00:00 [Musique]
00:05 Je ne suis évidemment pas surpris car dès la première minute de ce conseil,
00:08 le président a mené les débats avec une partialité comme j'ai rarement vue,
00:13 faisant fi de tous les éléments à des charges et finalement méprisant les droits de la défense.
00:20 Vous savez, il a fait rappel évidemment.
00:23 Je pense qu'il y a une raison fondamentale.
00:25 Au lieu d'essayer de savoir qui avait tué, qui avait enlevé, Ode,
00:34 il a tout fait pour protéger l'institution, les gendarmes, qui a raté cette enquête.
00:41 C'est un ratage complet, un fiasco complet.
00:44 Donc voilà, on va faire appel et puis à la cour d'appel,
00:49 on verra avec mon jeu de bourson beaucoup plus impartial.
00:54 J'ai rarement vu ça. J'ai été dit 915 fois devant toutes les cour d'assises.
00:59 J'ai rarement vu ça.
01:01 Donc tous ceux qui ont assisté à ce conseil savent qu'aucune réponse n'a été apportée.
01:07 La question qui se pose depuis le début dans cette affaire,
01:10 c'est plus facile de mettre une pelle pilotée sur la tête d'un homme qui est déguisé comme innocent
01:17 que d'essayer de chercher qui est le véritable coupable.
01:21 Moi, mon sentiment, c'est qu'ils savent, ceux qui pirent, qu'il n'est pas le coupable.
01:28 Mais comment accepter de dire qu'ils sont passés à côté du coupable
01:32 et que le coupable est peut-être venu dans cette cour d'assises pour faire un témoignage ?
01:37 Comment affronter ce scandale ? Nous verrons ça devant la cour d'appel.
01:42 Notre client est en position.
01:45 La réaction, c'est la satisfaction.
01:55 30 ans de réclusion criminelle, soit exactement les précédentions de l'advocat général.
01:59 Une peine lourde, une peine grave.
02:02 Un temps de délibéré relativement bref,
02:05 ce qui laisse à penser qu'il n'y a pas eu l'ombre d'une hésitation chez la cour et les jurés.
02:09 Donc, bien entendu, leur est à la satisfaction.
02:12 Même si, vous en doutez bien, rien ne restituera Aude à ses parents.
02:16 La douleur reste là, mais ce verdict peut-être permettra à ses parents de passer une étape supplémentaire.
02:22 Qu'est-ce qu'ils vous ont dit justement ? Dans quel état d'esprit sont-ils ?
02:26 Leur est à la satisfaction.
02:28 C'est vrai qu'il y a eu un grand moment d'émotion où les larmes ont foulé,
02:31 sans doute du fait de la pression de ces six jours d'audience,
02:35 mais en même temps un immense soulagement que la parole et la personnalité de leur fille aient été restituées,
02:41 que la cour, à travers ce verdict, l'ait compris,
02:44 et surtout, effectivement, que cette étape, avec la déclaration de la mort d'Aude, ait été franchie.
02:50 Vous avez pris le problème, vous signant à un éventuel appel,
02:53 parce que l'avocat de la naissance vous a amené ici pour l'appeler ?
02:56 Bien entendu, à partir du moment de toute façon où quelqu'un clame son innocence,
03:02 il faut s'attendre, c'est une éventualité, à un appel, mais nous sommes prêts.
03:06 Vous représentez justement une famille qui était venue chercher des réponses à ce procès.
03:10 Après une semaine d'audience, justement, est-ce qu'elles ont obtenu ce qu'elles cherchaient ?
03:14 Bien sûr que non, bien sûr que non.
03:17 Dans ma prévoirie, j'ai parlé de rendez-vous manqué avec la vérité.
03:20 C'est vrai que les parents, la famille d'Aude Jean-Alexis,
03:23 attendaient beaucoup de ce procès, attendaient des réponses.
03:25 Monsieur Montieu a choisi de s'enfermer dans le silence,
03:29 et bien la cour en a tiré toutes conséquences.
03:31 On est unanime pour dire qu'on a fait tout cela pour qu'enfin l'honneur de ma fille soit lavé.
03:40 C'est elle la victime, c'est pas Patrice Montieu.
03:44 Donc Aude est la victime, on a sali Aude, on a sali ma famille,
03:49 et je voulais que l'honneur de ma fille soit rétabli, définitivement.
03:55 Et en fait, on peut dire que c'est peut-être la victoire du bien contre le mal.
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