00:00 Vincent Bolloré, une personnalité proche de l'extrême droite, vous dites, son groupe est proche de l'extrême droite ?
00:07 Écoutez, quand vous regardez CNews, quand vous regardez ce qui est devenu Europ1,
00:12 quand vous regardez cet ensemble-là, la conclusion s'impose.
00:17 JDD, enfin pardon, Europ1, CNews, l'extrême droite ?
00:20 Écoutez, ce sont des publications, oui. CNews, c'est très clairement l'extrême droite.
00:25 Ils font du mal à la démographie ?
00:27 Moi, je pense qu'ils font du mal à la démocratie, il n'y a aucun doute.
00:29 Moi, je suis, vous savez, je considère que lutter contre l'extrême droite, c'est une priorité.
00:36 Ça peut se faire de toutes les manières possibles.
00:38 Gérard Leclerc, je me tourne vers vous.
00:40 Lorsqu'on entend le ministre de l'Éducation nationale, on se dit quoi après ça ?
00:44 On se dit qu'il a eu tort, bien évidemment, et qu'un ministre, quel que soit le ministre,
00:48 devrait s'interdire de toute façon de porter des jugements globaux sur des médias, quels qu'ils soient.
00:54 Ce n'est pas le rôle d'un ministre.
00:55 Et en plus, bien évidemment, c'est toujours caricatural.
00:58 Vous ne pouvez pas, quel que soit le média, comme ça le résumer en deux mots,
01:03 et en deux mots qui, chacun sa, sont infamants.
01:06 Donc c'est une erreur.
01:08 Un ministre a le droit, c'est même son devoir de répondre.
01:12 Il a tout à fait le droit, les journalistes ont le droit d'être contestés,
01:15 ont le droit d'être critiqués sur des points.
01:17 Si on met, comme on fera peut-être, comme on l'a déjà fait autour de ces tables,
01:21 si on critique Papandia, il a bien sûr le droit de répondre.
01:25 C'est normal.
01:27 Mais pas, et je vous dis, quel que soit le ministre, pas d'une façon générale,
01:31 comme ça avec une réponse qui met en cause, qui stigmatise l'ensemble d'un média,
01:36 et comme vous l'avez dit, l'ensemble de ceux qui y travaillent.
01:39 D'un groupe ?
01:40 Oui, non seulement d'un groupe, d'un média, d'un groupe, oui absolument.
01:43 Voilà, donc c'est absurde et c'est étonnant parce que ce n'est pas le premier ministre à le faire.
01:49 C'est souvent des ministres qui ont un bilan catastrophique,
01:52 et souvent ceux qui sont bâillonnés aux abonnés absents.
01:56 Souvent avec un bilan catastrophique, souvent aux abonnés absents,
02:00 souvent ceux qui cherchent la lumière, qui regardent l'enclair lorsqu'ils sont plutôt fantômes,
02:04 plutôt qu'un mousquetaire.
02:06 Je pense que mes propos étaient clairs, je suis totalement critique de ce qu'a dit Papandia.
02:11 Je suis moins catégorique que vous sur le bilan, je pense qu'on peut en discuter.
02:17 Je pense que le bilan, il y a des choses qui ne sont pas aussi mauvaises que vous le dites.
02:21 Je pense que le processus devoir-fait est une excellente chose.
02:27 Je pense que la revalorisation des enseignants, il l'a plutôt bien mené.
02:31 Je pense que même sur la laïcité, au moins maintenant, on a des...
02:36 Gérard, peut-on interrompre Papandia et Panégirique quand même ?
02:40 Gérard Leclerc, attendez, chacun son avis là-dessus.
02:44 Je pense qu'il a raté, je pense qu'il a raté.
02:47 Vous pouvez être sûr que les attentats à la laïcité ça va bien ?
02:50 Les attentats à la laïcité ont explosé en pas tous les mois.
02:53 Pas tous en même temps.
02:55 Gérard Leclerc, vous avez tellement raison que s'il y en a un qui doit sauter dans ce gouvernement,
02:59 c'est lui en premier.
03:00 Je pense qu'il y en a d'autres aussi.
03:02 En tous les cas, c'est celui qui est le plus sur la scellette.
03:04 Si lui reste, tout le monde reste.
03:06 Si lui reste, tout le monde reste.
03:08 Moi je trouve que ça devient très inquiétant parce qu'il y a une partie de la société,
03:14 je dirais à gauche, qui déteste le pluralisme,
03:16 qui essaye de faire taire tous les gens avec qui elle n'est pas d'accord
03:19 et confère la campagne délirante, si vous voulez, avant quoi que ce soit,
03:24 avant qu'il ait dit quoi que ce soit contre Geoffroy Lejeune,
03:26 au moment où la France connaît les émeutes que l'on connaît,
03:29 le banc et l'arrière-banc de l'intelligentsia se réunissaient dans un théâtre de M. Dumonté,
03:34 ami du président bien connu, si vous voulez,
03:36 pour dire à quel point la situation était grave avec Geoffroy Lejeune.
