00:00 Je vous parlais de Jakou il y a un instant puisqu'on sera sur place demain. Voilà une société pharmaceutique de Jakou qu'on vous présente ce matin dans La Nouvelle Écho, Guillaume Broulant.
00:07 Médincel et on accueille le président de son directoire. Bonjour Christophe Douat.
00:11 Bonjour Guillaume.
00:12 Merci d'être venu nous rejoindre en studio. Vous allez beaucoup sur les plateaux de télé en ce moment et pour cause, et pour cause.
00:18 Nouvelle incroyable pour Médincel, votre entreprise créée à Jakou il y a une quinzaine d'années.
00:24 Vous avez reçu de la part de la Food and Drug Administration des Etats-Unis l'autorisation de mise sur le marché américain de votre traitement contre la schizophrénie.
00:33 Et vous m'avez dit tout à l'heure quand je vous ai accueilli dans nos locaux, c'est énorme.
00:37 Oui tout à fait bien sûr.
00:39 C'est énorme pour vous d'abord j'imagine.
00:41 C'est énorme pour nous, beaucoup d'émotion à Médincel évidemment.
00:44 C'est la première fois que notre technologie va traiter des patients à grande échelle.
00:48 Ça valide tout le pipeline de produits qu'on a derrière ce produit qui s'appelle Usedi.
00:53 Et puis assez rapidement ça devrait aussi se traduire avec les ambitions du président de Teva, notre partenaire, par des dizaines de millions pour la société par an.
01:01 Alors Teva, géant mondial pharmaceutique avec qui effectivement vous êtes associé sur le développement d'Usedi.
01:08 Oui tout à fait.
01:09 Et le président de Teva a affiché très récemment que ce produit était une priorité pour leur société.
01:14 Et je peux vous dire que leur force de vente est dans les starting blocks aux Etats-Unis pour commencer à dérouler.
01:20 Alors ce traitement c'est vous qui l'avez mis au point, on va en dire deux mots.
01:23 Avant ça, on rappelle Médincel créé il y a une quinzaine d'années à Jacou, c'est ça à peu près ?
01:27 Oui tout à fait, à Jacou.
01:29 On est né juste à côté à l'accubateur Cap Alpha de Clapier.
01:33 Puis on s'est déplacé de 500 mètres dans nos nouveaux locaux.
01:36 Vous étiez quelques-uns au début.
01:38 On a vraiment mis l'équipe en place en 2008-2009.
01:41 On était une petite dizaine.
01:44 Aujourd'hui on est 150 personnes, une densité de matière grise énorme,
01:47 beaucoup de PhD, ingénieurs, pharmaciens et 30 nationalités et surtout tous actionnaires.
01:53 Alors le traitement, ça c'est une particularité, c'est un modèle économique particulier.
01:57 Oui bien sûr.
01:58 Que vous donnez en plus.
02:00 Oui tout à fait, parce que c'est le meilleur moyen pour nous que les gens se donnent à fond
02:04 dans une mission à qui ils adorent, l'impact Médincel sur la santé globale.
02:08 Alors le traitement Usedi, traitement contre la schizophrénie,
02:12 ça existe déjà des traitements contre les pathologies mentales.
02:17 Qu'est-ce qui fait la particularité de votre procédé à vous ?
02:20 Là on transforme, on remplace en fait la prise de comprimé
02:24 par une petite injection, petite aiguille sous la peau
02:27 qui va former immédiatement après injection un petit dépôt
02:31 qui va se résorber par lui-même et libérer le médicament.
02:34 Dans ce cas pour Usedi pendant un mois, ou la deuxième version deux mois.
02:39 Et donc ça permet de s'assurer que les patients prennent leur traitement
02:43 dans une pathologie où environ 75% ne prennent plus leur traitement dans les deux premières années.
02:49 C'est ce qu'on appelle un principe à action prolongée.
02:51 Tout à fait.
02:52 Et c'est ce qui fait son efficacité.
02:53 Tout à fait, tout à fait.
02:54 Vous nous avez fait la démonstration tout à l'heure au Standard en arrivant avec Hélène.
02:58 Vous avez demandé un verre d'eau.
03:00 Schizophrène ?
03:01 Non, non, schizophrène.
03:02 Je sais pas.
03:03 Pour qu'on comprenne bien, je vais essayer de le dire pour nos auditeurs et les spectateurs.
