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  • il y a 1 heure
La source Parot fermée depuis janvier 2026 à cause des PFAS, des polluants "éternels" dépassant les normes.

Manifestation contre l'usine à bitume de Boën-sur-Lignon : les opposants dénoncent un risque environnemental et sanitaire.

Le collège Honoré d'Urfé en grève reconductible pour obtenir un classement en REP+.

Sogrand, transporteur routier ligérien, en liquidation judiciaire : 120 emplois menacés après l'échec des reprises.

Une épicerie solidaire AGORAé ouvre à Tréfilerie pour aider les étudiants précaires avec des produits à prix réduits.

Laurent Lufroy, chef décorateur, a marqué des films cultes comme Danse avec les Loups et Léon.

Le Congrès National du Bonsaï à Montrond-les-Bains a réuni passionnés et professionnels pour sa 37e édition.

Zac Deloupy expose 100 planches de dessins à la médiathèque de Saint-Étienne, dont Les Carnets de Saint-Étienne.

Bryan Lapitchet, étudiant stéphanois, se qualifie pour la finale nationale du concours d'éloquence Lysias.

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Transcription
00:15Un symbole local a été contraint de fermer. La source Paro a dû cesser toute activité depuis le 1er janvier.
00:23Le taux de polluants éternels est mis en cause, toutes les explications au début de votre édition.
00:27Cette future usine à bitume continue de cristalliser les tensions. Ce mercredi, c'était le lancement des travaux à Boins
00:35-sur-Lignon et des manifestants n'ont pas manqué ce moment.
00:39Les gendarmes ont dû intervenir, vous le verrez.
00:42Une deuxième épicerie étudiante ouvre à Tréfilerie un grand pas contre la précarité étudiante, toujours de plus en plus marquée.
00:50Des produits y sont proposés bien moins chers qu'en grande surface.
00:55Bienvenue dans cette édition, je suis ravi de vous retrouver pour faire le point sur l'actualité de la Loire.
01:02Contaminée aux polluants éternels, la source Paro, située à Saint-Romain-le-Puis, est contrainte de fermer depuis le début
01:09de l'année.
01:10C'est une information de nos confrères de ici, Saint-Etienne-Loire.
01:14En cause, la présence de pifas, autrement dit, les polluants éternels, détectés à un niveau supérieur aux nouvelles normes européennes.
01:23Plus d'explications dans ce reportage d'Alexandre Crouzet.
01:27Depuis le 1er janvier 2026, les bouteilles estampillées de la source Paro ne sortent plus du site de Saint-Romain
01:33-le-Puis.
01:33En cause, un dépassement de la nouvelle norme européenne concernant les pifas, des substances chimiques surnommées polluants éternels.
01:40Les analyses de l'Agence régionale de santé ont révélé un taux de 46,8 nanogrammes par litre, au-dessus
01:45de la limite fixée à 30.
01:47Une concentration jugée trop élevée pour permettre la poursuite de l'exploitation, malgré des résultats internes jugés rassurants par l
01:53'exploitant.
01:54Le groupe Alma, propriétaire, assure pourtant que l'eau ne présente pas de danger immédiat pour la santé,
01:59rappelant que les seuils de l'eau du robinet autorisent jusqu'à 100 nanogrammes par litre.
02:03Mais la réglementation sur les eaux minérales est plus stricte et impose l'arrêt des dépassements des normes.
02:08Seul un autre forage du site continue aujourd'hui de fonctionner, le Puy-Saint-Georges,
02:12également exploité par le groupe Alma, avec un niveau de pifas conforme aux normes en vigueur.
02:17A Boins-sur-Lignon désormais, ce mercredi matin, plusieurs dizaines de militants et de riverains se sont mobilisés
02:24pour s'opposer au démarrage du chantier d'une usine à bitume portée par l'entreprise Stal-TP.
02:30Ils dénoncent un projet qu'ils jugent dangereux pour l'environnement et la santé.
02:35Un reportage d'Edmond Jourdan.
