00:00 jusqu'à 11h avec Laurent Deutsch qui est de retour en librairie avec "À toute Berzingue",
00:05 15 villes de France passées au crible par Laurent Deutsch et séparées chez Michel Lafond.
00:10 On rigole depuis hier parce que moi j'ai tendance à dire "à toute birzingue".
00:13 Ouais birzingue ouais.
00:14 Et d'ailleurs...
00:14 Mais c'est berzingue.
00:15 Ouais mais c'est un mot d'argot donc comme tous les mots français avant de rentrer dans le dictionnaire
00:20 ils passent par la lessiveuse de l'accent, de l'oralité et du temps qui passe,
00:24 on les prend ou on les rejette, les mots n'ont pas tous la même destination,
00:27 on en invente tous les jours et à l'origine même dans le dictionnaire c'est "à toute"
00:31 à berzingue mais sans le "e" "tout" est au masculin.
00:34 Mais ça bouge quoi, ça bouge.
00:36 Le français adore ça, c'est un jeune chien fou mal coiffé,
00:39 l'usage qui prime et non pas la règle.
00:42 Allez Laurent on va faire votre portrait sonore des petits sons
00:44 qui devraient vous rappeler de grands moments de votre vie, voici le premier.
00:47 Allez, allez, allez dans tes jouets
00:51 Tous ensemble avec les jaunes et verts de la Bretagne au nord de la Vendée
00:57 Virage nord, virage noir, virage Bretagne
01:00 C'est l'hymne de la Beaujoie à l'éventail du club du FC Nantes
01:03 parce qu'avant la comédie, avant l'histoire, il y avait le foot à 12 ans,
01:08 vous êtes recruté par le FC Nantes et vous aviez un surnom à ce moment là,
01:11 le tampon du périph'
01:13 Ah bon ?
01:14 J'ai déconneri ça.
01:15 On est tombé là-dessus, t'aimais pas ça ?
01:17 Non bah non, j'habitais pas du tout à Paris, ni à Vosigny,
01:19 à l'époque j'habitais à Sablé-sur-Sarthe moi donc y'avait pas de périph'
01:22 y'avait une rocade, on appelait ça la rocade mais elle était pas souvent en bouteille
01:25 y'avait pas de tampon là, y'avait même pas de feu
01:27 Et vous faisiez pas le poids, paraît-il, sur un stade ?
01:29 Vous avez donc été viré finalement
01:31 Ouais non mais parce qu'on est en 88-89, je sais pas si vous vous rappelez le scandale
01:34 du sang contaminé
01:36 et il fallait que je prenne des hormones de croissance pour me déclencher ma puberté
01:39 parce que moi j'ai un record du monde de puberté tardive, 17 ans
01:41 et donc à 13-14 ans on m'a dit "bah non, là tu peux pas t'entraîner comme les autres,
01:45 tu peux pas développer ton corps, ta musculature, donc tu rivalises plus
01:48 donc soit on déclenche ta puberté et tu peux continuer à t'entraîner,
01:51 soit tu rentres chez toi et tu grandis normalement"
01:54 et donc j'ai choisi de rentrer chez moi
01:56 Vous faites d'ailleurs une petite dédicace à Nice, à un page 113
01:59 vous évoquez le club de Sochaux, plus précisément le FC Sochaux Montbéliat
02:03 La plus belle pelouse de France
02:05 Et le premier club professionnel de France, pas haut classement bien sûr
02:08 mais historiquement c'est le premier club
02:11 Premier club professionnel, 1928
02:13 Y'a des sublimes joueurs qui sont passés par là, le regretté Stéphane Paye
02:17 qui est mort y'a pas longtemps, qui était un très grand attaquant
02:20 J'ai des copains maintenant aussi qui sont passés par Sochaux comme Farouk Adzibédjic
02:24 et c'était les jaunes et bleus, il était tellement beau ce stade
02:28 la pelouse était tellement belle, moi quand je regardais les matchs de Sochaux
02:31 j'avais envie de bouffer la pelouse
02:32 Mais il est toujours, en plus t'es au Brunal, il va toujours bien
02:35 En parallèle du foot, vous prenez des cours de théâtre
02:37 et ça vous permet de faire ça notamment
02:39 Je suis Tom, et moi Julie, c'est nous les Atrévistes
02:43 C'est l'art de notre émission quotidienne
02:45 Alors n'oublie pas, si t'as des soucis, besoin d'un ami, suffit d'un appel
02:49 pour que tout devienne rapide
02:50 Avec les Atrévistes
02:52 Ah bah ça crée des vocations moi
02:55 Les Atrévistes, on est en 4.1.12 là, vous êtes Tom
02:58 Je suis le papa de beaucoup d'animateurs radio aujourd'hui
03:00 On avait une radio clandestine et on résolvait des enquêtes en 24h plus vite que la redoute
03:06 C'était de petits ados qui réglaient le problème des ados
03:09 Et ouais, ça m'a fait aller à Montréal, j'ai habité à Montréal pendant un an
03:12 Ce qui était formidable parce qu'à l'époque j'habitais à Bobigny
03:14 donc ça m'a un petit peu, j'adore Vauboche, mais ça m'a élargi les horizons quand même
03:17 Et surtout j'ai découvert mon métier et ça m'a plus quitté
03:22 cette passion de faire le pitre devant la caméra parce qu'en plus on était payé, c'était génial
03:26 Et un petit peu plus tard, vous avez fait une apparition aussi là-dedans
03:28 Salut les gars !
