00:00 Qu'est-ce que l'accueil de Saint-Paul a apporté à l'histoire de la ville ?
00:02 Ce qu'il faut savoir déjà avant l'historique de Saint-Paul,
00:06 c'est quand même un service où on a toujours eu énormément d'accueil.
00:10 C'est vrai qu'on n'a pas attendu JMBI,
00:13 c'est-à-dire gérer mes biens immobiliers, pour avoir de l'accueil.
00:15 On s'est toujours battu pour pouvoir avoir des gens,
00:18 pour pouvoir accueillir les gens, parce que les gens ils viennent,
00:20 c'est une grande commune déjà, Saint-Paul,
00:23 donc l'accueil, on connaît, on pratique,
00:26 et on sait qu'il y a toujours du monde, des gens qui veulent être reçus.
00:29 Et c'est vrai que cette année, ce qui change par rapport aux autres années,
00:33 c'est que depuis janvier 2023,
00:35 il faut savoir que le service des impôts des particuliers de Saint-Paul,
00:39 on a eu le transfert des dossiers du port et de la possession,
00:42 qui étaient anciennement sur Saint-Denis, et qui sont venus sur Saint-Paul.
00:46 Donc ça a impacté évidemment le nombre d'usagers.
00:49 Vous savez que le port et la possession, c'est peut-être une petite commune au niveau de surface,
00:53 mais avec quand même beaucoup de population.
00:56 Donc ça a fait que justement, ce nombre de population,
00:59 viennent dans les services.
01:01 Et il faut savoir qu'on est dans l'incapacité,
01:03 on n'a pas un service d'accueil digne de ce nom, pour pouvoir accueillir ces gens.
01:08 Ça c'était, on va dire, dans une année normale.
01:12 Après, viennent cette année se fixer, gérer mes biens immobiliers.
01:16 Vous savez, dans gérer mes biens immobiliers,
01:18 on a fait passer ça comme quelque chose de nouveau évidemment,
01:21 mais où les gens, ils ont eu beaucoup d'interrogations.
01:24 Pourquoi déjà ? Parce que la période était inappropriée.
01:28 Il faut le savoir, c'est que, on dit là, nous on a notre période, on va dire,
01:31 où on sait qu'on travaille dans un service des impôts des particuliers,
01:34 il y a une période d'impôt sur le revenu,
01:36 qui commence plus ou moins au mois de mai, et qui finit au mois de juin.
01:39 Ça c'est normal, on le sait, c'est notre mission, il n'y a pas de souci.
01:42 On a mis au milieu de ça, gérer mes biens immobiliers,
01:45 où les gens, ceux qui étaient propriétaires en tout cas,
01:48 avaient, en faisant leur déclaration de revenu,
01:51 un petit rappel en disant, n'oubliez pas de faire la déclaration de revenu,
01:53 de immobilier, pardon.
01:55 Du coup, les gens s'interrogent, où, comment, on ne sait pas faire.
02:00 Ça c'est un point.
02:01 Et après, il vient le point où ceux qui partent dans la bonne rubrique,
02:05 ils ont énormément d'interrogations.
02:07 On va dire, il y a des anomalies,
02:10 qui font en sorte que, justement,
02:12 même l'agent, pour aider la personne,
02:16 parce qu'il faut absolument que le propriétaire,
02:20 ils aient une aide, d'accord,
02:22 et on n'est pas en mesure, au niveau d'un effectif,
02:25 d'avoir une personne, un agent derrière chaque usager.
02:30 Dans un monde idéal, ça aurait été bien,
02:33 mais aujourd'hui, avec les effectifs,
02:36 qui sont vraiment de moins en moins,
02:39 avec des baisses en tout cas, des diminutions,
02:42 on ne peut pas.
02:43 Parce que je vais quand même revenir, c'est que,
02:45 on a anticipé sur la suppression de la taxe d'habitation,
02:48 pour nous enlever des emplois.
02:50 Ah oui, depuis l'année dernière, on a dit,
02:52 vous ne faites plus de taxe d'habitation, donc vous ne travaillez plus.
02:55 Donc on vous enlève des emplois,
02:56 et on nous met, d'accord,
02:58 un accueil comme GmbI, sans emploi supplémentaire.
03:02 Si on nous dit, on vous a mis quand même des VSC,
03:05 des volontaires civiques, pour vous aider,
03:07 ces pauvres jeunes qui arrivent dans le monde du travail,
03:10 qui n'ont pas de formation, d'aider.
