:09 Et ce, malgré votre opposition initiale, malgré l'appel
00:14 présidentiel au réarmement démographique.
00:17 Mais c'est aussi voir ce droit entravé.
00:20 Suppression de centres IVG, pénurie de pilules abortives, inutile
00:23 deuxième clause de conscience. Être une femme, aujourd'hui, en
00:27 France, c'est porter plainte pour viol et affronter des violences
00:31 supplémentaires, fuite policière et médiatique, et dans 80% des cas,
00:35 un classement sans suite. C'est voir la France s'allier à
00:39 Orban pour bloquer une directive européenne sur le viol.
00:42 Être une femme, aujourd'hui, en France, c'est dire avec Judith
00:46 Gaudrech, je parle, mais je ne vous entends pas.
00:49 Pire, c'est entendre Macron en s'en séder par Dieu après avoir
00:53 blanchi d'Armanin. C'est vous en parler, en
00:56 France, c'est vous entendre aurore berger, lancer une mission pour
01:00 comprendre les mécanismes à l'oeuvre dans les violences sexuelles,
01:03 pendant que vous attaquez les associations qui luttent depuis des
01:07 années. Elles réclament des milliards,
01:09 vous ravotez de 10% le budget égalité femmes-hommes et vous vous
01:13 amusez à menacer leur subvention pour faire plaisir au soutien
01:16 inconditionnel à Israël. Être une femme, aujourd'hui, en
01:19 France, c'est accueillir seul son enfant en faute de congé
01:22 parental, arrêter de travailler en faute de place en crèche, c'est
01:27 vous entendre présenter comme des progrès un congé parental au rabais,
01:31 un service public fantôme, un groupe de travail sur les mers isolées
01:35 alors que vous passez votre temps à les stigmatiser.
01:37 Être une femme, aujourd'hui, en France, c'est être infirmière,
01:41 caissière, prof, assistante maternelle, aide à domicile, et
01:44 c'est vous entendre rabâcher votre index égalité au lieu de
01:48 l'égalité entre les hommes et les femmes.
01:50 C'est vous entendre faire confiance à la société.
01:52 C'est vous entendre faire confiance à la société.
01:54 C'est vous entendre faire confiance à la société.
01:56 C'est vous entendre faire confiance à la société.
01:58 C'est vous entendre faire confiance à la société.
02:00 C'est vous entendre faire confiance à la société.
02:02 C'est vous entendre faire confiance à la société.
02:05 C'est vous entendre faire confiance à la société.
02:07 C'est vous entendre faire confiance à la société.
02:09 C'est vous entendre faire confiance à la société.
02:11 C'est vous entendre faire confiance à la société.
02:13 C'est vous entendre faire confiance à la société.
02:15 C'est vous entendre faire confiance à la société.
02:17 C'est vous entendre faire confiance à la société.
02:19 - Richard Ferrand: La parole est à madame Elisabeth Borne.
02:21 - Elisabeth Borne: Merci. Madame la députée, vous mélangez à
02:25 peu près tous les sujets. Il va être difficile d'arriver à
02:27 vous répondre à chacun d'entre eux. Être une femme aujourd'hui en
02:30 France en 2024, oui, c'est plus simple que ça ne l'était en 2017.
02:35 Être une femme en 2024, c'est permettre quand, par exemple, on
02:39 porte plainte pour viol qu'il y ait 30% de condamnations de plus qu'en
02:43 2018. C'est être une femme en 2024, c'est
02:45 avoir une égalité professionnelle qui progresse.
02:47 C'est être une femme en 2024, c'est avoir une égalité professionnelle
02:50 qui progresse. C'est être une femme en 2024, c'est
02:52 avoir une égalité professionnelle qui progresse.
02:54 C'est être une femme en 2024, c'est avoir une égalité professionnelle
02:56 qui progresse. C'est être une femme en 2024, c'est
02:58 avoir une égalité professionnelle qui progresse.
03:00 C'est être une femme en 2024, c'est avoir une égalité professionnelle
03:02 qui progresse. C'est être une femme en 2024, c'est
03:04 avoir une égalité professionnelle qui progresse.
03:06 C'est être une femme en 2024, c'est avoir une égalité professionnelle qui
03:08 progresse. - Richard Ferrand: La parole est à
03:10 madame Nathalie Pompili. - Nathalie Pompili: Merci.
03:12 Monsieur le député, les électeurs, dans l'appel des 343, nous ont dit
03:15 encore récemment que vous avez dépassé nos rêves.
03:17 Jamais nous n'aurions imaginé que l'IVG serait inscrit dans la
03:19 Constitution. Si ce rêve a été rendu possible,
03:21 c'est parce qu'elles ont été là au premier jour et parce que
03:23 collectivement, nous avons été là. La grande différence entre vous et
03:26 nous, c'est que nous, nous n'avons jamais essayé de mettre notre nom
03:29 sur une proposition de loi. Nous avons considéré que toutes
03:32 celles qui y avaient contribué avaient permis cette victoire
03:35 collective, qu'elles soient sénatrices, qu'elles soient députées,
03:38 qu'ils ou elles soient membres du gouvernement et qu'ils soient le
03:41 président de la République, parce que c'est lui, madame la députée, qui
03:44 a convoqué le Congrès. Mais être une femme en 2024, c'est
03:47 considérer malheureusement que vous avez un groupe politique qui
03:50 devrait faire son examen de conscience sur le sujet.
03:53 Être une femme en 2024, c'est constater avec regret que quand un
03:57 député est condamné pour violence conjugale à réintégrer vos rangs,
04:01 vous êtes le premier à le faire. Vous êtes le premier à le faire.
04:04 Vous êtes le premier à le faire. Vous êtes le premier à le faire.
04:07 Vous avez fait le travail de l'élu. Vous avez fait le travail de l'élu.
04:10 Vous avez fait le travail de l'élu. Vous avez fait le travail de l'élu.
04:13 Vous avez fait le travail de l'élu. Vous avez fait le travail de l'élu.
04:16 Vous avez fait le travail de l'élu. Vous avez fait le travail de l'élu.
04:19 Vous avez fait le travail de l'élu. Vous avez fait le travail de l'élu.
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