00:00 Ce que je relevais juste avant la pause, c'était la différence de secteur quand même,
00:04 parce qu'il y a une dimension sectorielle très forte dans le mouvement actuel.
00:09 La deuxième différence, c'est que les agriculteurs ont une longue tradition de mouvements sociaux.
00:15 On s'en souvient peut-être moins ces dernières années,
00:19 mais le syndicalisme agricole, la structuration des agriculteurs en mouvement
00:24 est beaucoup plus forte que ce qu'il était dans les Gilets jaunes.
00:27 Ça veut dire que les pouvoirs publics ont des interlocuteurs, qu'il y a des négociations possibles.
00:31 La preuve, c'est que Gabriel Attal est allé voir l'un d'entre eux.
00:36 Je pense que l'évolution du mouvement n'a absolument rien à voir avec ce qu'elle a pu être.
00:43 Avec les Gilets jaunes, la dégénérescence du mouvement était beaucoup liée au fait qu'il n'était absolument pas structuré
00:49 et que quand même le soutien de l'opinion publique s'est retiré, quoi qu'on dise, à partir du mois de décembre en partie
00:55 et que l'évolution du mouvement et de la situation politique n'a pas du tout été la même.
01:03 Là, les agriculteurs, ils ont une vraie question à se poser.
01:06 Ils se disent, est-ce que c'est l'occasion, maintenant ou jamais, de renverser la table
01:11 pour espérer avoir un renversement de modèle agricole
01:15 ou est-ce qu'on se satisfait de ce que peut faire le gouvernement français ?
01:19 À court terme, pas grand-chose, enfin, en tout cas des choses qui vont dans le bon sens, mais pas grand-chose.
01:23 Et puis on s'en satisfait, on essaye de tenir avec ça.
01:27 Et ça, ça va être une discussion dans le mouvement où il y aura des divisions
01:30 qui ne recoupent pas exactement ce qui s'est passé avec les Gilets jaunes.
01:33 Je vous laisse répondre.
01:34 [Musique]
01:37 [SILENCE]
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