02:41Ils étaient venus en nombre ce matin à Boins-sur-Lignon pour protester contre le début du chantier de la
02:46future usine de bitume.
02:48Les militants dénoncent une aberration environnementale.
02:51Pourquoi on parle d'écocide ? Parce que là, les faits sont avérés.
02:53On n'est pas... c'est pas une bande d'illuminés qui dit ça.
02:56Je veux dire, les faits sont têtus.
02:59Ici, on est sur une industrie polluante, dans un endroit qui ne l'était pas jusqu'à maintenant,
03:04et qui va l'être, et pour une longue période, et surtout, encore une fois, on est là sur un
03:09projet qui est inutile.
03:11Il n'y a pas besoin de centrales à goudron dans le coin, puisqu'il y en a déjà deux
03:15et qu'elles tournent à 50%.
03:16Au-delà de l'impact écologique, c'est aussi la méthode qui indigne pour ce militant l'obstination de l
03:21'entreprise
03:22et le signe d'un mépris des enjeux locaux.
03:24En tant qu'entrepreneur, on se doit d'être un minimum responsable de son projet,
03:29et là, je sens qu'il y a une irresponsabilité, une irresponsabilité de sa part, de considération.
03:34C'est un dégât de plus, les dégâts s'accumulent, et là, quand une entreprise n'a pas réfléchi en
03:41amont
03:42aux conséquences de son activité, et qu'elle n'est pas encore construite,
03:48c'est le moment où on peut encore discuter, intervenir.
03:52Mais à l'arrivée de la pelleteuse, le temps n'était plus aux discussions.
03:56Les militants ont choisi la résistance passive, s'asseoir, pieds et mains entrelacés,
04:00pour former un rempart humain afin de ralentir la progression de l'engin.
04:05Les autocollants et les champs n'auront pas refroidi les forces de l'ordre.
04:09La résistance était de courte durée, les gendarmes sont rapidement intervenus
04:12pour déloger les militants, parfois par la force.
04:16La pelleteuse a finalement pris possession du terrain.
04:19Le chantier est désormais lancé, malgré une contestation qui promet de ne pas s'arrêter là.
04:24En bref, dans l'actualité aussi de ce mercredi, le collège Honoré Durfais poursuit sa mobilisation.
04:31Ils ont lancé une nouvelle journée de grève reconductible après une première début avril.
04:37L'objectif du personnel éducatif est d'obtenir à la rentrée prochaine le classement de l'établissement en REP+.
04:44Deux audiences avec l'éducation nationale n'ont pas permis d'avancer majeur.
04:50Une manifestation sera aussi organisée ce vendredi à 14h.
04:54Et puis après la fermeture de la plateforme Ziegler, c'est au tour du transporteur routier
04:59saugrant d'être en liquidation judiciaire.
05:02Aucun candidat n'a déposé d'offres de reprise pour ce spécialiste du transport relais à l'échelle nationale.
05:09Le groupe était pourtant la deuxième plus grosse entreprise du secteur dans la Loire
05:15et comptait 120 salariés en 2025.
05:18A Saint-Etienne, la précarité étudiante reste une réalité pour de nombreux jeunes.
05:24Pour y répondre, une deuxième Agoraé, une épicerie sociale et solidaire destinée aux étudiants,
05:31vient d'ouvrir sur le campus Tréfilerie.
05:33Un dispositif qui combine aide alimentaire, accompagnement social et lieu de vie.
05:39Illustration dans ce reportage d'Alexandre Crouzet.
05:42Des pâtes, des conserves, des produits d'hygiène ou encore des fruits et légumes à prix cassés.
05:46Sur le campus Tréfilerie, cette nouvelle Agoraé, véritable épicerie solidaire étudiante,
05:51accueille ses premiers bénéficiaires.
05:52Portée par la phase Fédération des associations de Saint-Etienne étudiante,
05:56elle propose des produits vendus jusqu'à 90% moins chers qu'en grande surface.
06:01Donc l'épicerie, c'est donc l'Agoraé, ça profite bien évidemment aux étudiants.