03:30 C'est Laurent
03:31 Salut Laurent
03:32 T'es déjà rentré de vacances ?
03:33 Comme vous voyez, j'ai une pêche d'enfer ! Y'a un client pour une piquette ?
03:37 Non ça va merci, c'est pas le moment alors
03:39 Oh là là, vous en faites une tête ? Y'a un problème ou quoi ?
03:43 Pas un, trois problèmes
03:44 Et on peut savoir si c'est pas trop indiscret ?
03:46 La série "Pour être libre"
03:48 Avec "To be free" !
03:50 Avec aussi Philippe Nicoli qui a cassé sa pipe aussi
03:53 Il commence à y avoir que des morts là, c'est quoi ? Qu'est-ce qui m'arrive ?
03:56 Je suis en train de devenir Michel Galabru
03:57 Vous avez 22 ans à ce moment-là, vous venez de vous lancer dans la comédie
04:00 Comment vous atterrissez dans cette série des "To be free" ?
04:02 Par mon agent à casting
04:04 Et comme à l'époque j'habite seul, sans maman à Paris
04:08 ça remplit le frigo donc c'est formidable
04:10 J'étais très très heureux de participer à ces séries
04:13 J'en ai fait plusieurs, c'était AB Productions
04:16 Donc il y avait des studios en pleine Saint-Denis
04:17 Moi j'habitais juste à côté à Bobigny donc c'était rapide
04:19 Et puis on tournait une journée, deux journées, et puis j'avais un mois de bouffe
04:23 Et ça vous a permis de faire vos armes et deux ans plus tard, pour la première fois, vous faites du cinéma
04:27 "Michel, les oiseaux et ta mère" c'est un film où on a fait plein de trucs
04:30 Est-ce qu'on peut faire quelque chose sans vos oeufs ici ?
04:32 On n'a pas arrêté de délirer, c'est bien simple, on n'a pas arrêté de délirer dans ce film
04:35 Eh oh ! Et si vous consommez pas, faut dégager là !
04:40 Là on est en 99, vous jouez pour la première fois au cinéma
04:43 "Le ciel, les oiseaux et ta mère" de Djamel Ben Salah avec Djamel Debouze
04:46 Il paraît que déjà d'ailleurs sur ce tournage, vous bassiniez tout le monde avec l'histoire de Paris
04:50 Un petit peu ouais, un petit peu
04:52 C'est Djamel Ben Salah qui raconte ça
04:53 Ouais et puis surtout l'accordéon, parce qu'ils écoutaient tous du rap
04:56 Mais moi j'écoutais, j'adorais l'accordéon, j'adorais, c'est peut-être mon passé breton nantais
05:01 Puisque Nantes est en Bretagne, on va pas rallumer un feu mais voilà
05:04 Et ils en avaient tellement marre, je leur mettais des musiques de Trian, d'Anarbrase
05:09 Je leur mettais des choses comme ça, que pour mon anniversaire qui était sur le tournage
05:12 Ils m'ont offert un accordéon diatonique et je leur ai dit "Bah chiche j'apprends"
05:16 Et ça fait 20 ans que je me bagarre à prendre l'accordéon diatonique, c'est un enfer
05:20 Mais c'est un défi que je continue à essayer de relever
05:22 Alors l'histoire aujourd'hui a pris le pas sur le cinéma et le théâtre
05:26 C'est derrière vous ou on pourrait vous revoir au cinéma ?
05:28 Oh bah moi je ferme pas les portes, mais c'est vrai qu'avec "À toute Berzyn"
05:32 Qui est quelque chose qui prend tout mon temps, puisque je tourne une chronique tous les 15 jours
05:36 Ça m'emmène 4 jours en province et puis le reste, l'autre semaine, je m'occupe quand même de mes enfants
05:41 J'ai 3 enfants et une vie de famille, qui est d'ailleurs mon plus beau rôle d'être papa
05:44 Mais voilà, c'est pas extensible
05:47 Et ce qui est formidable avec "À toute Berzyn" c'est que je me réveille le matin, j'ouvre mes rideaux
05:51 Je vois où il fait beau et puis j'y vais
05:52 Alors qu'à un tournage on vous impose une date, vous êtes que l'élément d'une recette
05:55 Alors que là je suis maître des horloges et qu'il n'y a pas plus belle victoire que d'être maître des horloges
06:00 C'est la vraie victoire sur la vie
06:01 Laurent Dutch, vous êtes l'invité de Culture Média jusqu'à 11h
06:04 Ne bougez pas, dans un instant, Héloïse Gouin va nous présenter sa série de la semaine
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