- il y a 3 ans
Mettez vous d'accord avec :
- Fanta Bérété, députée Renaissance de Paris
- Sophie De Menthon, cheffe d'entreprise, présidente du mouvement ETHIC
- Jérôme Dubus, membre du pôle idées d'Horizons
- François Kalfon, membre du bureau national du PS, ancien député
---
Retrouvez nos podcasts et articles : https://www.sudradio.fr/
Nous suivre sur les réseaux sociaux
▪️ Facebook : https://www.facebook.com/SudRadioOfficiel
▪️ Instagram : https://www.instagram.com/sudradioofficiel/
▪️ Twitter : https://twitter.com/SudRadio
▪️ TikTok : https://www.tiktok.com/@sudradio?lang=fr
☀️ Et pour plus de vidéo du Grand Matin Sud Radio : https://youtube.com/playlist?list=PLaXVMKmPLMDRJgbMndsvDtzg5_BXFM7X_
##METTEZ_VOUS_D_ACCORD-2023-09-28#
- Fanta Bérété, députée Renaissance de Paris
- Sophie De Menthon, cheffe d'entreprise, présidente du mouvement ETHIC
- Jérôme Dubus, membre du pôle idées d'Horizons
- François Kalfon, membre du bureau national du PS, ancien député
---
Retrouvez nos podcasts et articles : https://www.sudradio.fr/
Nous suivre sur les réseaux sociaux
▪️ Facebook : https://www.facebook.com/SudRadioOfficiel
▪️ Instagram : https://www.instagram.com/sudradioofficiel/
▪️ Twitter : https://twitter.com/SudRadio
▪️ TikTok : https://www.tiktok.com/@sudradio?lang=fr
☀️ Et pour plus de vidéo du Grand Matin Sud Radio : https://youtube.com/playlist?list=PLaXVMKmPLMDRJgbMndsvDtzg5_BXFM7X_
##METTEZ_VOUS_D_ACCORD-2023-09-28#
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:00 On se retrouve pour commenter l'actualité aujourd'hui avec Sophie de Menton.
00:04 Bonjour Sophie, chef d'entreprise, présidente du mouvement Éthique.
00:08 Jérôme Dubu, bonjour, membre du pôle ID d'Horizon.
00:11 Fanta Berreté, bonjour, bienvenue, c'est une première.
00:14 On est ravis de vous accueillir, vous êtes députée Renaissance de Paris.
00:17 Bonjour à vous.
00:18 Et nous attendons François Calfon qui est en retard.
00:22 Voilà, on balance.
00:23 Comme d'habitude.
00:24 Comme d'habitude.
00:25 Ah bon, il est en retard, c'est méchant de dire ça.
00:26 Ben non, je constate.
00:27 Il est souvent en retard.
00:29 Bon, effectivement François, nous t'attendons.
00:32 Premier 49.3 de la saison parlementaire, un sondage qui a été effectué par l'IFOP,
00:40 9 étudiants juifs sur 10 affirment avoir été victimes d'antisémitisme.
00:44 L'ONU s'oppose à l'interdiction du voile pour les athlètes.
00:47 Et puis cette proposition du Rassemblement national qui dit que s'ils sont au pouvoir,
00:54 ils instaureront un salaire pour les femmes au foyer.
00:57 Vous nous direz ce que vous en pensez.
00:59 On commence avec vos coups de cœur et vos coups de gueule.
01:02 Sophie, c'est un coup de gueule.
01:04 Oui, alors je l'ai sur le cœur depuis très longtemps.
01:06 Et mon coup de cœur, c'est une espèce d'assinuation rampante sur l'égalitarisme
01:18 homme-femme et qui commence, pardon monsieur le président de la République, par "celles
01:23 et ceux".
01:24 "Celles et ceux", je n'en peux plus de cette expression.
01:26 Et ça veut dire quoi ?
01:27 Ça veut dire qu'on considère que la grammaire française est sexiste.
01:31 Tout le monde a toujours dit "ceux qui veulent viennent", "ceux qui".
01:35 Et alors, c'est le début de l'écriture inclusive.
01:38 Parce qu'on met tout au féminin maintenant.
01:40 Vous n'avez plus le droit de mettre quelque chose de générique entre guillemets.
01:43 Or, c'est notre langue française.
01:45 Alors, vous avez des féministes qui vous disent "oui, mais le masculin l'a toujours
01:50 emporté", etc.
01:51 C'est n'importe quoi.
01:52 C'est une façon de parler, c'est notre grammaire, c'est notre tradition.
01:56 Jamais je ne me suis sentie enfoncé quand on me disait "ceux qui veulent venir, viennent".
02:02 Jamais j'ai pensé...
02:03 - Est-ce que c'est l'évolution de la société ?
02:05 - Non, mais c'est pas l'évolution de la société.
02:07 Oui, vous avez raison.
02:08 C'est une évolution extrêmement dangereuse de la société avec un wokisme rampant, avec
02:14 un féminisme qui n'est pas quelque chose de favorable aux femmes.
02:18 Les femmes sont les premières exaspérées, et plus graves que ça.
02:22 Désapprouvées par l'Académie française, désapprouvées et interdites finalement par
02:27 la loi.
02:28 Je sais pas sous quelle forme, mais c'est interdit par la loi.
02:30 Et tout le monde s'en fiche.
02:31 Et d'ailleurs, je voudrais saluer Bruno Retailleau, qui parle du Sénat, et qui dit "nous aurons
02:37 une ligne qui doit être indépendante", et il évoque effectivement l'écriture inclusive.
02:43 Parce que ça pénètre partout, dans les bois c'est une catastrophe.
02:47 - Là, c'est pas de l'écriture inclusive.
02:49 - Non, mais ça commence comme ça, celles et ceux.
02:51 - Alors, écoutez, moi depuis que je sais écrire et parler, je dis "celles et ceux",
02:55 je dis "pour toutes et tous" ainsi, systématiquement.
02:58 - Moi je dis "bonjour à toutes et à tous" d'autres part, pas moi, 20 ans.
03:02 - Mais c'est exactement la même chose.
03:03 - Non mais non, c'est pas pareil.
03:04 Le français français, c'était de gros le français français.
03:07 - C'est pas du tout inclusif.
03:09 - Ah mais si, c'est le début, c'est la porte ouverte.
03:11 - Pour moi c'est pas du tout inclusif.
03:13 - Parce que de celle...
03:14 Non mais là, je poursuis.
03:15 - Je peux me tromper.
03:16 - Le "celles et ceux" enchaîne sur d'autres formulations.
03:20 C'est le début de ça.
03:21 D'ailleurs c'est le premier Macron à avoir dit ça.
03:23 - Mais non.
03:24 - Mais si.
03:25 - Mais ça se fait depuis des années, "celles et ceux".
03:26 - Non.
03:27 - Alors, reprenez tous les discours des éres politiques.
03:28 - Fanda, ça vous pensait quoi ?
03:29 - Alors, on vient toutes les deux du monde de l'entreprise, chère Sophie, et moi j'ai
03:34 toujours écrit de cette manière pour contacter mes DRH, etc.
03:38 Moi je trouve que, pour moi c'est pas une question d'inclusivité.
03:42 - Vous disiez quoi pour vos DRH ?
03:43 - Bah, chère directrice, cher directeur, voilà, donc j'ai toujours fait ça.
03:48 Pour moi c'est pas une question d'inclusivité ou d'écriture inclusive.
03:51 Par contre, ce qui est important pour moi, c'est vraiment les...
03:54 - La dérive ?
03:55 - Je trouve pas que ce soit la dérive.
03:56 Je pense que ce sont les actes que l'on fait concernant l'égalité homme-femme.
04:00 Et donc, effectivement, depuis un certain nombre d'années, il y a des actes forts,
04:04 ne serait-ce que les 40% de femmes dans les cabinets, par exemple, ça c'est un acte fort.
04:10 - Moi ça m'est complètement égal, je veux dire, compétent dans les cabinets.
04:13 - Oui, très bien, mais je pense que le combat des femmes aussi est important.
04:17 - Et ça c'est un autre sujet.
04:18 - D'accord, mais du coup, moi je vous dis que ce qui m'intéresse là-dedans, ce sont
04:22 les actes.
04:23 - Ce sont les actes donc que le CELS et CEUX n'ont rien à voir ?
04:25 - Je pense qu'il est important et moi je me sens particulièrement inclue quand on s'adresse
04:31 à moi de cette manière.
04:32 - Inclusive ?
04:33 - Oui, mais du coup, de cette manière.
04:34 - Je n'aime pas le mot "inclusif" non plus.
04:35 - Mais du coup, après, voilà, chacun là-dessus.
04:38 - Mais pour rejoindre Sophie, c'est-à-dire que c'est...
04:40 Est-ce que ça fait pas un peu gadget quand vous voyez le rapport de la Cour des Comptes
04:45 qui est très violent sur la politique de l'État en matière d'égalité homme-femme,
04:48 c'est-à-dire manque de pilotage, de stratégie globale ? Il y a eu une mobilisation, mais
04:53 très peu d'effet finalement de ce qui a été fait en la matière.
04:57 Beaucoup d'argent dépensé, beaucoup de comités interministériels qui n'ont abouti à pas
05:02 grand-chose.
05:03 Enfin, vous avez peut-être vu le rapport de la Cour des Comptes.
05:04 - Tout à fait, mais je pense que ce qui est scandaleux, c'est que rien n'a été fait.
05:08 Moi, j'ai 48 ans pendant plus d'une trentaine d'années, donc effectivement, là, on en
05:12 a beaucoup parlé, il a fallu mettre les choses en marge et donc l'évaluation, c'est très
05:16 bien et ça permet de corriger...
05:18 - L'évaluation, c'est très bien ?
05:19 - Oui, là, donc ça permet...
05:20 - Tout dans tous les domaines, l'évaluation.
05:21 - Exactement, je suis complètement d'accord avec vous.
05:24 Et ça permet donc de piloter au mieux et surtout de réajuster.
05:28 C'est ce qu'il faut pour l'ensemble d'ailleurs de nos politiques publiques.
05:30 Moi, je suis assez étonnée en tant que...
05:32 Je viens de passer un an à l'Assemblée nationale, qu'on ne pilote pas mieux avec les indicateurs
05:37 pour réajuster ensuite.
05:38 Ça, c'est fondamental.
05:40 Donc effectivement, il faut prendre l'ensemble de ces éléments et avancer en se disant
05:44 est-ce qu'il y a des comités en trop ? Est-ce qu'il y a des mesures à prendre, des choses
05:48 à accélérer, des choses à laisser sur le côté ?
