00:00 depuis avril dernier, elle vient faire un tour dans l'héros à l'occasion du festival
00:02 France Bleu Héros Auteur d'Enfants, festival destiné aux plus jeunes autour de l'audio et
00:06 de l'éducation aux médias. Ça se passe à l'altropisme de Montpellier jusqu'à dimanche,
00:10 Guillaume. - Ça a commencé hier. Bonjour Céline Pigalle. - Bonjour à tous. - Merci d'être venue
00:15 nous rejoindre dans le 6/9 et dans ce studio. Il est beau notre studio, non ? - Il est magnifique.
00:18 - Comment vous le trouvez par rapport aux autres ? Allez, dites, c'est le meilleur quand même,
00:21 c'est le plus beau, non ? - Je ne voudrais pas faire de jaloux, ça, je ne peux pas faire. - Vous
00:24 voulez mettre les gens en difficulté direct, Guillaume, c'est parfait. - Il est très beau. - On aime beaucoup ce studio. Céline Pigalle,
00:30 vous êtes là à l'occasion notamment du lancement hier du festival Auteur d'Enfants,
00:34 troisième édition, festival qui fait un peu notre fierté, France Bleu Héros, qui s'adresse
00:40 évidemment aux plus jeunes, mais je dirais évidemment l'éducation aux médias, ça commence
00:45 par les plus jeunes. - Évidemment. - Et peut-être par la radio aussi d'ailleurs. On va prêcher pour
00:49 notre paroisse, mais... - Alors, ce qui est utile, nécessaire, c'est d'aller gagner le cœur de futurs
00:57 auditeurs pour un si beau média qu'est la radio, ça c'est une évidence. Ensuite, pour ce qui
01:01 concerne l'éducation aux médias, je pense que tout le monde pourrait être un petit peu éclairé sur
01:05 comment choisir, comment s'informer, comment se divertir, mais aussi sélectionner dans un
01:12 univers concurrentiel qui est devenu absolument fou, où on a des propositions très nombreuses. Et
01:16 pourquoi commencer par les enfants avant tout ? Parce que ce sont peut-être eux qui, notamment
01:21 avec leur téléphone dans la poche, ont un accès à des contenus incroyablement nombreux, divers,
01:27 mais aussi à des contenus qui peuvent être problématiques, qui peuvent être mensongers,
01:33 qui peuvent être violents, et donc il faut énormément transmettre pour qu'ils apprennent à
01:38 choisir. - Mardi, à l'occasion de la journée spéciale Radio France, porte ouverte sur l'info,
01:42 on entendait ce micro-trottoir d'adolescents, dont une énorme majorité, pour ne pas dire
01:47 quasiment la totalité, disent ne s'informer que sur les réseaux sociaux, et notamment,
01:50 je ne veux pas le citer, mais on se dit quand même, TikTok, ça vous inquiète, ça ou pas ?
01:53 - Bon, je pense qu'on a suffisamment de sujets d'inquiétude, et que c'est pas comme ça qu'il
01:57 faut qu'on l'aborde. En revanche, il faut qu'on prenne la mesure de ce qui est en train de se
02:00 passer, de la façon dont ça fonctionne aujourd'hui. Ça veut dire par exemple que nous-mêmes, on doit
02:06 aller sur les réseaux sociaux, parce qu'on doit aller à leur devant. Et ce qu'il faut qu'on fasse,
02:10 c'est qu'on leur dise, c'est le choix que vous faites d'aller dans cet environnement. Pour
02:15 commencer, dans cet environnement, ne prenez pas tout pour argent comptant, et faites la part de
02:20 qui vous parle, pourquoi, pour vous emmener vers où. Et puis par ailleurs, il y a dans les médias
02:26 traditionnels, des choses qui peuvent vous intéresser, des choses qui peuvent vous nourrir,
02:29 des choses qui peuvent vous amuser, et donc, élargissez peut-être le champ des possibles.
