00:00 C'est une lettre, en fin de compte, qui m'est parvenue ici à la mairie, nominativement.
00:05 Une lettre qui faisait trois pages, sur lesquelles il y avait trois photos.
00:09 Deux qui étaient la tête décapitée de Samuel Paty, que j'avais bien évidemment jamais vue.
00:15 Et puis une autre photo qui relatait le massacre du Bataclan avec en dessous "La prochaine fois à la boule pour l'interrogation".
00:24 Voilà ce qu'il en était.
00:25 Donc c'est vrai qu'immédiatement, le préfet, le sous-préfet et la procureure de la République de Saint-Nazaire se sont saisis de l'affaire.
00:34 Et ont déligenté, bien évidemment, la police judiciaire de Nantes pour permettre de voir quelles étaient, bien évidemment, les circonstances.
00:43 Quels étaient aussi, éventuellement, les metteurs.
00:46 Et puis ça a duré quelques semaines. Je me suis interrogé sur le fait si je devais ou non dévoiler.
00:53 Et je pense que mon devoir, c'est justement de lutter contre de tels ignominies dans la transparence.
00:59 C'est la raison pour laquelle le Conseil municipal d'hier soir, j'ai évoqué ce sujet qui était pour moi essentiel dans le climat dans lequel on est.
01:06 Vous le savez, ici à 25 minutes, le maire de Saint-Brévin a eu les menaces que l'on connaît maintenant.
01:13 Il y a eu, il y a quelques temps maintenant, bien sûr, le suicide du maire de Rosé, toujours dans le même département,
01:20 qui a disparu à la suite aussi de pressions.
01:23 Et puis même l'histoire nous a démontré qu'il y avait eu une bombe il y a quelques dizaines d'années maintenant,
01:27 mais plusieurs dizaines d'années, qui avait été déposée à l'endroit d'un élu, qui avait explosé et qui avait tué, bien évidemment, un agent de l'intercommunalité.
01:34 Donc voilà, donc tout ce climat et cette violence qui ne fait qu'augmenter est préoccupant.
01:39 Et je pense qu'il est important qu'on le mette dans la lumière.
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