03:40 Restons sur ces news.
03:41 Non mais, si vous voulez, ça fait partie...
03:43 C'est dans le climat, bien sûr.
03:44 Ça fait partie du même climat.
03:45 Oui, mais restons sur ces attaques.
03:46 Et on a déjà vu la ministre de tutelle,
03:49 de tutelle administrative des médias, pas de tutelle politique,
03:53 mais c'est elle l'interlocuteur des médias, Mme Abdoulmalak,
03:57 pour les questions réglementaires, etc.
03:59 Donc c'est la ministre de tutelle, on l'a déjà vu,
04:01 ce qui était absolument hallucinant et du jamais vu,
04:04 critiquer, menacer ces news, d'ailleurs, implicitement.
04:09 Et maintenant, il y a M. Papandiaï.
04:12 Il y a M. Papandiaï.
04:13 Alors moi, je pose une question, si vous voulez.
04:15 Est-ce que ces gens sont en service commandé ?
04:16 Parce que, est-ce qu'il y aurait, en haut lieu, si vous voulez,
04:20 une volonté de faire taire les gens du groupe Canal ?
04:25 En tous les cas, pour des gens qui disent
04:26 "ils abîment la démocratie", pardon de l'expression,
04:29 c'est du foutage de gueule.
04:31 On va écouter Dominique Rénier.
04:33 Je vous donne la parole.
04:34 Dominique Rénier qui a réagi ce matin
04:36 et qui avait peut-être, lui aussi, une analyse sur le sujet.
04:39 On prend l'habitude d'aujourd'hui en France
04:41 d'avoir des membres du gouvernement.
04:43 C'est quand même important, ça.
04:44 Qui se permettent des jugements politiques
04:48 sur la conformité à leurs opinions de rédaction.
04:54 Je pense que c'est un problème et que c'est une forme de déviation.
04:58 Les ministres n'ont pas à commenter la conformité à leurs yeux
05:03 de telle ou telle rédaction aux opinions qu'ils jugent illégitimes.
05:06 Ce qui est également terrifiant, c'est que c'est une insulte,
05:10 un, aux journalistes qui sont sur le terrain,
05:12 et ces attaques-là, ensuite, ont des répercussions sur le terrain.
05:17 Aujourd'hui, lorsqu'on va sur le terrain, cher Philippe,
05:19 parfois, on le fait à visage caché.
05:22 On ne donne pas le nom des journalistes sur le terrain
05:24 parce qu'ils sont menacés.
05:25 Et Papandier, en faisant ça, met une cible sur ces journalistes-là
05:28 qui tentent tant bien que mal de faire leur travail
05:31 avec la plus grande honnêteté possible.
05:33 Il est intéressant de voir.
05:35 Il y a des petites choses qu'il a faites,
05:37 je rejoins Gérard, qui ne sont pas complètement mauvaises.
05:41 Mais il est intéressant de voir qu'à droite, pour aller très vite,
05:44 on trouve que son bilan est plus que médiocre,
05:47 et j'adhère à cette opinion.
05:49 Et de l'autre côté, il est contesté à gauche
05:52 parce qu'il serait devenu trop classique.
05:55 En réalité, il ne fait rien.
05:56 Mais en revanche, ce qui demeure,
06:00 c'est l'obsession de critiquer le groupe de Vincent Bolloré
06:06 parce que cette attaque permanente, injuste, partiale,
06:11 se substitue à un vide politique.
06:14 Et donc, ce n'est pas étonnant.
06:16 Mais je pense également, et c'est ce que je disais dès le début,
06:20 je suis le papa ou la maman d'enfants victimes de harcèlement.
06:24 Je suis le directeur d'école qui ne sait pas
06:27 s'il va avoir assez de professeurs à la rentrée.
06:30 Je me dis, mais quel est son sujet à Papandier ?
06:33 C'est ces news ou c'est l'école ?
06:36 C'est l'éducation, l'instruction ou c'est ces news et Europe 1 ?
06:40 Mais il est hors sujet Papandier.
06:42 Mais qu'il s'occupe d'un chantier qu'il n'a pas réussi à mener
06:47 ou en tous les cas à aider depuis maintenant un an.
06:50 Qu'il laisse sa place, qu'il fasse autre chose,
06:52 qu'il retourne dans ses bouquins lorsqu'il était historien.
06:56 Gauthier Lebrecht.
06:57 Oui, Philippe, vous disiez que son bilan ne plaît pas à la droite.
07:00 Mais pas seulement.
07:01 Vous échangez avec n'importe quel ministre du gouvernement.