02:34 - Alors ce festival à hauteur d'enfants met évidemment beaucoup l'accent sur le son,
02:38 et sur la radio, et pas seulement France Bleu Héro, puisque je crois qu'il y a aussi des
02:43 radios associatives qui sont invitées à participer à cet événement. Quand on regarde le traditionnel
02:48 sondage de La Croix, tous les ans, sur le taux de crédibilité des médias, on se rend compte que
02:52 la radio reste le bon élève. C'est quoi les... vous avez une explication à ça ou pas ? Tant mieux,
02:57 on s'en fait l'idée. - Je vais vous dire, je pense qu'il y a une chose fondamentale dans le moment
03:00 que nous vivons, pour l'information, mais globalement, c'est le lien. Le lien qu'on
03:07 entretient avec les gens. - Il est différent des autres médias ? - Bien sûr. Quand vous lisez un
03:11 journal, vous avez un lien avec du papier. Quand vous regardez la télévision, on vous donne un
03:17 certain nombre de choses. À la radio, on peut échanger. Et donc on peut se rapprocher de ceux
03:21 qui fabriquent ce qu'on écoute. On peut parler avec eux, vous l'avez fait tout à l'heure sur
03:26 les sujets de greffe. Vous voyez, il peut y avoir ce partage, il peut y avoir cet échange. Et nous,
03:30 on a une autre force, France Bleu, c'est qu'on peut aller au-devant des gens avec des délocalisations,
03:35 avec des émissions de radio qu'on fait parmi eux. Dans un moment où il y a beaucoup de défiance,
03:39 où on se pose beaucoup de questions, est-ce que les journalistes sont sérieux ? Est-ce que les
03:42 journalistes sont bien indépendants ? Est-ce que l'animateur, il a suffisamment travaillé ? Il y a
03:48 une grande défiance à l'endroit des médias. Être en capacité de dialoguer réellement,
03:55 au quotidien, avec ceux qui fabriquent, et ça c'est aussi la force de la locale, c'est-à-dire on peut
04:00 venir vers vous. Je pense que ça c'est de nature à rétablir la confiance. - Alors, vous avez assuré
04:05 justement la transition vers ce que je voulais évoquer avec vous, Céline Pigal, effectivement,
04:08 on va parler de notre boutique, à nous, France Bleu, c'est au réseau France Bleu que vous dirigez
04:13 maintenant. Ce qui fait évidemment notre particularité, notre ADN, je ne sais pas si
04:17 c'est un mot que vous utilisez régulièrement, mais c'est comme effectivement la proximité,
04:20 c'est le local. D'ailleurs, les auditeurs ne s'y trompent pas, puisque je crois que de toutes les
04:24 radios qui diffusent en France, notre radio est celle qui, et on va expliquer ce que c'est, a le
04:30 plus d'auditeurs exclusifs. - Oui, c'est-à-dire des gens qui ne veulent que vous. - Qui n'écoutent
04:35 pas d'autres radios. - Qui ne vont pas matcher avec une autre radio. - C'est une bonne ou une
04:41 mauvaise nouvelle, ça ? - Et c'est presque un auditeur sur deux, je crois, 40% le chiffre. - Absolument,
04:44 exactement, 42% je crois. - Parce qu'on dit souvent aux gens "Allez piocher un peu partout",
04:49 alors ils nous écoutent que nous, alors c'est bien ou c'est pas bien, ça ? - Alors ceux qui vous font
04:51 confiance, ils vous font intensément confiance, et ils pensent que vous leur donnez tout ce dont
04:55 ils ont besoin. - D'ailleurs, je vais vous couper, il y avait eu un sondage cette semaine qui précisait
05:00 que 90% des auditeurs de France Bleu Héros croyaient... - ...faisaient confiance aux infos de France Bleu.
05:05 - Evidemment, on est plutôt content de l'entendre, mais... - Oui, mais je pense que c'est la logique que
05:08 j'exposais précédemment, c'est-à-dire le fait qu'ils ont des habitudes avec vous, ils vous
05:13 reconnaissent, et par ailleurs vous parlez de lieux qu'ils connaissent, qui sont proches d'eux. Vous
05:17 savez, ce qui est difficile aujourd'hui, notamment avec l'information, c'est le fait que vous recevez
05:22 des informations venues du monde entier, qui vous écrasent, la guerre à tel endroit, la guerre à
05:27 tel autre endroit, les crises de partout, et au fond, qu'est-ce que vous en faites dans votre vie ?
