00:00 La palme d'or biberonnée à l'argent public ?
00:03 D'où vient l'intox ?
00:05 Justine Trier, la réalisatrice de la palme d'or anatomie d'une chute a fait à Cannes
00:09 un discours remarqué contre la politique du gouvernement.
00:12 De nombreux soutiens macronistes l'ont jugé déplacée en raison des aides accordées
00:16 par l'Etat au cinéma français.
00:17 Sur Twitter, le député renaissance Guillaume Casbarian fustige un petit microcosme biberonné
00:22 aux aides publiques comme jamais.
00:24 Pourquoi c'est faux ? Ou du moins plus compliqué que ça ?
00:27 Le plan de financement du film publié dans le magazine Écran Total a été partagé
00:30 sur les réseaux sociaux.
00:31 Ce qu'on y voit, sur un budget de 6,2 millions d'euros, la moitié provient bien d'institutions
00:36 publiques.
00:37 Mais cela ne signifie pas pour autant que le film est subventionné par l'argent public.
00:41 En réalité, le CNC qui a accordé au film 500 000 euros d'avance sur recettes ne fonctionne
00:46 pas avec l'argent des contribuables.
00:48 Il est autofinancé notamment par une taxe appelée TSA prélevée sur les recettes de
00:52 billetterie.
00:53 Les aides des collectivités locales, comme celle de la région Auvergne-Rhône-Alpes,
00:57 à hauteur de 270 000 euros, réclament un tournage sur place afin de mettre en valeur
01:01 le territoire et nourrir l'économie.
01:03 France 2 a apporté 900 000 euros, mais la moitié est versée au titre de production,
01:07 ce qui ouvre des droits aux recettes, et l'autre moitié relève d'une prévente télévisuelle
01:11 qui lui octroie la diffusion en exclusivité.
01:14 Reste enfin 1,2 million de crédits d'impôt validés par le CNC.
01:18 Il s'agit bien là d'une aide publique visant à éviter les délocalisations à
01:21 l'étranger.
01:22 Des aides de l'Etat autour d'un atomie d'une chute, il y en a donc bien eu quelques-unes,
01:26 mais aussi et surtout beaucoup d'exagérations.
01:30 à suivre...
01:34 [Musique]
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