06:04Pour être bénéficiaire, nous, c'est sur condition de revenus.
06:06On ne regarde pas les revenus des parents, ça c'est quelque chose qu'on ne fait pas.
06:08On regarde vraiment les revenus de l'étudiant, ce qu'il reçoit tous les mois,
06:11ce qu'il dépense en charge fixe tous les mois.
06:13Et en fonction de ça, on va calculer ce qui s'appelle le reste à vivre.
06:16On sait combien par jour il reste à vivre pour, comme j'ai pu le dire, se loger, se nourrir,
06:20se divertir.
06:20Et en fonction de ça, on va pouvoir attribuer un panier par étudiant.
06:24Ce panier, il est entre 8 et 15 euros par mois.
06:26Ça ne paraît pas beaucoup comme ça, mais finalement, en fait, vu que tous les prix ici sont à 90
06:30% de réduction,
06:31c'est l'équivalent de 80 à 150 euros par mois accès dans notre Agoraé.
06:35C'est en réalité un retour aux sources, puisqu'une Agoraé existait déjà à Tréfillerie, avant la rénovation du campus.
06:40Un second lieu en complément de celui de manufacture, certes moins grand,
06:44mais qui se veut plus proche du principal campus universitaire stéphanois.
06:48Donc effectivement, on a des étudiants qui ont des difficultés financières et qui ne peuvent pas se nourrir.
06:52Et forcément, quand on a des difficultés financières, on ne se focalise pas sur ces études et on n'est
06:56pas bien.
06:56Donc nous, on a besoin de les accompagner pour qu'ils soient bien et pour qu'ils puissent réussir leurs
07:00études.
07:00Donc cette épicerie, elle est essentielle pour nous.
07:03C'est un lieu, évidemment, pour l'aide alimentaire, mais pour lutter contre la précarité mensuelle, on l'a vu,
07:09la précarité au sens large, et pouvoir faire en sorte aussi d'avoir un lieu d'échange,
07:15de soutien entre pères, entre étudiants, pour se sentir bien dans ces études, en fait.
07:19Donc c'est essentiel.
07:20Une réponse concrète, mais qui rappelle aussi une réalité plus large,
07:24celle d'une précarité étudiante encore bien présente en France,
07:27alors que la phase rapporte que ses bénéficiaires vivent avec moins d'un euro par jour
07:31pour se divertir, se transporter et se nourrir.
07:34Quel est le point commun entre les films « Danse avec les loups », « Coco », avant Chanel et
07:39Léon ?
07:40Eh bien, vous le saurez dans un instant avec ce portrait d'un homme de l'ombre du cinéma, Laurent
07:45Lufroy.
07:48Mais avant, un autre type d'art, celui du bonsai.
07:52Ce week-end, Mont-Rond-les-Bains en est devenu la capitale française.
07:56La 37e édition du Congrès national s'est installée au Forésial,
08:01réunissant passionnés, professionnels et simples curieux autour de cet art japonais millénaire.
08:08Reportage d'Alexandre Crouset.
08:11Miniature par la taille, mais géant par la précision,
08:14le bonsai, art ancestral japonais, attire chaque année de plus en plus d'adeptes en France.
08:18Et ce week-end, c'est ici qu'a battu le cœur de la discipline
08:21et réunit des passionnés des quatre coins du pays, et même plus.
08:25C'est le travail de patience, c'est la formation des arbres,
08:29de partir de quelque chose d'assez commun pour arriver à quelque chose d'assez extraordinaire.
08:34Je trouve que c'est particulièrement harmonieux, c'est beaucoup de travail,
08:39on dirait presque des sculptures, donc il y a un côté artistique,
08:42et puis il y a un côté zen après, bon il y a beaucoup de monde,
08:44mais on arrive quand même à faire abstraction,
08:46et on profite un peu justement de ce qui est proposé.
08:50Au programme, démonstration technique, conférences, concours nationaux,
08:53mais aussi plus de 30 exposants, potiers, calligraphes ou encore spécialistes du bonsai.
