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  • il y a 3 ans
A l'occasion de la Fête des mères, l'enseignante de philosophie et écrivaine Claire Marin signe un texte dans le numéro de l’hebdomadaire Le Un cette semaine : "Apprendre à être mère".

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Transcription
00:00 On l'a dit ce matin. Aujourd'hui, fête des mères. Mais que signifie être mère désormais ?
00:05 Question à la une du 1 cette semaine avec notamment votre tribune, Claire Marrin.
00:10 Bonjour. Vous êtes philosophe, professeur de classe préparatoire, écrivaine.
00:15 Votre dernier livre paru cette année chez Autrement a pour titre « Les débuts par où recommencer ».
00:21 Alors donc apprendre à être mère. D'accord. Mais apprendre quoi ?
00:27 Apprendre à prendre en charge quelqu'un d'autre que soi, d'une manière parfois absolument démesurée.
00:37 Expérimenter un décentrement qui peut-être a cette intensité uniquement dans cette situation.
00:46 Et apprendre à penser à l'autre avant soi, ce qu'on fait finalement pas si spontanément que ça.
00:52 On va détailler tout ça dans un instant. Les femmes ont beau s'y préparer, en parler notamment,
01:00 elles ne sont jamais totalement prêtes à être mère.
01:03 Je crois qu'on ne peut pas s'imaginer ce que ça produira en nous,
01:08 comme bouleversement, comme questionnement, comme inquiétude, comme joie évidemment.
01:14 Mais c'est toujours, je crois, une surprise d'un enfant à l'autre.
01:20 Être mère peut être une multiplicité d'expériences.
01:23 « Devenir mère, écrivez-vous, c'est prendre conscience de cet apprentissage implicite
01:29 qui a été celui des filles depuis l'enfance.
01:31 Être mère, ce serait donc une sorte d'injonction sociale ? »
01:37 Parfois ça suppose des injections, oui.
01:39 Oui, vous en parlez aussi.
01:41 Oui, il y a évidemment une espèce de norme d'une femme qui devient mère,
01:48 quelles que soient les avancées sociales et technologiques,
01:51 ça reste un horizon d'attente et une femme d'un certain âge
01:56 va être questionnée sur le fait qu'elle ne soit pas encore mère.
02:02 Mais je reviens sur l'idée qu'on est aujourd'hui le jour de la fête des mères.
02:07 Quand on fête, quand on célèbre les mamans, est-ce qu'on célèbre justement cet apprentissage ?
02:13 Qu'est-ce qu'il faut mettre dans la fête des mères ?
02:15 C'est une fête importante qu'il faut célébrer, selon vous ou pas ?
02:18 Je crois qu'un enfant est quand même en dette vis-à-vis de sa mère.
02:22 Et on s'en rend compte peut-être quand on devient soi-même parent.
02:26 Donc on lui doit bien un cadeau ou en tout cas quelque chose ?
02:29 On lui devrait un cadeau tous les jours.
02:33 Mais oui, je crois qu'il y a quelque chose de l'ordre d'une dette très forte
02:40 et de la fête des mères.
02:43 Et je crois qu'il faut porter une manière un peu maladroite
02:47 puisque ça prend une forme sans doute minime.
02:52 Mais de remercier celle qui a tant sacrifié quand même pour ses enfants.
02:59 On va détailler ce que vous disiez en propos liminaires.
03:03 Vous aviez d'ailleurs écrit un livre il y a trois ans sur "être à sa place".
03:07 Il faut changer de place, il faut l'accepter ce changement.
03:10 Et ce n'est pas forcément gagné.
03:11 Non, ça ne va pas du tout de soi.
03:13 Le fait d'être délogé, de passer au second plan,
03:20 d'articuler ses désirs ou de les faire momentanément disparaître
03:28 pour être toute disponible.
03:35 C'est une disponibilité infinie pour les besoins, surtout du nourrisson.
03:40 Mais cette disponibilité, on a l'impression qu'elle devient de plus en plus difficile
03:43 parce que les femmes aujourd'hui me donnent le sentiment,
03:46 et je suis bien placée pour le savoir, d'avoir envie de tout.
