00:00 On se posait la question jusque-là, il n'y avait pas de réponse très claire.
00:03 Emmanuel Macron disait qu'on a un devoir de solidarité,
00:05 mais en même temps il faut qu'on soit ferme.
00:07 Le ministre de l'Intérieur a tranché.
00:09 On ne veut pas de migrants qui viennent de l'île de Lampedusa.
00:11 Pablo, une réaction ?
00:13 Je suis… à la fois je trouve ça honteux et à la fois…
00:19 à la fois ça génère une douleur.
00:22 Une douleur parce que j'ai… honnêtement, je dis même…
00:26 je ne reconnais plus mon pays.
00:27 C'est-à-dire que la France a dans sa culture,
00:32 la culture en fait de l'asile,
00:35 a la culture des droits des êtres humains.
00:39 Et aujourd'hui, Gérald Darmanin et donc du coup le gouvernement,
00:43 c'est-à-dire notre État, foule ça aux pieds.
00:47 Vous dites qu'il fait preuve de fermeté,
00:49 c'est-à-dire que vous avez des gens qui sont dans la détresse
00:52 sur cette île de Lampedusa.
00:53 Qu'est-ce que propose le gouvernement français ?
00:57 D'envoyer des policiers, d'envoyer des forces armées
01:02 pour les raccompagner, mais les raccompagner où exactement ?
01:04 Les raccompagner dans le cas au Libyen, les raccompagner en Tunisie,
01:08 alors qu'on sait très bien que de toute façon,
01:10 ils vont retenter après potentiellement une traversée
01:14 qui est particulièrement dangereuse.
01:16 Donc tout ce qu'on leur propose, c'est plus de souffrance,
01:20 plus de morts potentielles,
01:22 alors même qu'ils sont déjà dans une situation
01:24 qui est absolument catastrophique, toutes les ONG le disent.
01:28 À la fois leur traitement dans les centres d'accueil est très compliqué,
01:33 mais ensuite, il faut quand même toujours avoir en tête
01:36 que la traversée qu'ils ont faite pour arriver jusqu'à Lampedusa
01:41 a été une traversée hyper éprouvante.
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