- il y a 3 ans
Thierry Cabannes reçoit les acteurs de l'info du jour, des experts et nos journalistes dans #MidiNewsWE
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:00:00 Bonjour les quasiment midi, soyez les bienvenus, très heureux de vous retrouver pour cette
00:00:04 partie 2 de Mini-News Week-end.
00:00:06 12h-13h, c'est votre grand JT de la mi-journée.
00:00:10 Tout de suite, voici les titres.
00:00:11 A la une, deux nouveaux éléments dans l'affaire des disparus des Decevres.
00:00:17 Hier soir, un deuxième suspect a été mis en examen pour assassinat.
00:00:21 Des fouilles avaient débuté pour retrouver les corps de Leslie et de Kevin.
00:00:26 Nous serons sur place avec nos envoyés spéciaux, Régine Delfour et Sacha Robin.
00:00:31 On parlera de la réforme des retraites et une forte mobilisation annoncée pour le 7
00:00:37 mars.
00:00:38 Les syndicats mobilisent leurs troupes.
00:00:40 Nous serons à Marseille.
00:00:42 Les Etats-Unis annoncent une nouvelle aide militaire à l'Ukraine.
00:00:47 On fera le point complet avec Harold Eman.
00:00:52 Une question dans ce grand JT, y aura-t-il un service national universel obligatoire
00:00:57 pour tous les lycéens ? L'idée fait son chemin au sein du gouvernement.
00:01:01 On en parle avec nos grands témoins.
00:01:02 Enfin, on parlera des restos du cœur.
00:01:07 La campagne vient tout juste de débuter.
00:01:09 Notre reportage, dans le Var.
00:01:14 Soyez les bienvenus pour cette partie 2 de Mini-News Week-end.
00:01:18 Avec moi, Naïma M. Fadel, essayiste.
00:01:22 Kevin Bossuet, professeur d'histoire.
00:01:25 Louis Morin, partie 2.
00:01:29 Harold Eman, spécialiste des questions internationales.
00:01:36 On va commencer ce grand JT par cette information.
00:01:41 Cet accident de bus, de car, de transport scolaire, qui a fait 14 blessés, dont
00:01:48 deux adultes en urgence absolue.
00:01:50 Ca s'est produit ce matin à Cors, en Isère.
00:01:54 Comme vous pouvez le voir sur cette carte, lors d'un trajet de retour de
00:01:58 colonie de vacances avec la gare de Grenoble.
00:02:00 C'est ce qu'indique la préfecture du département dans un nouveau bilan.
00:02:03 On va retrouver tout de suite Marie-Noëlle Battistel, qu'on devrait
00:02:08 retrouver peut-être dans quelques instants, qui est la députée PS de l'Isère.
00:02:13 On sera en direct et on vous tiendra évidemment au courant de ce qui s'est passé.
00:02:18 On essaiera de comprendre précisément.
00:02:20 Plus de trois mois après la disparition de Leslie et Kevin dans les Deux-Sèvres,
00:02:24 l'espoir de retrouver le couple vivant s'amenuise.
00:02:27 Hier soir, un deuxième homme a été mis en examen, et cette fois pour
00:02:30 assassinat, ce qui est un fait très important.
00:02:32 On va retrouver sur place à Poitiers notre envoyé spécial, ou plutôt nos
00:02:36 envoyés spéciaux, Régine Delfour et Sacha Robin.
00:02:38 C'est un élément nouveau en plus qu'on a appris ce matin.
00:02:42 C'était l'information CNews.
00:02:43 Des fouilles ont été entamées pour malheureusement retrouver les corps de
00:02:46 Leslie et de Kevin.
00:02:47 Les chances de les retrouver vivants semblent très minces ce midi.
00:02:50 Oui Thierry, des fouilles sont en cours pour retrouver les corps de Leslie et Kevin
00:02:57 puisqu'hier, un deuxième homme a été mis en examen de trois chefs d'accusation.
00:03:02 Assassinat au pluriel, c'est important de souligner le pluriel.
00:03:06 Modification de l'état des lieux des crimes, enlèvement et séquestration.
00:03:11 Il a été placé en détention.
00:03:12 Cet homme, il a 22 ans, il habite Puy-Ravau.
00:03:14 Autre information importante à noter puisque c'est dans cette commune de Charente-Maritime
00:03:19 que des effets personnels appartenant à Kevin et à Leslie ont été retrouvés dans un
00:03:25 conteneur.
00:03:26 Un troisième homme doit être déféré et dans les minutes qui viennent, c'est pour
00:03:29 ça que nous le trouvons devant le tribunal judiciaire de Poitiers, donc va être déféré
00:03:34 au tribunal pour être présenté à un juge d'instruction pour une éventuelle mise en
00:03:39 examen.
00:03:40 Le premier suspect, lui, a été mis en examen jeudi pour chef pour enlèvement et séquestration.
00:03:46 Il a été placé en détention provisoire.
00:03:49 Cet homme, c'est un ami proche du couple et c'est d'ailleurs chez lui à Prahaec que
00:03:53 Leslie et Kevin devaient passer la nuit du 25 au 26 novembre dernier.
00:03:57 Si, Régine, je rappelle que vous êtes accompagnée par Sacha Robin, on vous retrouvera tout au
00:04:02 long de ce Midi News.
00:04:04 La mobilisation sociale contre la réforme des retraites, elle va reprendre ce mardi,
00:04:09 7 mars et les syndicats l'assument, ils veulent mettre le pays à l'arrêt avec un mouvement
00:04:14 massif, inédit, inoubliable.
00:04:17 Ce sont leurs mots, ce sont les mots de l'intersyndical.
00:04:19 Encore faut-il remobiliser les Français après deux semaines d'interruption.
00:04:22 Regardez ce qui se passe du côté de Marseille avec ce reportage de Stéphanie Rouquier.
00:04:28 8h du matin, métro de la Joliette en plein cœur de Marseille.
00:04:33 C'est bon, c'est bon, c'est bon.
00:04:34 Entre la réforme des retraites, la retraite avant l'arquite.
00:04:37 Ces militants de la CGT veulent mobiliser le plus grand nombre de salariés.
00:04:41 C'est bon, enregistré.
00:04:42 Le 7, le 8, le 9.
00:04:43 Merci madame.
00:04:44 La dame, elle a dit je serai là le 7, le 8, le 9 et plus il faut.
00:04:49 C'est magnifique.
00:04:50 Ils nous reboostent, nous, même si on est là, même si on se battra jusqu'au bout, on ne va pas lâcher.
00:04:56 Dans tout le département, les unions locales de la CGT s'activent.
00:05:00 Ici, à Vitrolles, c'est un collège d'affiches pour appeler les mobilisations à venir.
00:05:06 Grande affiche Nico.
00:05:08 Je pense que le 7 va être le début du durcissement du mouvement.
00:05:13 L'arrêt de l'économie, à un moment donné, c'est la seule solution malheureusement
00:05:16 pour que les grands patrons qui dirigent vraiment la France, contrairement à ce qu'on pense,
00:05:23 appellent leur gouvernement en leur disant qu'il faudrait arrêter la casse parce que
00:05:26 ça va leur coûter plus cher que ce que ça va leur apporter au final.
00:05:30 Trois mobilisations vont marquer le début de cette semaine.
00:05:33 Premier rendez-vous lundi soir avec un appel à une grève reconductible dans de nombreux secteurs.
00:05:39 Alors Naïma Emfadel, 7 mars, mobilisation, grosse mobilisation en tous les cas.
00:05:47 Signe pour le gouvernement ?
00:05:49 Exactement. Je pense qu'il y aura une grosse mobilisation le 7 mars.
00:05:53 Je pense que ce sera un message fort pour le gouvernement.
00:05:57 Les syndicats ont été remarquables dans leur organisation de toutes ces manifestations.
00:06:02 Il y a eu de l'unité, ce qui était rare.
00:06:05 Il y a eu du débat et des arguments et ils nous ont mieux fait connaître cette réforme
00:06:11 et les freins pour l'acceptation au détriment de l'Assemblée nationale
00:06:15 où ça a été le foutoir.
00:06:18 Mais si cette mobilisation, si cette grève bloquait le pays,
00:06:25 et si cette grève-là est reconductible, je ne suis pas certaine que l'opinion
00:06:29 qui est aujourd'hui soutenue par les syndicats et cette manifestation puisse continuer à soutenir.
00:06:35 Et je crains que l'opinion, la tendance se renverse.
00:06:39 Kevin, c'est votre avis aussi, vous partagez ?
00:06:42 Oui, je pense que le gouvernement s'y est très mal pris.
00:06:45 Moi, au départ, j'étais plutôt favorable à cette réforme.
00:06:48 Et puis, le gouvernement a décidé de faire preuve de pédagogie.
00:06:51 Et plus il faisait preuve de pédagogie, moins on comprenait ce qu'il nous racontait.
00:06:55 Au départ, il nous disait que cette réforme des retraites était là pour dégager de l'argent supplémentaire,
00:07:01 pour financer, par exemple, l'éducation.
00:07:03 Ce qui n'a strictement aucun sens, puisque le but d'un système des retraites, c'est qu'il s'auto-finance.
00:07:08 Ensuite, on nous a raconté que c'était une réforme pour de la justice sociale,
00:07:12 sauf qu'on s'est rendu compte que les inégalités étaient de plus en plus importantes avec cette réforme,
00:07:17 notamment entre les hommes et les femmes, entre ceux qui ont commencé à travailler tôt et ceux qui ont commencé à travailler tard.
00:07:23 Et enfin, on nous a dit que c'était pour faire des économies,
00:07:25 sauf qu'il y a eu tellement d'aménagements qu'aujourd'hui, les économies ne sont plus à la hauteur.
00:07:30 Donc, on voit bien qu'il y a eu un problème pour vendre cette réforme au niveau du gouvernement.
00:07:35 Après, le grand défi, c'est de savoir s'il va y avoir une mobilisation qui est forte
00:07:40 et si cette mobilisation est forte, sera soutenue par les Français.
00:07:43 Puisqu'à partir du moment où un pays est bloqué, où on a du mal à se rendre sur son lieu de travail,
00:07:48 peut-être qu'il y aura un retournement de l'opinion.
00:07:50 Mais la réforme des retraites est tellement conspuée au sein des Français
00:07:56 qu'à mon avis, les Français continueront à soutenir les syndicats.
00:07:59 Louis, je me tourne vers vous.
00:08:01 Est-ce que vous n'avez pas le sentiment qu'en fait, le gouvernement attend tout simplement un pourrissement de la situation,
00:08:07 en disant "une France à l'arrêt" avec des propos très durs de la CGT
00:08:12 et que finalement, les Français en ont assez ?
00:08:14 Est-ce que c'est un pari ou est-ce que ma question est idiote ?
00:08:17 Votre question n'est pas du tout idiote, d'autant qu'il y a eu cette conférence de presse d'Olivier Véran,
00:08:21 le porte-parole du gouvernement cette semaine, qui nous a presque annoncé l'apocalypse.
00:08:26 Si la France était à l'arrêt, il y aurait des conséquences graves pour l'économie,
00:08:31 mais aussi pour l'environnement, a-t-il déclaré cette semaine.
00:08:36 Donc on voit bien que c'est en effet la ligne directrice du gouvernement sur cette mobilisation.
00:08:42 Alors il y a quand même encore beaucoup d'incertitudes.
00:08:44 Forte mobilisation, oui, ça c'est certain, mais forte affluence,
00:08:48 eh bien on ne sait pas, les syndicats pour le moment mobilisent.
00:08:51 Est-ce que ça va être suivi des faits ? On ne le sait pas pour le moment.
00:08:55 Va-t-il y avoir des incidents ? Va-t-il y avoir de la casse ?
00:09:00 Là aussi, c'est imprévisible, on ne sait pas comment ça va se passer.
00:09:03 Jusqu'à présent, tout s'est bien passé lors de ces journées de mobilisation, mais elles ont également...
00:09:08 Ça s'est mieux passé dans la rue qu'à l'Assemblée.
00:09:10 Mais elles ont également été trop silencieuses.
00:09:12 Aujourd'hui, eh bien on voit que Jean-Luc Mélenchon appelle à mettre la France à l'arrêt.
00:09:17 Est-ce que ça ne va pas aussi soulever certaines aspirations de certains, les Black Blocs,
00:09:23 ou de certains mouvements qui pourraient sortir du bois au cours de cette journée du 7 mars ?
00:09:29 Rien n'est moins sûr.
00:09:30 Mais attention aux mots choisis aussi, parce que c'est vrai que les mots qui ont été choisis aujourd'hui
00:09:35 par les syndicats sont beaucoup plus violents au début.
00:09:38 C'est plus dur, on est monté en colère.
00:09:39 Et pour le coup, c'est ça qui peut être intéressant, parce que l'opinion jusqu'à maintenant,
00:09:43 ils trouvaient que les syndicats étaient en responsabilité, qu'ils organisaient les choses vraiment en responsabilité, etc.
00:09:48 Et aujourd'hui, les mots choisis, mettre la France à l'arrêt, bloquée, à genoux,
00:09:53 certains ont même annoncé quand même des actions illégales.
00:09:58 Donc on voit bien qu'aujourd'hui, on est dans le dur et qu'au contraire,
00:10:01 le risque, c'est que ça va dans le sens plutôt du gouvernement, pour les syndicats.
00:10:05 Et il y a eu quand même quelque chose de formidable, c'est que M. Berger de la CFDT
00:10:10 et M. Martinez de la CGT ont rejeté les parlementaires qui, au sein de l'Assemblée nationale, faisaient le boxon,
00:10:19 et qui pourtant soutenaient cette mobilisation.
00:10:21 On sent bien ici, en effet, qu'il y a un discrédit de l'Assemblée nationale.
00:10:25 Et chose aussi tout à fait intéressante à noter, c'est que le Sénat est de retour.
00:10:29 Parce que quand on regarde ce qu'il se passe au Sénat, c'est calme, c'est sérieux.
