00:00 J'y mets tous mes espoirs depuis deux mois, je ne prends plus de traitement.
00:04 C'est par ces mots que Jean-Pierre a tenté d'interpeller Aurélien Rousseau,
00:08 le ministre de la Santé.
00:10 Atteint d'un cancer du poumon depuis 18 ans,
00:12 ce septogénaire a dû brusquement arrêter son traitement en juin dernier.
00:15 Et pour cause, l'IRESA n'est plus remboursé en intégralité.
00:19 La Sécurité sociale rembourse seulement le tarif du générique,
00:23 635 euros moins cher que l'original.
00:26 Jean-Pierre a donc testé les divers génériques.
00:29 Impossible de le prendre, je ne tenais plus debout, plus rien.
00:35 Vraiment malade.
00:36 J'en ai retesté un deuxième, une autre fois, un autre médicament,
00:41 un autre laboratoire, pareil.
00:43 Désespéré, il interpelle son député, le laboratoire AstraZeneca,
00:48 et contacte la Sécurité sociale.
00:50 L'organisme lui adresse une réponse étonnante.
00:53 Et finalement, en me disant que je n'avais pas d'autre choix que de payer
00:58 ou de contacter le laboratoire pour voir s'ils pouvaient me faire un prix.
01:02 J'ai dit voilà, je ne me soignais plus.
01:05 Terminé.
01:06 Puisque la Sécurité sociale veut faire des économies,
01:08 et bien l'enfoiré, je ne lui coûterai plus rien.
01:10 Je me suis battu contre une maladie,
01:13 et aujourd'hui il faut que je me batte pour pouvoir avoir un médicament pour me soigner.
01:18 Le Code de la santé publique stipule qu'un patient peut conserver le médicament original
01:22 s'il présente une contre-indication envers chacun des génériques disponibles.
01:26 Mais contactée par BFMTV, la Caisse nationale d'assurance maladie
01:29 nous assure que ce recours ne s'applique pas dans le cas de Jean-Pierre.
01:33 [SILENCE]
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