00:00 Je t'y crois pas.
00:00 Mais il va trop loin dans ses rêves.
00:02 Attends, mais y a des quoi cette histoire ?
00:03 De quoi ? Un playback de quoi ?
00:04 Ah tu fais des hésitations ?
00:04 Non, allez non.
00:05 Oh wow !
00:10 Écoutez ma own histoire !
00:11 D'accord, Orange, j'ai pas reconnu du tout.
00:13 C'est la grande placette.
00:14 Et en fait, c'est un truc que je regardais qui s'appelle "Charles de Poulle".
00:16 Y avait des minis-histoires avec les gars du quartier.
00:18 En fait, on se posait en bas et on...
00:20 Y avait un...
00:20 Ben certainement.
00:21 Et on nous rac...
00:22 C'est un multiverse, Orange.
00:23 C'est un multiverse absolument.
00:24 Et on se racontait...
00:24 Enfin, on me racontait surtout des histoires de fantômes, de morts, où on nous disait qu'on avait un immeuble juste à côté,
00:29 où y a un avion qui s'est craché, qu'y avait une dame qui hantait les lieux et qui s'attaquait aux enfants.
00:34 Et j'étais téronin, tous les soirs en rentrant chez moi.
00:36 C'est super.
00:37 Waha, waha.
00:38 Il n'en pense pas 8 ans.
00:39 Absolument.
00:40 C'est le...
00:40 C'est l'éducation du quartier.
00:42 L'éducation du quartier.
00:44 Du matement, il y a toujours des veines sur les genoux.
00:46 Franchement, ils vont t'éclater.
00:48 Mais il va trop loin dans ses rêves.
00:53 Mais t'as des rêves ?
00:54 Mais d'où tu veux ça ?
00:55 Attends, on dirait Moako Boafo, mais c'est pas ça.
00:56 Si, c'est Mokaboafo.
00:57 C'est fou que tu saches que j'aime beaucoup ce peintre.
00:59 C'est un peintre ghanéen qui a âgé d'une trentaine d'années, qui est hyper doué, qu'il faut suivre.
01:03 Malik Sidibé, pourquoi je peux en parler ?
01:05 Parce que t'es un photographe malien incroyable qui a fait photographier toute cette jeunesse de l'indépendance du Mali.
01:11 Et j'ai eu la chance de jouer dans un film de Robert Guédillian qui s'appelle "Twist Abamako",
01:16 qui raconte justement cette période-là du Mali dans les années 60.
01:18 Incroyable.
01:23 Ça existe plus aujourd'hui, mais à l'époque, t'étais obligé de passer le service.
01:25 Et pour pas passer le service, quelques jours avant, tu te mets mal.
01:29 Tu dors pas, t'arrives malade.
01:30 Tu mettais mal, mal, mal.
01:31 Parce que c'est difficile de se réformer, tu vois.
01:34 Et c'est un pari à prendre.
01:35 Et je suis allé voir "Brasil".
01:36 Et la fin de "Brasil", t'as... Tu connaissais pas ce film ?
01:38 Non, je connais "Brasil".
01:39 Tu connais "Brasil" ?
01:40 Ouais, attends.
01:40 T'as vu "Brasil" ?
01:41 J'ai vu "Fille".
01:41 T'as pas vu "Brasil".
01:43 La fin de "Brasil" est très choquante.
01:45 Et je suis reparti en mobilette, j'étais fatigué.
01:47 Et j'ai fait une crise de tachycardie.
01:50 Je suis allé au hôpital direct.
01:51 C'est la première fois que...
01:51 T'es déjà reformé ?
01:52 Ouais, mais ça c'est après.
01:53 Je me suis rendu compte à quel point un film pouvait...
01:55 Mais du coup, c'est quoi la fin ?
01:56 Je vous jure, oui.
01:57 Bah, voilà le "Brasil".
01:58 La fin est absolument magnifique.
02:00 C'est quoi ?
02:06 C'est une histoire de rire.
02:07 C'est le centre commercial Olné-sous-Bois, au Paris Nord,
02:10 où j'allais voir beaucoup de films quand j'étais petit.
02:12 C'est un vrai super centre commercial.
02:14 J'encourage les gens à aller au Paris Nord.
02:16 Qu'est-ce que ça nous évoque ?
02:20 De la pure joie de retrouver ce personnage.
02:22 Et tous les personnages derrière.
02:23 Tous les personnages.
02:24 Attends, tous les personnages.
02:25 J'y arrive, mais tous les personnages derrière.
02:27 Ce multiverse, ce film dément,
02:29 ce film qui rebousse les limites de l'animation,
02:31 ce film qui a gagné un Oscar du meilleur film d'animation.
02:33 Le film n'est pas suicide.
02:34 Ce film avec...
02:35 C'est la suite, t'inquiète, on y va, là.
02:37 On est sur la route.
02:37 On est au "Wonderwall".
02:38 Ce film où j'ai la chance de pouvoir jouer avec
02:41 Shireen Boutella, Mathieu Kassovitz.
02:43 Une équipe de dingue.
02:44 Un film de dingue.
02:45 C'est très marrant.
02:50 C'est qui, Amède ?
02:50 C'est Amède.
02:51 Ah, je suis mort, je n'y arrive pas.
02:52 Ouais, Amède, Amethyla.
02:54 Qu'est-ce qu'on chantait avec Amède ?
02:55 En playback.
02:55 Attends, mais tu sais quoi ?
02:56 De quoi ? En playback de quoi ?
02:57 Attends.
02:57 Putain, tu me mets une note trop loin.
02:59 Eh, mais moi, je ne sais plus qu'est-ce qu'on chantait.
03:01 Non, on a dû chanter du Ariana Camoura, peut-être.
03:03 Ah, tu fais des hésitations.
03:07 Non, allez, non.
03:08 Merci.
03:08 - Non, non, non. - C'est hyper perso, merci.
03:11 - Je ne sais plus, merci beaucoup.
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