00:10:33 Il y a des débats sereins et ceux qui veulent supprimer le Sénat, à mon avis,
00:10:37 devraient réfléchir à deux fois parce que là au moins, il y a un vrai débat.
00:10:40 Donc bravo aux sénateurs.
00:10:41 C'est très intéressant d'ailleurs de constater la temporalité des événements.
00:10:44 Finalement, le débat à l'Assemblée nationale qui s'est terminé maintenant il y a deux, trois semaines,
00:10:48 le débat au Sénat dont on a assez peu entendu parler,
00:10:51 et puis la tentative de radicalisation un petit peu du mouvement,
00:10:55 comme vous l'avez dit, Naïma M. Fadel,
00:10:57 la tentative de radicalisation actuellement par les organisations syndicales
00:11:02 et par certains partis politiques pour tenter de reprendre la main
00:11:06 quasiment un mois après les dernières manifestations.
00:11:10 Alors un contexte social tendu, marqué également par l'inflation.
00:11:13 Une inflation, vous le savez, on ne cesse d'en parler sur nos plateaux,
00:11:15 qui pèse sur le pouvoir d'achat et le moral des ménages.
00:11:17 C'est le moins que l'on puisse dire.
00:11:19 Et si vous allez faire vos courses aujourd'hui,
00:11:21 vous comprenez parfaitement, me semble-t-il,
00:11:23 cette inflation qui inquiète de plus en plus le gouvernement.
00:11:25 Dans l'alimentaire, elle est de quasiment 15% sur un an
00:11:28 et les distributeurs annoncent déjà 10% supplémentaires dans les prochaines semaines.
00:11:31 Explication, Florian Tardif.
00:11:34 Au second plan médiatique, derrière les débats autour de la réforme des retraites,
00:11:37 c'est l'inflation qui préoccupe en ce moment l'exécutif,
00:11:40 vue comme une bombe sociale dont la mèche peut être allumée à tout moment.
00:11:43 Emmanuel Macron en a bien conscience,
00:11:45 il a d'ailleurs évoqué le sujet lors du dernier Conseil des ministres.
00:11:48 Bercy cherche donc à voir comment alléger en ce moment la facture pour les Français.
00:11:52 Sauf que les caisses sont vides.
00:11:54 On estime d'ailleurs au sommet de l'État que le gouvernement a joué dernièrement son rôle
00:11:57 en mettant notamment un bouclier tarifaire permettant de plafonner les factures d'énergie.
00:12:03 Les Français ont également payé leur part en quelque sorte,
00:12:06 en faisant des sacrifices, en renonçant à certains produits, à certaines activités.
00:12:10 C'est donc, estime-t-on, dans l'entourage de l'exécutif,
00:12:13 aux entreprises de faire un geste, après Total,
00:12:16 qui a accepté de plafonner le prix du litre de carburant.
00:12:20 L'exécutif cherche à convaincre la grande distribution
00:12:23 de faire un effort au cœur des négociations,
00:12:25 vendre des produits à prix coûtant.
00:12:27 Une piste pas si éloignée finalement du panier anti-inflation,
00:12:31 à un moment envisagé par le gouvernement,
00:12:34 à ceci près que cela ne coûterait rien à l'État.
00:12:37 Que peut faire l'État en plus ?
00:12:40 Eh bien l'État en réalité, pas grand chose.
00:12:43 Ce que peut faire l'État, c'est faire pression.
00:12:45 Aujourd'hui sur la BCE, pour cesser cette politique de quantitative easing.
00:12:49 Cette politique de la planche à billets qu'on connaît maintenant depuis 15 ans.
00:12:53 Ça fait 15 ans qu'on est en train d'imprimer, d'imprimer, d'imprimer la monnaie.
00:12:56 À l'échec, ça y va.
00:12:57 Forcément, au bout d'un moment, il y a des conséquences.
00:13:00 Et ces conséquences, c'est quoi ? C'est une dévalorisation de la monnaie.
00:13:03 La monnaie n'a plus de valeur à force d'en imprimer.
00:13:06 Et par conséquent, puisqu'elle n'a plus de valeur, les prix augmentent.
00:13:09 Pendant 15 ans, il ne s'est rien passé.
00:13:11 On a été dans le déni.
00:13:12 On s'est dit, vous voyez, on peut réimprimer de la monnaie.
00:13:15 Il ne se passe rien. Il n'y a pas d'inflation.
00:13:17 Mais sauf que l'inflation, elle arrive tôt ou tard.
00:13:19 Et aujourd'hui, elle arrive.
00:13:21 Il s'agit de changer de politique monétaire.
00:13:23 C'est important. C'est urgent.
00:13:25 Il faut arrêter d'endetter la France.
00:13:27 Et de s'endetter sur les générations futures en faisant marcher la planche à billets.
00:13:30 En pensant que cela n'a pas de conséquence.
00:13:32 Ça a toujours une conséquence.
00:13:34 Et la conséquence, on est en train de la vivre aujourd'hui.
00:13:36 Naïma et Kévin.
00:13:37 Je vais juste vous donner au moins trois exemples d'augmentation des prix.
00:13:43 La viande, c'est plus 28,7%.
00:13:46 Les pâtes, 18%.
00:13:48 Le beurre, 23%.
00:13:50 Le sucre, 37%.
00:13:52 Vous imaginez sur le panier de la ménagère.
00:13:55 Bien qu'on ne peut plus dire la ménagère.
00:13:56 Enfin, le ménager ou la ménagère.
00:13:58 Mais en revanche, dès le mois de novembre, en Espagne,
00:14:04 sur ce fameux panier avec les denrées de première nécessité,
00:14:08 ils ont supprimé la TVA.
00:14:11 On pourrait peut-être s'en inspirer.
00:14:14 On en a parlé d'ailleurs sur ce plateau.
00:14:15 Oui, on en avait parlé.
00:14:16 Non, mais c'est ça.
00:14:17 Cela fait des mois que le gouvernement nous parle d'un panier anti-inflation.
00:14:21 On est au mois de mars.
00:14:23 On n'en voit toujours pas la couleur.
00:14:25 En outre, cela fait des mois que certains personnalités politiques réclament
00:14:32 que l'on sorte du marché de l'énergie, de l'électricité en Europe.
00:14:37 Ce n'est toujours pas fait parce qu'il y a des verrous idéologiques.
00:14:40 Et moi, il y a quelque chose qui me choque.
00:14:42 On est l'un des pays au sein duquel il y a le plus d'aide sociale.
00:14:46 Et pourtant, il y a de plus en plus de gens qui sont pauvres
00:14:49 et des classes moyennes qui sont en train de dévisser.
00:14:52 Peut-être que nos prestations sociales sont finalement mal versées.
00:14:57 Il faut repenser tout ça.
00:14:59 Mais je vous assure que le nombre de classes moyennes qui se retrouvent dans la précarité
00:15:02 ne fait qu'augmenter.
00:15:04 Et ça, moi, ça m'inquiète beaucoup.
00:15:06 Allez, on va parler, vous êtes avec nous Harold Iman,
00:15:08 à moins que vous ayez un mot à rajouter sur le sujet.
00:15:11 On va parler avec Harold Iman de l'Ukraine, sur le front d'Ukraine.
00:15:15 Les forces russes continuent leur avancée.
00:15:17 L'armée ukrainienne essaie depuis des semaines de tenir ses positions défensives,
00:15:21 mais elle doit reculer.
00:15:23 Alors, j'ai une seule question, Harold, à vous qui suivez ce conflit depuis le départ.
00:15:27 Est-ce le début d'une offensive russe réussie ?
00:15:30 Je dis bien réussie.
00:15:32 Elle avance, c'est incontestable.
00:15:35 À force d'envoyer les troupes, on a fini quand même par avancer et encercler deux villes.
00:15:42 La ville de Bakhmout et la ville de Koupiansk, qui est un petit peu moins encerclée.
00:15:48 Et cette ville de Bakhmout, qui est dans le Basse,
00:15:53 les forces ukrainiennes sont en train de se replier de cette ville.
00:15:59 Donc on a eu toutes sortes de signaux, mais le gouvernement ukrainien n'a pas dit
00:16:03 "on quitte, on part en retraite, ils ont justice, ça va être très difficile".
00:16:07 On se replie en bon ordre, on fait exploser les ponts,
00:16:12 on détruit tout ce qui pourrait servir à l'adversaire,
00:16:14 qui à Bakhmout est constitué des mercenaires de Wagner,
00:16:18 qui sont constitués en large partie de prisonniers qui ont été sortis de leur geôle,
00:16:24 et Koupiansk, c'est l'armée régulière.
00:16:27 Donc finalement, oui, l'armée russe a avancé, mais ce n'est pas une avancée foudroyante.
00:16:32 Et du côté des États-Unis, on va encore financer des roquettes Gimlers,
00:16:37 qu'on va monter sur des I-Mars, et ça va armer l'armée ukrainienne
00:16:42 et elle va pouvoir freiner cette offensive russe.
00:16:46 Merci Harold. Retour en France avec cette question que je vais vous poser.
00:16:50 Y aura-t-il bientôt un service national universel obligatoire pour tous les lycéens ?
00:16:54 En tous les cas, l'idée fait son chemin au sein du gouvernement
00:16:57 qui veut tester le dispositif dans six départements l'an prochain.
00:17:00 Depuis 2019, les jeunes de 15 à 17 ans peuvent y participer sur la base du volontariat.
00:17:04 Alors qu'est-ce qu'ils en pensent ces jeunes ?
00:17:06 Écoutez, on leur a posé la question, écoutez leur réponse.
00:17:10 Moi j'ai souvent le retour de mon père qui a fait son service militaire
00:17:14 et c'est dommage qu'aujourd'hui il n'existe plus, pour certaines raisons,
00:17:17 notamment le côté, la discipline que ça apporte, etc.
00:17:21 Et donc au final, je pense que c'est quelque chose d'intéressant, je pense.
00:17:25 Et le fait de peut-être revenir à un service militaire pourrait,
00:17:28 notamment justement, faire en sorte que les jeunes, la jeune génération,
00:17:34 se sentent plus concernés par les choses qui tournent autour de la patrie, de la citoyenneté.
00:17:37 J'aime bien la France, mais de là à dire que c'est une patrie,
00:17:41 après il faut être patriote, mais bon...
00:17:44 Vous vous sentez patriote ?
00:17:46 Pas vraiment.
00:17:48 Pourquoi ?
00:17:49 Bah je sais pas, j'ai pas l'impression que les gens qui dirigent le pays
00:17:53 nous regardent vraiment, et c'est ça qui ne colle pas dans le patriote.
00:17:58 J'aimerais bien découvrir ce domaine, découvrir à quoi ça ressemble en vrai.
00:18:03 Après je pense que pour les personnes qui sont un peu sensibles comme moi,
00:18:07 ça peut être très compliqué, mais oui.
00:18:11 Alors, je vous vois sourire en écoutant ces jeunes, Nadia Mfadel.
00:18:14 Oui, c'est ce qui me fait rire.
00:18:16 Je vous sens dubitative.
00:18:18 Non mais en fait, c'est mieux que rien j'allais dire, le SNU,
00:18:23 le Service National Universel, mais c'est pas suffisant.
00:18:27 Et puis aujourd'hui, vous avez je crois environ 32 000 jeunes qui ont participé,
00:18:31 et ils avaient seulement 7% issus des quartiers populaires.
00:18:35 Vous savez, ce que vient de dire le jeune homme aussi est important,
00:18:37 c'est-à-dire que je me sens pas patriote.
00:18:39 En fait, patriote, ça se décrète pas.
00:18:41 C'est quelque chose qu'on doit absolument travailler tout au long de la scolarité.
00:18:46 Moi, je me souviens, quand je suis arrivée en France,
00:18:49 je me souviens que je levais le doigt pour lever le drapeau,
00:18:52 parce qu'en ce temps-là, on levait le drapeau.
00:18:54 Bon, maintenant, c'est plus le cas parce que ça fait tard.
00:18:57 Le monde a bien changé, Nadia Mfadel.
00:18:58 En fait, on a ringardisé tout ce qui était justement,
00:19:02 qui faisait le patriotisme, qui était important,
00:19:04 et qui faisait aussi l'appartenance commune.
00:19:06 À un moment, on appartient aussi à un pays, à un peuple,
00:19:10 et qu'on vienne, enfin qu'on soit d'ici ou d'ailleurs.
00:19:14 Et moi, je pense qu'il faut le travailler au niveau de l'école très tôt,
00:19:18 et ça peut être aussi par des actions citoyennes au quotidien,
00:19:20 des actions de solidarité, etc.,
00:19:22 les commémorations aussi des fêtes nationales.
00:19:25 Lever le drapeau, c'est quelque chose d'important,
00:19:27 parce qu'effectivement, regardez ce qui se passe en Ukraine,
00:19:30 ce peuple qui est mobilisé pour défendre les leurs.
00:19:33 Donc voilà, c'est quelque chose qui se travaille dès la primaire.
00:19:36 J'ai fait des propositions dans le cadre de mon livre,
00:19:38 que je vous invite à lire.
00:19:40 Je me fais un peu de publicité.
00:19:41 Ah, bah vas-y, faites-vous plaisir.
00:19:42 Voilà, il est important, très tôt,
00:19:44 que nos enfants soient dans les valeurs républicaines,
00:19:47 la laïcité, l'appartenance commune.
00:19:49 Allez, très rapidement sur le sujet, Kévin et Louis, il faut en enchaîner.
00:19:53 Je pense que c'est une très bonne chose,
00:19:55 mais il ne faudrait pas que le CNU serve de rustine
00:19:59 pour cacher ce que l'on ne fait pas assez,
00:20:02 au sein de l'école de la République.
00:20:04 Parce que transmettre les valeurs républicaines,
00:20:06 normalement, ça doit se faire dans le cadre scolaire.
00:20:08 Alors, après, qu'il y ait une éducation aux problématiques
00:20:13 autour de la défense, de la sécurité nationale,
00:20:15 c'est très bien qu'il y ait un projet autour de la solidarité.
00:20:18 C'est très bien.
