00:00 Non, mais on se doute quand même que l'interview qu'a accordée Frédéric Vaux aux Parisiens a été validée avant par l'intérieur et par Gérald Darmanin.
00:09 Il me semble que c'est comme ça que ça fonctionne.
00:11 Mais avant toute chose, j'aimerais quand même rappeler que Frédéric Vaux, ce que j'entends ici ou là, notamment, en effet, d'un certain côté de l'échiquier politique,
00:21 que ce serait un factieux.
00:23 Frédéric Vaux est quelqu'un qui a un parcours assez admirable.
00:28 Il a travaillé à la BRI, à la PJ de Nanterre, il a été commissaire de police.
00:31 Aujourd'hui, c'est le directeur de la police nationale.
00:35 Je voudrais juste ajouter quelque chose qui relève à mon sens du détail, mais qui est assez important.
00:39 Il faut quand même rappeler que la femme de Frédéric Vaux est l'ancienne directrice de cabinet de Éric Dupond-Moretti, garde d'Esso.
00:46 Elle est aujourd'hui membre du Conseil constitutionnel.
00:50 Donc, je veux dire que ça adresse, à mon avis, le profil de Frédéric Vaux, qui n'est pas anti-juge, qui n'est pas anti-magistrat.
00:56 Et s'il a utilisé ces mots, et Olivier Rang l'a dit, des mots très graves,
01:00 c'est que l'heure est très grave au sein du monde policier.
01:05 Il y a eu, en effet, Dominique l'a rappelé, des émeutes qui ont sérieusement affecté les policiers.
01:13 On leur a demandé un certain nombre d'efforts.
01:15 Et en fait, je pense que le désarroi des policiers au sujet de cette affaire en tant que tel
01:19 se situe plus dans le fait qu'on place en détention provisoire le policier.
01:24 Je rappelle qu'il n'y a aucun policier, aucun syndicaliste qui remet en cause,
01:28 comment dire, qui tente d'injustifier les poursuites qu'il y a contre ce policier.
01:35 Le débat qui se pose actuellement, c'est le débat sur la détention provisoire
01:39 et pas du tout sur ce qu'aurait fait ce policier.
01:41 Et ça, c'est évidemment à la justice de le trancher.
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