08:57On est démocratisé l'art du bonsai, parce qu'on a toujours tendance un petit peu à dire
09:01que c'est quelque chose qui est difficile à entretenir,
09:03mais en fait, quand on a les bonnes techniques,
09:05quand on a les bonnes explications, comment on rompote,
09:09comment est-ce qu'on taille les racines, comment est-ce qu'on taille la partie aérienne,
09:13on arrive à faire tenir des bonsaïs sans aucune difficulté.
09:16Et cette année, on a la chance d'accueillir ici à Moron-les-Bains,
09:19100 arbres, 100 arbres de passionnés,
09:22qui font partie des clubs affiliés à la fédération,
09:25qui sont donc au regard du public, au regard aussi de certains juges,
09:29parce que certains arbres vont partir peut-être aussi à l'européen.
09:31Parmi les temps forts, deux invités d'honneur,
09:33le japonais Daiki Abe, héritier d'un savoir-faire familial,
09:36et le français Alexandre Scudero, reconnu par sa vision artistique.
09:40Un bon bonsai, c'est un arbre qui a une bonne structure, avant tout.
09:45Il ne faut pas acheter un volume,
09:47parce que le volume ne veut rien dire dans le bonsai.
09:49Ce qui est intéressant, c'est d'avoir de belles racines,
09:52un bon tronc avec du mouvement,
09:54et de belles branches, comme ce qu'on peut trouver dans la nature.
09:56Parce que finalement, le bonsai, c'est juste le reflet
09:58de ce que l'on pourrait éventuellement observer autour de nous.
10:02La nature qui est omniprésente et qui nous entoure.
10:05Donc ça, vraiment, c'est ce qu'on va essayer de transposer dans le bonsai.
10:08Entre patience, précision et créativité, le bonsai continue de séduire.
10:12Preuve que même en miniature, la nature a encore beaucoup à raconter.
10:16Pour sa soirée Cine Club, le Family Cinema à Saint-Jeux-Saint-Rambert,
10:21projeté samedi, le cinquième élément de Luc Besson,
10:24et pour l'occasion, un invité privilégié s'est rendu sur place.
10:28Laurent Luffroy a animé le début de la soirée
10:31en expliquant son rôle pour le film.
10:34Un indice, c'est un point commun avec d'autres grands succès,
10:38comme Danse avec les loups ou encore Taxi.
10:40Découvrez son métier dans ce reportage d'Aurélien Sellette.
10:46Il s'appelle Laurent Luffroy, originaire de Saint-Chamond.
10:49Vous ne le connaissez peut-être pas, mais vous connaissez son travail.
10:53Laurent est affichiste depuis 40 ans pour les grands noms du cinéma.
10:57Son carnet d'adresses est rempli de metteurs en scène prestigieux.
11:01Brian de Palma, Luc Besson ou encore Chen Pen.
11:04Il était samedi invité au cinéma Le Family à Saint-Jeux-Saint-Rambert
11:08pour rencontrer le public.
11:10Il parle de son travail autour de l'affiche du film en projection,
11:14le soir même en salle, le cinquième élément de Luc Besson.
11:17L'occasion pour les cinéphiles de poser des questions
11:20sur le monde du cinéma et le processus de création de l'affiche.
11:25Laurent Luffroy a ses préférences.
11:27Mon métier, c'est de faire des campagnes pour les films, faire des affiches.
11:32Je préfère les drames, les polars,
11:36parce qu'on va travailler davantage sur le film.
11:40Pas sur le casting, mais vraiment sur l'ambiance du film,
11:43sur l'idée du film.
11:45Même les films d'horreur ou les films fantastiques,
11:47c'est assez drôle à faire.
11:48C'est assez bien parce que d'un coup,
11:50souvent ça pousse l'imaginaire un peu loin,
11:52on peut essayer beaucoup de choses.
11:56Je préfère ça aux comédies.
11:57Pour le cinquième élément, une affiche sans tête d'affiche justement.