00:20:20 Mais moi, quand j'entends certains responsables de syndicats
00:20:24 ou une partie de l'extrême-gauche
00:20:26 nous raconter que finalement, ce serait réactionnaire,
00:20:29 parce qu'il y aurait une levée du drapeau,
00:20:31 voire que ce serait extrémiste,
00:20:33 parce que finalement, on chanterait la Marseillaise
00:20:38 ou on porterait l'uniforme,
00:20:40 moi, ça m'estomaque.
00:20:41 La vérité, c'est qu'il y a beaucoup de gens
00:20:43 qui assimilent le drapeau français,
00:20:45 qui assimilent l'hymne national à l'extrême-droite,
00:20:49 et je trouve ça très grave, surtout quand ces personnes
00:20:52 sont des représentants syndicaux.
00:20:54 Allez, on change de sujet.
00:20:56 Le conflit social, on a parlé des retraites
00:20:58 sur le front de crise économique lié à l'inflation.
00:21:00 Justement, les Restos du Cœur donnent l'alerte
00:21:02 sous une évolution grave, rapide, inédite de la précarité.
00:21:04 L'association dit avoir accueilli cet hiver
00:21:06 22% des Français supplémentaires, un constat alarmant.
00:21:09 La moitié des bénéficiaires sont âgés de moins de 25 ans.
00:21:12 Regardez ce reportage auprès des bénévoles
00:21:14 des Restos du Cœur à La Garde, c'est dans le Var.
00:21:16 C'est un reportage signé Laura Parra
00:21:18 avec le récit de Mathilde Couvillet-Fleurnoy.
00:21:20 Tout au long de ce week-end,
00:21:23 les Restos du Cœur sont installés devant les supermarchés.
00:21:26 Ici, à La Garde, dans le Var,
00:21:28 c'est à la sortie de ce magasin que Laetitia, bénévole,
00:21:30 s'occupe de la collecte annuelle.
00:21:32 Les gens font, même ceux qui ont des petits moyens,
00:21:35 donnent parce qu'ils savent que c'est dur pour tout le monde,
00:21:38 de plus en plus.
00:21:40 Avec l'inflation, les Français ont de plus en plus de mal
00:21:42 à faire des dons, mais la générosité reste au rendez-vous.
00:21:45 Il faut aider ceux qui ne peuvent pas.
00:21:47 C'était compliqué pour moi, mais je le fais.
00:21:49 C'est important d'aider les autres.
00:21:51 Moi, j'ai eu des moments durs dans ma vie
00:21:53 et j'ai été contente d'être aidée.
00:21:55 Depuis l'année dernière, 38% de bénéficiaires en plus
00:21:57 ont poussé les portes des Restos du Coeur dans le Var.
00:22:00 Avec cette augmentation, le président de l'association
00:22:03 de ce secteur espère que la récolte sera bonne.
00:22:06 L'année dernière, nous avions fait 177 tonnes.
00:22:09 Nous espérons faire aussi bien cette année.
00:22:12 Je sais que la crise est présente,
00:22:15 je sais qu'il y a des difficultés,
00:22:18 mais les gens qui le peuvent, vraiment, je compte sur eux.
00:22:21 En 2022, ce sont 2,3 millions de repas
00:22:24 qui ont été servis dans le Var.
00:22:26 - Louis, une réaction ?
00:22:28 - Oui, ce qui est intéressant, c'est cette notion de solidarité
00:22:31 qu'on peut aussi retrouver dans le service national universel.
00:22:34 Pour compléter ce qu'on venait de dire sur le SNU,
00:22:37 ça a été une des grandes réussites du premier quinquennat.
00:22:40 C'est aussi pour ça qu'Emmanuel Macron remet l'idée
00:22:43 sur la table, via ses ministres, de le généraliser
00:22:46 à toute une classe d'âge.
00:22:48 En réalité, aujourd'hui, il y a environ 30 000 jeunes
00:22:51 qui y participent, sur 800 000 jeunes sur chaque classe d'âge.
00:22:54 On sait que c'est un grand succès, pourquoi ?
00:22:57 Parce que les jeunes y sont globalement favorables.
00:23:00 74 % des jeunes, selon un sondage IFOP,
00:23:03 sont favorables au SNU, et 68 % sont favorables
00:23:06 à la généralisation.
00:23:08 Et donc, effectivement, cette notion de solidarité
00:23:11 que l'on voit ici, encore, dans ce reportage,
00:23:14 est assez intéressante, parce que c'est une des valeurs
00:23:17 de la République qui est transmise lors du SNU.
00:23:20 - Merci, Louis.
00:23:22 On va faire une pause dans ce Grand JT de la mi-journée.
00:23:26 On reviendra, évidemment, on essaiera d'avoir
00:23:29 un peu plus d'informations sur cet accident de bus
00:23:32 qui a eu lieu ce matin en Isère, et qui a fait 14 blessés,
00:23:35 dont deux très grillés.
00:23:37 A tout de suite, il est 12h22, vous êtes bien sur CNews.
00:23:40 Vous êtes bien sur CNews, il est quasiment 12h30,
00:23:45 partie 2 de votre Grand JT, tout de suite, les titres.
00:23:50 Côte-Normande, en trois jours, plus de 2 tonnes de drogue
00:23:53 ont été retrouvées dans des sacs sur trois plages du Côte-Antin,
00:23:56 le reportage dans cette édition.
00:23:58 On reviendra, bien sûr, sur la disparition de Leslie et Kevin
00:24:01 dans les Deux-Sèvres, on retrouvera sur place
00:24:04 nos envoyés spéciaux, Eugène Delfour et Sacha Robin.
00:24:07 Après deux semaines de pause, c'est la bataille de la rue
00:24:11 qui reprend contre les réformes des retraites.
00:24:14 La CGT veut mettre l'économie française à genoux
00:24:17 et le secteur de l'énergie. Le mouvement a commencé dès hier.
00:24:20 On brandit la menace d'un conflit de haute intensité.
00:24:23 Dans ce journal, on reviendra également sur ce rapport-choc
00:24:28 présenté cette semaine à l'Académie de médecine,
00:24:31 un rapport qui recommande la fin des accouchements
00:24:34 dans les petites maternités.
00:24:36 Enfin, la fin de ce Grand JT, on prendra la direction de Marseille.
00:24:40 Pourquoi Marseille, me direz-vous ?
00:24:42 Eh bien, les célèbres cabanons sont en danger,
00:24:45 comme le dit le journaliste.
00:24:47 Avec moi pour m'accompagner également,
00:24:52 Naïma M. Fadel, Kevin Bossuet et Louis Morin,
00:24:55 et évidemment Harold Imane.
00:24:57 On commence cette deuxième partie de ce Grand JT
00:25:00 par cette information que je vous donnais.
00:25:02 Un accident de car de transport scolaire a fait 14 blessés,
00:25:05 dont deux adultes en urgence absolue, ce matin à Corse
00:25:08 et en Isère, vous le voyez sur la carte,
00:25:10 lors d'un trajet de retour de colonie de vacances
00:25:12 vers la gare de Grenoble.
00:25:13 C'est ce qu'a indiqué la préfecture du département
00:25:15 dans un nouveau bilan qui vient de tomber.
00:25:17 Avec nous pour en savoir un petit peu plus
00:25:19 sur les circonstances de cet accident,
00:25:21 Marie-Noëlle Battistel, vous êtes députée PS de l'Isère.
00:25:25 Soyez là.
00:25:26 Bienvenue, Marie-Noëlle Battistel.
00:25:28 Qu'est-ce qu'on peut savoir sur cet accident de car ?
00:25:32 Quelles sont les circonstances ?
00:25:34 Qu'est-ce que vous êtes en mesure de nous dire ?
00:25:36 On ne peut pas écouter sur les circonstances pas grand-chose.
00:25:40 Elles restent encore à déterminer.
00:25:44 Le car a fait une sortie de route ce matin
00:25:47 pour des circonstances qu'on ne peut pas déterminer à ce stade.
00:25:52 Ce qui a été le plus important, évidemment,
00:25:54 c'est la prise en charge de l'ensemble des enfants,
00:25:56 une quarantaine qui était à l'intérieur du car.
00:25:59 Le conducteur et sa femme ont été évacués en urgence absolue.
00:26:04 Ensuite, on a eu quelques enfants blessés,
00:26:07 lesquels ont été dirigés vers les hôpitaux de proximité
00:26:13 ou le CHU de Grenoble.
00:26:15 Le reste, ils sont sur un PC dans un hôtel de corps.
00:26:21 Ils vont prendre leur repas tranquillement.
00:26:23 Ensuite, on essaie de les rapatrier sur Grenoble
00:26:26 pour récupérer les enfants qui sont sortis d'hôpital
00:26:30 et reprendre le retour de la maison demain matin
00:26:34 pour la grande majorité d'entre eux.
00:26:36 Est-ce que le lieu est réputé comme dangereux ?
00:26:42 Non, pas particulièrement.
00:26:44 C'était une petite courbe, une route avec une petite courbe.
00:26:48 Pour l'instant, les circonstances ne sont pas déterminées à ce stade.
00:26:54 Quels sont les dispositifs qui ont été mis en place très concrètement,
00:26:57 Marie-Noël Batistel ?
00:27:01 La médecine a pris ça en charge directement avec M. le maire Fabien Moulic.
00:27:07 La gendarmerie, une force de sapeurs-pompiers extrêmement importante.
00:27:13 Un PC a été rapidement mis en place.
00:27:15 Les enfants ont été évacués du car très rapidement
00:27:18 pour être mis au chaud dans cet hôtel où nous sommes encore actuellement.
00:27:22 Vous confirmez le bilan.
00:27:25 14 blessés, donc deux adultes, le chauffeur et son épouse,
00:27:29 en urgence absolue, c'est cela ?
00:27:31 Oui, c'est ça.
00:27:33 Merci beaucoup d'avoir été en direct dans le cadre de Mini-News.
00:27:38 Désolé pour la qualité de la liaison qui n'est pas très bonne.
00:27:43 Pour poursuivre, je vous le disais en titre,
00:27:48 marée blanche sur la côte normande.
00:27:50 Depuis plusieurs jours, la plage de Réville dans la Manche
00:27:53 et le secteur d'Aumontville-Larogue ont vu s'échouer en tout
00:27:56 deux tonnes de cocaïne sur le rivage.
00:27:59 Et pour ne rien gâcher, cette inquiétante découverte,
00:28:01 des gens cagoulés viennent carrément sur la plage récupérer le butin.
00:28:05 Une nouvelle crainte évidemment pour les habitants de Réville.
00:28:08 Reportage Maureen Vidal.
00:28:10 Au gré des marées, des ballots de cocaïne s'échouent sur la plage de Réville.
00:28:16 Près d'une tonne de poudre blanche a été découverte depuis dimanche.
00:28:20 L'origine du produit ainsi que le mode opératoire des trafiquants
00:28:23 doivent encore être identifiés.
00:28:25 C'était des sacs des sceptiques, des sacs en plastique costauds,
00:28:29 bien entourés avec des gilets de sauvetage marqués Brésil
00:28:33 pour les supporter, pour les faire flotter.
00:28:37 Un butin convoité par certains puisque la plage a été visitée
00:28:41 par des personnes cherchant à repêcher quelques sacs de cocaïne.
00:28:45 Une présence qui ne rassure pas les habitants.
00:28:48 C'est sûr qu'avec la pub qu'ils ont fait, tous les gens vont rechercher,
00:28:51 ils vont à la pêche.
00:28:53 Il y a beaucoup de gens qui sont cagoulés,
00:28:55 les gens ont peur un petit peu de tous ces gens-là.
00:28:58 On ne sait pas qui ils sont.
00:29:00 Selon le procureur de Rennes, Philippe Astruc,
00:29:02 ce phénomène appelé le narcotourisme est passible de 10 ans de prison.
00:29:06 L'enquête a été confiée au parquet de Rennes
00:29:08 et devrait être reprise par le parquet de Paris dans les jours qui viennent.
00:29:12 Une boussue, c'est étonnant quand même.
00:29:15 Autant de cocaïne, 2 tonnes de cocaïne sur les plages du Contrentrin.
00:29:20 Il n'y a rien d'étonnant, l'Europe est en train de devenir un marché de la cocaïne.
00:29:25 Il y a une augmentation de la production.
00:29:27 Il faut savoir que le marché américain est saturé notamment par les opioïdes.
00:29:31 Donc il est parfaitement logique que les trafiquants foncent sur l'Europe.
00:29:37 Surtout que la consommation ne cesse d'augmenter
00:29:40 parce qu'il y a de plus en plus de cocaïne en Europe
00:29:42 et les prix sont restés stables.
00:29:44 C'est bien qu'il y a une augmentation de la consommation.
00:29:47 Le problème, c'est pour finalement repérer ces trafiquants.
00:29:51 C'est très compliqué parce qu'il n'y a souvent pas assez de douaniers.
00:29:55 Souvent, il y a 1 ou 2 % des conteneurs qui sont fouillés
00:30:01 parce qu'il ne faut pas non plus ralentir le trafic.
00:30:04 En outre, la cocaïne est cachée souvent par exemple entre des fruits.
00:30:08 Donc c'est très compliqué à retirer.
00:30:10 Puis on a vu à quel point il y avait une pression parfois sur le personnel des ports.
00:30:14 On l'a vu lors du procès du Havre où il y a des gens qui étaient "obligés" de collaborer
00:30:21 parce qu'ils étaient menacés par les trafiquants de drogue.
00:30:24 Donc ce trafic de drogue n'est pas prêt de s'arrêter et c'est désastreux.
00:30:28 En effet, pour la santé publique, dernier chiffre,
00:30:31 on estime qu'en France, il y a 1,6 % de personnes qui consomment de la cocaïne
00:30:36 au moins une fois par mois, ce qui est quand même un peu important.
00:30:39 Naïma Hamoudi.
00:30:40 Dans le cas précis, j'ai le sentiment que c'était une livraison,
00:30:44 mais que les trafiquants ne sont pas venus la lire.
