00:00 - En ce qui concerne la mort en diaire, ce que dit Yvon Youfolle, la police est souvent en première ligne face à l'hyperviolence.
00:06 Vous êtes d'accord avec cela ?
00:07 - C'est vrai, on sait, ils ont un monopole dans l'exercice de la force.
00:11 C'est très bien et ça, il n'y a absolument aucun problème là-dessus.
00:14 Il faut que la force étatique soit encadrée, soit réservée à certains.
00:18 Par contre, la difficulté dans cet usage de la force, c'est qu'ils ont un monopole dans la preuve.
00:22 Et dès qu'ils font usage de la force eux, mais là, ce n'est pas le cas du dossier en question,
00:27 dès qu'ils font usage eux de la force, ce sont leurs collègues qui appartiennent au même corps
00:32 qui font les enquêtes sur le caractère légitime ou pas de cette force-là.
00:35 - L'IGPN en l'occurrence.
00:36 - L'IGPN.
00:37 Et on s'aperçoit que les policiers ne peuvent pas cumuler le monopole de la force, c'est le monopole de la preuve.
00:41 Ce qui est très impressionnant dans le système judiciaire français, c'est que personne n'est content.
00:45 Dès qu'il y a un policier qui est victime ou auteur, en fait, personne ne trouve son compte.
00:49 Les policiers se sentent abandonnés par le système judiciaire
00:53 et au moment de la mort du brigadier Eric Masson, des manifestations avaient brandi le terme
01:01 "le problème de la police, c'est la justice".
01:04 Donc les policiers se sentent abandonnés par l'institution judiciaire
01:07 et les justiciables, quand ils sont face aux policiers dans un procès pénal,
01:10 généralement se sentent impuissants et abandonnés aussi.
01:13 [Musique]
01:17 [SILENCE]
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