12:01Laurent n'est pas adepte du Star System
12:03et ne regarde jamais les films,
12:06mais discute en amont avec les réalisateurs
12:08pour coller à l'univers du film.
12:11Si on a une idée et qu'on mette les comédiens en valeur,
12:14je n'y vois aucun problème, il faut avoir une idée.
12:16Si c'est juste pour mettre leur tête dans un ciel
12:19ou comme ça, ou en randonnion, comme on fait,
12:22aujourd'hui, il y a toutes ces affiches
12:23où ils sont tous comme ça,
12:25alors ils sont dans un champ,
12:26à un moment ils sautent,
12:28ou ils sont sur un canapé,
12:29il y a tous des comédiens.
12:30Il n'y a pas d'idée, en fait.
12:33Je trouve ça dramatique,
12:34parce que d'un coup, j'ai toujours pensé
12:36que chaque film a droit à sa propre identité.
12:38Avec plus de 900 affiches à son actif,
12:41Laurent continue de travailler pour les plus grands
12:43et reste attaché à ses origines.
12:45Pour preuve, son entreprise à Paris,
12:47qu'il a nommé Koura Mio.
12:51Découvrez à présent un dessinateur sans planche
12:55et 25 ans de dessin de Zach Deloupi
12:58vont être proposés jusqu'en mai
13:00à la médiathèque de Saint-Etienne.
13:02Polar, roman graphique, actualité contemporaine,
13:05il parcourt le monde en crise,
13:07mais surtout la capitale ligérienne.
13:10Sur place, retrouvez un extrait de son ouvrage
13:13les carnets de Saint-Etienne chez Jargille.
13:16Et ça vaut le coup d'œil.
13:18Présentation avant le vernissage jeudi
13:22avec Chantal Joissard.
13:23Grande première pour le dessinateur Deloupi,
13:26Serge Prudhomme, né à Saint-Etienne,
13:28formé au Beaux-Arts d'Angoulême,
13:30cofondateur des éditions Jargille,
13:32mais aussi publié chez Casterman Delcourt Marabulle.
13:35Il expose ici 25 ans de dessin,
13:37plus de 100 planches du Polar en librairie
13:40au grand sujet du monde.
13:41C'est vraiment quelque chose auquel je tiens,
13:43c'est-à-dire de ne pas être enfermé
13:46que dans la bande dessinée documentaire,
13:48ou que dans le Polar,
13:50ou que dans l'historique.
13:51Tous les gens m'intéressent,
13:53donc c'est vers ça que je vais aujourd'hui.
13:55Et ces dernières années,
13:56Deloupi a publié plusieurs albums
13:58qui portent un regard sur les conflits.
14:00Iran, Palestine, Israël, la guerre d'Algérie,
14:03vues depuis les appris ou les femmes.
14:05Je me suis rendu compte qu'il y avait
14:06une espèce de constante dans tous ces albums
14:08qui ne se ressemblent pas forcément,
14:10c'est d'aller interroger l'autre.
14:13Et la bande dessinée m'aide pour ça, en fait.
14:15Et sa manière de comprendre n'est pas en survol.
14:17Il raconte ses conflits via la vie amoureuse,
14:20comme avec Love Story à l'iranienne,
14:23prix France Info 2017,
14:25où la sexualité parle d'émancipation.
14:27Et prendre ce temps de l'intimité,
14:29de la sexualité,
14:30dans des pays où parfois,
14:32ce n'est pas hyper facile d'en parler,
14:34de se raconter de ce point de vue-là,
14:35c'est intéressant.
14:37Depuis 20 ans,
14:38Delupi dessine aussi sa ville.
14:40Alors, il vient de publier ses carnets de synthé,
14:43des dessins diagnostiques
14:44qu'évoquent aussi pour lui
14:45le carnet de santé de son enfance.
14:47C'est-à-dire que,
14:48évidemment, quand on parle de cette ville
14:49ailleurs qu'à Saint-Étienne,
14:50et parfois même à Saint-Étienne,
14:53on a toujours l'impression
14:53qu'on vit dans la ville la pire du monde,
14:55alors que ce n'est pas du tout ce que je pense.