00:30:47 Là, il y a des gens qui ont goulé, qui sont sur la place.
00:30:49 Non, de ce que j'ai compris, les gens qui ont goulé, en fait, qui sont venus après,
00:30:52 c'est parce que ce que disait le maire, c'est que comme la publicité a été faite,
00:30:56 et donc ils viennent et c'est pour ça qu'ils appellent...
00:30:58 On sera avec un des élus du Quotentin, là, tout à l'heure.
00:31:00 On parle de narcotourisme.
00:31:01 C'est à l'heure que les gens se sont dit un espèce d'effet d'Aubaine
00:31:04 en se disant "Tiens, tiens, je vais aller essayer de trouver un petit ballon de cocaïne".
00:31:11 C'est sûr que c'est conséquent, la valeur en effet de la cocaïne est conséquente.
00:31:15 Alors, ce qui est le hasard du calendrier,
00:31:18 c'est que cette semaine, le gouvernement a fait un point presse justement sur la drogue.
00:31:22 Gérald Darmanin et Gabriel Attal,
00:31:24 qui sont les deux ministres en charge de la lutte contre la drogue,
00:31:27 ont fait des annonces et ils ont également annoncé qu'il y avait eu 1,9 tonne
00:31:32 qui avait été saisie le mois dernier au Havre.
00:31:35 Donc on sait qu'aujourd'hui, il y a une filière assez importante
00:31:38 qui vient par l'océan et qui transite par ce biais.
00:31:43 Gabriel Attal était justement aux États-Unis cette semaine
00:31:46 pour s'imprégner des méthodes américaines de lutte contre les trafics de drogue.
00:31:52 Il devrait faire des annonces dans les prochaines semaines.
00:31:54 Allez, on va prendre la direction des deux sèvres,
00:31:56 puisque plus de trois mois après la disparition de Lécy et Kévin,
00:32:01 l'espoir de retrouver le couple vivant s'amenuise.
00:32:03 Hier soir, un deuxième homme a été mis en examen et cette fois pour assassinat,
00:32:06 ce qui est important.
00:32:07 Et ce matin, je vous le disais tout à l'heure,
00:32:09 des fouilles ont été organisées pour retrouver les corps des disparus.
00:32:12 On fait un point avec nos envoyés spéciaux,
00:32:15 Régine Delfour et Sacha Robbin.
00:32:18 Oui Thierry, des fouilles ont été entamées pour retrouver les corps de Lécy et Kévin,
00:32:22 car hier, un deuxième suspect a été mis en examen,
00:32:25 mais de trois chefs d'accusation, assassinat, modification des lieux d'un crime,
00:32:30 enlèvement et séquestration.
00:32:32 Il a été placé en détention provisoire.
00:32:34 Cet homme a 22 ans, il est de pur avôt.
00:32:37 Un détail qui a son importance, puisque c'est dans cette commune de Charente-Maritine
00:32:41 que des affaires personnelles appartenant à Lécy et Kévin ont été retrouvées dans un conteneur.
00:32:47 Un troisième homme va être déféré aujourd'hui ici au tribunal judiciaire de Poitiers
00:32:53 pour être présenté à un juge d'instruction pour une éventuelle mise en examen.
00:32:57 Le premier suspect, lui, a été mis en examen jeudi pour enlèvement et séquestration.
00:33:02 Il a été placé en détention provisoire.
00:33:05 Cet homme, c'est un proche du couple, et c'est d'ailleurs chez lui, à Prahaï,
00:33:09 que Lécy et Kévin devaient passer cette nuit du 25 au 26 novembre dernier.
00:33:14 Allez, on va parler de la réforme des retraites,
00:33:17 le bras de fer qui reprend entre syndicats et gouvernements sur la réforme des retraites.
00:33:22 Et ce mardi 7 mars, après deux semaines de pause,
00:33:25 cette semaine s'annonce très très compliquée.
00:33:28 D'ailleurs les blocages ont déjà commencé dans le secteur de l'énergie.
00:33:31 Des explications de Clémence Barbier.
00:33:33 Ils sont les premiers à se mettre en ordre de marche.
00:33:38 Les électriciens et gaziers ont démarré hier une grève reconductible
00:33:42 avec des baisses de production d'électricité dans plusieurs centrales nucléaires et hydrauliques.
00:33:47 Ces baisses n'entraînent généralement pas de coupure pour les clients,
00:33:51 mais le symbole est fort et ce n'est qu'un début, promettent les syndicats.
00:33:55 Nos secrétaires généraux de syndicats ont décidé de passer un cap.
00:34:00 Un cap pour gagner.
00:34:02 La fédération promet une semaine noire dans l'énergie.
00:34:07 L'électricité a également été coupée aux dépôts pétroliers d'Ajaccio.
00:34:11 La situation est illégale selon le gouvernement,
00:34:14 mais peu importe, les syndicats semblent prêts à tout pour le retrait de la réforme des retraites.
00:34:19 Il va y avoir des mobilisations classiques et d'autres qui vont être plus borderline.
00:34:26 On est dans une situation d'affrontement social de très haute intensité.
00:34:31 Vous pouvez appeler ça guerre si vous voulez.
00:34:33 Il va y avoir une montée du curseur.
00:34:36 Dès mardi, c'est la France entière qui sera à l'arrêt.
00:34:39 Les ports, les écoles et les transports fonctionneront au ralenti.
00:34:42 La SNCF, les raffineries ou encore les éboueurs ont de leur côté d'ores et déjà promis une grève.
00:34:48 Et puis il y en a un qui fait toujours entendre sa voix,
00:34:51 qui veut vraiment faire entendre sa voix, qui est là, qui n'est plus député, mais qui est toujours présent.
00:34:55 C'est Jean-Luc Mélenchon. Je vous propose d'écouter ce qu'il a dit.
00:34:58 C'était à la maison des associations de solidarité à Paris, à l'adresse des étudiants.
00:35:02 On l'écoute et puis je vous fais réagir. Je suis sûr que vous allez réagir juste après.
00:35:06 Ce qui va se passer à partir du 7 est hors du commun.
00:35:10 Je vais leur dire, messieurs, mesdames, les importants, les très grands,
00:35:15 les dirigeants, et vous autres comprenez bien pourquoi ils vous tapent comme ça du matin au soir,
00:35:23 en vous traitant de voyous, de bons à rien, de feignants, etc. Pourquoi ?
00:35:27 Parce qu'ils peuvent rien contre le peuple qui travaille.
00:35:30 Parce qu'il n'y a rien qui marche sans le travail humain. Rien, absolument rien.
00:35:35 Le peuple est le plus fort, à condition qu'il s'empare de sa force.
00:35:43 Et ça, c'est un acte politique. C'est ça qui est en train de se passer, ces heures-ci.
00:35:48 Tout le monde se demande. Et lui vous a dit "Vous bloquez tout ce que vous pouvez".
00:35:51 Et moi, je vous dis pareil. Bloquez tout ce que vous pouvez.
00:35:54 Bloquez tout ce que vous pouvez. Il est en forme, Jean-Luc Mélenchon, là.
00:35:58 Oui, ben, M. Mélenchon en appelle évidemment au boxon. Il essaye de récupérer le mouvement social.
00:36:05 Sauf que les acteurs de ce mouvement social ne veulent pas de récupération.
00:36:10 La CGT et la SFDT ont été très clairs là-dessus.
00:36:15 En août, là, je voyais un tweet de Manon Bry, qui est eurodéputée de la France insoumise,
00:36:21 qui raconte "Cette semaine va être formidable. 7 mars, grève générale.
00:36:25 8 mars, grève féministe. 9 mars, grève étudiante. Et 10 mars, grève climat."
00:36:30 Je pense qu'il y a pour beaucoup de Français, le 7, 8, 9 et 10 mars, ce sera une journée de travail.
00:36:35 Il ne faudrait pas non plus que toutes ces manifestations, que toute cette mobilisation,
00:36:40 empêchent encore une fois aux Français de se rendre sur leur lieu de travail,
00:36:45 empêchent les artisans, les commerçants de travailler.
00:36:48 On peut contester une réforme, mais bloquer tout un pays, c'est non.
00:36:52 Il y en a marre de ces céréales bloqueurs.
00:36:55 D'autant plus que Manon Bry, quand elle invite à la grève ou quand elle fait grève,
00:37:00 elle ne perd pas de salaire. Elle a toujours son indemnité d'eurodéputée.
00:37:05 Moi, ce que je voulais aussi reprendre, c'est encore une fois les propos.
00:37:10 Affrontement social, mettre à genoux la France, tout bloquer,
00:37:14 ça ressemble vraiment au discours de El-Effi.
00:37:17 El-Effi, effectivement, la CGT, ou comment il s'appelle aussi, la CFDT,
00:37:23 ont rejeté ce qui s'est passé à l'Assemblée nationale, en disant "Vous auriez dû faire un vrai débat,
00:37:28 aller sur le débat, expliquer, etc." Ils ont rejeté comment ça s'est déroulé.
00:37:33 Et aujourd'hui, effectivement, El-Effi, les syndicats n'en veulent pas,
00:37:38 mais il essaie quand même de s'approprier cette manifestation.
00:37:42 Oui, alors le gouvernement nous dit que c'est une situation illégale,
00:37:46 qu'il serait illégal de bloquer le pays.
00:37:49 La question, c'est quelles conséquences judiciaires va-t-il y avoir
00:37:53 si jamais il y a des blocages effectifs ?
00:37:56 Va-t-il y avoir réellement des poursuites ?
00:37:58 Est-ce que les parquets vont avoir instruction de poursuivre ceux qui bloquent de manière illégale ou pas ?
00:38:05 Est-on dans une immense zone de non-droit qui pénaliserait ceux qui sont peut-être aussi favorables
00:38:11 à la réforme des retraites, car il faut aussi penser à eux ?
00:38:14 C'est ça, la démocratie. Tout le monde a le droit d'avoir son avis
00:38:18 et de vivre convenablement, quand bien même il y a des oppositions.
00:38:23 À noter effectivement l'appel de Jean-Luc Mélenchon à bloquer le pays.
00:38:27 L'article 121-7 du Code pénal est très clair et complice du délit qui est commis.
00:38:34 Toute personne qui appelle à commettre un délit.
00:38:37 Donc là aussi, il y a une question. Jean-Luc Mélenchon n'est plus député.
00:38:40 Il n'est pas protégé par une unité parlementaire.
00:38:43 Alors sera-t-il également poursuivi si jamais il y a des actions de ce type ?
00:38:49 La question reste entière.
00:38:50 Maintenant, je vous parlais de ce rapport choc présenté cette semaine
00:38:54 avec les ministres de médecine.
00:38:55 Un rapport qui recommande la fin des accouchements de les petites maternités
00:38:58 qui émaillent nos territoires au profit d'un renforcement des plus grosses structures.
00:39:02 Un rapport qui est loin de faire l'unanimité.
00:39:04 Regardez ce reportage de Lili Malinier avec le récit de Mathilde Cuvillers-Fleurnoy.
00:39:08 Et on en parle juste après.
00:39:10 Cette maternité a fermé ses portes cette semaine.
00:39:13 Accoucher devient donc un casse-tête pour les futures mamans hardéchoises.
00:39:17 Seules deux maternités sont présentes sur tout le département.
00:39:20 Et elles sont à deux heures de route l'une de l'autre.
00:39:23 Moi j'ai eu deux grossesses.
00:39:25 Je ne me vois pas faire 30, 40 kilomètres en ayant des contractions.
00:39:28 On met en danger la vie d'un enfant, de la maman.
00:39:31 Donc je ne comprends pas.
00:39:33 La maternité de Guilliraud-Grange réalisait plus de 800 accouchements par an.
00:39:38 A présent, la plupart des accouchements ont lieu au centre hospitalier de Valence
00:39:42 à quelques minutes de la clinique fermée.
00:39:44 Mais le service risque d'être saturé rapidement.
00:39:47 Valence ne peut pas tout prendre.
00:39:50 Parce que déjà on n'a pas les locaux, on n'a pas la capacité.
00:39:53 Et le gros problème c'est, je reviens sur la sécurité des soins.
00:39:57 La cause de cette fermeture, un manque de personnel,
00:40:00 mais aussi un manque de moyens au niveau national.
00:40:02 C'est un vrai crève-cœur personnellement.
00:40:04 Le véritable écueil, on se rend compte, au niveau national,
00:40:07 surtout les corps de métier et les métiers de la santé,
00:40:09 c'est un manque de recrutement et un manque de reconnaissance
00:40:12 des métiers liés à la santé, notamment un manque cruel de sages-femmes.
00:40:16 Et je pense qu'il faut qu'aujourd'hui l'État priorise son action sur la santé.
00:40:22 La fermeture de cette maternité n'était pas une surprise.
00:40:25 Le groupe Ramsès Santé, qui en avait la gérance,
00:40:28 avait annoncé sa fermeture en novembre dernier.
00:40:31 Symbole de l'état de notre santé ?
00:40:34 Oui, bien sûr, faute de blouse blanche,
00:40:37 plus de 30% des maternités en France ont fermé en 20 ans.
00:40:41 Je ne sais pas si vous vous rendez compte.
00:40:43 Et puis cette semaine, c'est le professeur Yves Ville
00:40:45 de l'hôpital Necker à Paris qui annonce qu'il y a une centaine
00:40:49 de maternités qu'il faudrait encore fermer car elles sont dangereuses,
00:40:53 tout simplement par manque de soignants ou par trop faible activité,
00:40:58 ce qui a pour conséquence une inexpérience du personnel soignant sur place.
00:41:04 Donc il va falloir trouver des solutions.
00:41:07 Soit il faut mettre plus de moyens, y compris dans des zones
00:41:10 qui malheureusement n'ont pas tellement d'activité.
00:41:13 Soit il faut faire des regroupements, mais des regroupements,
00:41:16 ça veut dire qu'il va falloir faire plus de distance pour aller accoucher,
00:41:20 ce qui n'est évidemment pas rassurant.
00:41:22 Oui, mais le débat est le suivant.
