00:00 L'embellie, c'est déjà du passé pour les éleveurs bovins.
00:03 Après l'année 2022, où les prix avaient été revalorisés d'un euro par kilo,
00:08 la pression à la baisse est déjà arrivée dans les cours de ferme.
00:12 Cédric Mandin élève avec son frère et deux salariés 250 vaches charolaises en Vendée.
00:18 On a commencé à voir sur la fin d'année 2023 cette pression,
00:21 cette traduction de la pression sur une baisse de 20 à 30 centimes sur l'ensemble de nos animaux.
00:26 Si on doit baisser les prix, ce sera les éleveurs qui seront pénalisés,
00:29 ça ne sera jamais les GMS parce qu'elles en parlent,
00:31 mais à part maintenir leurs marges, le reste, elles s'en foutent.
00:34 La loi Egaline 2 a redonné du poids aux agriculteurs dans la négociation commerciale.
00:41 Mais pas question d'être les victimes du discours anti-inflation du gouvernement
00:45 ou de la défense du consommateur, brandi comme un étendard par la grande distribution.
00:51 Quand tu entends tous les jours ce message qui te dit que tu dois avoir des prix bas, des prix bas,
00:54 forcément, on se pose des questions.
00:56 Je ne vais pas rester esclave d'une grande distribution ou de choses comme ça.
01:01 Et si on ne doit pas payer mon produit parce que je fais mon taf, je fais tout, tant pis, je m'en vais.
01:05 La profession agricole ne s'accroche plus comme avant, dit cet éleveur,
01:09 par ailleurs responsable syndical.
01:11 Et les chiffres lui donnent raison.
01:13 Moins 900 000 vaches en 7 ans en France sur un cheptel de 8 millions,
01:18 synonyme de porte ouverte aux importations.
01:21 [Musique]
01:25 Merci à tous !
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