03:06 Vous avez mis un petit peu de ce produit dans un verre d'eau
03:09 et aussitôt ça s'est solidifié.
03:10 Et c'est ça qu'on va conserver sous la peau, c'est ça ?
03:13 Voilà, c'est ce petit dépôt, cette petite boule
03:15 qui va libérer doucement le principe actif, le médicament
03:20 en se résorbant et disparaître jusqu'à la prochaine injection.
03:24 Et la valeur ajoutée est considérable
03:26 parce que quand les patients atteints de schizophrénie ne suivent pas leur traitement
03:30 il y a des conséquences sur leur santé, les réhospitalisations.
03:32 Oui, c'est ça, oui.
03:33 Et c'est pour ça qu'aujourd'hui ces traitements sont remboursés
03:36 environ à 25 000 dollars par an par patient aux Etats-Unis.
03:39 Oui, parce que le problème de la schizophrénie c'est que d'abord c'est une maladie mentale difficile à soigner
03:43 mais qu'en plus il y a un taux de rechute qui souvent est important.
03:46 Bien sûr, bien sûr.
03:47 Et là dans notre essai clinique, les résultats, comme l'a dit le président Teva, sont spectaculaires.
03:51 On a une réduction des rechutes de 80%.
03:54 Donc là maintenant avec cette autorisation de mise sur le marché
03:57 vous allez brasser quoi, des millions de dollars ?
04:00 Ça va prendre évidemment quelques semaines, quelques mois
04:04 pour que le médicament monte en charge avec la force de vente de Teva.
04:10 C'est effectivement l'objectif dans les petites années qui viennent.
04:13 Et puis juste derrière on a deux autres produits en phase terminale clinique.
04:16 Bon alors pardon, je vais vous poser la question qui fâche.
04:18 Mais pourquoi le marché américain et pas le marché français ?
04:21 Parce que Zedi il n'est pas sur le marché français, en tout cas pour le moment.
04:24 Dans l'industrie pharmaceutique, en général, 70% du chiffre d'affaires c'est aux Etats-Unis.
04:29 Donc c'est toujours le pays que ciblent les sociétés pharmaceutiques en premier.
04:33 Donc c'est Teva qui décide, dans l'occurrence, et pas vous ?
04:36 Oui, c'est Teva qui est en charge de la commercialisation et qui a aussi développé le produit, le développement clinique.
04:42 Benincel a développé la technologie, la recette, en échange de royalties et aussi de paiements d'étapes
04:49 qui peuvent aller jusqu'à une centaine, 105 millions exactement dans les années qui viennent.
04:54 Mais on a une chance de voir UZI sur le marché français, à quelle échéance ?
04:57 Alors Teva aujourd'hui ne divulgue pas sa stratégie européenne.
05:00 C'est une histoire de gros souples, on n'est plus dans la même zone.
05:03 Mais il viendra sur le marché français un jour ?
05:06 Teva encore une fois n'a pas divulgué sa stratégie européenne, donc française,
05:10 et décidera par la suite de ce qu'il fera.
05:15 Est-ce que vous imaginez bien que tous ceux qui nous écoutent ou qui nous regardent
05:18 et qui sont un peu concernés directement ou indirectement par cette maladie
05:22 peuvent être éventuellement impatients de pouvoir la traiter grâce à vous ?
05:24 Bien sûr, je vous rappelle quelques chiffres.
05:27 La schizophrénie c'est 1% des populations dans tous les pays du monde.
05:32 Merci Christophe Doua.
05:34 Do you speak English ?
05:36 Yes I do.
05:38 Thanks a lot for coming in this program.
05:40 Vous allez embaucher ?
05:42 Vous allez grandir.
05:43 On a embauché beaucoup récemment justement pour développer nos produits internes
05:48 et avoir des compétences en clinique, réglementaires
05:52 qui nous permettent de développer un pipeline conséquent pour la suite.
05:56 Merci Christophe Doua, président du directeur de Médencel d'être venu dans notre studio ce matin.
06:00 Merci beaucoup.
06:01 Et vous retrouvez cette nouvelle écho en allant sur notre site internet francebleu.fr
06:04 dans un instant du click and collect de qualité, nouveau à Montpellier.
06:08 C'est la bonne adresse du jour et c'est juste après la nouvelle chanson de M
06:11 qui est de retour avec Mogodot.
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