00:00 Maintenant Gabriel Attal, moi je ne vais pas faire un procès d'intention ou m'attaquer à un individu,
00:03 Gabriel Attal a un certain nombre de qualités, c'est le chouchou des médias, mais il y a deux choses.
00:08 D'abord c'est vraiment narcisse, quoi. Narcisse devant son miroir.
00:11 Emmanuel Macron voit en Gabriel Attal un peu les qualités qu'on lui prêtait,
00:15 et il ne sait pas faire autrement Emmanuel Macron.
00:17 On sait bien où il a un Premier ministre qui est un peu son double,
00:21 et qu'il peut utiliser, manipuler, et avec Gabriel Attal on voit bien que
00:24 Gabriel Attal ne va pas résister à Emmanuel Macron,
00:26 où il a un Premier ministre techno à qui il demande d'exécuter les bases...
00:30 Pourtant, si on fait le point sur le bilan de Gabriel Attal,
00:35 voilà, ces cinq ou six mois au ministère de l'Éducation, c'est faible, vraiment ?
00:39 Parce qu'avant l'éducation...
00:40 Vous trouvez que c'est faible ?
00:41 Avant l'éducation il y a eu le budget quand même.
00:43 Il faut quand même voir, Gabriel Attal en réalité quand on regarde son bilan,
00:46 les comptes publics, la lutte contre la fraude, la mise en carte de la carte vitale biométrique...
00:51 Mais attendez, et sur l'éducation ?
00:54 C'est le retour de la farmauté Gabriel Attal.
00:56 Avant l'éducation, d'abord il était ministre du budget.
00:58 On ne peut pas dire que ce soit très glorieux quand on regarde les comptes de la France.
01:01 Ensuite il est allé à l'éducation.
01:03 Au bout de six mois, est-ce qu'on peut parler d'un bilan ?
01:05 Il a ouvert quelques dossiers...
01:06 L'interdiction de la baïa, la lutte contre la harcèlement scolaire...
01:08 Je salue l'interdiction de la baïa et la lutte contre la harcèlement scolaire.
01:11 Est-ce que ça fait un projet pour l'éducation de notre pays ?
01:14 Est-ce qu'il avait une vision pour l'éducation de la France ?
01:16 Moi sincèrement, je pense qu'il a très bien compris les sujets d'actualité
01:20 sur lesquels il était nécessaire d'avoir des prises de position.
01:23 Et d'ailleurs, quand il s'est mis grosso modo à reprendre des propositions que nous, nous soutenons,
01:27 il n'est jamais allé jusqu'au bout parce qu'il a aussi soutenu le maintien du voile
01:32 dans les sorties scolaires pour les accompagnantes.
01:35 Donc vous voyez, sur la laïcité...
01:37 C'est-à-dire la loi telle qu'elle existe aujourd'hui.
01:39 Oui, et comment ?
01:40 Le maintien de la loi.
01:41 On ne va pas non plus en faire un superman, le type qui a tout réussi...
01:45 Non, mais c'est quand même le retour de la farmauté et j'aurais pensé que vous vous soutiendriez...
01:49 Attention, ce gars de Biazis !
01:51 C'est un profil qui vous mettrait un peu plus mal à l'aise qu'Elisabeth Borne, pardon...
01:55 Exactement, Azoulis le bordel !
01:56 C'est peut-être d'ailleurs ce qui vous inquiète, M. Chenu.
01:58 Il ose poser un diagnostic qui est peut-être proche sur certains points du vôtre
02:02 et qu'il a déjà fait des choses à l'éducation...
02:04 Mais sur le diagnostic, il ne vous a pas échappé qu'aujourd'hui,
02:07 80% de la classe politique finit par se ranger au diagnostic que le Rassemblement pose
02:11 sur l'ensemble des sujets de la société.
02:13 Je trouve ça plutôt réjouissant parce que s'ils ont besoin de...
02:16 Allez, 75% !
02:17 Non plus !
02:18 Ça dépend, en tous les cas, si, sur les sujets.
02:20 La loi sur l'immigration, par exemple, il y a, je crois, 72% des Français qui la soutenaient.
02:24 Donc, vous voyez, il y a beaucoup de Français qui soutiennent en tous les cas
02:27 les diagnostics que nous faisons.
02:29 Peut-être finiront-ils d'ailleurs par soutenir les solutions que nous proposons.
02:32 C'est exactement ce que je crois être le chemin que nous prenons.
02:35 Mais Gabriel Attal n'a aujourd'hui pas de bilan.
02:37 Il a ouvert quelques dossiers, il en a aussi laissé beaucoup en plan.
02:41 Alors, comment vous expliquez sa popularité ?
02:42 On avait Jérôme Fourquet, juste avant vous, politologue, qui travaille à l'Insomme,
02:47 qui, lui, nous disait que c'est le plus populaire.
02:50 Oui, mais justement parce qu'il a compris qu'il y avait des sujets qui posaient question dans la société
02:54 et qu'il fallait ouvrir ces dossiers-là,
02:56 sujets sur lesquels, d'ailleurs, on ne s'est pas opposé à lui.
02:59 Sur le harcèlement, on a soutenu.
03:00 Moi, j'ai déposé des propositions.
03:01 La baïa.
03:02 Voilà, sur la baïa, on l'a soutenue.
03:03 Mais est-ce que ça vous fait pour autant ?
03:05 Et un bilan, et un projet.
03:07 C'est déjà pas mal, en 5-6 mois.
03:08 Oui, c'est sûr, d'accord, oui, évidemment.
03:10 On peut tout relativiser.
03:11 C'est sûr qu'en 6 ans, le mandat d'Emmanuel Macron, on peut peut-être retenir ça.
03:14 Mais je reprends.
03:15 Comme dossier qui a été ouvert avec un petit peu plus d'audace que le reste.
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