03:48 C'est-à-dire elles ont envie d'être une femme,
03:51 elles peuvent avoir envie d'être une mère,
03:53 elles veulent être des femmes professionnelles, actives,
03:55 excellentes dans leur parcours professionnel.
03:57 Elles veulent rester les meilleures copines, elles veulent tout.
04:00 Tout combiner, c'est ça qui est compliqué.
04:02 Oui, alors après, il ne faut pas qu'on ait deux biais.
04:06 C'est-à-dire des femmes qui travaillaient avec des enfants, avec beaucoup d'enfants.
04:10 Ça existe dans les milieux paysans, dans les milieux ouvriers.
04:15 Donc c'est peut-être la découverte d'une certaine classe sociale,
04:20 plus bourgeoise, entre guillemets.
04:23 Cette difficulté a tout cumulé.
04:27 Mais mes grands-mères, par exemple,
04:29 ma grand-mère, elle travaillait dans l'exploitation agricole toute la journée,
04:33 elle s'occupait de ses enfants,
04:35 donc elle avait cette double charge.
04:37 Ça, c'est pas nouveau.
04:39 Et toutes proportions gardées, on a peut-être aujourd'hui
04:42 des formes de soutien qui n'existaient pas avant.
04:45 Donc que les femmes d'aujourd'hui soient débordées, je l'entends.
04:49 Mais on n'est pas dans une équation impossible.
04:51 Tout dépend aussi de la pression qu'on se met à être une bonne mère.
04:58 L'injonction, c'est pas seulement être mère,
05:00 c'est être un certain type de mère,
05:02 qui est aussi une forme de cliché, de norme, là pour le coup, très contemporaine.
05:07 Qu'est-ce qu'on met derrière ce champ lexical ?
05:09 Une bonne mère ?
05:10 Oui, alors il y a un...
05:12 Chacun y met ce qu'il veut, non ?
05:13 Un texte du pédopsychiatre Winnicott,
05:16 qui a été traduit "une mère suffisamment bonne".
05:20 La traduction n'est pas très satisfaisante,
05:22 mais ce à quoi il invite, c'est justement
05:25 de ne pas être dans cette représentation où,
05:29 si on dit les choses d'une manière un peu crue,
05:31 l'enfant doit être un symbole de notre réussite
05:34 et la projection de notre excellence.
05:40 Donc c'est encore une logique de la performance,
05:42 même dans ce domaine du privé et de l'intime,
05:46 il faudrait en faire un élément de valorisation sociale.
05:51 Vous l'écrivez dans votre tribune,
05:53 et vous l'avez dit, être mère c'est se rendre
05:56 impérieusement disponible pour un autre.
05:59 Et en même temps, cette disponibilité sera réussie
06:03 si la femme se remet au premier plan,
06:07 au devant de sa vie, et pas derrière.
06:10 Elle ne s'oublie pas.
06:12 C'est le texte de Romain Garry,
06:14 qui est sur la première page du livre.
06:18 Du 1, qui consacre cette semaine
06:20 cette question sur "qu'est-ce être mère".
06:22 Donc ne pas s'oublier.
06:24 Il dit très bien qu'une femme ne doit pas être que mère.
06:28 Et ça pour elle et pour son enfant peut-être.
06:31 Mais aussi pour montrer un autre modèle de la femme.
06:37 Je crois qu'il y a cette nécessité de ne pas s'oublier
06:40 dans cette condition-là.
06:43 D'autant plus qu'elle sera malgré tout un moment de la vie.
06:47 Il faut se construire, ou continuer à se construire
06:50 soi-même à chacun des moments.
06:52 Mais c'est vrai que cette conciliation
06:54 entre ces différents types d'identité peut être conflictuelle.
06:57 - Donc naissance de l'enfant, une maternité qui sera réussie,
07:00 si on vous lie.
07:02 Si on peut aussi renaître à soi-même,
07:05 pour reprendre un thème de votre livre.
07:07 Renaitre à soi-même.
07:09 - Ça oblige nécessairement à une redéfinition,
07:12 comme on dit souvent, de ses priorités,
07:15 de son rapport au temps, aux autres.
