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  • il y a 3 ans
Le bâtonnier du Barreau de St-Etienne est l'invité de 7 Minutes Chrono sur TL7.
Olivier Bost vient lance une série d'émissions dédiées à la profession d'avocat et qui mettra en avant les membres du Conseil de l'Ordre dans chacune de leurs spécialités.

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Transcription
00:00 [Musique]
00:14 Bonjour à tous, bienvenue, 7 minutes chrono sur TL7.
00:17 Nous lançons ensemble une série consacrée aux barreaux de Saint-Etienne et aux métiers d'avocat.
00:23 Je suis avec Olivier Bost aujourd'hui, qui est bâtonnier de l'Ordre des avocats du barreau de Saint-Etienne.
00:27 Maître, bonjour.
00:28 Bonjour.
00:29 Bienvenue sur ce plateau, vous êtes bâtonnier depuis 2022, c'est un mandat de deux ans.
00:33 On va parler avec vous du barreau de Saint-Etienne.
00:35 Déjà, combien d'avocats à Saint-Etienne ?
00:38 Alors, nous sommes 330, 330 au barreau de Saint-Etienne.
00:42 C'est un barreau qui est extrêmement jeune parce qu'on a plus d'arrivées que de départs.
00:48 Donc forcément, il grossit, il grandit.
00:51 On essaie de le rendre le plus attractif et dynamique possible.
00:55 Au début de votre mandat, Olivier Bost, vous disiez vouloir rapprocher l'avocat du grand public.
01:01 Est-ce que c'est un défi réussi aujourd'hui ? Quel bilan ?
01:05 Réussi, ce serait présomptueux.
01:07 Pourquoi aviez-vous cette volonté ?
01:08 J'ai cette volonté parce qu'on encourt souvent la critique sur ce point,
01:12 en nous disant qu'on est difficilement joignable, qu'on est en dehors des réalités.
01:20 Et je voulais montrer qu'en réalité, on est extrêmement proche d'une part des préoccupations de tout le monde,
01:30 puisqu'on les vit à travers les dossiers de nos clients.
01:33 Et je voulais effectivement que le barreau se rapproche tant des acteurs publics, collectivités locales,
01:42 que des acteurs économiques, pour être présent, que des justiciables.
01:48 On a essayé avec tous les membres du Conseil de l'Ordre de tendre à ça.
01:54 Pourquoi c'est important qu'il y ait une plus grande proximité et un possé moins important ?
01:58 C'est important parce qu'on a une image un petit peu de personnes, soit inaccessibles,
02:05 soit qui sont pendant leur tour d'ivoire, mais pas confrontées au réel.
02:11 Et je voulais montrer qu'en réalité, on est au quotidien des préoccupations des gens.
02:17 Et je vais dire, à chaque moment de la vie, on a besoin d'un avocat dans toutes nos étapes.
02:23 Tout à fait. On va en avoir besoin, effectivement, tant dans l'aspect contentieux procès.
02:29 Malheureusement, certains accidents de la vie font qu'on va avoir besoin de l'avocat,
02:33 mais on va aussi vouloir... Enfin, on a besoin de l'avocat, et c'était l'autre pan de ma volonté.
02:40 C'est tout l'aspect, effectivement, de l'avocat en qualité de conseil.
02:44 Conseil et accompagnement.
02:45 Exactement. Conseil et accompagnement tant auprès des sociétés, à travers le droit des affaires,
02:51 à travers le droit fiscal, le droit du travail, mais aussi conseil aux collectivités publiques,
02:56 parce qu'on a un barreau qui a un nombre de confrères très important, plus de 60,
03:03 qui font du droit public. Donc c'est une matière qui n'existait quasiment pas
03:08 quand j'ai commencé il y a 25 ans à Saint-Étienne, en termes d'avocat,
03:11 et qui aujourd'hui est très dynamique. Donc ça montre aussi que toutes les branches du droit
03:18 permettent aux différentes personnes de faire appel aux avocats stéphanois
03:25 et de ne pas aller dans des barreaux limitrophes aux nôtres.
03:28 On peut dire que la composition d'un barreau reflète la réalité d'un territoire ?