14:57C'est une ville très agréable à vivre.
14:58Donc, du coup,
14:59le carnet de synthé,
14:59c'était la référence au carnet bleu marine
15:02de mon enfance,
15:03qu'on emmenait une fois par an à l'école.
15:05Le carnet de santé,
15:06parce que cette ville,
15:07elle est parfois malade,
15:08elle a besoin qu'on prenne son pouls,
15:09comme vous dites,
15:11qu'on l'ausculte.
15:12Un relevé poétique de place,
15:14angle de rue,
15:14et toujours ce regard neuf
15:16sur ce qu'on oublie de regarder.
15:18Vraiment ça,
15:18c'est la question surtout de se dire,
15:20cette ville, je la traverse,
15:22je la vois tous les jours,
15:23je la regarde.
15:23Le fait de la dessiner,
15:24de m'arrêter pour la dessiner,
15:26de m'asseoir quelque part,
15:28de tout à coup voir une lumière,
15:29de voir un angle de rue
15:33devant lequel je passe tous les jours,
15:36et de me dire,
15:36tiens, c'est intéressant de montrer ça.
15:38C'est aussi pour les Stéphanois
15:40de leur dire,
15:40regardez cette ville,
15:41en fait, elle est belle.
15:42Alors, c'est une exposition
15:44avec deux petites références à Tintin.
15:46Lui, l'adepte de la ligne claire.
15:49Il y a aussi des unes de journaux,
15:51ses planches de BD,
15:52et surtout moultes carnets.
15:54Une rétrospective qui est loin
15:55d'être une image arrêtée
15:57sur son travail.
15:57Et je ne connais pas la suite,
15:59et ça me va très bien
15:59que je ne la connaisse pas.
16:00Ça se trouve peut-être
16:01que je ferai la même chose
16:02que ce que j'ai fait
16:02pendant 25 ans.
16:04Mais j'ai l'impression
16:04que ça arrive à point nommé
16:05pour montrer ce que j'ai fait
16:07pendant 25 ans.
16:08Alors, pour cette exposition,
16:10plusieurs rendez-vous
16:10autour de Carnet de Saint-Té.
16:12C'est le 7 mai,
16:14autour de Under the Skin,
16:15en projection le 23 mai.
16:17Visite guidée ce jeudi
16:18avec ce dessinateur
16:19qui nous dessine.
16:21Et pas toutes les villes
16:22peuvent prétendre
16:23à ce regard-là,
16:23quasi quotidien.
16:24C'est donc une chance
16:26que nous avons.
16:27Une exposition
16:27qui nous renvoie
16:28à l'histoire,
16:29mais aussi à nos histoires,
16:31nos lieux.
16:31Et on en redemande
16:32à découvrir jusqu'au 23 mai
16:34c'est à la médiathèque
16:35de Tarentaise.
16:37Et pour finir cette édition,
16:39on tenait à féliciter
16:40un jeune orateur
16:41déjà talentueux.
16:43Brian Lapiché
16:44s'est qualifié
16:45pour la finale
16:46du concours de plaidoirie
16:47et d'éloquence Lysias.
16:49Après avoir été sélectionné
16:50pour représenter
16:51la faculté de droit
16:52de Saint-Etienne,
16:53il a su passer
16:54tous les tours
16:54avant d'arriver
16:55jusqu'à la finale nationale
16:57ce vendredi
16:58à l'auditorium
16:59de la maison
17:00du Barreau de Paris.
17:03Voilà, c'est tout
17:04pour cette édition.
17:05Votre journal sur TEL7
17:06revient le jeudi
17:0823 avril à 19h.
17:09Mais l'actualité
17:10dans la Loire
17:11c'est aussi à suivre
17:12en continu
17:13sur nos réseaux sociaux
17:14et sur TEL7.fr.
17:15Merci de nous avoir suivis.
17:31et sur TEL7.fr.

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