00:41:25 C'est un débat entre ceux qui luttent contre la dévitalisation
00:41:30 de nos espaces ruraux et ceux qui veulent de la sécurité
00:41:34 et qui veulent de l'efficacité.
00:41:36 Et c'est vrai qu'il y a beaucoup de services de maternité
00:41:38 qui ne possèdent pas, par exemple, de soins intensifs en néonatalogie.
00:41:43 Donc ça peut poser quelques problèmes.
00:41:45 Moi, j'aimerais prendre un exemple.
00:41:47 C'est l'exemple de Sedan.
00:41:49 Il y a deux anesthésistes qui sont en train de partir en retraite à Sedan.
00:41:53 C'est une ville des Ardennes et on ne retrouve pas d'anesthésiste
00:41:57 pour prendre la relève.
00:41:58 Donc là, on a trouvé une solution temporaire.
00:42:00 C'est d'avoir recours à la réserve sanitaire.
00:42:03 Mais le problème est bien un problème de recrutement.
00:42:05 Les anesthésistes ne veulent pas forcément habiter dans des villes
00:42:08 où il n'y a plus forcément de vie.
00:42:10 Et surtout, dans le public, ils sont très mal payés par rapport au privé.
00:42:14 Donc il faut peut-être s'interroger là-dessus.
00:42:16 Allez, Harold, vous êtes avec nous.
00:42:18 Le président Macron, un mot de politique étrangère évidemment.
00:42:21 Le président Macron poursuit sa tournée en Afrique centrale.
00:42:24 L'âge de la Franc-Afrique est révolu, a-t-il dit.
00:42:26 Mais en République démocratique du Congo, pays francophone le plus peuplé au monde,
00:42:30 des reproches lui sont faits.
00:42:31 Harold Imane.
00:42:32 Oui, car il y a une attente vis-à-vis de la France pour résoudre certains problèmes.
00:42:38 Et dans le cas de la République démocratique du Congo,
00:42:42 eh bien, il y a une guerre civile dans l'est du pays en permanence.
00:42:47 Et voilà tous les pays où s'est rendu d'ailleurs le chef de l'État.
00:42:51 Et en septembre, Emmanuel Macron avait tenté de résoudre cette guerre civile
00:42:57 en faisant une médiation.
00:42:58 Elle n'a pas marché.
00:42:59 Et maintenant, en gros, ce qu'on reproche dans cette partie du monde à la France
00:43:04 et aux Européens en général, mais comme la France est le seul pays qui est venu
00:43:08 au sommet sur la forêt tropicale qui avait eu lieu au Gabon,
00:43:13 qui est la raison du déplacement, eh bien, on dit voilà,
00:43:16 les Occidentaux s'intéressent plus aux milliers de morts en Ukraine
00:43:20 qu'aux millions de morts en République démocratique du Congo.
00:43:24 Merci beaucoup Harold.
00:43:26 Je reviens sur cet accident de car qui s'est produit ce matin dont je vous parlais.
00:43:32 A priori, selon les dernières informations, et on y reviendra à long temps évidemment
00:43:36 à partir de 13 heures, le conducteur aurait continué tout droit
00:43:40 et le car aurait fait une chute donc dans les bois jusqu'au torrent.
00:43:43 Et a priori, il semblerait que ce soit la piste du malaise du conducteur
00:43:47 qui se fera à ce stade privilégié.
00:43:50 Nous serons tout à l'heure à 13 heures en direct avec un représentant
00:43:54 de la gendarmerie qui mène l'enquête évidemment.
00:43:57 On va terminer ce journal, ce Grand JT, par une pause un petit peu plus légère.
00:44:03 On va prendre la direction de Marseille.
00:44:05 Pourquoi Marseille me direz-vous ?
00:44:07 Parce que je vais vous parler des fameux Cabanons.
00:44:09 Ils sont en danger.
00:44:10 Regardez ce reportage de Maureen Vidal.
00:44:14 Parfois, le lot à lot vient jusqu'ici.
00:44:17 Là-bas, ils sont complètement inondés.
00:44:19 Ils ont le lot carrément dans les Cabanons, ça rentre.
00:44:21 Ils pourraient bien voir leur mode de vie changer pour toujours.
00:44:24 Les Cabanons marseillais, patrimoine de la cité phocéenne,
00:44:27 risquent de disparaître.
00:44:29 La première cause serait sécuritaire, puisque la mer se rapprocherait
00:44:33 du littoral au point d'engloutir les Cabanons sous les eaux.
00:44:36 Pratiquement tous les Cabanons de Marseille se sont fait fermer
00:44:39 les uns après les autres.
00:44:40 Un cause justement du littoral et que la mer gagnait en terrain
00:44:44 sur la plage et sur les falaises.
00:44:46 La deuxième raison serait réglementaire.
00:44:48 En 2010, l'Etat a débuté une opération reconquête
00:44:51 de son domaine maritime et a décrété qu'aucune partie
00:44:54 du domaine public ne peut être définitivement attribuée
00:44:57 à un particulier.
00:44:59 Autrement dit, les Cabanonniers pourraient perdre leur statut
00:45:02 de propriétaires car ni la plage ni la mer ne leur appartient.
00:45:05 Nous pouvons peut-être obtenir une autorisation d'occupation
00:45:11 temporaire, mais ça sera probablement à négocier.
00:45:15 Sans ça, le risque peut être l'expropriation.
00:45:18 L'art de vivre marseillais s'était déjà vu menacé
00:45:21 lors de la construction du port.
00:45:23 Au nord et au sud de la corniche, de nombreux Cabanons
00:45:26 avaient été détruits.
00:45:28 Voilà, petite promenade du côté des célèbres Cabanons de Marseille
00:45:31 pour refermer ce grand JT de la mi-journée.
00:45:34 Merci de nous avoir suivis, merci de votre grande fidélité.
00:45:37 Merci Louis Morin de nous quitter.
00:45:39 Naïma, Kevin, vous restez avec moi.
00:45:42 Harold, vous nous quittez aussi.
00:45:44 On se retrouve dans quelques instants pour la partie 3
00:45:46 de Mini-News Week-end, la partie magazine.
00:45:49 On reviendra évidemment sur cet accident de car en Isère.
00:45:53 A tout de suite.
00:45:54 Il est quasiment 13h, soyez les bienvenus,
00:46:00 c'est Mini-News Week-end partie 3, 13h-14h,
00:46:03 la partie débat est invitée.
00:46:05 Tout à l'heure, on recevra une personne que j'adore
00:46:07 et que vous connaissez tous, évidemment, Joël Goron.
00:46:10 Vous vous souvenez de la célèbre chanson...
00:46:12 - Frou-frou. - Frou-frou.
00:46:14 Voilà, animée par la non moins célèbre Christine Bravo.
00:46:17 Joël faisait partie de la bande et elle a écrit un livre
00:46:19 qui tombe à point nommé "La Mimi qui dit tout haut
00:46:22 ce que les grand-mères pensent tout bas".
00:46:24 Demain, c'est la fête des grand-mères.
00:46:26 Il n'y a jamais de hasard au Mini-News Week-end, vraiment.
00:46:28 Et puis autre rendez-vous dans cette partie 3,
00:46:31 vous aurez droit au coup de cœur et au coup de griffe
00:46:34 de mes trois grands témoins.
00:46:35 Je ne les connais pas, je vais les découvrir.
00:46:38 Mais tout de suite, passe à l'info.
00:46:39 Et l'info, c'est Adrien Spiteri.
00:46:42 Des fouilles sont actuellement en courant.
00:46:50 Charente-Maritime, objectif retrouvé.
00:46:52 Leslie et Kevin, le couple n'a plus donné signe de vie
00:46:55 depuis la nuit du 25 au 26 novembre dernier.
00:46:58 Deux hommes ont déjà été mis en examen dans cette affaire.
00:47:02 Un troisième homme doit être présenté
00:47:04 à un juge d'instruction à Poitiers ce samedi.
00:47:07 Le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin,
00:47:10 saisit l'inspection générale de la Gendarmerie nationale
00:47:13 au lendemain d'un meurtre en Gironde.
00:47:15 Une femme a été tuée par son ex-conjoint
00:47:18 contre lequel elle avait déjà porté plainte.
00:47:21 L'homme a été retrouvé pendu dans son garage.
00:47:24 Le nombre de féminicides a augmenté de 20% en France en 2021.
00:47:29 Une subvention de la ville de Paris à SOS Méditerranée annulée.
00:47:33 Décision de la Cour administrative d'appel de Paris.
00:47:36 Elle considère que la mairie a interféré
00:47:38 avec la politique étrangère de la France.
00:47:41 En juillet 2019, Anine Algo avait décidé
00:47:43 d'octroyer une aide de 100 000 euros à l'ONG.
00:47:46 Et puis c'est l'une des affiches de la 26e journée de Ligue 1.
00:47:50 Le PSG affronte le FC Nantes ce soir.
00:47:52 Un dernier test pour les Parisiens
00:47:54 avant le 8e de finale retour de la Ligue des champions
00:47:57 contre le Bayern Munich mercredi.
00:47:59 La rencontre sera à suivre dès 21h ce soir sur Canal+.
00:48:05 Merci Adrien.
00:48:07 On vous retrouve dans 30 minutes pour un nouveau point info.
00:48:10 Tout de suite, le sommaire de cette dernière partie de mini-news.
00:48:13 On évoquera cette marée blanche sur la côte Normande.
00:48:18 En trois jours, plus de 2 tonnes de drogue
00:48:20 ont été retrouvées dans des sacs sur trois plages du Cotentin.
00:48:22 Sur place, les habitants sont inquiets.
00:48:24 Des gens cagoulés viennent récupérer le butin.
00:48:26 Reportage évidemment dans ce journal.
00:48:28 Et témoignages.
00:48:30 Nous serons avec le maire de l'une des communes impactées.
00:48:33 On parlera aussi de ce rapport choc présenté cette semaine à l'académie de médecine.
00:48:39 Un rapport qui recommande la fin des accouchements
00:48:41 dans les petites maternités qui émanent le pays
00:48:43 au profit d'un renforcement des puros structures dans le département de l'Ardèche.
00:48:47 Déjà, on ne compte plus que deux maternités.
00:48:49 Ce sera l'un des grands thèmes de nos débats.
00:48:52 On parlera aussi de cette sortie d'Eric Dupond-Moretti.
00:48:56 Que lui est-il arrivé ?
00:48:58 Une sortie assez étonnante hier au salon d'agriculture.
00:49:00 Il vient au secours, vous savez, du coq qui chante,
00:49:03 des cloches qui sonnent dans les villages.
00:49:05 On vous dira tout, on en débattra.
00:49:07 On sera en direct avec un agriculteur, on lui demandera son avis.
00:49:10 Et puis, je vous l'ai dit, nous serons, notre invité du jour,
00:49:14 nous serons avec Joël Goron, l'ex-foutre-fouteuse.
00:49:17 C'est difficile à dire, foutre-fouteuse.
00:49:19 Joël a écrit un livre épatant sur les mamies.
00:49:21 Et ça tombe bien, je le disais.
00:49:23 C'est la fête des grands-mères demain.
00:49:25 Mais est-ce qu'on dit grand-mère ?
00:49:26 Est-ce qu'on dit mamie ?
00:49:27 Est-ce qu'on dit mamie ?
00:49:28 Grand-mère, elle nous dira tout.
00:49:30 Avec nous pour cette dernière partie, Naïma M. Fadel,
00:49:35 pour cette deuxième heure, essayiste.
00:49:37 Je suis toujours ravi d'être avec vous, Naïma.
00:49:39 Kevin Bossuet, professeur d'histoire.
00:49:41 Toujours un plaisir aussi de vous avoir.
00:49:43 Et Marc Varnot, qui vient de nous rejoindre, chef d'entreprise.
00:49:47 Bonjour Thierry.
00:49:48 Allez, on va commencer par ce drame
00:49:52 dont je vous parle depuis ce matin,
00:49:55 cet accident de quart de transport scolaire
00:49:58 qui a fait 14 blessés, dont 2 adultes, en urgence absolue.
00:50:03 Ça s'est produit ce matin à Corres, en Isère,
00:50:06 lors d'un trajet de retour de colonie de vacances
00:50:08 vers la gare de Grenoble.
00:50:09 On va retrouver tout de suite
00:50:11 le capitaine de Jean-Marie d'Isère,
00:50:13 Franck Morit, pour faire un point complet
00:50:16 sur les circonstances de cet accident.
00:50:19 Bonjour capitaine, soyez le bienvenu.
00:50:22 Que sait-on précisément ? Que s'est-il passé ?
00:50:26 Et qu'êtes-vous en mesure de nous dire ?
00:50:29 Bonjour, ce jour, vers 8h30,
00:50:32 nos services ont été avisés d'un accident de la circulation routière
00:50:36 mettant en cause un bus avec à l'intérieur des enfants,
00:50:41 à la sortie de la commune de Corres.
00:50:44 Nous sommes rendus sur place avec plusieurs effectifs,
00:50:47 à savoir une vingtaine de gendarmes.
00:50:49 À notre arrivée sur zone, avons constaté la présence d'un bus
00:50:53 qui avait, à la sortie de Corres,
00:50:55 dans une courbe à gauche,
00:50:58 fait un tout droit à l'issue d'une descente
00:51:00 et s'était retrouvé en contrebas de la chaussée,
00:51:03 dans une sorte de petit torrent qui est en dessous de la route.
00:51:07 Les enfants avaient déjà été évacués
00:51:10 par les premiers arrivants sur place,
00:51:13 étaient pris en charge par les pompiers.
00:51:16 Deux personnes, dont le conducteur et sa compagne,
00:51:21 qui étaient à l'avant du bus, étaient plus gravement blessées.
00:51:24 Eux ont été pris en charge également par les pompiers
00:51:27 et évacués sur le centre hospitalier de Grenoble.
00:51:30 Les enfants, en partie, sont pour l'instant pris en charge
00:51:34 sur un hôtel mis à disposition par la commune de Corres.