07:18 Donc peut-être encore aujourd'hui,
07:21 plus pour une mère que pour un père,
07:24 il y a un bouleversement qui est très fort.
07:27 Et puis il y a quand même l'expérience
07:29 d'un corps radicalement changé.
07:31 Donc si on veut nous vendre des femmes
07:36 qui retrouvent leur corps d'avant,
07:39 on sait bien que ce n'est pas vrai.
07:41 - Et quelle place, justement, parce que vous le laissez entendre,
07:44 doit être celle des hommes ?
07:46 - Ils peuvent venir, on leur laisse toute la place qu'ils veulent.
07:49 - Vraiment ?
07:51 C'est pas si simple que ça, parfois.
07:53 - Non, vous avez raison, c'est pas si simple.
07:56 Et il faudrait sortir de chez moi,
07:59 qui reste un peu genré,
08:01 sur le type de prise en charge
08:03 qui peut être celui de la mère ou celui du père.
08:05 Moi, ce que j'observe de manière très concrète,
08:08 c'est qu'aux réunions parents-élèves,
08:10 il y a quand même toujours beaucoup plus de mères.
08:13 Le souci de parcours sup, c'est aussi beaucoup la mère.
08:18 Il y a quand même des domaines qui restent
08:21 assez traditionnellement occupés,
08:24 volontairement ou par contrainte par la mère.
08:27 - Mais pour poursuivre cette question,
08:29 si on reprend les thèmes qu'on a abordés depuis le début,
08:31 savoir créer un lien, n'être jamais prêt,
08:34 tout ce qu'on a dit s'applique, on l'a dit,
08:36 aux mères quand elles deviennent mamans.
08:39 Ça s'applique aussi aux pères ou pas, tout ce qu'on vient de dire ?
08:42 - Ça dépend du père.
08:45 - Cette recherche du lien, évidemment que ça va dépendre de l'individu.
08:48 Mais la quête, les lignes qu'on a envoyées
08:54 depuis le début de cet entretien,
08:55 ce qu'on a dit pour les femmes, vaut pour les hommes ?
08:57 Ou est-ce qu'il y a de toute façon un lien unique lié à l'enfantement ?
09:01 - Je pense qu'il y a des femmes qui ont des enfants
09:04 et qui ne sont pas liées à cet enfant.
09:08 Il y a aussi toute l'histoire de la grossesse et de la maternité,
09:11 de la femme.
09:13 Le père aussi a à créer un lien,
09:16 mais c'est peut-être une question plus contemporaine,
09:18 d'une certaine manière.
09:20 Et pour lequel peut-être que les hommes d'aujourd'hui
09:23 peuvent se sentir un peu démunis, effectivement.
09:26 Puisque ça nécessite d'adopter des postures
09:30 que traditionnellement on a qualifiées de féminines.
09:33 Mais on voit quand même plus de pères
09:36 qui sont dans l'affection, dans le soin, dans la quotidienneté
09:39 qu'à l'époque de mes propres parents, je crois.
09:42 - Alors je reviens précisément sur la maman.
09:45 Qu'est-ce qui explique qu'on ne soit jamais la même mère à chaque enfant ?
09:49 - C'est des relations intersubjectives, singulières à chaque fois.
09:54 - Pourtant on se jure de les élever de la même façon.
09:57 - Oui, ou alors on évolue dans la manière de les élever.
10:02 Il y a des formes d'inquiétudes qui peuvent être liées au premier enfant
10:06 qui disparaissent ou se transforment par la suite.
10:10 Il y a aussi cette temporalité-là,
10:13 cette forme d'expérience de la mère
10:17 qui fait que sans doute c'est assez classique.
10:20 On n'élèvera pas le second comme le premier.
10:22 - Mais avoir un enfant, c'est le basculement ?
10:24 C'est ce qui nous fait devenir adultes ?
10:26 - Non, ça serait trop simple.
10:29 Non, je ne crois pas.
10:31 On peut rester très irresponsable en étant mère.
10:35 Toutes les figures de mère et la littérature nous montrent aussi ces figures de mère.
10:39 Soit rendue folle par la maternité, soit incapable d'être mère.
10:43 Donc ça existe aussi.
