00:00 Moi c'est vrai que le jour où elle a disparu, je savais que c'était lui.
00:03 J'avais pas de doute là-dessus.
00:04 Pour moi, elle pouvait pas partir sans les enfants, c'était pas possible.
00:06 Quand mon père, faut le dire, c'est mon père,
00:10 m'a annoncé la disparition de ma mère, je n'y croyais pas au début.
00:12 Ma première réaction, c'est "les blagues les plus courtes sont les meilleures".
00:15 Sauf que ça s'est avéré que ce n'était pas une blague
00:17 et de là, on a tous été auditionnés par les gendarmes pour expliquer un peu tout ça.
00:22 Moi, à partir de ce moment-là, j'avais de très fortes soupçons pour lui,
00:26 je savais que c'était lui.
00:27 Sauf que de mon côté, je me suis dit "on peut pas le dire pour le moment, c'est très difficile".
00:31 Pour qu'on puisse avoir la vérité, il faut le mettre en confiance.
00:36 Et c'est ce qu'on nous avait demandé de notre côté, c'était de le mettre en confiance,
00:38 de faire en sorte qu'on dise que ce ne soit pas lui, qu'on l'accompagne dans son mensonge.
00:44 Personnellement, on nous a demandé de le mettre en confiance.
00:47 Déjà, on s'est réunis en famille et je pense que c'était un peu le souhait de le mettre en confiance.
00:51 C'est bête à dire, mais il fallait pour nous qu'il parle, donc du coup c'était important.
00:54 Le but, c'était pas de le montrer qu'on avait des doutes.
00:58 Après, je ne le cache pas que moi, c'était plus compliqué de ne pas le montrer.
01:01 C'est pour ça qu'on a très peu discuté et qu'on s'est même un peu pris la tête à la fin.
01:05 Il m'a envoyé quelques menaces, il m'a dit que ce n'était pas bien que je ne sois pas de son côté,
01:09 une famille, ça devait être soudé, qu'il n'aurait jamais pu faire du mal à un seul cheveu de ma mère.
01:13 [SILENCE]
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