03:31 Moi, je le pense, oui. On a un barreau qui est composé pour moitié de plaidants d'avocats au tribunal,
03:37 pour moitié d'avocats en conseil. Je trouve que ça reflète assez bien l'activité de notre territoire,
03:43 avec des vraies dynamiques de PME en termes économiques,
03:47 et donc un barreau d'affaires, entre guillemets, qui grossit et qui a de l'importance.
03:52 Et ça, c'est une des choses importantes, à mon avis.
03:55 La féminisation de la profession d'avocat ?
03:58 Oui, comme dans toutes les professions, finalement, tant juridiques qu'ailleurs.
04:02 On est aujourd'hui sur un pourcentage à peu près de 65% de femmes et 45% d'hommes.
04:08 Je voudrais qu'on parle des nombreuses réformes de la justice, de manque de moyens, de délais.
04:13 On a l'impression que c'est le serpent de mer, qu'on n'arrivera pas à avoir suffisamment de moyens pour la justice en France.
04:19 On vous a vu manifester régulièrement. Où en est-on aujourd'hui ?
04:22 Est-ce que les effectifs sont au beau fixe ? Est-ce que les délais se sont raccourcis pour obtenir un jugement ?
04:29 Où en est-on des moyens ?
04:30 Vous avez raison, c'est un sujet qui est extrêmement ancien.
04:33 On a un gouvernement, on peut lui rendre en tout cas cet hommage-là, entre guillemets,
04:38 c'est que le budget de la justice n'a jamais été aussi important.
04:42 La difficulté, c'est qu'il est affecté en grande partie à la partie pénitentiaire pour la construction des prisons,
04:49 ce qui fait qu'il y a moins de budget pour la justice.
04:52 Pour autant, il y a une embauche massive de magistrats, on va dire, sur les cinq prochaines années,
04:58 ce qui va permettre petit à petit de réduire les délais, les délais de traitement d'un dossier
05:05 qui sont aujourd'hui toujours aussi longs, tant en première instance qu'à la cour d'appel.
05:09 Donc on va dire que là-dessus, on est sur un chemin qui est plutôt positif par rapport à ce qui s'est passé après.
05:18 Maintenant, c'est un peu prématuré pour avoir les effets.
05:21 Le temps long, c'est véritablement une problématique pour la justice, vous le constatez dans votre activité au quotidien.
05:26 Et je pense qu'en plus, comme on est dans une société qui attend des réponses extrêmement rapides dans la vie,
05:34 tous les jours, un mail faut répondre immédiatement.
05:36 - La société y va toujours plus vite. - Tout va plus vite, et la justice ne va pas plus vite.
05:38 Donc les gens ne comprennent pas. Avant, ils ne le comprenaient pas, mais bon, aujourd'hui, ils n'acceptent plus.
05:45 Donc de toute façon, la justice, elle n'a pas le choix, elle doit aller beaucoup plus vite.
05:49 Et c'est la raison pour laquelle il y a ces moyens, tant de juges, de greffiers, d'assistants de justice qui vont venir.
05:56 Après, 1 500, ce n'est pas encore satisfaisant. Ça ne veut pas dire que tout sera parfait, mais on verra les effets que ça a dans quelques années.
06:05 Je voudrais qu'on termine, il nous reste une minute sur les vocations.
06:07 Est-ce que chez les jeunes, on veut encore devenir avocat aujourd'hui ?
06:12 Je crois oui, parce qu'il y a vraiment cette volonté d'être au service des autres, d'écouter les problématiques des autres et d'être juste.
06:22 Ça, on le voit souvent des jeunes qui viennent nous voir.
06:25 Et pour eux, le juste, justice, ça ne veut pas toujours dire la même chose, mais en tout cas, ils ont envie que les choses soient dites et faites de manière équitable, juste avec les autres.
06:37 Et du coup, je pense que c'est encore un métier aujourd'hui qui a beaucoup de sens et qui plaît aux jeunes.
06:44 Merci beaucoup, Maître Olivier Boss.
06:46 Merci de votre accueil.
06:47 7 minutes chrono, toute une série d'émissions que nous lançons aujourd'hui avec certains de vos confrères qui viennent nous parler de leur profession.
06:54 Merci de nous avoir suivis. On se retrouve demain, même heure, sur TLC. À demain.
06:58 [Musique]
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