00:51:38 Une autre partie a été évacuée sur le centre hospitalier de Grenoble
00:51:43 pour observation et des petits examens de contrôle,
00:51:46 mais leur état de santé ne paraissait pas préoccupant dans l'immédiat.
00:51:52 Les circonstances précises de l'accident,
00:51:54 la piste d'un malaise du conducteur serait privilégiée, me dit-on ?
00:51:59 Pour l'instant, difficile pour nous d'établir
00:52:02 les circonstances exactes de cet accident.
00:52:06 L'hypothèse que vous annoncez, pour l'instant, n'est pas vérifiée.
00:52:11 On est en recherche de témoignages des enfants
00:52:14 qui se trouvaient derrière le chauffeur.
00:52:17 Dès que le chauffeur sera en état, il sera entendu
00:52:20 pour nous donner les circonstances exactes,
00:52:23 mais pas de pistes privilégiées sur les circonstances de cet accident.
00:52:27 Et sur le lieu de l'accident, est-ce que c'est une route particulièrement difficile ?
00:52:33 Qu'est-ce que vous pouvez nous dire ?
00:52:36 Non, la route en elle-même, c'est la National 85,
00:52:40 qui est une route bien empeintée, la chaussée est en bon état.
00:52:44 Pas de verglas ou autre qui pourrait expliquer l'accident.
00:52:48 Bon, effectivement, l'accident s'est produit en bas d'une descente,
00:52:53 avec une courbe à gauche assez prononcée.
00:52:56 Donc, pas de problème particulier connu de nos services
00:53:01 au niveau du lieu d'accident.
00:53:03 Le bilan provisoire, Capitaine ?
00:53:07 Alors, comme vous le savez, on a deux personnes
00:53:11 qui étaient en urgence absolue, qui ont été évacuées par hélicoptère.
00:53:15 Les enfants ont été, pour la plupart, sortis indemnes,
00:53:22 car ils étaient porteurs de la ceinture de sécurité.
00:53:24 Ceux qui ont été évacués sur le centre hospitalier,
00:53:27 donc à la tronche, ont été évacués pour faire un petit bilan,
00:53:32 un peu plus poussé sur leur état de santé.
00:53:35 Mais les pompiers ne semblaient pas inquiets sur cet état de santé.
00:53:40 Merci beaucoup d'avoir accepté de nous apporter ces premières informations.
00:53:44 Je rappelle que vous êtes Capitaine de Gendarmerie en Isère,
00:53:47 Franck Morit. Merci beaucoup en tous les cas.
00:53:50 Allez, place à notre parti débat, cher Naïma, cher Marc et cher Kevin.
00:53:56 On va commencer par cette information dont on parle,
00:53:59 cette marée blanche sur la côte normande.
00:54:02 Dans quelques instants, on sera avec Yves Asseline, le maire de Réville,
00:54:06 où effectivement, toute cette cocaïne débarque.
00:54:10 En gros, on a vu s'échouer deux tonnes de cocaïne sur le rivage.
00:54:14 Regardez ce reportage de Maureen Vidal, et on retrouve le maire de Réville juste après.
00:54:19 Au gré des marées, des ballots de cocaïne s'échouent sur la plage de Réville.
00:54:26 Près d'une tonne de poudre blanche a été découverte depuis dimanche.
00:54:29 L'origine du produit ainsi que le mode opératoire des trafiquants doivent encore être identifiés.
00:54:34 C'était des sacs des sceptiques, des sacs en plastique costaud, bien entourés,
00:54:40 avec des gilets de sauvetage marqués Brésil pour les supporter, pour les faire flotter.
00:54:47 Un butin convoité par certains, puisque la plage a été visitée par des personnes
00:54:52 cherchant à repêcher quelques sacs de cocaïne.
00:54:55 Une présence qui ne rassure pas les habitants.
00:54:57 C'est sûr qu'avec la pub qu'ils ont fait, tous les gens vont rechercher, ils vont à la pêche.
00:55:02 Il y a beaucoup de gens qui sont cagoulés et que les gens ont peur un petit peu de tous ces gens-là.
00:55:07 On ne sait pas qui ils sont.
00:55:09 Selon le procureur de Rennes, Philippe Astruc, ce phénomène appelé le narcotourisme
00:55:13 est passible de 10 ans de prison.
00:55:15 L'enquête a été confiée au parquet de Rennes et devrait être reprise par le parquet de Paris
00:55:20 dans les jours qui viennent.
00:55:22 On va retrouver tout de suite Yves Asseline, le maire de Réville dans la Manche.
00:55:27 Soyez le bienvenu Yves Asseline, on vous a vu dans le reportage.
00:55:31 Dites-nous, qu'est-ce qu'il se passe chez vous ?
00:55:34 Bonjour.
00:55:35 Ce qui se passe chez nous après la surprise de dimanche,
00:55:38 le grand étonnement de découvrir tous ces sacs sur le rivage.
00:55:42 Il y a maintenant, ensuite, un peu de méfiance puisqu'il y a eu, comme vous l'avez bien raconté,
00:55:49 des dérodeurs, disons, des curieux particulièrement motivés.
00:55:54 Maintenant, il se dégage sur le village un grand sentiment de tristesse.
00:56:00 Nous sommes très tristes car nous qui habitons en bord de mer depuis de nombreuses générations,
00:56:05 finalement, une fois de plus, il est montré que la mer peut apporter le meilleur et le pire.
00:56:11 Le meilleur, lorsque, en 1944, des hommes sont venus par la mer pour nous libérer.
00:56:18 Et aujourd'hui, nous constatons que ces sacs sont des symboles, des symptômes.
00:56:24 Au contraire, ce n'est plus une libération, c'est bien au contraire une addiction.
00:56:28 C'est une nouvelle dépendance qui s'installe, comme vos journalistes l'ont dit,
00:56:33 sur des gros pourcentages de la population d'Europe.
00:56:37 Ce que nous avons vu, c'est la partie visible de l'iceberg.
00:56:40 Cela signifie qu'il y a des tonnes et des tonnes et des centaines de tonnes qui sont déversées sur l'Europe.
00:56:45 Cette addiction, voyez-vous, c'est une nouvelle forme de prison.
00:56:49 Donc c'est bien le contraire de la libération de ce que nous avons vu.
00:56:52 Une fois de plus, le meilleur et le pire sont possibles sur un bord de plage.
00:56:57 Yves Asseline, je vous garde avec nous, on va en parler avec mes grands témoins.
00:57:01 Quelle est votre réaction, Marc Varnot, sur ce que décrit Yves Asseline ?
00:57:05 Ma réaction, c'est qu'avec quasiment 3% des jeunes qui ont déjà testé la cocaïne
00:57:10 et presque 6% des adultes qui ont déjà essayé la cocaïne,
00:57:14 c'est un marché qui est absolument gigantesque.
00:57:17 C'est vrai que même si les chiffres donnent le tournis,
00:57:19 2 tonnes sur une plage, c'est valeur marchande 160 millions d'euros.
00:57:25 Je ne sais pas si vous vous souvenez, au mois de décembre,
00:57:27 à Arcachon, il y avait eu une saisie de 540 kilos de cocaïne.
00:57:32 On l'avait appelée la saisie du siècle.
00:57:34 C'était une micro-saisie.
00:57:35 Tous les ans, il y a 26 tonnes de cocaïne qui sont saisies.
00:57:39 Quand on calcule, ça fait 2 milliards d'euros.
00:57:41 Là, on peut se poser quelques questions.
00:57:42 Quand on parle d'une économie parallèle en France qui produirait 2 milliards d'euros,
00:57:47 à mon avis, c'est bien supérieur à ça.
00:57:48 C'est ça que ça révèle, ces masses de cocaïne.
00:57:52 C'est que l'économie souterraine en France est beaucoup plus importante
00:57:54 que ce qu'on veut bien nous dire.
00:57:56 Naïma, Kevin ?
00:57:58 Oui, c'est-à-dire qu'au départ, la cocaïne était réservée à une certaine élite,
00:58:02 le monde du showbiz.
00:58:03 Il y a eu une forme de démocratisation et d'augmentation de la consommation,
00:58:08 notamment en Europe.
00:58:09 Si vous prenez les chiffres, l'argent généré par le trafic de drogue est incroyable.
00:58:14 Le seul port d'envers.
00:58:16 50 milliards par an, ce qui équivaut à 10 % du PIB de la Belgique
00:58:23 et des véritables mafias qui sont derrière ça.
00:58:26 Par exemple, aux Pays-Bas, vous avez la fille du roi qui est menacée.
00:58:29 Vous avez en Belgique le ministre belge qui est menacé,
00:58:33 nous avons encore le premier ministre néerlandais qui est menacé par ces mafias.
00:58:39 Et encore une fois, moi ce qui me marque encore,
00:58:42 c'est la peur qui règne parfois au sein des installations portuaires,
00:58:47 avec des douaniers, avec du personnel qui se font alpaguer par ces trafiquants.
00:58:52 Les trafiquants arrivent, montrent une photo de leur enfant.
00:58:55 Si tu ne collabores pas, il va t'arriver quelques problèmes à toi et à tes enfants.
00:59:00 Il y a un degré de corruption qui est très important
00:59:03 et c'est là-dessus que prospère ce commerce.
00:59:05 Naïma, et puis on va retrouver Yves Assis juste après.
00:59:07 Moi ce que je vois aussi dans tout ça, c'est que les narcotrafiquants
00:59:11 cherchent aussi des endroits tranquilles, comme aujourd'hui au niveau des deals,
00:59:15 c'est de plus en plus dans les petits villages, justement c'est moins même
00:59:18 dans les villes connues pour être des villes de trafic.
00:59:23 Et ce que je vois aussi, c'est la remise en cause aussi de la tranquillité
00:59:27 de ces villageois, de ces contrées qui sont plutôt agréables à vivre.
00:59:31 Et je vois la tristesse, je sens vraiment la tristesse de ces villageois.
00:59:36 Yves Asseline, comme on le voyait dans le reportage de Maureen Vidal,
00:59:40 il y a des gens cagoulés qui se promènent sur vos plages
00:59:43 et je suppose que les habitants de votre commune et des autres communes impactées
00:59:48 sont inquiets, un peu terrorisés ?
00:59:52 Il y a eu d'abord l'effet de surprise, comme je vous le disais.
00:59:55 Il y a eu un peu d'inquiétude, mais on sait très bien qu'ils ne viennent pas
01:00:00 pour faire de mal aux habitants, mais ils ont une recherche,
01:00:05 ils cherchent quelque chose en particulier.
01:00:08 Nous avons été prévenus par la gendarmerie dimanche matin.
01:00:12 C'est un journaliste de Ouest France qui a passé ça sur le site internet
01:00:18 de Ouest France dimanche après-midi et dès lundi matin,
01:00:22 à 5h30, il y avait déjà des gens avec des lampes frontales
01:00:26 qui arpentaient la plage à la recherche d'objets qui auraient pu les river.
01:00:31 Donc vous voyez que les nouvelles vont très vite.
01:00:33 Même si les maires ne disent rien, les médias en parlent,
01:00:36 et même si les médias n'en parlent pas, les réseaux sociaux en parlent.
01:00:39 Donc ça attire.
01:00:40 Le fait qu'on en parle aussi, évidemment, on a un rôle, nous, les médias,
01:00:43 évidemment, on le comprend.
01:00:44 Bien sûr, vous faites votre boulot et c'est tout à fait légitime.
01:00:47 Mais je pense qu'avec tous les contrôles de gendarmerie qu'il y a en ce moment
01:00:52 chez nous, ce sont en hélicoptère, en moto, ils ont des motos tout-terrain
01:00:56 pour faire ça, à pied, en voiture, je pense que quand même un certain nombre
01:01:00 de personnes intéressées par ce trafic se méfient quand même
01:01:05 parce qu'il y a beaucoup, beaucoup de gendarmerie en place et c'est parfait.
01:01:09 Nous, la population, bon, ça passe un peu maintenant, si vous voulez,
01:01:12 c'est un peu comme si on avait gagné un grand tournoi de football,
01:01:16 on en parle, on en parle beaucoup et puis je pense que le phénomène
01:01:20 va disparaître.
01:01:21 Et j'ajoute que finalement, cette marchandise qui a dû tomber d'un bateau,
01:01:27 elle est venue sur nos côtes à cause du vent.
01:01:30 Dimanche dernier, il y avait une grosse, beaucoup de vent qui venait de l'Est
01:01:35 et c'est pour ça que tout ce qui trafique dans la mer de la Manche
01:01:38 est arrivé sur nos côtes, le nord et l'est du Cotentin.
01:01:43 Yves Asseline, merci en tous les cas.
01:01:45 Merci d'avoir témoigné.
01:01:47 On va suivre ça de très près, évidemment.
01:01:49 Et je rappelle que vous êtes le maire de Réville dans la Manche.
01:01:53 Merci d'avoir témoigné dans le cas de Mili-News Week-end.
01:01:55 Marc, un dernier mot sur le sujet.
01:01:57 Un dernier mot, oui, je crois qu'il est maintenant urgent de légiférer
01:02:01 sur non pas uniquement l'anonymat des témoins dans les affaires criminelles,
01:02:04 mais également l'anonymat des lieux.
01:02:06 Ce n'est pas la première fois où on se rend compte que le fait de révéler
01:02:09 un lieu où il y a de la cocaïne qui arrive sur les plages,
01:02:12 ça provoque forcément un tourisme un peu particulier.
01:02:16 De la même façon que de révéler, comme certains le font,
01:02:19 les emplacements des caméras vidéo de protection,
01:02:22 les adresses des policiers, etc.
01:02:24 Il y a quand même un besoin de protéger aujourd'hui tout ça
01:02:26 et de s'adapter au monde numérique qui nous envahit
01:02:29 et pour lequel notre législation n'est pas du tout adaptée.
01:02:31 Allez, on change de sujet.
01:02:33 On a beaucoup de sujets aujourd'hui.
01:02:35 Avec ce rapport-choc dont je vous parlais, présenté cette semaine
01:02:38 à l'Académie de médecine, un rapport qui recommande la fin des accouchements
01:02:40 des petites maternités et qui émaille nos territoires.