10:45 On ne doit pas idéaliser cette situation.
10:48 - On l'évoquait à l'instant.
10:49 Avoir plusieurs enfants.
10:50 Vous qui avez écrit un livre sur les débuts,
10:53 est-ce qu'il y a une façon plus difficile au début d'avoir un enfant ?
10:57 Est-ce que c'est plus facile d'avoir finalement deux, trois enfants ?
11:00 Le plus dur, c'est le début ? Le premier ?
11:03 - Je ne crois pas qu'on puisse avoir ce genre de schéma.
11:06 Parce que là aussi, les histoires de grossesse,
11:09 elles ne vont pas nécessairement dans la facilité au fur et à mesure des grossesses.
11:15 Donc il y a la naissance d'un deuxième enfant qui peut être très compliquée
11:20 parce qu'on l'attend pendant des années,
11:23 alors que le premier est arrivé très vite.
11:26 Donc c'est vraiment à chaque fois des histoires très singulières.
11:29 On ne peut pas...
11:30 - Comme vous le dites, vous l'écrivez dans cette tribune,
11:33 avoir un enfant, c'est aussi créer un lien,
11:35 créer une rencontre, sans lien, pas de parentalité.
11:39 - Oui, comme dans toute relation, bien sûr.
11:42 - Et créer un lien avec l'enfant,
11:43 mais est-ce qu'il faut aussi accepter que ce lien change avec le temps ?
11:47 Ce n'est pas gagné ça non plus.
11:48 - Absolument, absolument.
11:49 C'est même nécessaire.
11:51 Il faut que le lien se crée,
11:54 mais aussi qu'il soit capable de se relâcher.
11:57 - D'évoluer.
11:58 - Il faut laisser à l'enfant de plus en plus d'espace et d'autonomie.
12:03 Il y a un très beau texte de Marion Muller-Colart
12:06 qui s'intitule "Les grandissants".
12:08 Qu'est-ce que c'est que laisser grandir ses enfants ?
12:12 - On peut en parler de ça.
12:13 Laisser grandir ses enfants, quelques lignes.
12:16 - Ça veut dire ?
12:19 - Les rendre autonomes.
12:20 - Tenir en soi l'animal de l'inquiétude.
12:23 C'est-à-dire, voilà,
12:24 prendre sur soi pour leur donner de plus en plus d'autonomie,
12:28 leur faire confiance dans leurs capacités,
12:31 ne plus être la mère trop protectrice ou le père trop protecteur.
12:36 Oui, c'est un effort dans la retenue.
12:39 Là où on a pu être extrêmement généreuse dans la présence,
12:43 là il faut apprendre le recul et la distance.
12:46 C'est sans doute aussi difficile.
12:48 - Il y a aussi ce qu'on appelle le regret maternel.
12:51 Le regret d'être devenue mère.
12:54 C'est très rare qu'une mère le reconnaisse et ose le dire.
12:57 Ça reste un tabou, ça, le regret maternel ?
13:00 - Je crois que c'est difficile à dire.
13:02 Peut-être qu'on le disait plus pour les générations précédentes,
13:06 quand la contraception était moins maîtrisée.
13:11 Des femmes de la génération de ma grand-mère
13:13 qui disent très clairement quels sont les enfants qu'elles auraient préféré ne pas avoir.
13:19 On entendait ces discours.
13:21 - Ça peut être pour des raisons économiques.
13:23 Aujourd'hui, on peut imaginer aussi que le regret maternel,
13:25 c'est le fait de se dire que je n'ai pas réussi à faire cet apprentissage,
13:28 d'être une vraie maman, une bonne maman.
13:31 - Ça peut être effectivement que ce lien a tissé,
13:34 il n'est pas évident, il ne va pas de soi et qu'on n'a pas réussi à le faire.
13:38 Ça peut être aussi une espèce de bilan rétrospectif
13:41 sur tout ce qu'on a sacrifié pour une relation
13:44 qui finalement nous épanouit beaucoup moins qu'on l'aurait pensé.
13:48 On peut même créer des situations de conflit ou de difficultés majeures dans notre vie.
