00:00 On s'interrogeait il y a quelques minutes pour se demander si ces opérations d'évacuation étaient bientôt terminées.
00:04 On apprend ce soir qu'un cinquième avion français, une cinquième rotation a été déclenchée.
00:10 Ce cinquième avion est déjà posé à Niamey.
00:13 Guillaume Ancel, ça veut dire quand même qu'on rapatrie peut-être un petit peu plus de monde que prévu au départ ?
00:18 Il y a un peu plus de monde qui se porte volontaire.
00:22 Parce que normalement, l'ambassade est chargée de recontacter tous les ressortissants enregistrés.
00:28 Et après, c'est toujours très compliqué, comme vous l'avez très bien montré dans votre reportage tout à l'heure,
00:33 pour les gens de prendre ces décisions, tout laisser sur place,
00:36 repartir avec quasiment rien en France où ils ne sont pas forcément attendus,
00:40 ou rester coûte que coûte et prendre des risques inutiles.
00:44 Or là, on voit bien, et je crois qu'on l'a retracé avec Anthony,
00:48 compte tenu des échéances à venir et de l'incertitude à venir,
00:51 il y a sans doute plus de ressortissants qui se sont dit que ça ne vaut pas le coup de rester maintenant,
00:57 il vaut mieux partir pendant qu'on en a la possibilité,
00:59 et puis on reviendra plus tard si la situation se stabilise.
01:02 Donc ce qu'on voit, c'est que tout le monde est prudent sur cette situation,
01:06 et je crois que c'est le point clé de cette affaire, c'est que pour la France,
01:10 le Niger est un pays essentiel dans sa lutte antiterroriste.
01:14 Or, les Français viennent d'essuyer des échecs patants au Mali et au Burkina Faso,
01:21 où ils ont été chassés par des jeunes militaires.
01:23 Et donc si le Niger complétait cet échec, ce serait pour la France une profonde remise en cause
01:30 d'une stratégie de lutte contre les djihadistes au Sahel,
01:33 qui n'a jamais fait l'objet d'un réel débat stratégique en France.
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