01:02:43 Reportage d'Olivier Madinier, récit de Mathilde Couvillier-Fleurnoy
01:02:46 et on sera avec le professeur Yves Ville,
01:02:48 chef du service de gynécologie obstétrique à l'hôpital Necker,
01:02:51 enfants malades. On regarde le sujet d'abord.
01:02:54 - Cette maternité a fermé ses portes cette semaine.
01:02:57 Accoucher devient donc un casse-tête pour les futures mamans hardéchoises.
01:03:01 Seules deux maternités sont présentes sur tout le département
01:03:04 et elles sont à deux heures de route l'une de l'autre.
01:03:07 - J'ai eu deux grossesses. Je ne me vois pas faire 30-40 km
01:03:11 en ayant des contractions, en danger de la vie d'un enfant, de la maman.
01:03:15 Je ne comprends pas.
01:03:18 - La maternité de Guilliraud-Grange réalisait plus de 800 accouchements par an.
01:03:22 A présent, la plupart des accouchements ont lieu au centre hospitalier de Valence
01:03:26 à quelques minutes de la clinique fermée.
01:03:28 Mais le service risque d'être saturé rapidement.
01:03:31 - Valence ne peut pas tout prendre.
01:03:34 On n'a pas les locaux, on n'a pas la capacité.
01:03:37 Le gros problème, c'est la sécurité des soins.
01:03:40 - La cause de cette fermeture, un manque de personnel
01:03:43 mais aussi un manque de moyens au niveau national.
01:03:46 - C'est un vrai crève-cœur personnellement.
01:03:49 Le véritable écueil au niveau national, sur tous les corps de métier
01:03:52 et les métiers de la santé, c'est un manque de recrutement
01:03:55 et un manque de reconnaissance des métiers liés à la santé.
01:03:58 Notamment un manque cruel de sages-femmes.
01:04:01 Je pense qu'il faut que l'Etat priorise son action sur la santé.
01:04:06 - La fermeture de cette maternité n'était pas une surprise.
01:04:09 Le groupe Ramsès Santé, qui en avait la gérance,
01:04:12 avait annoncé sa fermeture en novembre dernier.
01:04:15 - Avant de donner la parole à mes grands témoins,
01:04:18 on va retrouver tout de suite le professeur Yves Ville,
01:04:21 chef du service géologique obsédique à l'hôpital Necker.
01:04:24 Professeur, merci d'être avec nous.
01:04:27 C'est accablant ce constat, non ?
01:04:30 - Je crois que votre reportage résume très bien la situation,
01:04:33 qui est dramatique.
01:04:36 Ce rapport n'est que le témoin, il n'est le messager.
01:04:39 Il ne sert à rien de tirer sur le messager.
01:04:42 Le problème, c'est le constat. C'est un état de fait.
01:04:45 Dans ce rapport, nous ne ciblons aucune maternité à fermer,
01:04:48 mais nous ciblons des maternités à maintenir ouvertes à tout prix.
01:04:51 Ces maternités sont celles qui sont dans les mêmes régions
01:04:54 qui souffrent le plus et qui sont de type 2,
01:04:57 c'est-à-dire qu'elles peuvent assurer à la fois la sécurité
01:05:00 et l'accueil des femmes, à condition qu'on leur en donne les moyens.
01:05:03 Le problème de ces petites maternités de type 1
01:05:06 qui ferment progressivement, spontanément,
01:05:09 et ce n'est pas ce rapport qui va les faire fermer,
01:05:12 elles vont fermer parce qu'elles sont dans cette phase de fin de vie
01:05:15 d'établissement, pour toutes les raisons
01:05:18 qui ont été dites dans votre reportage.
01:05:21 Le plan d'urgence, c'est d'arriver à sauver celles qui peuvent l'être encore
01:05:24 et qui peuvent offrir à la fois la sécurité pour les familles
01:05:27 et en même temps un accueil le moins éloigné possible.
01:05:31 Yves Ville, je vous garde avec nous, débat avec mes grands témoins,
01:05:34 petite réaction.
01:05:37 Marc ?
01:05:38 Oui, je crois que dans un pays où 25 millions de Français
01:05:40 n'ont plus accès à des soins "normaux",
01:05:43 quand 25% des femmes n'ont plus accès facilement à un gynécologue,
01:05:47 finalement on se rend bien compte que les urgences et les maternités
01:05:50 sont les premiers de cordée.
01:05:52 Elles sont les premières à souffrir et à montrer le dysfonctionnement du système.
01:05:55 Je crois qu'il y a énormément de raisons,
01:05:57 ça ne se résume pas uniquement à un problème de moyens
01:05:59 et à la taille des maternités.
01:06:00 La première raison, c'est qu'effectivement,
01:06:02 on est dans une société aujourd'hui qui évacue le risque.
01:06:04 Donc une femme court le moindre risque quand elle accouche,
01:06:07 évidemment c'est insupportable.
01:06:08 Or, quand la France était couverte de maternités de toutes les tailles,
01:06:11 les femmes couraient des risques en accouchant,
01:06:13 il est quand même bon de le rappeler.
01:06:14 La deuxième chose, c'est que dans le pays,
01:06:17 des 400 000 normes, c'est un sujet qui n'est pas suffisamment abordé,
01:06:20 les normes ont également tué le système de santé.
01:06:23 Moi, je me souviens, ma mère était présidente d'une maison de retraite
01:06:26 où il y avait 70 lits.
01:06:28 Un jour, ils ont fait des travaux, ils se sont mis aux normes,
01:06:30 c'est passé à 35 lits.
01:06:31 C'est exactement la même chose dans les maternités,
01:06:34 dans tous les systèmes de soins.
01:06:36 Dès qu'on se met aux normes, on divise par deux la capacité d'accueil.
01:06:40 – Naïma, c'est un sujet qui vous touche, évidemment.
01:06:42 – Oui, mais effectivement, je voudrais juste rappeler qu'en 1975,
01:06:45 il y avait 1364 maternités.
01:06:48 Donc ce n'est pas d'aujourd'hui.
01:06:50 En 1996, plus que 814 et aujourd'hui 478.
01:06:54 Donc on voit bien que ça remonte à…
01:06:58 Et je voudrais aussi, Marc a parlé des normes,
01:07:02 mais il y a eu aussi l'injonction de normes européennes
01:07:06 qui ont aussi décrété la catégorisation niveau 1, niveau 2, niveau 3,
01:07:11 en fonction de l'activité et des actes.
01:07:14 Et effectivement, en fonction, s'il y avait un médecin,
01:07:16 s'il avait effectivement au niveau de l'activité,
01:07:18 seulement une intervention pour une césarienne,
01:07:21 eh bien, il me demandait à ce que les moyens soient beaucoup plus mis
01:07:26 sur un hôpital ou une clinique beaucoup plus grande.
01:07:29 – Oui, Kevin, rapidement, on va le retrouver, professeur Yves.
01:07:32 – Pour reprendre mon exemple de tout à l'heure,
01:07:34 de la maternité de sedants dans les Ardennes,
01:07:36 pourquoi cette maternité est en sursis ?
01:07:38 Car on n'arrive pas à recruter deux anesthésistes.
01:07:41 Il y a un problème au niveau du recrutement.
01:07:44 Tout d'abord parce qu'il y a des médecins qui ne veulent pas
01:07:47 forcément aller dans des zones paupérisées et vivre là-bas.
01:07:50 Et ensuite, il y a le problème du salaire.
01:07:52 Je veux dire, un salaire qui est très différent
01:07:54 entre le public et le privé,
01:07:56 et très différent également entre les titulaires et les intérimaires.
01:07:59 Tant qu'on ne réussira pas à résoudre cette question,
01:08:02 on aura des difficultés.
01:08:03 – Un dernier mot avec le professeur Yves Ville.
01:08:06 Ce qui est terrible, professeur, c'est qu'en fait,
01:08:08 certaines femmes craignent d'accoucher chez elles
01:08:11 ou sur la route en fait, avec une telle situation.
01:08:14 – Alors le trajet et la sécurité, c'est avant tout un totem français.
01:08:19 Le danger c'est d'accoucher au mauvais endroit
01:08:22 quand la maman se met à saigner de façon absolument irrépressible
01:08:27 ou que l'enfant manque d'oxygène.
01:08:29 Les camions du Samu et du Smur sont une chance de la France
01:08:33 qui est unique au monde.
01:08:35 Et ils sont prêts à rentrer dans ce programme
01:08:38 d'amélioration de la sécurité.
01:08:40 Notre société est une société post-moderne
01:08:42 et les familles veulent à la fois la sécurité et l'accueil.
01:08:45 Le plus petit dénominateur commun qui ne s'invente pas de zéro
01:08:50 et qui n'est pas de l'aménagement, c'est la sécurité.
01:08:52 C'est donc des structures qui aujourd'hui sont saturées,
01:08:55 qui ont besoin, même régionalement, même presque localement,
01:08:59 que les structures de type 1 qui sont en train de péricliter
01:09:02 viennent les soutenir de façon à essayer de moins éloigner
01:09:07 du mieux possible les maternités qui pourront accueillir ces femmes.
01:09:12 Mais franchement, le trajet quand il est médicalisé,
01:09:15 et les Samu encore une fois sont partie prenante
01:09:17 et engagent déjà des sages-femmes,
01:09:19 l'assurance maladie s'est lancée dans un engagement maternité
01:09:22 qui rembourse d'orge et des haches 5 nuits d'hôtel
01:09:25 à proximité d'hôpitaux ou de maternité
01:09:28 lorsqu'il y a un éloignement du domicile.
01:09:30 Et ces petites maternités ne doivent pas fermer,
01:09:33 elles doivent simplement réorienter leur activité
01:09:35 pour accueillir comme il faut les femmes
01:09:38 avant leur accouchement et après leur accouchement.
01:09:40 Les Samu sont prêts à raccompagner ces femmes
01:09:43 quelques heures après la naissance dans de bonnes conditions
01:09:45 avec leur enfant, près de leur famille,
01:09:47 pour un vrai apprentissage de la parentalité.
01:09:49 Mais aujourd'hui, cette société post-moderne,
01:09:51 elle s'applique aussi aux médecins, aux sages-femmes.
01:09:54 Les gens veulent travailler dans des conditions
01:09:56 qui leur permettent d'avoir aussi une vie personnelle
01:09:59 et de travailler dans des conditions de sécurité
01:10:01 pour les familles et pour eux-mêmes,
01:10:03 c'est une discipline à très haut risque,
01:10:05 médico-légale également.
01:10:07 Ça ne l'est rien en dernier.
01:10:09 Merci beaucoup professeur Yves-Ville,
01:10:11 merci pour ce témoignage, je veux absolument
01:10:13 qu'on aborde ce rapport-choc présenté cette semaine
01:10:16 à l'Académie de médecine.
01:10:18 Je rappelle que vous êtes chef du service
01:10:20 gynécologie obstétrique à l'hôpital Necker.
01:10:22 Merci en tout cas de ce témoignage.
01:10:24 Je vais vous marquer une pause si vous le voulez bien.
01:10:26 Vous savez de quoi on va parler après ?
01:10:28 Frou-frou ?
01:10:29 Oui, en trône !
01:10:30 On accueillera Joël Gond évidemment,
01:10:32 ça va être un débat très enchanté.
01:10:34 Mais on parlera de la sortie du Pombo-Britti.
01:10:36 Ah, sûr !
01:10:37 Attention, les coques, ça chante !
01:10:39 Les citadins qui vont vivre la campagne.
01:10:41 Et les parisiens, ils visent les parisiens.
01:10:43 Ça va être un débat passionnant et passionné.
01:10:45 Et évidemment, on accueillera notre ami Joël Gond.
01:10:47 Allez, à tout de suite.
01:10:49 Il est 13h30, vous êtes bien sûr
01:10:54 C News et Mid News Weekend.
01:10:56 La partie débat invité,
01:10:58 avec une invitée que je vous présente
01:11:00 c'est Adrien Spiteri.
01:11:02 On ne vous dit rien, mais tout de suite,
01:11:04 place à l'info avec Adrien Spiteri.
01:11:06 14 blessés dans un accident de car
01:11:08 ce samedi matin.
01:11:10 Il y a eu lieu à Cors en Isère.
01:11:12 Deux adultes sont en urgence absolue
01:11:14 selon la préfecture du département.
01:11:16 Le véhicule transportait 46 personnes
01:11:18 au total, principalement des enfants de primaire.
01:11:20 Des fouilles sont actuellement en cours
01:11:22 en Charente-Maritime.
01:11:24 Objectif, retrouver Leslie et Kevin.
01:11:26 Le couple n'a plus donné signe de vie
01:11:28 depuis la nuit du 25 au 26 novembre dernier.
01:11:30 Deux hommes ont déjà été mis en examen
01:11:32 dans cette affaire.
01:11:34 Un troisième homme doit être présenté
01:11:36 à un juge d'instruction à Poitiers
01:11:38 ce samedi.
01:11:40 Et puis la grève reconductible
01:11:42 dans l'énergie a débuté.
01:11:44 Les électriciens et les gaziers CGT
01:11:46 sont déjà mobilisés.
01:11:48 Plusieurs centrales, dont celle de Flamanville,
01:11:50 sont concernées par des baisses de production
01:11:52 d'électricité.
01:11:54 Ce mardi, les syndicats veulent mettre la France
01:11:56 et tous les secteurs pour protester
01:11:58 contre la réforme des retraites.
01:12:01 Merci Adrien.
01:12:03 On se retrouve pour la dernière partie de Minidews Weekend
01:12:05 avec Naïm M. Fadel, Kevin Bossuet,
01:12:07 Marc Varneau et notre invité,
01:12:09 je dis rien avant de vous la présenter. On écoute !
01:12:11 Que de souvenirs !
01:12:18 Vous allez voir chanter.
01:12:21 Joël Goron est avec nous.
01:12:25 Eh ben bonjour !
01:12:27 Ex-foufrouteuse ! Mais c'est pas facile à dire.