05:50 - Et puis que les femmes...
05:51 Alors, d'abord, j'aime les hommes.
05:54 Je n'ai jamais eu de type qui m'ont barré dans ma carrière.
05:57 Ils m'ont aidé, plus que les femmes souvent.
05:58 Non mais c'est vrai, c'est mon cas.
06:02 - Parce que vous êtes une femme de tête ?
06:05 - Oui, les femmes sont des femmes de tête.
06:08 On n'est pas une sous-catégorie.
06:10 Et je trouve qu'elles doivent se prendre en main.
06:12 D'ailleurs, elles commencent à prendre de l'assurance.
06:14 Et que franchement, il faut que les mères élèvent leurs filles pour qu'elles prennent
06:18 de l'assurance.
06:19 Et il y a quand même énormément de responsabilités individuelles pour les femmes.
06:23 - Moi, je voudrais dire un mot très rapidement.
06:25 Autant je partage le deuxième...
06:27 - Non, je plaisante.
06:28 - On est en parité ou pas ?
06:30 - Je plaisante.
06:31 - Rétablissez la parité.
06:32 - Là, vous êtes en minorité.
06:34 - Non, mais il va arriver.
06:35 - Allez-y, allez-y.
06:36 - Bref, peu importe.
06:37 - Pardon, pas de sens.
06:38 - Pas très grand.
06:39 - C'était une plaisanterie.
06:40 - Moi, autant je partage la deuxième partie de ce qu'a dit Sophie sur le wokisme, etc.
06:45 Bon, le mélange des gens, etc.
06:46 Mais la première partie, je suis désolé.
06:48 Celle et ce, ça n'a strictement rien à voir avec l'écriture inclusive.
06:51 Nous, au Conseil de Paris, quand j'y étais, on nous a imposé des délibérations d'écriture
06:56 inclusive.
06:57 - Ah !
06:58 - Voilà.
06:59 Donc, ça n'avait strictement rien à voir avec ça.
07:00 - Oui.
07:01 - Et c'était un scandale.
07:02 - Oui, mais je pense que c'est un gadget qui m'exaspère.
07:03 - C'est un gadget qui m'exaspère.
07:04 - Mais je suis d'accord, c'est un gadget stupéfiant, inutile et ridicule.
07:09 - Très bien.
07:10 - Bon, alors on est d'accord sur le fond.
07:11 - On est d'accord sur le fond.
07:12 - Voilà, sur la forme, pas tout à fait.
07:13 Quant à...
07:14 - La grammaire française y tient.
07:15 - Quant à moi, je partage ce qu'elle a dit, sauf sur les 30 ans, parce que...
07:20 - Les 30 ans ?
07:21 - L'égalité.
07:22 - Oui.
07:23 - Oui, sur les 30 ans, on n'aurait rien fait.
07:24 Je suis pas tout à fait d'accord.
07:25 Par exemple, la parité en politique, c'est depuis une vingtaine d'années.
07:30 Et les élus en politique, hommes-femmes, la parité dans les listes, tout ça, ça date
07:35 quand même d'un certain nombre d'années.
07:36 Et on a vu la différence quand même, c'est important.
07:39 Regardez ce qui s'est passé encore au Sénat dimanche soir, le nombre de femmes est en
07:44 augmentation.
07:45 - Non, non, mais il y a des...
07:46 - Oui, mais c'est parce que maintenant, elles commencent à avoir confiance en elles et
07:47 elles y vont.
07:48 Moi, j'ai confiance dans les femmes, j'ai pas confiance dans les...
07:49 - Non, mais il y a eu aussi des mesures qui ont été prises pour inciter...
07:53 - Exactement.
07:54 - Quand on voit le...
07:55 Alors après, il y a eu des effets pervers sur les femmes qui étaient deuxième sur les
07:59 listes et autres.
08:00 - Et on s'en est très bien qu'elles n'avaient pas de chance, mais bon, voilà.
08:02 - Les conseils d'administration, on a mis n'importe qui, environ des hommes incompétents.
08:06 - Elles vont être contentes pour toi, là, de vous entendre.
08:08 - L'ami François Calfon vient d'arriver, vous êtes en retard, vous allez avoir une
08:12 mauvaise note.
08:13 - Mais j'ai quand même réussi à avoir un coup de gueule quand même.
08:15 - Ah, c'est vrai ?
08:16 - Comme ça.
08:17 - Ben attendez, on va vous...
08:18 - Après.
08:19 - Dans un instant, après, là, on va marquer une pause et on se retrouve dans un instant.
08:21 Je vous signale juste le dictionnaire des mots à Issable, qui est paru aux éditions
08:25 du ChercheMidi, c'est assez jouissif.
08:28 - Y'a "celles et ceux" ?
08:30 - Y'a "celles et ceux".
08:31 - C'est vrai ? Ah, quelle chance !
08:33 - La définition, c'est "ceux" pour les analphabètes.
08:36 C'est du second degré, c'est ironique, mais c'est assez drôle.
08:40 - Formidable.
08:41 - Parce qu'effectivement, ça éco-anxiété, maladie auto-immune, généralement provoquée
08:45 par une trop longue exposition au discours de Greta Thunberg, doublée par une irrépressible
08:51 envie de sécher les cours le vendredi pour sauver la planète.
08:53 - Quelle merveille.
08:54 - Voilà, ça vient de paraître ou ça paraît ces jours-ci aux éditions du ChercheMidi.
08:58 Il s'appelle Samuel Piquet, dictionnaire des mots à Issable.
09:00 J'ai pensé à vous quand j'ai vu votre coup de gueule.
09:03 A tout de suite.
09:04 - Sud Radio, le 10h midi, mettez-vous d'accord, Valérie Exper.
09:10 - Avec vous sur Sud Radio, avec Fantin Berreté, député Renaissance de Paris, Sophie de
09:16 Menton, chef d'entreprise, présidente du mouvement Éthique, Jérôme Dubus, membre
09:21 du bureau du Pôle idée horizon et François Calfon, membre du bureau national du PS et
09:28 ancien député.
09:29 Voilà, avec vous pour commenter l'actualité.
09:32 Premier 49.3 de la saison parlementaire, l'antisémitisme très présent encore une fois dans les universités
09:40 et dans les écoles.
09:41 C'est un sondage IFOP, l'ONU qui s'oppose à l'interdiction du voile pour les athlètes
09:45 françaises aux JO.
09:47 Beaucoup de sujets.
09:48 Puisqu'on parlait du genre, vous me permettrez avant de continuer notre tour de table, cette
09:52 information que m'a communiquée Joseph qui travaille avec Jean-Jacques Bourdin.
09:59 À Rennes, des subventions plus importantes pour les sportifs non-binaires, une mesure
10:03 qui fait débat.
10:04 C'est-à-dire qu'il faut savoir que les associations sportives reçoivent des subventions plus
10:10 importantes si elles ont plus de femmes que d'hommes.
10:13 - C'est invraisemblable.
10:14 - Et donc, il va y avoir à Rennes, ça a été adopté en conseil municipal, il va y avoir
10:22 donc des primes si vous prenez des enfants qui se disent non-binaires.
10:27 - Non mais il faut arrêter ça !
10:28 - Un non-binaire c'est deux fois plus qu'un garçon et quatre fois plus qu'une fille pour
10:33 les subventions.
10:34 - Non mais il faut arrêter ça, c'est ce que je dis, on est dans une dérive catastrophique.
10:38 Ma réponse est non.
10:40 - Votre réponse est non, sauf qu'à Rennes c'est comme ça.
10:43 - C'est comme ça que ça se passe.
10:45 - Oui mais j'aimerais savoir qui décide ça.
10:47 - C'est les élus qui ont décidé ça.
10:49 - C'est Célène Toulon qui est première conseillère municipale transgenre à Rennes
10:55 et donc l'ambition d'un véritable budget égalitaire qui serait prépare pour débarrasser
10:59 des prototypes de genre.
11:00 - Oui mais c'est dramatique.
11:01 Est-ce que c'est les élus qui sont responsables de ça ? Parce que je pense, moi, que la majorité
11:05 des Français, j'aimerais bien savoir ce qu'en pensent les auditeurs.
11:08 - Ils auront l'occasion de s'exposer au municipal, qu'est-ce que tu veux, on verra bien.
11:11 - Mais on va pas compter compte pour ça, si ?
11:13 - Bah si.
11:14 - Après, pour essayer d'aller un peu plus loin, je suis un peu surpris, je dois dire,
11:18 de cette décision.
11:19 Pour répondre à Sophie de Menton, ce sont les électeurs eux-mêmes de Rennes qui verront
11:25 s'ils veulent reconduire cette majorité municipale.
11:27 - Pardon, c'est un détail qui sera obligé.
11:29 - Ou pas.
11:30 - Ou pas.
11:31 - Ou pas.
11:32 - Ou pas, pas forcément.
11:33 - Après, moi-même, je vais vous dire une chose, j'étais un peu circonspect quand on
11:37 a dit, je trouvais ça un peu cocasse, je dois dire.
11:40 On va dégenrer les cours d'école, ce qui est une forme d'effet d'annonce que je trouvais
11:46 pas très heureux, très franchement.
11:47 - Non.
11:48 - Et ensuite, on va débuter...
11:49 - Ça veut dire quoi ?
11:50 - Dégenrer, ça voulait dire, en gros, si les enfants s'en souviennent, moi je m'en
11:56 souviens quand j'étais gamin, la cour d'école est occupée par un terrain de handball qui
12:00 sert de terrain de foot, et avec les garçons qui l'occupent, c'est à peu près la réalité.
12:04 Donc, non pas dégenrer, je trouve ça personnellement un peu stupide, mais faire en sorte que tous
12:10 les gamins puissent s'approprier la cour d'école, c'est pas mal.
12:13 C'est-à-dire qu'au lieu de mettre forcément le terrain de handball ou le terrain de basket
12:17 qui devient terrain de foot pour les garçons, on va peut-être mettre un jeu...
12:20 - Mais les filles, elles adorent ça, les filles !
12:22 - C'est exactement ce que je suis en train de dire, Jérôme.
12:24 Par contre, faire en sorte qu'il y ait peut-être d'autres expériences scolaires que les expériences
12:29 qui sont dominantes, ça ne me dérange pas.
12:31 De la même façon que si on ne met plus le terrain de basket en bitume, on met des terrains
12:37 souples et on enlève le bitume pour mettre des arbres et des plantes, des bancs, etc.
