00:00 D'abord, peut-être, Madame Arthaud, un mot sur ce projet de loi et sur ce qui va se passer à propos du RSA, du revenu de solidarité active.
00:10 Évidemment, tout me révolte dans cette histoire.
00:13 Cette idée que les femmes et les hommes qui sont allocataires du RSA seraient des fainéants, des profiteurs, des parasites, finalement.
00:21 Et puis cette idée du travail gratuit, et puis cette idée qu'on pourrait leur couper, leur suspendre, leur couper le RSA.
00:30 Bon, il n'y a pas assez de femmes et d'hommes qui dorment dans la rue.
00:33 Il n'y a pas assez de familles qui ne peuvent pas se nourrir, nourrir leur môme.
00:41 Mais est-ce qu'il n'y a pas urgence à réformer ce système ?
00:44 Un chiffre, 6 allocataires sur 10 le perçoivent depuis plus de 2 ans.
00:47 Ce qui veut dire que la mission de réinsertion qui est la base, l'objectif du RSA, elle n'est pas accomplie, on n'arrive pas à l'atteindre.
00:54 Donc il faut le réformer.
00:55 Il y a urgence à lutter contre la misère.
00:57 Et par ailleurs, moi, ce qui me choque aussi, c'est que finalement, est-ce que l'État, lui, remplit ses obligations ?
01:04 Il explique qu'il doit accompagner les chômeurs, les personnes au RSA.
01:08 Il le fait ? Non, il ne le fait pas.
01:10 Il laisse les gens dans la galère.
01:12 Et c'est comme ça, en fait, pour tout, quand on appartient aux classes populaires, qu'on travaille, qu'on soit au RSA ou qu'on soit au chômage.
01:18 Donc voilà, c'est un classique.
01:19 Louis Morin, je le vois boue et veut intervenir.
01:21 Finalement, c'est le monde à l'envers.
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