13:54 - Et aujourd'hui, quel regard porte la société, notre société,
13:58 sur les femmes qui décident, qui vont encore plus loin,
14:00 qui décident de ne pas avoir d'enfants ?
14:02 - Je pense que c'est en train de changer.
14:04 Moi, j'entends des jeunes étudiantes qui disent qu'elles ne veulent pas d'enfants
14:09 pour des raisons de liberté, mais aussi des raisons de projection,
14:15 à quoi ressemblera le monde pour les enfants qui naissent aujourd'hui.
14:20 Et puis c'est une affirmation aussi de la diversité des manières d'être une femme.
14:29 Ce qu'on accepte pour les hommes, qu'ils ne revendiquent pas la paternité
14:33 comme centrale dans leur définition,
14:35 on est aussi en train d'envisager que les femmes puissent le faire.
14:38 - Et ça vous semble nouveau, ce nombre de femmes, et de couples d'ailleurs parfois,
14:44 qui ne veulent pas faire d'enfants par manque de perspectives sur cette planète menacée ?
14:49 - En tout cas, je l'entends de plus en plus de la part des étudiants et des étudiantes
14:55 que je vois tous les jours.
14:57 - En cours de philosophie.
14:58 Je vous signale aussi un livre intitulé "Maternité rebelle", signé Judith Duportail.
15:03 Un livre qui doit apparaître l'an prochain chez Binge Audio Editions.
15:07 Un livre qui veut dissocier la maternité du couple.
15:11 L'autrice est enceinte de deux enfants conçus par PMA en solo, avec l'aide d'un donneur.
15:16 Être mère en solo, revendiqué dans ce livre comme une rébellion, donc maternité rebelle.
15:22 Vous y voyez une rébellion contre quoi ?
15:25 - Un rebelle, étymologiquement, c'est celui qui reprend la guerre.
15:29 Alors je ne sais pas contre qui on est en guerre quand on fait un enfant toute seule.
15:34 Mais c'est une forme de rébellion au sens où dans la conception traditionnelle,
15:41 on est deux pour avoir un enfant.
15:44 C'est surtout très courageux à mon sens, parce que c'est quand même extrêmement difficile
15:50 de s'occuper seule d'un enfant.
15:52 - Il faut être bien entourée quand même.
15:54 - Si on dit qu'il faut tout un village pour élever un enfant, c'est parce que c'est vrai.
15:58 Parce que depuis des siècles, les mères savent qu'elles ont besoin à un certain moment d'être secondées.
16:03 Aujourd'hui, ce qu'il faut, c'est réinventer ce tissu familial dans ce qui pouvait y avoir autrefois.
16:11 Et ça, ce n'est pas si facile qu'on peut l'imaginer.
16:15 - Je poursuis sur les maternités rebelles.
16:18 Effectivement, il y a la volonté de dissocier le couple de la maternité.
16:21 Est-ce qu'on est de plus en plus libre et inventif dans nos façons de construire nos vies ?
16:26 Est-ce que c'est une bonne chose ?
16:28 - On voit qu'effectivement, la manière d'avoir un enfant se démultiplie.
16:34 Le nombre d'individus qui participent de loin ou de près à la création d'un enfant,
16:40 ça peut atteindre 4 ou 5 personnes.
16:43 Notamment autour des couples gays et lesbiens, on réinvente des formes de famille.
16:49 Peut-être que la rébellion est là, c'est d'avoir lutté pour l'obtention des droits pour les deux parents dans des couples et des familles homosexuelles.
17:01 Là, il y a effectivement du courage et une forme de guerre contre des institutions ou des administrations
17:07 qui peuvent reconnaître ce droit, mais qui quand même freinent un peu dans la suite de démarches qu'il faut avoir le courage de faire.
17:17 - Apprendre à être mère. On lira votre tribune Claire Marin dans le 1 qui consacre son dossier cette semaine à ce dossier.
17:26 Être mère aujourd'hui. On relira peut-être les mots de Romain Garry.
17:31 "Avec l'amour maternel, la vie vous fait à l'aube une promesse qu'elle ne tient jamais."
17:37 Ça commence bien, ça finit mal on dirait. Merci beaucoup et bonne journée à vous, filez 8h40.
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