12:45 C'est autre chose.
12:46 Il y a aussi une manière de présenter les choses.
12:48 Moi, je suis très attaché, je vais vous répondre très clairement, à ce qu'est l'universalisme
12:53 républicain.
12:54 Et je ne souhaite pas, même si bien sûr qu'il faut faire des mesures d'égalité un peu
12:58 actives, je ne souhaite pas que chaque catégorie de la population, chaque minorité qui a des
13:03 choses légitimes à revendiquer, construise un patchwork de la République dès le plus
13:08 jeune âge.
13:09 C'est une erreur.
13:10 - Mais comme en parallèle, on va rétablir l'uniforme, n'est-ce pas ?
13:11 - J'ai très bien dit.
13:12 - Je suis plutôt d'accord.
13:13 - Ça va être un peu contradictoire.
13:14 Il va falloir choisir.
13:15 Est-ce qu'on déjeune ou est-ce qu'on rétablit l'uniforme ?
13:18 - Est-ce qu'on assiste les filles ?
13:21 - Est-ce qu'on assiste les filles ?
13:22 - Est-ce qu'on assiste les filles ?
13:23 - Est-ce qu'on assiste les filles ?
13:24 - Est-ce qu'on assiste les filles ?
13:25 - Je précise que non binaire, ça signifie que c'est un jeune qui se définit comme
13:30 ni garçon ni fille.
13:32 - Mais ça n'existe pas.
13:33 - C'est totalement contradictoire avec le rétablissement du uniforme.
13:35 Alors là, on clive très clairement les genres.
13:39 - Fanta, qu'est-ce que vous en pensez ?
13:40 - Quoi ?
13:41 - Vous n'avez pas envie de réagir ?
13:42 - Non, c'est pas ça.
13:43 - Je n'ai pas lu cette information.
13:44 Je trouve que ça va...
13:45 - On s'est demandé si c'était une blague.
13:46 - Voilà, voilà.
13:47 Parfois, on se demande si ce n'est pas l'egoraphie.
13:48 - C'est pas ça.
13:49 - Je n'ai pas lu cette information.
13:50 Je trouve que ça va...
13:51 - Vous avez dit que c'était une blague.
13:52 - Voilà, voilà.
13:53 Parfois, on se demande si ce n'est pas l'egoraphie.
13:55 Voilà, quand on regarde ce type de nouvelles, excusez-moi.
13:58 Donc, je pense qu'il y a quand même beaucoup de choses à gérer au sein d'une municipalité.
14:03 Je ne sais pas si c'est vraiment prioritaire.
14:05 Maintenant, moi, j'ai un enfant et effectivement, c'est une génération qui se pose beaucoup
14:10 de questions.
14:11 Nous devons, sans nul doute, plus les accompagner parce qu'ils ont accès aussi à plein d'informations
14:14 sur la sexualité, qui je suis, ce que je suis, etc.
14:18 Mais je ne suis pas certaine que cette mesure-là apporte réellement quelque chose.
14:24 On parlait tout à l'heure d'évaluation des politiques publiques.
14:27 On verra.
14:28 Et puis ensuite, il y aura la sanction ou pas du vote aux prochaines municipales.
14:31 - Oui, donc, c'est une course au point.
14:33 Ce sont des associations qui vont recevoir des subventions, encore une fois, et qui en
14:37 recevront plus avec ceux qui se déclareront...
14:40 - Mais Sophie, elle a raison.
14:41 C'est totalement en contradiction avec ce que pense la majorité des Français.
14:44 Sauf qu'il y a un certain nombre de lobbies qui sont à l'œuvre.
14:47 Ils ont pris effectivement cet exemple de Rennes, je pense, mais ça va se multiplier.
14:52 Donc la municipalité de Rennes, qui est une municipalité de gauche, si mes souvenirs
14:56 sont bons, depuis des années...
14:58 - Nathalia Aperègle.
14:59 - Qui est socialiste.
15:00 A céder, vraisemblablement, au chantage d'un certain nombre de lobbies.
15:05 C'est comme ça que ça se passe.
15:06 - Oui, mais je suis révoltée contre ça.
15:07 - C'est exactement comme ça que ça se passe.
15:08 - Ça pose un certain nombre de questions aussi, je vois, sur le recueillir la parole
15:13 des enfants.
15:14 C'est-à-dire qu'on va demander à un enfant "T'es garçon, t'es fille ou t'es pas ?"
15:17 - Oui, il y a deux choses.
15:18 - C'est terrible, ça.
15:19 - Est-ce que le phénomène trans doit être entendu un peu mieux que ce que nous l'entendions
15:26 il y a 20 ans, où finalement le fait d'être trans était simplement perçu comme un phénomène
15:33 de cabaret ou de foire ?
15:34 Pour les gens qui avaient ce problème d'identité, c'était quelque chose de profondément cruel.
15:40 Et puis comme d'habitude, lobby, le mot est très normatif, il y a des groupes qui veulent
15:46 lutter contre les discriminations, et à un moment donné il faut quand même toujours
15:50 une balance dans les politiques publiques, lutter contre les discriminations, faire en
15:53 sorte que les enfants qui se posent la question sur leur genre ne soient pas, comment dire,
15:59 les victimes d'harcèlement scolaire et qu'on les comprenne, c'est une chose.
16:02 Après, les subventions à points, moi je suis beaucoup plus circonspect.
16:07 - C'est une distribution d'argent public, au détriment d'autres.
16:11 On continue notre tour de table, Fanta Berreté, vous vouliez revenir sur les mesures qui ont
16:17 été prises en matière de harcèlement, enfin pour lutter contre le harcèlement scolaire.
16:22 - Oui, c'est vrai que le plan a été présenté hier, je trouvais que c'était de bon augure
16:27 d'en parler ici parce que notre rôle serait d'en parler beaucoup.
16:32 - On en a parlé, déjà, mais c'est vrai qu'on peut continuer.
16:34 - Effectivement, j'ai vu, et effectivement, il y a une députée qui a pris la parole avant-hier
16:38 sur une question gouvernement.
16:39 - C'est une question qui est extrêmement émouvante dans son témoignage, parce que
16:46 c'est vrai que des femmes adultes qui ont témoigné dans le cadre du MeToo, c'était
16:52 une chose, mais là, un adulte qui témoigne, elle a une petite cinquantaine d'années,
16:55 je pense, sur les séquelles qu'elle a jusqu'à présent de ce harcèlement subi à l'école,
17:02 c'est important.
17:03 Donc je pense que Gabrielle Attal est véritablement dans le bon ton.
17:07 Je trouve que tout ce que nous entendons chaque semaine, parce que c'est assez répétitif,
17:11 malheureusement, donc c'est essentiel de pouvoir en parler, c'est essentiel de faire plus
17:18 de prévention, c'est essentiel de rassurer ces enfants et de leur dire "vous pouvez
17:22 aller vous adresser à tout adulte qui a été formé, puisqu'il y a un plan de formation
17:26 qui a été mis en place".
17:28 Oui, mais Sophie, c'est important, et la libération de la parole doit se faire sachant
17:34 qu'on a affaire à des tout petits bouts.
17:36 Donc c'est difficile.
17:37 Et ce qui est important aussi, je pense, c'est la position des adultes, parce qu'on a vu
17:42 aussi des images assez catastrophiques, je dois le dire, au cours des derniers jours,
17:46 concernant aussi le rôle du parent qui sort un petit peu de son rôle.
17:49 Et donc je pense que véritablement nous devons tous faire très attention, parce qu'on a
17:54 des enfants qui sont abîmés.
17:55 On parle de ceux qui se suicident dans leur chambre, mais prendre une corde et se suicider
17:59 quand on a 11 ans dans sa chambre, c'est tellement horrible.
18:02 Mais il y a tous ceux qui ne parlent pas et qui continuent.
18:05 Et qui encaissent ce qu'elle a raconté, Virginie Lanlois, 40 ans après, elle a la souffrance
18:10 intérieure.
18:11 Et je terminerai par ce qui me paraît être vraiment essentiel, c'est que bien souvent
18:15 quand on parle, on est celui qui va être réorienté ailleurs.
18:19 Et que là, en fait, dans ce plan-là, c'est celui qui harcèle qui va te changer d'école.
18:23 C'est lui qui va perdre ses repères, qui va perdre aussi ses copains.
18:26 Et ça, je trouve que c'est quand même un point non négligeable.
18:29 Alors, on va revenir, on marque une toute petite pause, Sophie, vous allez vous calmer.
18:33 Et donc, pendant la suite, j'ai juste envie de dire qu'enfin, on a un ministre de l'éducation.
18:40 Enfin, on a un ministre de l'éducation.
18:43 - Monsieur Blanquer était un ministre de l'éducation absolument remarquable.
18:47 D'ailleurs, il est resté pendant toute une mandature.
18:50 - On a un ministre qui communique.
18:52 - Non, il communique bien.
18:55 - Il y a eu une parenthèse un peu malheureuse.
18:57 - Il faut communiquer bien.
18:58 - Non, mais communiquer, c'est une chose.
19:00 - Prendre des décisions, mais d'accord, mais il faut le dire.
19:02 - Il faut le dire.
19:03 - On a appris pendant cinq ans, c'est que prendre des décisions, on oublie.
19:05 - Il a peut-être pas dit pas de la même manière, je pense, sur des sujets comme ceux-là.
19:09 On y revient dans un instant.
19:10 - Il y a eu une parenthèse malheureuse.
19:11 - Et on est ensemble pour commenter l'actualité.
19:20 Alors, réaction sur le harcèlement scolaire et les mesures qui ont été annoncées.
19:26 Et pardon, Jérôme Dubuis, je vous ai mis au défi de me trouver des choses concrètes.
19:30 Par coursup, c'est un fiasco.
19:33 La réforme du BAC, c'est un fiasco.
19:35 - Rendons à Blanquer ce qui lui appartient.
19:37 C'était pas lui, c'était le premier jus du macronisme quand il s'est souvenu
19:40 et en même temps il y avait la gauche, il a fait le dédoublement des classes en Z.
19:44 - Absolument.
19:45 - C'est la seule vraie mesure structurelle qui a été faite dans la réforme du BAC.
19:49 - Revenons, en tout cas, on peut saluer les mesures qui ont été prises, annoncées et prises.
19:54 Puisqu'il va y avoir normalement, ça va être suivi des faits.
19:57 - Je voudrais juste un petit mot à dire sur le harcèlement.
20:00 Évidemment que c'est horrible, évidemment qu'il faut lutter contre ça.
