00:00 Alors moi c'est Asma Niang, une internationale judoka et une athlète olympique
00:03 qui a participé à Rio 2016 et Tokyo 2020+1.
00:07 Athlète de haut niveau, j'ai commencé le judo à l'âge de 20 ans,
00:10 donc un peu un parcours atypique biscourdu.
00:12 Moi je lis beaucoup le sport à la santé mentale.
00:20 Le sport, je dis toujours, c'est ce qui a révélé la femme que je suis.
00:24 Le sport m'a donné confiance.
00:26 Rien que corps et esprit, j'ai eu confiance dans le fait de connaître qui je suis grâce au sport.
00:32 J'ai appris à me connaître grâce au sport.
00:34 Donc le sport, il apporte plus qu'un bien physique.
00:38 Le sport, c'est physiologique.
00:46 Le sport ramène beaucoup d'hormones positives, les hormones du bonheur.
00:51 La sérotonine, l'endorphine, le cytosine.
00:55 Ça génère beaucoup de bienfaits, tout simplement.
00:58 Encore une étude qui a été faite, les gens qui font plus de sport dans certains pays
01:03 où le sport est ancré, la santé mentale est bien, est mieux.
01:07 Je pense que la solution, elle est justement d'en parler,
01:15 de faire ce que vous faites là par exemple aujourd'hui.
01:18 D'inviter des acteurs qui sont professionnels, qui ne font que ça,
01:20 qui travaillent sur ça, qui font des recherches sur ça.
01:22 Des professionnels de santé qui en font ce lien-là important
01:26 et de leur donner un peu la parole pour qu'ils alertent là-dessus, surtout.
01:30 Je rêverais que dans l'éducation nationale, chez les enfants très jeunes,
01:39 on met le sport en avant beaucoup plus que ça.
01:42 Que ça soit une matière qui est aussi équivalente aux mathématiques et à l'histoire.
01:47 Moi, j'ai connu le corps humain parce que je faisais du sport,
01:49 c'est pas parce que je l'ai appris à l'école.
01:50 Aujourd'hui, je suis très bonne en anathe physio parce que je suis sportive,
01:53 parce que je m'intéresse au sport.
01:55 Donc en fait, il y a plusieurs façons d'apprendre.
01:57 Et le sport, il y a un côté jeu.
01:59 Je pense que ça va réduire déjà les pares activités.
02:01 Il y a beaucoup d'enfants aujourd'hui où c'est compliqué de les garder 8 heures en cours.
02:06 Et donc je pense que vraiment, la base c'est le sport.
02:09 Le sport à l'école, de mettre plus d'heures.
02:12 Moi, je mettrais beaucoup plus d'heures que ça.
02:13 Ou qu'ils arrêtent l'école à 14 heures, ils font de l'espoir l'après-midi.
02:17 Ça, c'est un rêve.
02:18 J'espère vraiment un jour qu'on va arriver à switcher là-dessus à l'éducation nationale
02:22 et mettre beaucoup plus de sport.
02:23 Et je pense que ça vient, le gros problème vient de l'éducation.
02:25 Des petits, tout petits, on ne réculque pas l'amour du sport.
02:30 Et surtout aujourd'hui, on en parle parce qu'on a les Jeux Olympiques,
02:32 mais on parle pas de cet amour de sport.
02:34 Donc en fait, profondément, je sais pas si on est vraiment sportif ou pas en France.
02:37 Comme je suis ambassadrice de l'iCline, on connaît les statistiques.
02:40 Un étudiant sur 3 ou 4 qui est en dépression et qui est aussi sédentaire,
02:44 qui ne bouge pas et puis aujourd'hui, comme on est talent diversissement,
02:48 tout ça, c'est plus facile de trouver le moyen de ne pas bouger.
02:52 Il est pour moi primordial, en fait, que ça passe dès la base.
02:56 D'inculquer l'amour du sport et puis le sport, toutes ses valeurs
03:01 et tout ce qui est le lien à la santé mentale.
03:02 Et puis tout simplement, faire connaître tous les leviers de ce que peut apporter le sport à ces jeunes.
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