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  • il y a 2 ans
Bruno Le Maire, le ministre de l'Économie participe ce matin à un comité de suivi des négociations commerciales. Ces négociations pour fixer les prix des produits alimentaires en supermarché. Il va demander des baisses de prix et une meilleure rémunération des agriculteurs... Une opération funambule ?
Regardez L'éco & You du 26 janvier 2024 avec Pierre Herbulot.

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Transcription
00:00 Vous êtes sur RTL.
00:02 Petit matin sur RTL, il est 6h49, on va parler de Cornichon avec vous Florian dans un instant.
00:08 Tout à fait, et du pays du Cornichon qui est Linde.
00:10 Juste avant cela, l'écho à nouveau avec vous Pierre Herbulot.
00:13 Bruno Le Maire, le ministre de l'économie, participe ce matin à un comité de suivi des négociations commerciales.
00:18 Ces négociations pour fixer les prix des produits alimentaires en supermarché.
00:22 Une réunion qui se tient, et ça n'a rien d'anodin vu le contexte, au ministère de l'agriculture.
00:27 Oui, approchez, approchez messieurs dames, le numéro qui va se tenir sous vos yeux est extrêmement risqué.
00:32 La corde est tendue à 10 mètres de hauteur et le ministre de l'économie va tenter de traverser sans filet.
00:37 Bon, qu'est-ce que vous décrivez là ? Je vais y arriver à une opération funambule ?
00:40 Exactement, Bruno Le Maire qui nous explique depuis des mois que les prix doivent absolument baisser,
00:45 va nous dire ce matin qu'il ne faut pas que ce soit au détriment des agriculteurs.
00:49 Il nous dit, le cours des matières premières baisse, il doit y avoir des répercussions en rayon,
00:54 attention ça penche d'un côté, et ensuite il poursuit,
00:57 les agriculteurs qui vendent ces fameuses matières premières doivent mieux vivre de leur travail,
01:01 attention ça penche de l'autre côté.
01:03 Quel acteur ce Pierre !
01:04 Le comité de suivi de ce matin n'est pas censé justement trouver un équilibre ?
01:07 Si, après il y en a trois par an des comme ça, et ça ne change pas grand-chose.
01:11 C'est en gros une réunion dans un ministère avec des représentants de chaque partie
01:15 qui font le point sur l'avancée des discussions, sauf que tout le monde défend ses intérêts.
01:19 Les syndicats d'agriculteurs veulent des meilleurs tarifs d'achat,
01:22 les distributeurs veulent afficher des prix de vente les plus bas possible en rayon pour attirer de nouveaux clients,
01:27 et au milieu l'industriel qui transforme les produits veut lui une marge confortable tant qu'à faire.
01:32 Bon la différence ce matin c'est que les ministres seront présents, Bruno Le Maire ET Marc Fesneau pour l'agriculture,
01:37 ils vont crier haut et fort un message, la loi EGalim doit être mieux respectée.
01:41 Cette loi censée sanctuariser le prix des matières premières ?
01:44 Oui, EGalim c'est par exemple un contrat passé entre un éleveur de vaches laitières et un industriel,
01:49 les deux parties se mettent d'accord sur un prix d'achat au litre pour le lait,
01:53 en général sur 3 ans, ce prix est une base pour toutes les négociations qui suivent ensuite avec les grandes surfaces,
01:58 en gros on négocie la matière première avant d'avoir fixé le prix du produit fini, avant c'était parfois l'inverse.
02:04 Ce que dit aussi cette loi c'est que si les coûts de production de l'éleveur augmentent ou baissent,
02:09 le prix de vente du lait doit augmenter ou baisser en conséquence, ça les protège des éventuelles fluctuations.
02:13 Mais 1) si les agriculteurs le disent, les industriels ne respectent pas toujours ce contrat,
02:19 et puis 2) l'agriculteur s'il se fait manger d'emblée par l'industriel en négociation et qu'il a un mauvais prix,
02:26 la sanctuarisation du tarif ne change rien, ce qu'il gagne reste toujours aussi faible.
02:29 Donc la loi est mal faite ?
02:30 Oui, ce qui manque c'est de la transparence, surtout pour le consommateur,
02:34 c'est lui qui va trancher en rayon, qui va choisir le produit.
02:37 Aujourd'hui il le fait sans savoir si l'agriculteur derrière sa brique de lait a bien gagné sa vie ou pas,
02:42 on pourrait obliger pourquoi pas les industriels et les distributeurs à communiquer directement sur les emballages
02:47 les prix d'achat aux producteurs, la marque sait qu'il patron le fait par exemple,
02:51 mais évidemment on en revient au nœud du problème,
02:53 les producteurs sont mieux payés mais les prix sont 15 à 20% plus chers en rayon,
02:57 je suis décidément très inquiet pour Bruno Le Maire en équilibre en haut de la corde.
03:01 Merci.
03:02 [SILENCE]
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