20:04 - Ça commence mal.
20:05 - On a t'enlevé, Sophie. Allez au mieux directement.
20:08 - Non, non, je pense qu'on a une façon de traiter les choses presque administrativement
20:15 et je pense que la place des parents, dont j'ai contribué jusqu'au bout,
20:18 je pense que la place des parents est fondamentale.
20:21 Si j'avais un enfant qui arrivait et qui était harcelé et qui me le disait,
20:25 parce qu'il faut qu'il le dise à leurs parents aussi,
20:27 je crois que j'aurais remué ciel et terre.
20:30 - C'est ce que font les parents, mais regardez le petit garçon qui s'est suicidé.
20:34 - Non, mais attendez, je finis.
20:36 Est-ce que je n'aurais jamais eu l'idée d'écrire au rectorat pour dire que j'ai fait ciel et terre ?
20:41 - Ils avaient fait d'autres choses avant.
20:43 - Je pense que les parents ne sont pas assez attentifs.
20:46 - Non, enfin !
20:47 - Mais attendez, vous n'attendez pas la fin de la phrase.
20:50 Je pense que les parents des harceleurs ne sont pas assez attentifs aussi.
20:53 Parce qu'on sait qui sont les harceleurs dans une école.
20:55 On le sait immédiatement.
20:57 Enfin, moi, les enfants me l'ont dit.
20:59 Et je pense que les parents des harceleurs, on n'en parle pas.
21:01 Je vous garantis que quand vous en parlez...
21:03 - Là, on en parle.
21:04 - Justement, ça fait partie des mesures.
21:06 - C'est quoi la mesure ?
21:07 - La mesure, c'est d'écarter les harceleurs.
21:09 - D'écarter l'enfant de l'école.
21:11 - Oui, l'enfant, mais les parents des harceleurs !
21:12 - Oui, mais du coup, il y a une responsabilité.
21:14 - Vous voulez les mettre en prison ?
21:15 - Si votre enfant va en bas de la maison...
21:16 - Je pense qu'il faut les convoquer.
21:17 - Oui, il y a tout ça. On n'allait pas rentrer dans le détail.
21:19 Bien sûr qu'ils vont être convoqués, Sophie.
21:21 - J'espère.
21:22 - Bien sûr.
21:23 Et en plus, dans ce plan-là,
21:25 Gabriel Attal a reprécisé quelque chose.
21:27 - J'attends l'application.
21:28 - C'est qu'on remet de l'humain, en fait.
21:30 Parce que tout ce que...
21:31 Oui, en tout cas, c'est l'intention.
21:33 Parce que c'est ce qui a été relevé.
21:35 C'est-à-dire des analyses inhumaines, quelque part.
21:37 C'est ce qu'on a relevé au cours des dernières semaines.
21:39 Remettre de l'humain de partout pour accompagner ces enfants et les parents.
21:42 - Trop du coup le mot "marceleur". C'est le mot de ma réaction.
21:45 - François, François, François Calfon.
21:48 - Je suis en accord avec Sophie sur un point.
21:50 C'est que si on se remet, on met sur Ripley,
21:53 il y a 30 ans, 40 ans, moi j'étais à l'école,
21:56 je suis toujours plus grand que la moyenne.
21:59 Et j'étais en surpoids.
22:01 Je ne vais pas faire député à l'Assemblée nationale.
22:04 Mais combien de fois dans la classe, j'ai entendu "grand porc", "bouboule".
22:08 Donc c'était une forme de harcèlement.
22:09 Et tous les gosses, tous les gosses, qui avaient une différence,
22:12 quels qu'elles soient, subissaient le harcèlement.
22:15 - Les lunettes, tout. - Tout.
22:17 - Binoclard, l'orignon, tout ce qu'on veut.
22:20 C'était tellement intégré le harcèlement,
22:23 qui n'était pas perçu comme du harcèlement.
22:25 - Il y a une chose nouvelle, François.
22:27 Les réseaux sociaux, c'est ce qui a changé.
22:30 - Je dis simplement que l'éducation nationale,
22:33 évidemment qu'elle est bureaucratique, a bon dos.
22:36 Mais en effet, il y avait une sorte de consensus sur le harcèlement,
22:39 comme il y a un consensus encore aujourd'hui sur le bizutage,
22:43 qui est une forme de harcèlement institutionnalisé.
22:46 Des plus anciens sur les plus jeunes.
22:48 Et tout ça, nous vient de l'armée, où d'une certaine manière,
22:51 tu sortais du... - Le bizutage, c'était ça aussi.
22:54 - Absolument. Tu sortais du cocon familial, on allait t'endurcir.
22:57 C'est quand même ça la société telle qu'elle était.
23:00 Après, je ne reviens pas sur les mesures qui ont été prises.
23:02 Je suis d'accord, mais je pense, et c'est là où je rejoins Sophie,
23:05 on ne peut pas faire porter toutes les responsabilités du monde à l'école.
23:09 L'école, moi je suis fils d'enseignant, d'une famille d'enseignants,
23:12 ils sont là, et ils ne le font pas très bien, parce que les recrutements sont ce qu'ils sont,
23:15 ils sont là pour écrire, lire, écrire, compter.
23:17 Ils ne sont pas là pour prendre le rôle de toute la société.
23:20 - Mais il y a un minimum aujourd'hui. - J'entends, j'entends.
23:23 Mais ce que je veux dire, c'est que quelque part, c'est trop facile de faire comme ça.
23:26 Et enfin, réseaux sociaux, comme je ne veux pas monopoliser la parole,
23:29 il manque quand même ce volet-là dans ce plan.
23:31 - Bah non, le couvre-feu numérique. - Oui, mais enfin, couvre-feu numérique,
23:34 ce n'est pas couvre-feu numérique.
23:36 On a un type qui est reçu en grande pompe par le président pro-business,
23:40 M. Macron, qui s'appelle Elon Musk,
23:42 et qui a décidé de faire revenir M. Trump et tous les complotistes sur le réseau.
23:46 - Mais ça n'a rien à voir. - Bah si, ça a voir.
23:48 - Il n'y a pas de filtre. - Vous mélangez tout.
23:50 - Vous n'êtes pas d'accord ? Vous me répondrez au lieu de gueuler.
23:52 - Non, je ne suis pas d'accord. - Je suis désolé, mais ces réseaux sociaux
23:55 qui sont le renard libre dans le poulailler libre,
23:58 avec des gosses, c'est un effet démultiplicateur énorme.
24:01 Et ce n'est pas par des mesurettes, mais par, comment dire,
24:04 des mesures lourdes, parce qu'il y a mort d'hommes,
24:06 parce qu'il y a mort d'enfants, sur les réseaux sociaux,
24:08 qu'on prend la mesure en convoquant, pardon de le dire,
24:11 et non pas des petites mesurettes.
24:13 Finalement, ces réseaux sociaux, on connaît tous.
24:15 - Mais moi, je crois que vous êtes un jeu... Enfin, ce ne sont pas des mesurettes qui ont été annoncées.
24:18 - Je pense qu'on n'est pas à la hauteur sur les réseaux sociaux.
24:20 - Si je peux dire un mot...
24:22 - Le but d'anonymat.
24:24 - Est-ce que je peux dire un mot ?
24:26 - Bah, ça c'est une des questions. - Jérôme Dubulle.
24:28 - Sur cet abord, moi je trouve que le plan est assez complet,
24:31 contrairement à ce qui a été dit, parce qu'au contraire,
24:33 il regarde toutes les strates du déroulement de ce harcèlement.
24:37 Ce qui n'a jamais été fait. Bon, premier point.
24:39 - J'ai dit que c'était bien. - Oui, oui, deuxième point.
24:41 - Je pense que là, le... - Est-ce que je peux parler ?
24:43 - Est-ce que vous pouvez le laisser terminer ?
24:44 - Non, c'est très difficile de parler avec lui.
24:46 - Je pense juste que le volet réseau sociaux... - Non, non, mais à chaque fois c'est la même chose.
24:48 - Mais s'il le laisse parler, ne vous engueulez pas.
24:50 - Moi je le laisse parler, lui ne me laisse pas parler. - Mettez-vous d'accord.
24:52 - Il ne parle pas de harcèlement à l'embrouille. - Mais mettez-vous d'accord.
24:54 - Justement, c'est toi qui me harcèle.
24:56 - Allez, je vous prends chacun par le collègue.
24:58 - Fais la police, Marie-Marie, s'il te plaît.
25:00 Bon, donc ça, premier point, il regarde toutes les strates du harcèlement du début jusqu'à la fin.
25:05 Deuxième point, où je suis un peu sceptique, et là je rejoins François,
25:09 c'est sur le rôle des enseignants.
25:11 Le rôle des enseignants, ce n'est plus aujourd'hui,
25:13 et d'ailleurs ils sont dans l'incapacité de le faire,
25:16 de traiter ce genre de choses.
25:18 - C'est la direction, c'est les directeurs d'école. - Non mais la direction aussi.
25:22 Les directeurs d'école, les enseignants sont seuls.
25:24 Vous discutez avec eux de temps en temps ?
25:26 - Bien sûr. - Eh bien, qu'est-ce qu'il se passe ?
25:28 Qu'est-ce qu'ils vous disent ? Ils vous disent "je suis seul,
25:30 personne ne me protège quand je fais ça".
25:32 - Mon enfant est harcelé, je vais voir l'enseignant. - Je pense que ça va durer.
25:36 - Mais je vais voir le directeur. - Exactement.
25:39 - Ce qu'on leur demande là aux enseignants, c'est que quand justement
25:43 X vient me voir en me disant que ça fait 4 fois qu'on me traite de...
25:48 etc. c'est de signaler.
25:50 - Parce qu'il y a répétition. - Mais enfin, ils le font ça.
25:52 - Mais je ne suis pas sûre que ce soit fait de partout,
25:55 parce qu'effectivement il y a de nombreux...
25:57 - Mais après, quelle est la sanction ? - C'est la France sur la vie scolaire,
25:59 ça s'appelle le CPE, le Conseil Principal d'Éducation.
26:02 Et les gars, parce que moi, il se trouve que j'ai dans ma famille une CPE.
26:06 Qu'est-ce qu'on leur demande ? Parce que c'est ça la bureaucratie française.
26:09 On leur demande de renseigner des tableurs Excel,
26:12 de statistiques, dans leurs trucs, qui remontent au rectorat,
26:15 avec des services juridiques ou des services ressources humaines,
26:17 qui écrivent des lettres.
