00:00 Je vois quand même qu'il y a un jeune dans cette histoire qui a juste eu le malheur d'être dans une rue à Marseille,
00:04 qu'il a croisé quatre policiers et qui nous raconte qu'il a été visé par un tir de LBD et ensuite frappé au sol.
00:10 On a ensuite un policier qui va nous raconter qu'il n'a jamais tiré au LBD, qui est mis en détention provisoire,
00:15 et ensuite on a des caméras de surveillance qui nous prouvent que oui, il y a eu un tir de LBD que le policier a reconnu juste après,
00:21 et qu'une fois qu'Edi était au sol, il a bien été frappé une fois au sol.
00:25 Donc évidemment il y a la présomption d'innocence, donc on ne peut pas accuser les policiers d'être coupables de quoi que ce soit en l'état,
00:31 mais les faits sont là, Edi a bien le visage fracassé, et il y a bien des éléments qui montrent que ce qu'il raconte est malheureusement bien arrivé.
00:38 Donc le débat sur la présomption d'innocence, je ne vois pas ce qu'il vient faire ici.
00:42 De même, j'ai du mal à comprendre pourquoi est-ce que c'est maintenant qu'on vient débattre des questions des conditions de travail de la police.
00:50 On peut en débattre, c'est un métier compliqué, tout le monde le reconnaît, il y a des conditions de travail qui sont indignes,
00:55 il y a la question par exemple des heures supplémentaires non payées ou payées tardivement, on peut en discuter,
01:00 il y a la question des commissariats, de l'équipement, etc., on peut en parler.
01:03 Mais à l'heure actuelle, le débat qui doit avoir lieu c'est sur la question des violences policières.
01:07 Et sur cette question-là, je suis désolé, on a des réponses politiques à apporter,
01:11 et c'est à chaque mouvement politique, à chaque parti politique de les avancer.
01:14 Nous on a fait des propositions très simples, c'est par exemple abroger la loi de 2017 qui permet de faciliter l'utilisation des armes à feu,
01:22 notamment en cas de refus d'autant pirer.
01:24 On a vu que quand cette loi a été mise en place, il y a eu une explosion des tirs qui ont même touché à certains moments des passagers du véhicule,
01:31 donc on voit qu'il y a un gros problème à ce niveau-là.
01:33 On a demandé la suppression de l'IGPN parce qu'on constate que dans les affaires comme ça, l'IGPN est incapable d'apporter une solution.
01:39 - C'est pas vrai, je peux pas vous laisser dire que l'IGPN ne fait pas son travail.
01:44 - Je dis pas que l'IGPN ne fait pas son travail, je dis que dans notamment les affaires médiatiques,
01:48 on constate que l'IGPN a du mal à trouver les responsables.
01:51 - C'est elle qui est saisie et c'est elle qui a entendu les 4 policiers dans le cas dédié à Marseille.
01:56 - Moi je prends l'exemple, le cas de Steve, un jeune qui a été mort pendant les fêtes de la musique,
02:01 et l'IGPN avait été incapable de reconstituer la scène, et les journalistes, vos collègues, ont réussi à le faire.
02:06 Et de toute manière, on a un problème avec l'IGPN, c'est qu'il dépend du ministère de l'Intérieur.
02:09 Nous on défend à ce qu'il y ait un organisme qui ne dépend pas du ministère de l'Intérieur,
02:14 qui puisse mener les enquêtes et sanctionner les policiers quand ils doivent être sanctionnés.
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