00:00 C'est mon premier spectacle.
00:01 Ça raconte la quête d'un rêve qui était de devenir coureur cycliste professionnel.
00:07 Donc la quête d'un sportif de haut niveau, qui arrive aux portes du professionnalisme,
00:16 donc au seuil du rêve, et qui n'y arrive pas, et qui va se reconvertir dans un autre
00:27 domaine totalement différent, qui est le domaine de la culture et des arts, donc qui
00:32 passe du sport aux arts, et qui va retrouver les mêmes sensations et la même quête,
00:42 qui est la quête de l'état de grâce.
00:43 Henri Pellissier, d'une d'entre aux flingues, est en train de rentrer sur la tête de course.
00:48 Victime d'une travaison au kilomètre 123, il a réparé son boyau avec du fil et une aiguille.
00:53 Et celui-ci, je trouve qu'il n'y a aucune différence entre le sport et la culture,
01:00 ou entre les sportifs et les artistes, c'est la même quête, c'est la fameuse quête
01:05 de l'état de grâce.
01:06 Et je trouve qu'on est quand même dans un monde qui est de plus en plus clivé, et
01:14 je trouvais important de témoigner avec un récit personnel que c'était possible de
01:23 changer de communauté, de culture, de passer de la culture sportive à la culture artistique.
01:28 Dans chaque parcours de sportif, je trouve, il y a une dramaturgie qui est très cinématographique,
01:37 il y a une vraie dramaturgie dans le parcours de sportif.
01:39 Le sport a une dramaturgie, et c'est aussi ça que je voulais raconter dans ce spectacle,
01:46 c'est que le sport n'est pas qu'une performance ou un résultat, il y a un récit de match,
01:55 il y a un récit de course de cycliste, et il y a une histoire.
01:59 Et une course de vélo, quelque part, c'est une histoire.
02:02 Alors je vais te donner un maillot et deux cuissards bleus, aux couleurs du club, avec
02:06 mon partenaire, le restaurant Indien Orange Coot, disque que je vais appeler Ajex, les
02:11 travaux publics Navafa, joignable 24h sur 24, 0450, 2856, et je suis en pourparler avec
02:19 la maison Casse-Bret.
02:20 C'est un spectacle qui est beaucoup sur la transmission en fait, sans mauvais jeu de
02:26 mot puisque c'est sur le vélo.
02:28 Ça rend hommage à mon père qui m'a donné le goût du vélo et qui a fait partie intégrante
02:36 de ma vie pendant très longtemps, et du coup oui je voudrais rendre hommage à mon père
02:41 au vélo, oui c'est un spectacle d'hommage.
02:43 Si vous y croyez, vous serez devant pour la dernière, il y aura un petit trou.
02:47 Mais ça passe d'abord parce que vous avez dans vos têtes.
02:50 Ça passe d'abord par votre mental.
02:52 Ça passe d'abord parce que vous avez envie de faire, parce que vous avez envie de donner.
02:56 Le virus du théâtre il ne m'a pas été transmis.
02:59 Le virus du théâtre il est arrivé un peu, mais vraiment par hasard.
03:05 J'avais un petit goût à tout ce qui était artistique, mais comme je faisais beaucoup
03:13 de vélo, étant sportif de haut niveau, tu n'as pas le temps de faire d'extra cycliste.
03:21 Et là j'étais arrivé à la fin de ma carrière, donc j'avais du temps et je suis allé sur
03:28 un cours de théâtre.
03:31 Petit à petit j'ai pris goût à ça et j'ai retrouvé les mêmes valeurs, la même rigueur
03:43 et la même recherche.
03:44 C'est à dire qu'au théâtre on répétait tous les jours, comme en vélo, on cherchait
03:54 exactement les mêmes choses, c'est à dire le lâcher prise.
03:59 Alors la performance chez les théâtreux est un mot banni, mais quelque part il y a
04:05 ça, à un moment donné on cherche une enquête de vérité d'un personnage, on va chercher
04:10 un sentiment au fond de soi-même.
04:12 Et je retrouvais les mêmes choses qu'en vélo où j'allais au fond de moi-même pour
04:15 appuyer sur les pédales.
04:16 Donc il fallait vraiment sortir ses tripes sur le plateau comme en vélo.
04:22 Merci.
04:25 [Bruit de la bouche]
04:27 merci à bientôt !
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