00:00 Après une attaque contre le pont de Crimée ce lundi 17 juillet 2023,
00:04 la Fédération de Russie vient de suspendre sa participation à l'accord sur les céréales en mer noire,
00:09 concluée en juillet 2022 par la Russie et l'Ukraine,
00:13 après médiation de l'Organisation des Nations Unies et de la Turquie,
00:16 pour garantir leur exportation malgré le conflit.
00:19 Une situation qui pourrait engendrer une crise alimentaire aiguë
00:22 et pour le cas spécifique du Gabon,
00:24 pourrait avoir un impact indéniable sur l'économie nationale.
00:28 En effet, cette décision des autorités russes de suspendre l'accord sur les céréales ukrainiennes
00:33 pourrait assurément impacter négativement l'Afrique
00:36 et de manière directe les pays qui s'y approvisionnent.
00:39 Bien que dépendant exclusivement du marché français,
00:42 le Gabon pourrait être impacté lui aussi,
00:45 laissant peser sur le pays un risque de sécurité alimentaire.
00:49 Tension sur les marchés internationaux, facteur de vulnérabilité du Gabon.
00:53 Dépendant principalement du blé français,
00:56 le Gabon serait a priori épargné par les conséquences du retrait russe de l'accord céréalier.
01:01 En effet, la France qui compte parmi les premiers producteurs de blé au monde
01:05 devrait pouvoir assurer l'approvisionnement de son partenaire gabonais sans difficulté.
01:10 Cependant, comme lors de la précédente crise,
01:14 une baisse de production ukrainienne offrirait de nouvelles opportunités au marché français,
01:18 avec des conséquences directes sur l'offre.
01:21 Le Gabon se verrait ainsi impacté au niveau des prix pratiqués,
01:25 surtout les produits à base de farine.
01:28 Des choix stratégiques coûteux pour le contribuable.
01:32 D'après l'ingénieur agronome Hervé Emvo Ovono,
01:35 après la dernière crise de céréales,
01:37 le Gabon n'a mis en place aucun programme structurel concret pour faire face à sa vulnérabilité.
01:43 Comparativement, le Nigeria a accompagné les coopératives du pays
01:48 afin de réduire la dépendance au blé.
01:50 Ainsi, 40% de la production de farine dans ce pays serait à base de manioc.
01:57 Au contraire, le Gabon a poursuivi une politique de subvention sur la farine
02:01 et autres produits dits de première nécessité.
02:04 Selon le spécialiste, ces mesures non seulement coûtent cher aux contribuables,
02:09 mais nourrissent surtout la corruption de certains agents.
02:12 Ils préconisent pour cela le développement de coopératives,
02:16 véritable incubatrice d'une politique agricole qui permette au pays
02:21 d'atteindre l'autosuffisance alimentaire.
02:25 Sous-titres réalisés para la communauté d'Amara.org
02:28 "La vie est une aventure" - Albert Einstein
02:33 ...
Commentaires