26:19 La vérité c'est que c'est pas au CPE, encore moins à l'enseignant,
26:23 il faut les former. À cela, ils n'ont pas été formés.
26:25 - Ils vont être formés. - Mais c'est pas leur métier.
26:28 - Mais c'est pas leur métier. - Comme on dit à la police,
26:30 il y a des drames sociaux, il y a des contestations sociales.
26:33 - Non mais vous pouvez... - C'est tout le monde, à la fois, que ça va.
26:35 - C'est là où je rejoins Sophie, moi j'ai une cohérence.
26:37 Le métier c'est les parents, et si les parents ça ne fonctionne pas,
26:41 ça existe qu'il y ait un défaut de parentalité,
26:43 c'est l'éducation populaire, mais c'est pas le métier de l'école
26:46 de reprendre tous les mots de la société.
26:48 - Mais chacun a sa responsabilité, chacun doit jouer le jeu.
26:51 - Aujourd'hui, les enseignants à la direction,
26:53 à 1600 balles par mois, n'ont pas les moyens de sanctionner.
26:56 - Il n'y a pas qu'enseignants. - Et alors il faut faire
26:58 l'éducation sexuelle, l'alimentation, l'éducation des enfants.
27:02 - La détection de l'inceste à la maison.
27:05 - Mais oui, c'est n'importe quoi. - On leur demande tout.
27:07 - Donc on ne fait rien. - On les paye d'abord.
27:10 - Non, non, non. - On les forme.
27:12 - Si vous permettez, il y a du bon dans tout ce qui est fait.
27:14 - On prend un 4,5 en bas. - Pas tous en même temps.
27:16 - Il y a du bon dans tout ce qui est fait, mais il y a une déresponsabilisation
27:21 des parents et des individus. C'est l'État, c'est l'école.
27:25 Il y a la déresponsabilisation. - Sur les parents.
27:27 - Moi je veux une responsabilisation. - Non, non, mais il y a à la fois
27:29 les deux phénomènes dans les écoles. - Sur les parents, on parle pas tous les deux.
27:31 - Vous avez à la fois des parents qui interviennent systématiquement,
27:33 et ça n'est pas leur rôle dans l'école, pour des choses complètement dérisoires,
27:36 et qui pourrissent le métier de directeur aujourd'hui d'école,
27:39 qui est très compliqué, qui ne choisit pas, à part le privé,
27:42 qui ne choisit pas ses enseignants, je vous le rappelle.
27:44 Il ne choisit pas ses enseignants. - Non, le privé.
27:46 - Et deuxièmement, vous avez effectivement des parents qui,
27:50 quand c'est grave, n'interviennent pas.
27:52 Donc il y a un double phénomène. Des détails qui pourrissent
27:55 le fonctionnement régulier de l'école, et cette espèce d'autorité qui a disparu,
28:00 et inversement, des choses complètement importantes,
28:02 où là il n'y a plus d'intervention des parents.
28:04 - Et sur les parents, j'en termine, Sophie de Manteau a raison sur le fait
28:07 qu'ils n'assument pas leur responsabilité parfois d'autorité parentale,
28:10 mais dès que le professeur se met, ou l'éducation nationale se met
28:13 en mode sanction vis-à-vis d'eux, ils ouvrent la porte, ils éclatent la porte,
28:17 ils font des recours, "moi mon enfant", ils ne sont pas dans cette culture du collectif.
28:22 - C'est vrai, c'est vrai. Et puis les profs ont toujours tort avec les parents.
28:25 - Juste, il y a une question sur la parentalité, effectivement,
28:28 être parent, il y a 30 ans, être parent, aujourd'hui, il y a quand même,
28:31 je suis d'accord Sophie, un certain nombre de choses ont changé,
28:34 il y a un plan parentalité qui a été lancé.
28:36 - C'est nous qui fatigues avec des plans parentalités.
28:39 - Oui mais d'accord, mais comment voulez-vous...
28:41 - Sortez les services d'information du gouvernement, vous êtes sympathiques,
28:44 mais vous ne laissez pas le robinet à parole des gens de l'autre côté.
28:47 - Je ne suis pas le robinet à parole, je vous dis simplement qu'il y a...
28:49 - Le plan parentalité, on n'en a rien à faire.
28:51 - Vous avez parlé tout à l'heure du dédoublement des classes,
28:54 vous avez parlé du déboulement des classes, et il y a néanmoins,
28:58 l'accompagnement des 1000 jours pour un certain nombre de parents
29:01 qui ont des difficultés, effectivement, à se mettre dans ce rôle-là.
29:05 Donc après, chacun, je pense que ce qu'on peut dire sur ce plan-là,
29:09 en tout cas, c'est que chacun doit prendre sa part de responsabilité,
29:12 et je pense que c'est le message que nous devons répéter.
29:15 - Mais le truc, c'est que le harcèlement, c'est dans tous les milieux.
29:18 - Dans tous les milieux. - Bien sûr.
29:20 - Donc le défaut de parentalité, il est aussi chez des ultra riches.
29:23 - Bien sûr.
29:25 - Il n'y a qu'à prendre un train, en Wigo ou en Première,
29:28 vous avez toujours des gamins qui courent, qui ennuient tout le monde
29:30 pour ne pas dire autre chose, et que les parents soient riches ou pauvres,
29:33 puissants ou misérables, et vous imposent leur enfant
29:36 qui est la 7ème merveille du monde.
29:38 - J'ai jamais laissé un enfant pleurer dans le train.
29:40 - Un auditeur me dit avant, il y avait un mot dans le carnet,
29:43 vous étiez punis par l'école, mais aussi par les parents.
29:46 - Mais attendez, il faut arrêter de faire de la nostalgie, parce que...
29:49 - C'est pas de la nostalgie, c'est de la désespérance du présent.
29:52 - Vous filiez dans les pensionnats catholiques.
29:55 - Horrible. Et les anglais ?
29:57 - Quelle a été la sanction ? Zéro.
29:59 - Allez, on marque une pause, on se retrouve dans un instant.
30:04 - Avec vous sur Sud Radio, on continue le débat,
30:13 je suis bien contente que vous ayez des coups de gueule,
30:15 des coups de cœur qui fassent réagir.
30:18 Jérôme Dubu, vous savez...
30:20 - Ça sera plus calme, malheureusement c'est beaucoup plus triste.
30:23 - Oui, parce qu'on en parle assez, pas assez.
30:25 - Heureusement, le Premier ministre d'Arménie a fait une déclaration ce matin,
30:28 je sais pas ce que ça donnera, en disant, et en confirmant ce que je voulais dire,
30:31 qu'Aouk Araba, c'était un génocide qui était en train de se passer.
30:35 - C'est un génocide en tout cas.
30:37 - Vraisemblablement un génocide aussi.
30:39 Et donc, je voulais attirer l'attention en poussant un coup de gueule là-dessus,
30:42 parce qu'on savait depuis des années que, évidemment,
30:46 l'Azerbaïdjan guignait ce territoire, qui d'ailleurs lui appartient,
30:50 mais qui était peuplé d'un autre, d'un autre, d'Arméniens à quasiment 100%,
30:55 et donc guignait ce territoire depuis des années.
30:58 La Russie, nul n'est parfait, faisait tampon jusqu'à maintenant.
31:02 - C'est vrai ça ?
31:03 - Oui, oui, c'est vrai.
31:04 Et elle avait déployé d'ailleurs 3 000 soldats pour éviter l'envahissement,
31:08 il y a à peu près un an, quand ça avait commencé à chauffer,
31:12 de cette enclave qui était peuplée d'Arméniens.
31:15 Aujourd'hui, la Russie n'est plus en état de faire tampon,
31:18 peut-être qu'elle ne l'a pas voulu, ou qu'il y a eu une négociation
31:21 avec M. Erdogan, qui est proche de l'Azerbaïdjan, pour laisser faire.
31:25 Pas semblablement, ça c'est sûr.
31:27 Et donc, aujourd'hui, le Houkou Harabat disparaît dans sa composante arménienne.
31:32 L'ensemble des Arméniens sont obligés de partir et de se réfugier en Arménie,
31:37 dans des conditions catastrophiques.
31:39 Ce qui s'est passé pendant une semaine est absolument épouvantable.
31:42 Jean Tesson, que j'aime beaucoup, avait déjà fait un reportage,
31:45 il y a à peu près un an, sur le sujet, en alertant la communauté internationale
31:49 et en disant "Attention, il se prépare et ça va se passer".
31:53 Et bien, exactement ce qu'il avait décrit est en train de se passer.
31:56 Un nettoyage ethnique complet de ce Houkou Harabat, sans que l'Occident ne bouge.
32:01 Parce qu'il y a des déclarations, attendez je termine,
32:04 il y a des déclarations qui condamnent, etc.
32:07 Mais en réalité, le mal est fait.
32:09 Le mal est fait, c'est dire que ce territoire ne sera plus arménien.
32:12 - Et c'est nettoyé ethniquement, ça c'est la réalité.
32:14 - 65 000 personnes qui se sont réfugiées.
32:16 - Il y en a 110 000.
32:18 - Parlez bien dans le mitraux.
32:20 - Je n'ai rien à rajouter, je suis entièrement d'accord.
32:22 Maintenant la moitié, mais il y a deux jours, c'était un tiers des habitants du Houkou Harabat,
32:26 de confession chrétienne d'ailleurs, et arménien, qui ont quitté le territoire.
32:30 Quand tu dis, Jérôme, que c'est parce que la Russie n'a plus les moyens,
32:34 c'est encore plus pervers que ça d'une certaine manière.
32:37 Puisque d'un côté les Azéries sont soutenues par Erdogan,
32:41 qui a un rôle tampon très important dans le conflit entre la Russie et les crènes.
32:47 Et de l'autre côté, les Azéries ont une manne gazière tout à fait énorme,
32:51 qui nourrit l'Europe occidentale au passage, d'où une certaine atonie.
32:55 Et des intérêts communs à maintenir les cours du gaz de manière élevée avec la Russie,
33:00 les producteurs de gaz, ce qui permet par voie de conséquence à la Russie
33:04 d'avoir les devises pour s'armer et mener de long terme le conflit occidental.
33:08 - Dernier point, parce que la revendication n'est pas terminée de la part des Azerbaïdjan,
33:14 ils veulent une ouverture vers la Turquie, puisque ce sont des alliés très proches,
33:18 et qui passera par le territoire de l'Arménie.
33:21 Donc maintenant, indépendamment du Houkou Harabat, c'est l'Arménie qui est mise en cause,
33:26 et vraisemblablement, le dépeçage de l'Arménie est en train de se préparer.
