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  • il y a 2 ans
Accusé de "prise illégale d'intérêts", le garde des Sceaux a commencé à affronter ce lundi la Cour de justice de la République. En dépit d'un procès aux allures inédites, l'exécutif a décidé de maintenir Éric Dupond-Moretti à son poste.

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Transcription
00:00 Oui, il est interrogé sur le fond, cela fait environ une heure qu'Éric Dupond-Moretti est à la barre dans la Cour de justice de la République,
00:06 là juste derrière moi, et pour l'instant, il est surtout interrogé sur le contexte dans lequel il est devenu ministre de la Justice,
00:12 garde des Sceaux, le 6 juillet 2020.
00:14 Un grand bouleversement dans ma vie, a-t-il dit, tout simplement parce qu'il n'y était pas préparé.
00:19 Il a fallu que je déménage, il a aussi fallu que je m'achète des cravates, moi qui en portais peu.
00:24 Mais évidemment, la Cour de justice de la République s'intéresse peu au look de son prévenu,
00:27 mais plutôt à la manière dont il s'y est pris pour se prémunir du risque de conflit d'intérêts,
00:32 lui qui était, au moment de sa nomination, à la tête d'un grand cabinet d'avocats.
00:37 Vous avez transmis votre déclaration d'intérêt à la Haute Autorité le 20 août 2020,
00:41 alors que vous étiez ministre depuis le 6 juillet, a interrogé le président Dominique Pottes.
00:46 Pourquoi ce temps ? Est-ce que c'est normal ?
00:48 Mais cela prend du temps, a répondu Éric Dupond-Moretti, ce délai n'est absolument pas anormal,
00:53 a-t-il expliqué d'une voix calme, dans laquelle on sentait tout de même poindre un tout petit peu d'agacement.
00:59 Vincent, hier, le ministre avait commencé très fort en dénonçant une infamie.
01:08 Oui, exactement, je vais m'expliquer calmement, je vais m'expliquer complètement,
01:12 mais je vais m'expliquer fermement, a-t-il promis lors de sa déclaration liminaire
01:17 à la barre de la même Cour de justice de la République.
01:19 Il a dénoncé, vous l'avez dit, l'infamie, la douleur ressentie aussi par sa famille
01:23 à travers toute cette affaire, tout simplement parce que le ministre sait qu'il risque gros.
01:27 Il y a évidemment la peine de prison encourue pour prise illégale d'intérêt,
01:30 5 ans d'emprisonnement, la peine d'amende 500 000 euros,
01:33 mais également le risque de devoir quitter le gouvernement d'Emmanuel Macron,
01:37 parce qu'en cas de condamnation, et finalement, quelle que soit la peine à laquelle il pourrait être condamné,
01:41 il serait contraint de démissionner de son poste de ministre de la justice.
01:45 C'est en tout cas la règle qu'Elisabeth Borne, la première ministre, a rappelée ces dernières semaines.
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