00:00 Au-delà du nombre exponentiel de refus d'obtempérer,
00:03 ce qu'il faudrait voir c'est quelle peine la justice décide de mettre en face
00:09 de ce refus d'obtempérer.
00:10 Je serais assez intéressé par le savoir.
00:13 Mais moi, il y a longtemps que j'ai fini de dire que ce sont des faits divers.
00:19 En fait, ce sont des faits de société.
00:20 Parce que le refus d'obtempérer, c'est le refus de respecter l'autorité de la police.
00:25 C'est ça que ça veut dire.
00:26 C'est le refus de respecter l'autorité de la police.
00:31 Donc ce ne sont plus des faits divers, ça devient des faits de société.
00:35 Ce n'est pas moins grave.
00:37 Je dis faits de société parce qu'en fait, ça donne une autre coloration
00:41 à la société française dans laquelle, hélas, nous vivons aujourd'hui.
00:45 Il y a des violences sans arrêt, il y a des attaques au couteau aussi.
00:48 On en parle rafraichement.
00:49 120 attaques au couteau, je crois, quotidiennement.
00:52 Oui, oui, oui.
00:53 Donc voilà, c'est ça que ça témoigne.
00:55 Et c'est vrai que le risque, Gabriel Cluzel a raison,
00:59 le risque, c'est qu'on s'habitue, alors que derrière chaque refus d'obtempérer,
01:04 quand ils sont aussi dramatiques que celui-ci, quand quelqu'un perd la vie,
01:08 eh bien, c'est une vie qui s'arrête brutalement.
01:10 Celle d'un homme de 80 ans qui avait un passé, qui avait une histoire,
01:14 qui avait une famille et qui, devant le refus d'obtempérer d'un voyou,
01:20 soudainement perd la vie.
01:22 Donc je pense évidemment à sa famille, mais je pense aussi que ces faits de société
01:27 doivent vraiment, on le dit presque à chaque fois,
01:31 nous alerter sur cette glissade vers la violence dans laquelle la société française,
01:37 en crise économique, en crise sociale, en crise identitaire,
01:40 est en train de basculer, peut-être définitivement.
01:43 [musique]
01:46 [Sous-titres réalisés para la communauté d'Amara.org]
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