33:30 - Alors, encore, on dirait un mot sur l'Azerbaïdjan, il y a aussi...
33:34 - Un tout petit mot quand même !
33:35 - Ils fournissent énormément de gaz à l'occident, en relais de gaz.
33:39 - C'est une puissance relais de l'embargo, finalement, sur la Russie,
33:45 et sur les énergies fossiles de la Russie, qui est très importante.
33:49 - Donc moi je pense que...
33:50 - Alors, je peux dire un tout petit mot, Messieurs, un tout petit mot.
33:53 Je voudrais dire que je partage tout à fait tout ce que vous dites,
33:56 y compris les richesses économiques qui sont la cause, d'ailleurs, la plupart du temps, de ces conflits.
34:01 Mais ce que je veux dire, c'est que l'état du monde en ce moment,
34:04 moi quand j'entends ça, je suis d'accord avec vous, on a envie de dire
34:06 "et l'Occident ne fait rien, il faut intervenir",
34:08 on serait obligés d'intervenir partout dans le monde, c'est un véritable drame, en particulier...
34:14 - Oui mais là on tue les gens !
34:15 - Pardon ?
34:16 - On tue les gens !
34:17 - Mais on les tue partout, et en Afrique !
34:18 - On tue les gens parce qu'ils sont arméniens !
34:19 - Mais on les tue !
34:20 - C'est quand même exceptionnel !
34:21 - On les tue parce qu'ils sont ukrainiens !
34:22 - Mais on est en 2023, si tu veux, on ne peut pas accepter ça !
34:25 - Je finis ma phrase, je dis qu'il y a des drames épouvantables partout,
34:29 et que je crois que c'est très compliqué, parce que le devoir d'ingérence est une vraie question,
34:35 et en plus on n'en a plus les moyens, on n'a plus aucun moyen pour être...
34:38 - Là on parle d'opération ethnique, Sophie !
34:40 - On n'est même pas capables de se gérer nous-mêmes !
34:41 - Mais là c'était... il ne l'a pas dit jusqu'au bout, Jérôme !
34:43 - Et comment tu fais ?
34:44 - C'est politiquement incorrect de le dire, mais c'est vrai que c'est la Russie qui, en vrai, faisait tampon,
34:48 mais en vrai, l'agressé, c'était bien le Haut-Karabakh et l'Arménie,
34:51 et l'agresseur, bien l'Azerbaïdjan !
34:53 Donc en vrai, les Russes protégeaient les Arméniens !
34:55 - Oui, et ils avaient des liens forts avec l'Arménie !
34:58 - Bah, y compris des liens religieux, il faut bien le dire !
35:01 Et donc, l'affaissement de la Russie, son isolement diplomatique
35:06 fait qu'ils ont trouvé d'autres relais, y compris l'Azerbaïdjan,
35:09 et que la victime collatérale, comme dans d'autres conflits, c'est les Kurdes,
35:13 d'ailleurs c'est toujours avec la Turquie, le conflit !
35:15 - Ils ont besoin de la neutralité de la Turquie, s'ils voulaient,
35:18 donc ils ont vraisemblablement lâché le Haut-Karabakh !
35:22 - Et comment on fait ?
35:24 - Ça s'appelle la réelle politique !
35:25 - Oui, c'est la réelle politique, c'est ça !
35:27 Et c'est bien d'en parler, parce qu'effectivement...
35:29 - Il faut se mobiliser, y a beaucoup d'Arméniens,
35:31 y a une communauté arménienne à Paris,
35:33 on peut aller, nous, en tant que personnalité, simple citoyen,
35:35 dans les manifestations, alerter dans les médias, ce qui est bien...
35:38 - J'ai peur que la manif ne soit pas une solution très constructive !
35:41 - Non, en tout cas, il faut en parler !
35:43 - François, vous aviez un coup de gueule ?
35:45 - Moi, mon coup de gueule, c'est un coup de gueule récurrent,
35:48 mais comme c'est les 100 voix, je leur donne la parole,
35:50 c'est les naufragés de la transition écologique !
35:52 C'est-à-dire qu'on a eu un plan de transition écologique,
35:55 avec des chèques à 100 euros,
35:57 qui n'ont rien à voir avec l'augmentation des prix de l'énergie,
36:00 que ce soit le prix de l'énergie tout court, de l'électricité,
36:03 ou que ce soit le pétrole,
36:05 tout augmente pour ceux dont le reste à vivre est faible !
36:09 Et je donne deux exemples concrets,
36:10 parce que autrement ça a l'air un peu gazeux, mon truc, un peu fumeux.
36:14 Aujourd'hui, on a expliqué aux gens qu'il fallait qu'ils habitent
36:18 dans des pavillons, dans le périurbain,
36:20 maintenant il s'agit de passoires thermiques,
36:22 je parle sous le contrôle de Jérôme qui connaît bien les questions de logement,
36:26 et il leur faut souvent, ceux qui ont acheté un logement pour le louer,
36:29 faire leur complément de retraite, sortir des chèques de 50, 100 000 euros
36:33 qu'ils ne peuvent pas sortir, pour se loger, pour revendre leur logement,
36:37 et préparer pourquoi pas l'achat d'une résidence pour leur vieux jour.
36:40 Donc ça, c'est l'un des éléments de la crise du logement
36:43 qui est lié à une transition écologique qui n'est pas maîtrisée.
36:46 Deuxième chose, la voiture, quand on n'habite pas en métropole,
36:49 que les transports s'arrêtent dans ce pays à 20 heures,
36:52 parce que vous n'avez plus de train, plus d'avion,
36:54 vous êtes dépendant de la voiture,
36:55 et la voiture, du passage du thermique à l'électrique,
36:59 c'est quasiment 40% en plus,
37:02 c'est-à-dire que les gens ne peuvent plus l'acheter,
37:04 y compris maintenant un marché de la seconde main,
37:06 qui sont les voitures d'occasion.
37:07 Il y a encore 5 ans, on trouvait des voitures à 6 000 euros,
37:10 donc chacun, bon an, mal an, entre la première et la deuxième main,
37:13 pouvait avoir sa mobilité populaire, si j'ose dire.
37:17 Aujourd'hui, si vous vouliez, j'ai fait cette expérience personnelle,
37:20 pour des raisons qui me sont propres,
37:22 d'essayer d'acheter un véhicule d'occasion cet été,
37:24 un véhicule d'occasion un peu garanti, qui ne va pas vous tomber en panne,
37:27 c'est autour des 8 à 10 000 euros.
37:29 Qui peut se payer une voiture à 10 000 euros,
37:31 à part des gens très privilégiés, dont sur le plan du mode de vie, je fais partie.
37:35 Mais 70% des Français sont des naufragés de cette transition écologique.
37:40 Et je dis à mes amis écologistes, quand ils disent ce slogan,
37:43 qui pour moi évite de sens, parce qu'il n'y a pas de preuve de cela,
37:46 "Fin du mois, fin du monde, même combat",
37:49 je leur dis que la fin du mois, aujourd'hui, n'est pas compatible
37:54 avec la lutte contre la décarbonation.
37:57 - Oui, enfin, on a 1% de carbone dans le monde en France,
38:01 donc il ne faut pas non plus exagérer.
38:02 Et je vois que tout le monde recule un tout petit peu,
38:05 parce qu'il faut penser aux gens qui vivent aujourd'hui,
38:08 et qu'on recule un petit peu sur certaines mesures,
38:10 dans le logement, dans les voitures.
38:13 Et les écologies sont souvent les pires ennemis de l'écologie.
38:18 On a la France aussi, qui a une décision qu'elle ne prend pas,
38:21 c'est que l'énergie doit absolument sortir du système européen.
38:25 C'est évident, parce qu'on a une énergie qu'on produit qui est moins chère.
38:28 On a vraiment de mauvaises décisions politiques en la matière.
38:33 Et effectivement, je pense qu'il faut aujourd'hui penser aux gens d'abord.
38:37 - Fantome ?
38:38 - Je suis complètement en phase sur la question du logement,
38:42 sur la question, moi j'ai une attention particulière,
38:44 notamment sur cette notion de reste à vivre,
38:46 qui pour moi est très importante.
38:48 Je pense que sur la planification écologique,
38:50 je ne vais pas vous reparler du plan,
38:52 je n'ai pas envie de vous parler de ça.
38:54 - Il y a un plan, mais c'est pour ça que j'ai fait ce figure.
38:57 - Il y a un plan.
38:59 Je voudrais rappeler ici qu'on a tenté de protéger au maximum.
39:05 Alors effectivement, 100 euros pour certains,
39:07 ça a été dit, ce n'est pas grand chose,
39:09 mais on les sort quand même,
39:11 pour permettre aux gens qui ont moins de pouvoir quand même aller travailler,
39:14 parce que vous avez tout à fait raison.
39:16 - Utilisez la voiture, excusez-moi.
39:18 - Sophie, tout le monde n'habite pas à Paris,
39:21 donc quand vous habitez dans la Creuse et que vous travaillez à Quartier-Mallem,
39:25 il y a un déficit.
39:27 Donc là, dans le plan notamment, il y a cette question de transport,
39:30 de multiplier encore les REER, les trains, etc.
39:33 Donc c'est important.
39:34 Aujourd'hui, le geste qui est fait,
39:36 effectivement, c'est cette enveloppe de 100 euros.
39:38 Donc l'idée, c'est que tout le monde,
39:40 en tout cas toutes les personnes concernées puissent l'avoir.
39:43 Je ne dis pas que ça règle tout, Sophie.
39:44 Je dis simplement qu'il faut trouver des solutions
39:46 sans pour autant lâcher un certain nombre d'indicataires.
39:49 - On est ruiné, Fanta !
39:51 - On a une dette, c'est important.
39:53 - La qualité sur l'essence, ce n'est pas du tout de la ruine,
39:55 c'est 80% de taxes d'essence.
39:57 - C'est vrai, c'est vrai.
39:58 - On a une dette qui est importante, effectivement.
40:00 Il y a des échanges à l'heure actuelle.
40:02 - C'est quand même 100 €.
40:03 - Oui, chacun sort.
40:04 Sur le logement, Bruno Le Maire est sorti hier soir ou ce matin
40:10 en disant qu'il fallait réfléchir.
40:12 Donc là, les textes vont certainement arriver.
40:15 Tout le monde n'est pas d'accord,
40:16 même sur les bancs de la majorité concernant cette prise de parole.