07:03 Il attaque Papandier en offre, pareil pour les députés de la majorité.
07:07 Et l'esprit de nuance de Gérard va le pousser à nuancer ce que je veux dire.
07:12 Mais c'est vrai que son bilan est très mauvais.
07:14 Vous regardez sur le plan du harcèlement scolaire à l'école.
07:18 Souvenez-vous quand il a reçu les parents de Lindsay,
07:21 cette jeune fille qui s'était suicidée,
07:22 qui était très mécontent de la manière dont Papandier les avait reçus.
07:26 Brigitte Macron avait dû les recevoir en urgence.
07:29 Les atteintes à la licité, évidemment, qui explosent.
07:31 3 000 profs qui manqueront encore à la rentrée.
07:34 Ça, c'est des sujets prioritaires pour le ministre de l'Éducation nationale.
07:38 Au fond, il a un peu retrouvé, vous savez, son rôle d'historien avant de devenir ministre.
07:42 Il était historien.
07:43 Il avait dit tel un député LFI, il y avait des violences policières.
07:46 Il a un peu retrouvé ce rôle là.
07:48 Il ne l'a jamais quitté, Gauthier Lebret, malheureusement.
07:52 Il ne l'a jamais quitté.
07:53 Il est encore ministre, mais la seule chose qui lui reste, c'est le titre.
07:55 Il ne l'a jamais quitté.
07:56 Et comme il est aux abonnés absents, comme personne ne le connaît
07:59 pour ce qu'il a fait en tant que ministre.
08:01 D'ailleurs, c'est très triste.
08:02 C'est dommage parce que c'est le chantier prioritaire, l'instruction.
08:05 Après les émeutes, on s'est dit maintenant, c'est là qu'il faut travailler.
08:10 Mais comme il n'a rien fait, il va se dire je vais attaquer CNews,
08:14 je vais attaquer Europe 1, je vais attaquer les médias.
08:16 On va en parler.
08:17 Et d'ailleurs, regardez, on ouvre avec ça.
08:19 Moi, je pense que si on veut être absolument juste,
08:23 il y a une responsabilité immense de Frédéric Azizat
08:25 qui systématiquement, lorsqu'il reçoit un ministre, les amène sur ce terrain là.
08:29 Et c'est pour ça que je ne partage pas tout à fait l'avis de Philippe
08:32 lorsqu'il dit qu'il y a une obsession de Papendiaïe à vouloir s'en prendre
08:36 à CNews ou à Europe 1.
08:38 C'est qu'en fait, il subit...
08:40 Il y a une obsession d'Azizat.
08:41 Non, mais il y a d'abord une obsession d'Azizat.
08:42 Et après, il y a une sorte de faiblesse de la réponse de Papendiaïe.
08:46 Si seulement c'était vraiment nourri, construit,
08:48 il donnerait des exemples pour étayer sa démonstration
08:51 d'extrême droitisation de la chaîne.
08:53 C'est faux. Il n'a rien.
08:54 Il y a quelque temps, il s'en était pris à Valeurs Actuelles.
08:57 Il avouait dans le même temps qu'il ne lisait jamais ce journal.
08:59 Il faisait le lien entre Gringoire et un trait d'union.
09:02 Entre Gringoire et Valeurs Actuelles.
09:04 Mais donc, en fait, il agite des mots disqualifiants
09:09 qui empêchent de penser pour masquer après l'absence de bilan
09:13 qu'il a à la tête de l'éducation nationale.
09:15 Mais il n'y a rien. Il n'y a rien.
09:17 Il est néant. Mais c'est un barou.
09:19 Alors, ce n'est pas un barou d'honneur, c'est un barou du déshonneur pour Papendiaïe
09:22 parce qu'il sait que c'est la dernière ligne droite.
09:24 Il faut faire un peu de bruit.
09:25 Mais ça marche. Regardez, il est 9h15.
09:27 Je crois que c'est lors des pros, c'est une des premières chaînes nationales.
09:30 Donc, on va parler de Papendiaïe ce matin.
09:32 Et certains vont considérer les plus radicaux, les plus extrêmes.
09:36 Justement, l'extrémisme, c'est là.
09:37 Ils vont se dire Papendiaïe, il a peut-être raison.
09:40 Et donc, les gens qui seront sur le terrain, ultra minoritaire, mais ultra, ultra bruyant, ultra violent.
09:45 Moi, je pense à tous les journalistes qui sont sur le terrain cet après-midi,
09:49 qui vont aller couvrir les manifestations,
09:51 qui samedi, lors de la manifestation d'Assata Horé,
09:53 je n'ai même pas pu donner le nom du journaliste
09:55 parce que ce climat-là de haine contre CNews et contre Europe 1
09:59 participe à ces violences ensuite de ces menaces.
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