03:13 Et je pense que, moi j'ai envie de féliciter ces jeunes,
03:16 parce qu'ils mettent de la bonne volonté,
03:18 mais quand on ne sait pas répondre,
03:19 quand on a une question fiscale,
03:21 et qu'on ne sait pas répondre,
03:22 on ne peut rien y faire.
03:23 De toute façon, c'est comme ça.
03:25 Et GmbI, il faut savoir que GmbI,
03:27 j'ai envie de vous dire, on a créé une rubrique,
03:32 où c'est full des maths.
03:33 C'est-à-dire, la personne âgée,
03:35 la personne illettrée,
03:37 on ne peut pas faire autrement,
03:39 que d'aller ouvrir un compte,
03:41 sur internet, et valider.
03:45 Si c'était que ça, ce n'est pas grave,
03:46 mais l'incidence dans la mémoire des personnes,
03:48 dans la tête des gens, c'est que,
03:50 quand on dit "si on ne fait pas",
03:51 on a une amende,
03:52 il y a une répression quand même.
03:54 Donc, c'est une menace quand même,
03:56 on menace les gens, on dit,
03:58 si vous faites des erreurs,
03:59 si vous faites une omission,
04:00 si vous ne faites pas la déclaration,
04:01 nous derrière, on va vous faire payer,
04:04 donc vous aurez une amende.
04:05 Donc évidemment, ça crée quoi ?
04:06 Ça crée un mouvement de foule,
04:08 ça crée une détresse,
04:09 ça crée une crainte,
04:10 et même de l'agressivité.
04:12 Ils n'ont pas peur des maux,
04:13 parce que les gens sont agressifs,
04:14 parce que de bonne foi, ils viennent,
04:15 et ils voient que sur leur document,
04:17 rien ne colle à la réalité.
04:19 Ou en tout cas, notre réalité à nous,
04:22 au niveau fiscal, n'est pas leur réalité à eux.
04:24 Moi, je prends un exemple,
04:25 vous savez, quand une personne dit
04:27 "voilà, j'ai 4 pièces",
04:30 et sur les 4 pièces,
04:31 on me dit que c'est juste un F2,
04:35 ou sinon 10 mètres carrés,
04:36 ou 20 mètres carrés.
04:38 Et ils ne voient pas, ça ne correspond pas.
04:40 Donc, une petite interrogation
04:41 qui fait de gros soucis pour les gens,
04:42 et pour nous aussi, une intépilation.
04:44 Il faut savoir que cette modification,
04:47 cette réforme, c'est une réforme,
04:49 qui ne fait que commencer, il faut le savoir.
04:51 Parce qu'aujourd'hui, on va rentrer les données,
04:55 on va valider les données.
04:56 Dans les années à venir,
04:58 dès le changement de la Cater,
04:59 il faudra y aller.
05:00 Vous faites des taxes banales,
05:02 il faudra y aller.
05:03 Vous faites une maison, vous créez,
05:05 donc il faudra y aller également.
05:06 Voilà, toute cette mission qui était dédiée
05:10 à l'administration fiscale, aux agents,
05:13 on va donner ça aux usagers à faire.
05:16 Avec, comme je vous dis, l'inquiétude,
05:18 mais de l'agressivité.
05:19 Et on en rencontre.
05:20 Parce que les gens qui viennent, qui disent
05:22 "on ne peut pas vous aider
05:23 parce que nous, on ne peut pas modifier les locaux",
05:25 ben c'est nous, on est le seul centre à Saint-Paul
05:28 où on reçoit le public.
05:29 Il faut le dire, on reçoit avec rendez-vous bien sûr,
05:33 mais on reçoit aussi sans rendez-vous.
05:34 Et on peut avoir, dans une matinée,
05:36 jusqu'à 200, 250 personnes qui veulent être reçues.
05:40 Et on n'a pas l'effectif qui va avec.
05:43 Voilà.
05:44 Il y a une aberration, parce que même,
05:46 moi je prends parce qu'on nous dit,
05:48 et on nous dit à nous,
05:49 agents des finances publiques,
05:50 et on dit aussi au public,
05:51 et on dit aussi aux usagers,
05:53 que maintenant vous n'êtes plus obligés
05:54 de venir dans l'instance des impôts.
05:56 Au contraire, voilà, il y a de la lumière ailleurs,
05:58 allez-y, les maisons France Service
06:00 ou les écrivains publics dans les mairies,
06:02 mais sont confrontés justement avec,
06:05 et pour l'instant non,
06:06 puisque les gens viennent quand même nous voir,
06:07 mais dans les années à venir,
06:09 avec un afflux d'usagers.