40:19 Donc moi, je suis contente que vous mettiez le sujet,
40:21 parce qu'encore une fois, il faut en parler,
40:23 il faut prendre des décisions rapidement.
40:25 Mais je pense que nous ne pouvons pas aller à la reculade
40:28 concernant la transition écologique.
40:29 Les générations futures ne nous le pardonneraient pas.
40:31 Donc il faut trouver quand même un mot.
40:33 - Mais là, pour moi, la balle, c'est pas un mot.
40:35 - Un mot sur ce qu'elle a dit.
40:37 - Ce que dit François Héré, c'est très concret.
40:39 - Sur cette affaire, alors, effectivement,
40:41 il appelle ça les naufragés de la transition écologique.
40:44 Et moi, je vois que les naufragés de la transition écologique
40:46 sont en train de se transformer en naufragés politiques.
40:49 - Oui, ça c'est vrai.
40:51 - Et donc, les naufragés politiques,
40:53 on sait très bien pour qui ils vont voter.
40:55 Et d'ailleurs, quand vous regardez les déclarations
40:57 du Rassemblement National depuis la rentrée,
41:00 vous voyez qu'il y a une tentative de récupération systématique
41:03 de ce genre d'électorat,
41:05 qui d'ailleurs, à juste titre, conteste
41:07 et ne peut pas, effectivement,
41:09 entrer dans ce qui a été prévu.
41:11 Donc, il va falloir repousser,
41:13 notamment sur ce qui concerne le logement
41:15 et l'interdiction de louer.
41:17 Ça ne pourra pas tenir.
41:19 - Impossible.
41:21 - C'est impossible. Alors, je prends cet exemple-là
41:23 parce que je le connais bien, mais ça ne pourra pas tenir.
41:25 Et je vois très clairement
41:27 que cette réaction,
41:29 qui est légitime,
41:31 parce que c'est une réaction du quotidien,
41:33 cette réaction va se transformer en colère politique.
41:35 - Oui.
41:37 - Et la colère politique, on sait à qui elle va profiter.
41:40 Et donc, moi, je mets en garde
41:42 une élue de la majorité,
41:44 une parlementaire de la majorité,
41:46 qui dit "Attention, à Paris,
41:48 on ne sent pas constamment
41:50 cette pression, mais dès que vous
41:52 franchissez le périphérique, dès que vous allez
41:54 en province, vous sentez cette colère
41:56 et moi, je sens que cette colère,
41:58 je l'ai vue en Seine-et-Marne, parce que je connais bien la Seine-et-Marne,
42:00 on a quand même eu un
42:02 sénateur du Rassemblement National,
42:04 qui a été élu, quasiment personne en a parlé,
42:06 tu connais bien la Seine-et-Marne,
42:08 Dimancheois, par des élus,
42:10 par des maires,
42:12 qui sont le reflet
42:14 de ce que pense leur population.
42:16 Donc, attention. - Juste un point très précis,
42:18 parce que vous avez parlé de plan, après tout,
42:20 on ne va pas vous en blâmer, vous êtes parlementaire.
42:22 Sur l'essence,
42:24 l'essence, c'est 85% de taxes,
42:26 d'accord ? Sur 2 euros,
42:28 il y a, parce qu'il faut que les gens comprennent,
42:30 il y a 1,60€ de taxes.
42:32 - Oui, il y en a. - D'accord.
42:34 Il y a un mécanisme simple, puisque vous êtes
42:36 parlementaire en réunion de groupe, vous pouvez aller en parler,
42:38 ça s'appelle la TIPP,
42:40 alors, TIC, je ne sais plus comment elle s'appelle,
42:42 avec ces PCE, elle a changé de nom,
42:44 flottante. C'est-à-dire qu'il n'y a aucune raison
42:46 que le gouvernement se goinfre de taxes.
42:48 - Il n'y a pas que le gouvernement qui se goinfre,
42:50 les départements touchent 30% sur le... - D'accord, enfin, vous n'avez pas
42:52 envoyé la balle, hein ? - Non mais, disons les choses
42:54 clairement. - Vous leur avez coupé la taxe d'habitation.
42:56 - Elle est compensée à 100%.
42:58 - Non, non, mais ça ne s'existe pas. - Mais bien sûr qu'elle est compensée.
43:00 - Dans l'État, elle est compensée à 100%. - Non, je ne peux pas vous laisser dire ça.
43:02 - Je vous donne un conseil, amical,
43:04 au lieu de faire un texte,
43:06 un chèque qu'on reçoit à la cinglinglin de 100 balles,
43:08 pardon, le 100 balles, c'est le prix d'un plein,
43:10 pour rétablir la TIPP
43:12 flottante, moi je suis pour la transition écologique,
43:14 la TIPP
43:16 flottante, parce qu'elle est
43:18 vraiment flottante, quand les cours baissent,
43:20 on remonte la tête,
43:22 j'ai aucun problème avec ça, parce que je suis pour la transition
43:24 écologique. Mais ce serait ça, un vrai geste,
43:26 plutôt que de demander à Total, et d'ailleurs,
43:28 ils jouent le jeu, on ne peut pas dire le contraire, de bloquer
43:30 un 99 qui est déjà très, très élevé.
43:32 - Allez, hop, petite pause
43:34 sur Sud Radio 11h44, à tout de suite.
43:36 - Sud Radio,
43:38 le 10h midi, mettez-vous d'accord,
43:40 Valérie Exper.
43:42 - Et on continue de débattre, même pendant la pub,
43:44 figurez-vous, et on n'a absolument pas
43:46 respecté les sujets... J'ai pas entendu ce que vous avez dit.
43:48 - C'est la Corse qui a mis le feu aux poudres.
43:50 - Ah ben voilà, donc,
43:52 l'information, c'est qu'Emmanuel Macron, qui est en Corse
43:54 en ce moment même, propose une autonomie
43:56 à la Corse, donc il souhaite
43:58 proposer l'entrée de la Corse dans notre
44:00 constitution, et il donne 6 mois
44:02 pour s'entendre sur un texte constitutionnel,
44:04 donc qu'est-ce que ça veut dire
44:06 exactement, concrètement ?
44:08 Alors, Jérôme, à vous, expliquez-nous
44:10 ce que ça veut dire.
44:12 - Je vais essayer d'expliquer, mais c'est compliqué, la Corse.
44:14 Accordez-moi ce privilège.
44:16 - Vous avez une maison en Corse ?
44:18 - Non, mais il n'a pas envie de se faire plastiquer son appartement.
44:20 - Non, mais ce que je veux dire, moi,
44:22 c'est que d'abord, il y a eu des élections
44:24 en Corse. Ces élections ont
44:26 donné le pouvoir
44:28 régional, à plusieurs reprises,
44:30 à des autonomistes
44:32 et à des indépendantistes. Ce sont
44:34 les deux qui, aujourd'hui, sont à la tête
44:36 de la Corse. Donc, si vous voulez, c'est
44:38 quand même un fait. Quand les électeurs
44:40 se prononcent, il faut en tenir compte.
44:42 On leur dit que les élections, ça ne sert à rien.
44:44 Premier point. Deuxième point, ça veut dire
44:46 qu'il fallait évoluer. Moi, je suis
44:48 de la tradition ultra-centralisatrice,
44:50 et je ne veux voir qu'une seule tête.
44:52 Donc ça ne me plaît pas beaucoup. Mais
44:54 je tiens compte des élections,
44:56 et je tiens compte du suffrage universel
44:58 pour faire en sorte que ça puisse
45:00 évoluer. Il y a un certain nombre
45:02 de choses qui vont dans le
45:04 bon sens sur l'autonomie. Ça ne veut pas
45:06 dire l'indépendance. Sur l'autonomie,
45:08 ça veut dire que vous êtes au plus près du terrain,
45:10 ça veut dire que vous êtes dans la proximité, et ça
45:12 veut dire que vous pouvez traiter, et ça,
45:14 on nous le reproche matin, midi et soir,
45:16 des choses qui peuvent être traitées sur le terrain
45:18 et non pas à Paris. C'est quand même
45:20 un progrès, qu'est-ce que vous voulez que je vous dise ?
45:22 Donc voilà. Après, on peut être contre
45:24 ça. On peut dire
45:26 que c'est du faux parisianisme.
45:28 Non ! - François, François, François !
45:30 - François, François ! - Il y a bataille, hein !
45:32 - C'est vrai que c'est un marronnier,
45:34 la Corse, parce qu'on en a toujours parlé. - Mais là, visiblement,
45:36 il se passe quelque chose, en tout cas. - Il ne se passe pas grand-chose.
45:38 En fait, c'est business as usual.
45:40 Il y a une notion, j'entends ça, si ça se confirme,
45:42 je serai farouchement contre, la notion
45:44 de peuple corse dans la Constitution.
45:46 Ça voudrait dire qu'il y aurait un territoire
45:48 qui serait spécifique par rapport à d'autres,
45:50 et qui n'est pas aux antipodes du monde.
45:52 Il ne faut pas exagérer. - Moi, je n'ai pas parlé de ça.
45:54 - Non, mais j'ai entendu dans ce qui a été dit.
45:56 - Ça reste à confirmer. - Ça, c'est une chose.
45:58 La deuxième chose, c'est ce que disent les indépendantistes,
46:00 les autonomistes, et même
46:02 les membres
46:04 de certaines régions européennes, disent,
46:06 dans toutes les régions européennes,
46:08 notamment insulaires, il y a un régime
46:10 d'autonomie relative, qui existe déjà, en fait,
46:12 en Corse, et ça, on peut l'entendre.
46:14 - Pas tout à fait. - Plus ou moins.
46:16 - C'est pas clair. - Après,
46:18 revenons au fond. La Corse
46:20 est la région européenne dans laquelle il y a le plus
46:22 d'homicides. Et il y a une économie
46:24 criminelle en Corse,
46:26 qui n'est pas... - Homicide, attention, féminicide.
46:28 - Enfin, bon, refaisons
46:30 pas les débats dans le débat. - Non.
46:32 - Il y a quand même un problème. Moi, j'ai discuté
46:34 avec beaucoup de Corses à mesure que
46:36 j'y suis allé, et la vision
46:38 de l'autonomie des Corses, c'est "nous avons
46:40 l'entièreté du pouvoir législatif,
46:42 et vous nous donnez l'argent". Et ça, c'est pas
46:44 possible. Voilà. Je le dis avec beaucoup
46:46 de force. Il faudrait que le pouvoir politique,
46:48 parce qu'il trouve la Corse
46:50 vraiment belle, c'est vrai,
46:52 parce qu'éventuellement, c'est le cas des
46:54 présidents du groupe de la majorité qui est élu de Corse,
46:56 c'est un appoint électoral
46:58 très bien, mais il ne faut pas
47:00 tout transiger par rapport
47:02 à ces sujets-là. Et je vais vous dire,
47:04 je termine par un symbole, mais qui est important.
