00:00 Il y avait une équipe très dynamique, très engagée.
00:03 Tout à fait.
00:04 Un collège qui a formé en plus notre ministre.
00:07 Tout à fait.
00:08 Madame Iralès qui fait partie d'ailleurs des partenaires importants de l'établissement.
00:13 La capacité à porter des projets qui ne sont pas toujours classiques,
00:20 à se déplacer en dehors de l'établissement,
00:22 c'est aussi ce qui permet d'agir sur la motivation,
00:24 sur la persévérance scolaire pour des élèves qui en ont besoin.
00:29 Tout ça va avec l'élévation du niveau.
00:31 Ce n'est pas uniquement être dans la salle de classe avec un cours classique.
00:34 Évidemment c'est très important, c'est le rôle de l'école,
00:36 mais c'est aussi ses activités et ses projets.
00:39 Gabriella Tal vous avez qualifié les résultats de ces évaluations d'inquiétantes.
00:44 Elles sont inquiétantes pour les élèves ou pour les professeurs
00:47 éventuellement en manque de science de la pédagogie ?
00:49 Non, vous savez, c'est ni la responsabilité ou la faute des élèves, des enseignants.
00:55 La question c'est notre organisation et les moyens qu'on met pour agir,
00:58 pour réduire les écarts et élever le niveau général.
01:01 C'est quand même ça le cœur de ma mission, élever le niveau général.
01:04 Ça veut dire qu'il faut continuer à agir et à investir,
01:07 et notamment sur le collège, je pense qu'à travers les organisations nouvelles.
01:12 J'en parlais avec certains enseignants ce matin en arrivant ici,
01:16 sur notamment le français et les mathématiques,
01:18 pour organiser les groupes peut-être plus en fonction des besoins des élèves,
01:22 quitte à réduire la taille des groupes pour les élèves les plus en difficulté.
01:25 Je pense que ça peut être des pistes intéressantes pour élever le niveau général.
01:28 Vous évoquiez le faible niveau des enseignants en master,
01:32 est-ce qu'il n'y a pas une corrélation finalement entre le niveau qui baisse et le...
01:38 Ce que j'ai dit hier, c'est qu'on était en train de revoir la formation initiale des enseignants,
01:43 notamment pour renforcer aussi l'attractivité du métier.
01:46 En fait, le passage du concours à Bac+2 a quand même eu un impact
01:49 sur la motivation de beaucoup d'étudiants,
01:51 parce qu'aujourd'hui, l'année 2M2, vous cumulez les cours,
01:55 la préparation du concours, l'alternance, la rédaction d'un mémoire.
01:58 C'est une année qui est épuisante et parfois vous avez des démissions.
02:01 Donc on est en train de revoir la formation initiale des enseignants,
02:04 à la fois pour renforcer l'attractivité du métier par la formation,
02:08 mais aussi pour renforcer effectivement sur un certain nombre de disciplines clés
02:14 la formation des enseignants, en recréant finalement les écoles normales du 21e siècle.
02:19 Je le dis régulièrement, je crois que la pédagogie peut renverser la sociologie.
02:23 Ça veut dire que je crois qu'à travers ce qui se passe dans nos établissements scolaires,
02:27 on peut changer des destins qui semblaient écrits par avance,
02:30 notamment pour des raisons sociales.
02:32 C'est ça le rôle de l'école.
02:34 Notre enjeu, c'est de continuer à investir pour que ça puisse le faire encore davantage.
02:37 On a encore trop d'inégalités sociales qui se reproduisent en inégalités scolaires.
02:41 C'est pour ça qu'on met le paquet, qu'on investit massivement pour l'éducation prioritaire,
02:44 dont on aura doublé le budget depuis 2017.
02:47 Mais il faut continuer.
02:49 Quand on voit des projets comme ceux qu'on a vus ce matin et des équipes aussi engagées,
02:53 ça donne envie de continuer.
02:55 [Musique]
Commentaires