06:11 Mais ces maisons France Service,
06:14 vous savez la part fiscale,
06:15 parce que n'oubliez pas que les maisons France Service
06:18 ne reçoivent pas que pour le fiscal,
06:20 ils en ont aussi pour le social,
06:22 c'est-à-dire les déclarations à la CAF,
06:25 les déclarations CGSS,
06:28 tous ces corps de métier sont réunis en même endroit.
06:31 Et ils reçoivent du monde aussi,
06:32 je pense qu'ils ne pourront pas non plus
06:33 tout absorber du public fiscal.
06:36 Ça, il faut le dire quand même.
06:38 Après, quand vous dites que oui,
06:40 ça a été créé pour les jeunes,
06:41 moi je veux dire que oui, peut-être,
06:43 pour eux c'est facile,
06:45 mais ce n'est pas seulement une question de facilité
06:48 et avec l'informatique.
06:51 Vous savez, on parle de droit fiscal
06:55 qui est quand même une matière qui est assez compliquée.
06:57 Vous savez, chez nous, on reçoit aussi des gens
07:00 qui ont fait des études, il ne faut pas croire,
07:02 ceux qui viennent dans nos locaux,
07:03 ce n'est pas seulement les personnes âgées
07:04 qui ne savent pas lire et écrire,
07:05 ou les jeunes qui ne savent pas lire et écrire,
07:07 c'est toutes les personnes dans le dark
07:09 qu'on pose une question et que,
07:11 oui, par exemple, une simple question,
07:13 un local plafonné, un loyer plafonné,
07:16 il faut savoir y répondre et comprendre la question.
07:19 Ça, pour être rassuré,
07:21 on vient quand même demander,
07:22 on vient s'informer.
07:24 Voilà, et après, nous on dit,
07:26 et on le crie fort,
07:28 ce n'est pas qu'on ne veuille pas recevoir,
07:30 au contraire, nous on pense que
07:31 notre métier c'est recevoir le public,
07:33 l'administration, en général,
07:35 doit recevoir son public.
07:37 Cependant, nous on dit recevoir dans les bonnes conditions,
07:40 que ce soit pour l'usager, évidemment,
07:42 mais aussi pour l'agent,
07:43 qui, les conditions de travail sont de plus en plus dégradées,
07:47 qui s'essuient tous les jours.
07:49 C'est devenu tellement familier
07:51 de recevoir des agressions,
07:53 d'accord, verbales, tous les jours,
07:55 d'accord, que ce soit au niveau des publics,
07:58 que ce soit GmbI, que ce soit l'impôt sur le revenu,
08:00 taxe d'habitation, où tous les services sont fermés,
08:03 on reçoit ce rendez-vous.
08:04 Je vous prends un exemple,
08:05 vous savez, la personne en recouvrement,
08:07 qui a saisi sur son compte bancaire ?
08:10 À juste titre, hein, qu'importe.
08:12 Vous croyez qu'il y a envie d'attendre une semaine,
08:14 un rendez-vous, 15 jours,
08:15 pour avoir un rendez-vous, pour débloquer la situation ?
08:18 Où on voit ça ?
08:19 Mais je puisse comprendre que cette personne arrive,
08:22 et elle est agressive.
08:24 Voilà, il n'y a pas que ça,
08:27 la réception générale et GmbI
08:29 vient malheureusement appuyer sur ce qu'on dit,
08:33 c'est déjà qu'on est bancal,
08:34 ça ne vient pas arranger la situation des cibles.
08:37 Et on le voit de plus en plus,
08:38 parce qu'il a fallu que tout le monde monte au créneau,
08:43 pour qu'on dise, voilà, mais écoutez,
08:44 si c'est comme ça, on va décaler d'un mois.
08:46 Bah, décaler d'un mois, d'accord,
08:47 mais le problème ne sera pas réglé.
08:50 Il y aura toujours un problème de GmbI,
08:52 un problème de fichiers, un souci d'effectifs,
08:54 un souci de connaissances et de technicité.
08:57 Ce n'est pas en un mois qu'on pourra régler ce problème.
09:00 Nous, on veut des gens pour recevoir,
09:03 on veut des personnes pour renseigner,
09:05 et on veut un fichier pour avoir du temps,
09:07 pour mettre à jour un fichier.
09:08 [Musique]
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