47:06 La dernière visite, on va voir ce qui va se passer,
47:08 la dernière visite du président de la République, Emmanuel Macron,
47:10 en Corse, les autonomistes et les
47:12 indépendantistes, à ce qu'est encore une région,
47:14 pardon, l'Assemblée territoriale, c'est une région,
47:16 au même titre que les autres, ils ne voulaient
47:18 pas recevoir le président de la République
47:20 avec le drapeau français. Eh bien, nous ne sommes pas là
47:22 pour faire l'échec à ceux qui
47:24 foulent au pied le drapeau français.
47:26 - Alors, est-ce que je peux dire un mot ? - Vous pouvez pas exagérer, bien sûr.
47:28 - Merci. Alors, je pense que c'était un sujet
47:30 vraiment compliqué. - Pour le moment, Fanta est sage.
47:32 - Tu es sage. - Mais ils ont un plan.
47:34 Fanta va nous présenter le plan.
47:36 - La planification...
47:38 - La planification insulaire.
47:40 - Alors, je voulais dire
47:42 que j'étais modeste sur ce coup, parce que
47:44 c'est très compliqué. Peut-on garder
47:46 une région qui,
47:48 depuis des années, veut une autonomie,
47:50 ne nous aime pas, foule le drapeau au pied ?
47:52 Faut-il les garder ? - Sans l'échec.
47:54 - Sans l'échec. Alors,
47:56 je suis d'accord avec ça. - L'autonomie, c'est pas la défendue.
47:58 - Je voudrais finir ce que j'ai à dire. - Allez-y.
48:00 - Je voudrais dire que j'aimerais savoir ce que comprend
48:02 ce que va alors proposer Emmanuel Macron,
48:04 ce qu'on peut effectivement
48:06 mettre en place immédiatement.
48:08 Et, moi, je pense que la solution de
48:10 bon sens est la plus simple. Quand il y a une région
48:12 qui veut absolument être
48:14 autonome et qui
48:16 réagit très mal,
48:18 en faisant sauter des maisons, etc., avec une criminalité
48:20 qui n'est pas évidente, eh bien, il faut
48:22 leur donner, mais évidemment, sans aucun
48:24 soutien financier. - Mais, attendez, je ne suis pas
48:26 pour l'indépendance. - Ça veut dire quoi ?
48:28 - Une forme d'indépendance.
48:30 - Est-ce que la personne sait ?
48:32 - Non, je vais rester
48:34 très modeste sur le sujet,
48:36 parce qu'effectivement... - Vous avez qu'à signer.
48:38 - Non, non, non, mais le Président est sur place,
48:40 moi, je ne vais pas pouvoir, en tant que...
48:42 Je suis parlementaire, donc je ne vais pas pouvoir avancer
48:44 de trop sur le sujet. Je pense qu'il faut
48:46 attendre des précisions.
48:48 Comme vous tous, j'ai passé des étés,
48:50 en tout cas, comme beaucoup,
48:52 en Corse, et, effectivement,
48:54 dès que vous arrivez, vous sentez cette question
48:56 qui est très prégnante.
48:58 - Très prégnante ?
49:00 - Si, si, Sophie, très prégnante.
49:02 - Pas pour le touriste.
49:04 - On nous en parle,
49:06 vous êtes interpellée, etc.
49:08 - Je pense que, en fait, moi, ce que je retiens aussi,
49:10 c'est qu'en fait, au moment où Darmanin est rentré
49:12 au ministère,
49:14 il a dit qu'il lançait des échanges,
49:16 en fait, des discussions,
49:18 donc avec les politiques sur place.
49:20 Donc je pense que là, on arrive aussi à la conclusion,
49:22 parce que ça fait un petit moment déjà.
49:24 Et donc, l'idée, c'est de voir ce
49:26 sur quoi on peut faire consensus.
49:28 Personnellement, je suis plutôt
49:30 de l'avis qui a été
49:32 donné un petit peu autour de la table.
49:34 Après, il faut voir un petit peu comment on définit cette autonomie.
49:36 J'ai dit "autour de la table",
49:38 mais j'ai fait un geste comme ça.
49:40 - J'ai regardé. Jérôme, tu es un peu jaloux,
49:42 mais elle m'a regardé. En radio, on ne peut pas le savoir.
49:44 - Mais moi, je ne comprends pas.
49:46 Je voudrais que vous expliquiez la phrase du président de la République.
49:48 - Oui, Emmanuel Macron, explication de texte.
49:50 "Il voit un geste de reconnaissance
49:52 indispensable." - Bah oui, qu'est-ce que c'est, ça ?
49:54 - "Et la base d'une construction d'un cadre
49:56 respectueux de la singularité
49:58 insulaire méditerranéenne." - Je comprends pas.
50:00 - Écoutez, je suis favorable à ce que les spécificités
50:02 de la communauté insulaire
50:04 soient reconnues dans la Constitution.
50:06 - C'est impossible. - Mais c'est quoi les spécificités
50:08 corses dans la Constitution ? On sent un article
50:10 propre, celle d'une communauté
50:12 insulaire, historique,
50:14 linguistique et culturelle. - Ça fait 40 ans qu'ils demandent
50:16 la reconnaissance. Ça, c'est les corses.
50:18 Donc ça ne veut rien dire. - Mais ça ne veut dire quoi ?
50:20 - Ils demandent la reconnaissance comme spécificité dans la République
50:22 du peuple corse au sein de notre Constitution.
50:24 C'est-à-dire qu'il y aurait un peuple français
50:26 et un peuple corse dans la même
50:28 unité de la République. Eh bien, moi, je le dis,
50:30 je dis que l'autonomie,
50:32 l'autonomie, ça n'est pas l'indépendance.
50:34 Ce sont deux choses différentes. - Mais c'est quoi ?
50:36 L'autonomie, c'est on est indépendant,
50:38 mais on prend le pognon. - Non, non, au sein de la majorité,
50:40 au sein de la majorité
50:42 actuelle, il y a des autonomistes et il y a
50:44 des indépendantistes. C'est deux choses différentes.
50:46 Les indépendantistes, ils veulent partir, c'est clair.
50:48 - Oui, mais en fait, t'as pas vraiment la France.
50:50 - Mais les autonomistes, je vais répondre.
50:52 Les autonomistes, c'est donner
50:54 un certain nombre de pouvoirs supplémentaires
50:56 à la... Mais si, c'est exactement ça.
50:58 - Ils demandent la reconnaissance dans la Constitution du peuple corse.
51:00 - Ça, c'est pas possible. - C'est le président de la République.
51:02 Le président de la République, mais on
51:04 est coutumier du fait, quand il est en Corse,
51:06 il dit ça, et puis à Paris, il va revenir en arrière.
51:08 - Non, vous n'êtes pas juste.
51:10 - Je suis pas dans le politiquement correct.
51:12 - On ne joue pas avec les deux mots qui vont revenir en arrière.
51:14 - Valérie nous a interpellé sur un point
51:16 très précis, c'était la notion
51:18 de reconnaissance du peuple corse
51:20 dans la Constitution française. - Il a l'air de corse en ça.
51:22 - Moi, je suis très précis, très clairement, je suis contre.
51:24 - Moi aussi, je suis contre, c'est très clair.
51:26 Par contre, qu'on donne un peu plus de pouvoir à l'Assemblée régionale.
51:28 - Qu'est-ce qu'on peut leur donner plus ?
51:30 - Il y a des tas de choses qu'on peut décentraliser.
51:32 - Par exemple, la langue corse, c'est très grave.
51:34 - Les politiques du logement, etc.
51:36 - Par exemple, les autonomistes
51:38 corses, pas les indépendantistes,
51:40 ils demandent le transfert des politiques
51:42 éducatives par l'Assemblée de Corse.
51:44 - Oui, mais c'est pas possible.
51:46 - L'unité de la République, c'est
51:48 des programmes nationaux.
51:50 Ou alors, il y a des programmes en Guyane,
51:52 il y a des programmes en Bretagne.
51:54 - Tout le monde hurle en disant qu'on est ultra centralisé, il faudrait savoir ce qu'on veut.
51:56 - Je trouve ça très compliqué, moi.
51:58 - Très compliqué aussi.
52:00 - Vous savez, il y a aussi un problème culturel au sens large en Corse.
52:02 Moi, quand je suis allé en Corse, il n'y a pas plus tard
52:04 qu'il y a 6 mois, les gens m'ont expliqué
52:06 parce que je me suis retrouvé dans une assemblée
52:08 informelle d'autonomistes
52:10 à quel point l'État avait préparé
52:12 dans une prison française
52:14 le meurtre d'Ivan Colonna, qui, je vous le dis,
52:16 est perçu là-bas comme un héros.
52:18 D'ailleurs, à Bastia, quand il était décédé,
52:20 il y a eu 3 jours d'émotions.
52:22 - Du complexisme !
52:24 - Du complexisme, c'est un problème mental.
52:26 Il faut interpeller nos amis corses là-dessus.
52:28 Comment vous pouvez croire, une seule seconde,
52:30 que l'État a organisé la présence dans une cellule
52:32 d'un terroriste, pardon de le dire, pas d'un héros,
52:34 d'un terroriste qui a tué un préfet,
52:36 la présence d'un
52:38 islamiste radical
52:40 qui aurait, sur ordre des services secrets,
52:42 tué M. Colonna.
52:44 C'est peut-être hallucinant,
52:46 mais quand vous parlez à des corses,
52:48 ils tiennent ça comme une évidence
52:50 complotiste contre la France.
52:52 - N'appelle pas ça un cadre serein
52:54 de discussion entre Paris
52:56 et Bastia. - Il n'y aura jamais un cadre serein
52:58 de discussion entre la Corse et la Catalogne.
53:00 - J'ai envie de vous dire
53:02 que j'attends
53:04 le retour du président et
53:06 effectivement, je pense que ce qui est important, c'est la définition
53:08 de cette autonomie. On part là-dessus.
53:10 Ça fait des années qu'on en parle,
53:12 mais jusqu'où on va ?
53:14 - Si on s'être trop...
53:16 - Stop, stop, stop. - Ça se passera comme la Catalogne.
53:18 - C'est fini.
53:20 - On va certainement y revenir. Merci à vous.
Commentaires