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  • il y a 2 ans
Georges Fenech, ancien magistrat : «Ce n’est pas parce qu’un individu a purgé sa peine qu’il n’est plus dangereux». 

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Transcription
00:00 En 2008, à la demande de Nicolas Sarkozy et Rachida Dati,
00:04 j'avais porté un texte sur la rétention de sûreté
00:07 pour les individus dangereux,
00:09 dangereux sur le plan psychiatrique,
00:11 mais également criminologique, voyez-vous.
00:14 C'est-à-dire qu'on garde,
00:15 c'est pas parce qu'ils ont purgé leur peine
00:18 qu'il faut les remettre en liberté totale
00:20 et jouer à la roulette russe,
00:22 parce qu'on sait qu'ils sont dangereux.
00:23 Ils sont dangereux sur le plan criminologique et psychiatrique,
00:26 ce qui était le cas de cet individu.
00:28 Sauf que cette mesure qui consiste
00:30 à mettre ces individus dans des centres spécialisés,
00:33 fermés, centres médicaux, sociaux, judiciaires,
00:36 elle n'est jamais appliquée.
00:38 La justice ne l'aime pas, cette mesure.
00:41 Moi, ce que je voudrais avoir comme réponse,
00:43 parce que l'État dangereux,
00:45 c'est une notion qui est insuffisamment prise en compte
00:47 dans notre système, contrairement aux États-Unis,
00:50 au Canada, aux Pays-Bas, par exemple.
00:52 Moi, ce que j'aimerais qu'on m'explique,
00:54 comment se fait-il que le juge
00:56 de la liberté de la détention ait refusé
00:59 à l'administration, à la préfecture,
01:01 une visite domiciliaire de cet assaillant ?
01:04 Pourquoi ? Sur quels motifs ?
01:06 Il y a eu manifestement une erreur d'appréciation.
01:08 Je voudrais qu'on m'explique aussi
01:09 pourquoi les médecins psychiatres qui l'ont examiné
01:13 ont estimé qu'il n'était pas dangereux,
01:15 ce qui n'a pas permis de prendre une mesure
01:17 d'hospitalisation et d'internement d'office.
01:19 Donc, on voit bien qu'il y a des failles dans notre système
01:22 qui doivent absolument être comblées.
01:25 Et je suis d'accord avec vous, ces individus-là,
01:28 ils doivent être suivis à vie.
01:30 Ils ne doivent pas être suivis, ils doivent être enfermés.
01:31 Enfermés pour les plus dangereux
01:33 et les autres suivis à vie.
01:35 Les 5000, on les enferme.
01:36 Parce que ça ne se soigne pas, malheureusement.
01:38 Nous sommes d'accord.
01:39 Alors, voyons le profil du tueur.
01:42 Sous-titrage Société Radio-Canada
01:45 [SILENCE]
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