00:00 Nous avons aujourd'hui un nouveau M. Nietz à la tête de l'Etat.
00:04 M. Nietz, ni dissolution, ni remaniement, ni référendum.
00:09 On peut considérer que M. Macron, aujourd'hui, est en manque d'idées.
00:18 Je ne sais pas ce qu'il annoncera demain à 13h.
00:21 D'ailleurs, le choix de 13h est assez significatif,
00:23 puisque tout le monde ne sera pas présent,
00:28 les salariés, peut-être, seront au travail,
00:30 ils n'écouteront pas le président de la République,
00:32 mais peu importe.
00:33 Que va-t-il nous annoncer ?
00:35 Un nouveau grand débat ?
00:37 Une nouvelle Convention nationale citoyenne ?
00:41 Un nouveau Conseil national de la refondation ?
00:44 Rien ?
00:48 Rien ? Rien ?
00:51 Mais manifestement, le président de la République
00:54 est aveugle, il est sourd,
00:57 et manifestement, il ne sera plus muet à partir de 13h demain.
01:02 A partir de là, mesdames et messieurs,
01:03 et après, nous rentrons dans le détail des procédures,
01:06 les groupes de gauche, ici présents,
01:08 ont décidé de porter, naturellement,
01:11 60 députés et plus, 60 sénateurs et plus,
01:14 2 recours devant le Conseil constitutionnel,
01:19 puisque nous avons beaucoup de reproches à faire
01:22 au fond et à la forme,
01:24 peut-être plus, d'ailleurs, au Sénat sur la forme,
01:26 parce que nous avons été jusqu'au bout de l'examen de ce texte,
01:30 et beaucoup de problèmes de procédure
01:32 ont été repérés au Sénat.
01:34 Nous pourrons rentrer dans le détail si vous le souhaitez.
01:37 Mais à côté de cette démarche assez classique du recours,
01:42 nous allons lancer, nous avons lancé,
01:44 avec plus de 250 parlementaires,
01:47 députés, sénateurs, sénateurs, députés,
01:49 la procédure du référendum d'initiative partagée,
01:52 qui, vous le savez, ne nous est pas inconnue.
01:55 Nous l'avons déjà attesté avec un succès politique,
01:59 même si ce n'est pas un succès juridique,
02:01 dans le cas, notamment, de la privatisation d'ADP,
02:04 qui n'a pas pu aller jusqu'au bout,
02:05 parce que nous avons porté devant les Français
02:08 cette décision injuste,
02:11 et aujourd'hui, économiquement, qui aurait été catastrophique
02:13 avec la crise de la Covid,
02:15 de privatiser les aéroports de Paris.
02:18 Eh bien, nous relançons cette démarche
02:21 avec un objectif, qui est de dire au président de la République
02:26 "Vous qui n'entendez rien, vous qui ne voyez rien,
02:28 "vous qui ne ressentez rien
02:29 "par rapport à la souffrance des Français,
02:32 "eh bien, monsieur le président de la République,
02:34 "nous voulons que les Français puissent s'exprimer
02:36 "au travers de 4,8 millions de signatures
02:39 "que nous irons chercher",
02:40 si, bien sûr, le Conseil constitutionnel
02:42 valide notre démarche, qui est maintenant sur son bureau,
02:45 "et nous voulons que les Français puissent dire
02:47 "ce qu'ils pensent de cette réforme
02:49 "que nous avons toujours considérée comme très impopulaire,
02:51 "injuste et inutile."
02:54 Donc ces 2 démarches complémentaires,
02:57 et j'en resterai là,
02:58 montrent que nous allons nous attaquer,
03:00 mesdames et messieurs, au bunker des certitudes
03:03 dans lequel vit le président de la République.
03:07 Ce bunker de la certitude et des certitudes
03:10 est finalement la marque de fabrique
03:13 d'un président qui ne doute pas,
03:17 il ne doute jamais de ce qu'il est et de ses choix.
03:23 Eh bien, nous allons essayer de montrer
03:25 que les Français, non seulement doutent
03:27 des choix inopportuns du président de la République,
03:30 mais qu'en plus, ils vont combattre
03:32 ces choix que nous avons portés en opposition
03:37 tant à l'Assemblée qu'au Sénat.
03:39 Merci encore à nos collègues députés
03:41 d'avoir permis à un sénateur,
03:42 mais il y aura d'autres sénateurs et sénatrices
03:44 qui vont s'exprimer,
03:45 d'avoir ouvert cette conférence de presse.
03:48 (Générique)
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