05:31 En dehors du fait de l'inquiétude que ça crée chez vous. Quand vous êtes en local, y compris
05:36 cette information-là, éventuellement un conflit en Ukraine, vous pouvez l'intégrer dans votre vie,
05:41 parce qu'il y a une collecte qui se fait pour aider les gens, il y a des réfugiés qui arrivent,
05:45 et éventuellement vous pouvez aller les aider. C'est-à-dire que cette information, elle est
05:49 ramenée à ce que vous vivez vous, et elle vous donne aussi la possibilité de prendre la main,
05:54 de faire quelque chose, d'agir. C'est ça la force du local, de la proximité, ça se passe autour de
06:00 moi, et du coup, je peux en faire quelque chose. - Et alors, autre force de notre réseau LC 44
06:05 Ayou, je crois aussi que nous sommes le réseau France Bleu, la marque France Bleu, identifiée
06:10 véritablement comme le média de proximité. On nous considère plus comme un média de proximité qu'on
06:15 considère France Info, par exemple, pour rester dans la maison Radio France, comme un média d'info,
06:19 ou comme France Culture, comme un média de culture. Nous, c'est vraiment la proximité,
06:22 la proximité, la proximité. - Et on n'aura jamais tort de le renforcer encore, et de dire à quel point
06:26 nous sommes singuliers dans le paysage. Finalement, personne d'autre ne propose, avec ce lien si étroit,
06:32 si près du terrain, parce qu'avec 44 locales, on est vraiment tout près de tout le monde,
06:37 partout sur le territoire, avec une radio dédiée pour chaque lieu. - On garde deux minutes pour
06:42 parler de l'avenir de notre réseau. Vous me voyez arriver, sans doute, Céline Pigalle, parce que
06:46 maintenant on fait aussi de la télévision, et un certain nombre de personnes nous regardent ce matin
06:50 chez nos amis et confrères de France 3 Occitanie. Alors déjà, cette collaboration avec France 3,
06:55 elle est appelée à se renforcer, voir plus, y affiniter, comme on dit ? - Oui, vous savez qu'on
06:59 organise le rapprochement de ces deux réseaux. Il y a une logique, puisque la proximité, le local,
07:05 c'est un petit peu la même offre que nous essayons de transmettre, et donc il y a une logique à ce
07:12 qu'on se rapproche. Aujourd'hui, on fait des matinales ensemble, on peut imaginer faire d'autres
07:17 programmes, soit au niveau national, avoir une émission quotidienne, hebdomadaire, qu'on fabrique
07:24 ensemble, soit au niveau local, choisir des thématiques et fabriquer ensemble un certain
07:29 nombre de choses. Donc c'est ce à quoi on va travailler dans les mois qui viennent. - Mais est-ce
07:32 que la marque ICI MATIN, notamment, puisque là c'est ICI MATIN aujourd'hui, qui a été lancée d'abord
07:38 sur une plateforme et une appli commune, voilà, entre France 3 et France Bleu, est appelée à se
07:44 développer encore plus ? Est-ce que ça pourrait devenir une entité, une entreprise unique,
07:47 demain ou pas ? - Une entreprise unique, c'est pas le schéma pour l'instant. - C'est pas ce qui est
07:52 prévu. - En revanche, rassembler tout ce que nous fabriquons, toute l'offre qui est la nôtre,
07:56 celle de la radio et celle de la télévision, sous une même enseigne, ici, ça c'est le projet,
08:01 ça existe déjà en numérique et on veut le développer encore sur l'ensemble des supports.
08:06 - On donne un exemple comme France Info, qui est une radio et qui a été aussi aujourd'hui,
08:09 qui est aujourd'hui aussi une télévision, c'est un peu dans la même... - Et qui est aussi un site
08:13 internet, une application et ainsi de suite. - Et aujourd'hui, deux tiers, je crois un peu plus,
08:17 même si vous êtes, je chiffre mieux que moi, mais sont également en matinales filmées,
08:21 deux tiers des radios locales du réseau France 2. - 33 sur les 44 et l'objectif c'est d'avoir
08:25 l'ensemble des matinales filmées et disponibles sur France 3 à la fin de l'année 2025. - Et
08:31 d'avoir un aussi joli studio que le nôtre. - Ça c'est nécessaire. - Vous voulez, mais votre
08:36 studio business peut quand même, on fait un peu d'auto satisfaction, maintenant c'est pas si
08:39 souvent. Merci beaucoup Céline Pigard, directrice du réseau France Bleu d'être venue ce matin,
08:44 dans notre 6.9 à nous. - Et puis on rappelle donc le festival à hauteur d'enfants puisque c'était...
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