00:00 Il y a environ 30 ans, j'ai fait un film qui s'appelait "L'Union sacrée".
00:04 C'était déjà les prémices d'un premier signalement.
00:08 Je disais "attention, il y a un islam radical qui pointe son nez
00:12 et la solidarité entre juifs et arabes, elle est nécessaire".
00:16 Plus tard, en faisant un film sur Ilan Halimi,
00:22 j'ai dit "là, c'est plus un signal, c'est quelque chose qu'il faut prendre au sérieux".
00:26 Malheureusement, j'ai eu raison.
00:28 Vous savez, quand j'ai fait ce film qui s'appelait "L'Abam au pays",
00:31 je ne pouvais pas rester étranger à la souffrance des Algériens
00:34 face à une guerre terrible qu'ils vivaient contre cet islam radical
00:39 qui était le fils, qui a fait quasiment 300 000 morts, je crois.
00:43 Mon judaïsme, je l'ai toujours porté avec fierté,
00:46 sans en faire un étendard, naturellement.
00:49 Je n'ai pas peur aujourd'hui en France.
00:51 Ce que je crains, c'est plutôt pour mes enfants, mes petits-enfants.
00:53 Là, oui, voilà, là, je me dis "quand même, quand même".
00:57 Quel monde on leur offre si ça ne s'arrange pas ?
01:00 Je n'imaginais pas en réalisant ce film que la sortie
01:04 coïnciderait avec un moment plus que trouble, plus que délicat, plus que difficile.
01:09 C'est compliqué.
01:11 Aujourd'hui, on est dans des points de rupture qui sont incompréhensibles.
01:17 Fondamentalement, la majorité ne sont pas comme ça.
01:20 Enfin, des communautés.
01:21 Il y a chez chacun de nous quelque chose de l'humain qui reste.
01:25 Il y a plus de choses qui unis aujourd'hui les musulmans et les juifs,
01:30 et les catholiques, que ce qui nous déchire.
01:34 Je suis triste, inquiet par rapport à ce qui se passe, mais pas désespéré.
01:39 Vous savez, ma grand-mère disait une chose,
01:41 "la bougie, je la vois au bout du tunnel".
01:44 Alors, je pense que cette bougie, elle doit être là, il ne faut pas qu'elle s'éteigne.
01:48 Parce qu'on va la retrouver, on va la retrouver le jour, moi je suis sûr.
01:51 [Générique]
01:53 Merci.
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