00:00 On retrouve donc Nils Cartier qu'on a laissé dans le 1, qui est un peu un policier casse-coups,
00:17 qui aime bien faire des blagues quand il fait exploser des trucs et qui tire sur les méchants.
00:20 Qui va perdre sa femme suite à une intervention qui va mal tourner à cause d'un gang.
00:26 Et il va donc décider de quitter la police.
00:30 Et 8 ans plus tard, il est père célibataire, il élève sa fille de 14 ans en pleine crise d'adolescence.
00:35 Et le gang responsable de la mort de sa femme refait surface.
00:39 Et là, il faut qu'il obtienne justice et qu'il venge la mort de sa femme,
00:44 en faisant équipe malgré lui avec sa fille en pleine poussée hormonale.
00:49 Ça te tente pas l'anti-gang ?
00:50 Ça fait 7 ans qu'on n'entend plus parler de votre gang.
00:53 Alors tournez la page et passez à autre chose mon vieux.
00:55 Faut pas croire tout ce que dit ton papa.
00:57 Il faut que tu saches qu'on se reviendra sur le coup.
00:59 Jouer au héros c'est comme passer à l'orange mon amour.
01:01 Ça met juste les gens qu'on aime en danger.
01:03 Je crois que la tonalité est réellement changée, c'est juste qu'il est devenu père entre temps.
01:06 Et que du coup, automatiquement, ça change un homme de devenir père.
01:10 T'as des angoisses différentes, t'as une perception de la vie différente.
01:17 Le premier aussi c'était quand même, sur le personnage de Jean-Paul,
01:22 j'aime bien le parallèle quand même de ce que ça raconte.
01:24 C'est des films qui sont assez jumeaux.
01:27 1. Je doute que t'aies été un bon flic dans une vie antérieure.
01:29 2. Je me demande si t'es vraiment mon géniteur.
01:31 3. Sur toi tu t'y connais en basson.
01:33 4. Redeviens qui tu étais.
01:35 Sur le premier tu avais l'ancien dans un monde de jeunes.
01:40 Tu avais Jean-Renaud dans un monde de l'avenir du cinéma d'action.
01:44 Alban, Stéphie, des gens comme ça.
01:46 C'était ce décalage là ?
01:48 Bah oui, on a eu beaucoup de chance de trouver plein de gens de talent à ce moment là.
01:53 C'était la légende vieillissante dans un monde de jeunisme.
01:58 C'était un peu le contraste qu'on avait dans le premier qui était vachement intéressant.
02:02 Et dans le deuxième, ce qui était hyper intéressant, surtout 8 ans après,
02:06 on l'a pas fait 2 ans après, 8 ans après, c'est ce jeune qui était l'avenir.
02:10 Qu'est-ce qu'il devient aujourd'hui ?
02:12 Et s'il était déjà Asmin ?
02:14 Et s'il était déjà l'ombre de lui-même en fait ?
02:16 Il y avait un gros travail justement pour le rôle de Charlotte
02:20 parce qu'il faut qu'elle soit insupportablement attachante, on va dire.
02:26 Qu'elle soit insupportable mais quand même qu'on arrive à s'attacher à elle
02:29 parce qu'elle est là quand même une très grosse partie du film.
02:32 Donc il y avait ces petits curseurs où il fallait jouer avec.
02:37 Donc heureusement qu'il y avait Benjamin Rocher justement
02:40 qui a été incroyable en terme de direction d'acteur aussi,
02:43 malgré ses autres talents, pour pouvoir me guider un peu plus.
02:47 C'est sympa de maintenant de passer le relais comme Jean-Henri Laune
02:50 qui avait passé le relais à l'époque.
02:52 Oui, ça j'en ai pas trop conscience mais de toute façon il y a toujours un côté
02:56 quand tu es avec des comédiens ou comédiennes un peu plus jeunes que toi
03:00 où tu veux qu'ils fassent pas les mêmes erreurs que toi,
03:04 tu veux les amener au plus haut et en l'occurrence avec Cassiopée
03:09 il n'y avait même pas possibilité de le faire parce qu'elle était déjà au top niveau.
03:13 On a eu une chance de trouver cette comédienne incroyable
03:16 donc on a vraiment travaillé en tant que binôme et de partenaire
03:21 au même niveau que moi qui...
03:24 Je pense qu'elle m'a beaucoup plus apporté que moi.
03:28 Vous n'avez jamais demandé de comédie à vous ?
03:31 Parce que je pense que je ne voulais pas en faire.
03:34 On m'en a déjà proposé quelques-unes
03:38 mais j'avais ce besoin d'aller traverser des choses très profondes,
03:45 peut-être parce que dans ma vie aussi j'avais des choses à extérioriser
03:50 et donc le travail très profond, très intense, très personnel
03:56 qu'exigent les drames me plaisait énormément.
04:00 Et j'adore toujours autant, mais peut-être qu'aujourd'hui j'ai aussi envie
04:06 peut-être parce que dans ma vie aussi personnelle c'est le cas,
04:10 d'avoir un peu plus de légèreté aussi et d'essayer des choses moins engageantes émotionnellement.
04:17 émotionnellement.
04:18 [SILENCE]
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