01:12:29 Ex-foufrouteuse ! Non, c'était pas facile.
01:12:31 Je suis ravi de vous accueillir. Merci, moi aussi.
01:12:33 Pourquoi je vous accueille ? Parce que demain, c'est quoi ?
01:12:35 La fête des grands-mères !
01:12:37 Des grands-mères ou des mamies ?
01:12:39 Des mamies, mais c'est les mêmes. On verra.
01:12:41 Vous avez sorti un livre, dont on parlera tout à l'heure,
01:12:43 parce qu'on a d'autres thèmes à aborder,
01:12:45 mais vous allez pouvoir intervenir sur tous les thèmes, évidemment.
01:12:47 Mais je le montre.
01:12:49 La mamie qui dit tout haut ce que les grands-mères
01:12:51 pensent tout bas. Et c'est chez...
01:12:53 De Noël.
01:12:55 Donc vous nous direz tout sur les mamies.
01:12:57 "Papy, on dit ceci, on dit cela."
01:12:59 C'est sur tous les mamies.
01:13:01 Vous êtes prêtes ? Parce qu'on va parler de plein de choses.
01:13:03 Et je suis sûr que le thème que l'on va aborder
01:13:05 ne vous laissera pas insensible.
01:13:07 Pourquoi ?
01:13:09 C'est une annonce faite hier
01:13:11 par Éric Dupond-Moretti, au sein de l'agriculture.
01:13:13 Et le ministre de quoi, Éric Dupond-Moretti ?
01:13:15 De la justice. C'est bien ça.
01:13:17 Donc, le ministre de la justice vient au secours.
01:13:19 Ben oui, quand on est en campagne.
01:13:21 Les coques, ça chante.
01:13:23 Les vaches, ça fait meuh.
01:13:25 Les vaches, ça fait un peu de caca aussi.
01:13:27 Donc ça fait un peu d'odeur. Et puis dans les petits villages ?
01:13:29 Il y a des parigos qui arrivent.
01:13:31 Il y a des clochers. Et puis les cloches ?
01:13:33 C'est qui, les cloches ?
01:13:35 Elles sonnent !
01:13:37 En gros, il dit,
01:13:39 et on va peut-être le découvrir,
01:13:41 le Parisien qui vient de
01:13:43 s'installer près d'une ferme, c'est un rêve
01:13:45 bucolique qui pour lui se transforme
01:13:47 en cauchemar quand il entend le coque
01:13:49 chanter. C'est une petite pointe d'humour
01:13:51 du ministre.
01:13:53 Et je rappelle qu'il y a une loi qui existe
01:13:55 en la matière
01:13:57 qui date du 21 janvier 2021.
01:13:59 Et nous sommes, si tout va bien,
01:14:01 avant de vous faire agir là-dessus,
01:14:03 avec Olivier Daugé qui est agriculteur
01:14:05 et administrateur à la FNSEA.
01:14:07 C'est bien cela ? Est-ce qu'Olivier Daugé est avec nous ?
01:14:09 Oui, bonjour.
01:14:11 Ça marche ! Alors, dites-moi,
01:14:13 le ministre de la justice
01:14:15 qui intervient sur un sujet
01:14:17 sur lequel on ne l'attendait absolument pas,
01:14:19 alors qu'une loi existe quand même.
01:14:21 Vous réagissez comment, vous ?
01:14:23 Et puis les Parisiens,
01:14:25 ils taclent un peu les Parisiens quand même,
01:14:27 le ministre.
01:14:29 Oui, parce qu'on est dans une situation qui est quand même
01:14:31 assez complexe avec de plus en plus de recours
01:14:33 sur le terrain qui deviennent
01:14:35 particulièrement pénibles pour le monde agricole.
01:14:37 Ce qui se passe, c'est qu'il y avait une loi,
01:14:39 il y a toujours une loi sur le patrimoine
01:14:41 sensoriel où on parle
01:14:43 d'un certain nombre de choses
01:14:45 mais l'idée, où on parle de troubles
01:14:47 anormaux notamment, mais l'interprétation
01:14:49 des troubles anormaux peut être variable.
01:14:51 Donc là, l'idée, c'est de ne pas
01:14:53 se plaindre quelque part, c'est ce qu'a dit le ministre,
01:14:55 des nuisances qui préexistent.
01:14:57 Il y a de moins en moins d'agriculteurs, mais on n'a jamais eu autant
01:14:59 besoin d'agriculture.
01:15:01 Donc, il y a des choses qui existent,
01:15:03 il y a des animaux éventuellement,
01:15:05 il y a la traite le matin, le soir,
01:15:07 les tracteurs et ainsi de suite.
01:15:09 Donc, il y a besoin, quand on arrive à la campagne,
01:15:11 et bien sûr, j'imagine, je viens de passer une semaine au centre de l'agriculture
01:15:13 et je suis souvent à Paris,
01:15:15 on aime bien aller à la campagne
01:15:17 pour se ressourcer,
01:15:19 pour se reposer, mais il faut bien comprendre
01:15:21 qu'il y a une activité économique, même si elle devient
01:15:23 minoritaire aujourd'hui, qui reste quand même très présente
01:15:25 et qui est très importante aussi pour la société.
01:15:27 Donc, pour nous, c'est important.
01:15:29 Ça fait un moment qu'on
01:15:31 signale cette augmentation dans les tribunaux
01:15:33 d'attaque contre le monde agricole
01:15:35 pour des problèmes de nuisances
01:15:37 qui sont souvent antérieurs à l'arrivée
01:15:39 des gens. C'est ça qui est particulièrement
01:15:41 pénible pour les agriculteurs.
01:15:43 Je vous garde avec nous, parce qu'on entame le débat
01:15:45 avec nos invités. Alors, les Parisiens
01:15:47 en campagne, oui,
01:15:49 à condition qu'ils acceptent les coques.
01:15:51 Marc ?
01:15:53 Oui, les Parisiens à la campagne, il faut qu'ils acceptent
01:15:55 les coques, mais les Parisiens sur les
01:15:57 bords de l'autoroute, il faut qu'ils acceptent les autoroutes,
01:15:59 et puis les Parisiens qui restent à Paris, qui sont en télétravail,
01:16:01 il faut qu'ils acceptent le bruit de la journée
01:16:03 qui est celui d'autour de leur appartement
01:16:05 et qu'ils ne connaissaient pas jusqu'au jour où ils sont mis en télétravail
01:16:07 parce qu'ils étaient au bureau.
01:16:09 Donc, effectivement, c'est devenu une espèce
01:16:11 de plaie. Systématiquement,
01:16:13 les gens s'installent à la campagne et portent plainte
01:16:15 contre l'existant. Moi, j'ai même vu un cas
01:16:17 qui m'a quand même fait, à la limite, sourire, même s'il est
01:16:19 effrayant, un couple qui construit une maison
01:16:21 à 170 mètres de l'autoroute
01:16:23 à 10, quand la maison est finie, ils poursuivent
01:16:25 l'autoroute et ils exigent
01:16:27 l'exploitant de l'autoroute qu'il construise un mur anti-bruit
01:16:29 à quelques millions d'euros. Enfin, on est vraiment,
01:16:31 on marche sur la tête, et je crois qu'effectivement,
01:16:33 M. Dupond-Moretti a raison, il faut taper du
01:16:35 poing sur la table et judicialiser
01:16:37 tout ça. M. Ouelles, ça vous inspire ?
01:16:39 Je dirais surtout que c'est très symptomatique,
01:16:41 c'est formidable comme exemple,
01:16:43 parce qu'en fait, ça résume quoi ?
01:16:45 On nous gonfle les oreilles avec
01:16:47 le vivre ensemble, on n'en a jamais
01:16:49 autant parlé, il faut communiquer.
01:16:51 Et c'est incroyable, c'est que chacun
01:16:53 ne pense qu'à son petit
01:16:55 problème. On l'entend régulièrement
01:16:57 par rapport à l'écologie, justement,
01:16:59 où on dit "il faut supprimer ça".
01:17:01 Oui, mais non ! Enfin, ça, c'est pas
01:17:03 possible, parce que si on...
01:17:05 J'aurais plus le droit d'avoir ma piscine,
01:17:07 tout est comme ça. C'est-à-dire que c'est
01:17:09 vraiment presque un symbole, ce
01:17:11 résultat-là, c'est le symbole
01:17:13 d'aujourd'hui, dans cette société
01:17:15 où, à la fois, on veut raisonner
01:17:17 pour faire bien sur l'ensemble
01:17:19 des mentalités, et au bout du
01:17:21 compte, on n'est qu'individualistes.
01:17:23 Voilà ce que j'en tire, moi.
01:17:25 Et puis c'est une manière aussi de
01:17:27 faire respecter et de protéger
01:17:29 la spécificité de la campagne.
01:17:31 On a une autre vie sociale, une autre vie
01:17:33 culturelle, et on vit avec les animaux,
01:17:35 avec d'autres bruits, d'autres odeurs, etc.
01:17:37 Et il est important que ces
01:17:39 parisiens, on va dire les choses, ne viennent
01:17:41 pas vouloir changer
01:17:43 ce qu'est la campagne.
01:17:45 Et merci à monsieur Dupond-Moretti,
01:17:47 parce que souvent on le remercie pas,
01:17:49 mais là... - Vous avez le droit de le remercier.
01:17:51 Kevin, avant qu'on donne la parole à
01:17:53 Olivier Dauger. - Moi, ce qui me marque aujourd'hui,
01:17:55 c'est le retour à la
01:17:57 campagne, à la fin du XVIIIe siècle,
01:17:59 en France, entre 80 et 90%
01:18:01 des gens habitaient
01:18:03 à la campagne. Il a fallu
01:18:05 attendre 1932 pour qu'il y ait un basculement,
01:18:07 et aujourd'hui, on est autour
01:18:09 d'entre 80 et 90%
01:18:11 de gens qui vivent en ville, sauf que
01:18:13 depuis quelques années, on se rend
01:18:15 compte de quoi, qu'il y a de plus en plus
01:18:17 de gens qui vont à la campagne,
01:18:19 qui espèrent en effet avoir
01:18:21 un meilleur cadre de vie,
01:18:23 sauf qu'ils ne savent pas ce que c'est.
01:18:25 Et moi, j'ai grandi pendant 18
01:18:27 ans à la campagne, dans un village de 300
01:18:29 habitants. J'ai une petite anecdote, il y avait
01:18:31 quelque chose qui s'appelait "mémé-chalette", c'est-à-dire
01:18:33 c'était une tradition du village, où pendant
01:18:35 une nuit, on prenait tout ce qui appartenait
01:18:37 aux particuliers pour les mettre
01:18:39 sur la place, et je me souviens que ça avait
01:18:41 créé un conflit avec deux Anglais
01:18:43 qui étaient là et qui ne comprenaient pas
01:18:45 cette tradition rurale. - Allez, un dernier
01:18:47 mot avec Olivier Daugé. Donc, les Parisiens
01:18:49 sont les bienvenus, à condition qu'ils respectent tout.
01:18:51 Les vaches, les coques et les clochers.
01:18:53 - À condition qu'ils s'adaptent
01:18:55 à l'existant. Vous parliez de l'autoroute,
01:18:57 mais je peux vous raconter des histoires
01:18:59 des éleveurs à qui on demande de déménager
01:19:01 les bâtiments d'élevage à partir du moment
01:19:03 où des maisons arrivent. Donc, je pense que
01:19:05 quand on arrive dans un endroit, il faut bien comprendre
01:19:07 que la campagne, on est ravis d'accueillir
01:19:09 évidemment les urbains à la campagne,
01:19:11 il n'y a aucun souci là-dessus.
01:19:13 Mais il faut bien comprendre que la campagne, c'est pas
01:19:15 que le côté bucolique, c'est aussi un lieu de travail
01:19:17 et avec un certain nombre de choses,
01:19:19 on pourrait parler justement, vous parliez des piscines,
01:19:21 mais les piscines par rapport à l'utilisation
01:19:23 de l'eau et tout ça en agriculture,
01:19:25 il faut apprendre à vivre ensemble, et vivre ensemble
01:19:27 vous en avez parlé, je pense que...
01:19:29 - C'est Joël Goron qu'on a parlé.
01:19:31 - ... parce que les gens sont aussi très contents d'aller chercher
01:19:33 les produits du terroir le samedi matin
01:19:35 quand ils arrivent à la campagne.
01:19:37 Donc, je pense qu'il faut se comprendre, s'écouter
01:19:39 et comprendre qu'il y a quelques petits inconvénients
01:19:41 aussi quand on arrive à la campagne.
01:19:43 - Merci en tous les cas Olivier Dauger, je rappelle que vous êtes agriculteur
01:19:45 et administrateur à la FN le soir. Un mot,
01:19:47 deux secondes. - Oui, je rappelle juste que
01:19:49 un des soucis
01:19:51 qui va se produire dans les années qui viennent,
01:19:53 c'est que les agriculteurs sont devenus minoritaires
01:19:55 à la campagne, on n'en parle pas assez mais
01:19:57 aujourd'hui à la campagne il y a beaucoup plus d'ouvriers
01:19:59 et de gens télétravail que d'agriculteurs.
01:20:01 Ce qui veut dire que politiquement,
01:20:03 dans les élections locales à venir
01:20:05 dans les années qui viennent,
01:20:07 il va y avoir quand même un souci.
01:20:09 Allez, place à notre invité.
01:20:11 Petite chanson peut-être ? A nouveau.
01:20:13 [Rires]
01:20:15 Allez, Joël Goron, la mamie qui dit tout haut ce que les grand-mères
01:20:17 pensent tout bas. Pourquoi ce livre
01:20:19 ma chère Joël ?
01:20:21 - Un livre tout simplement d'observation.
01:20:23 Parce que
01:20:25 j'écoutais, je voyais
01:20:27 des femmes qui ont
01:20:29 55, 60 ans et tout,
01:20:31 qui me disaient "Oh mais c'est super !
01:20:33 Je vais avoir un bébé, je vais être
01:20:35 grand-mère, c'est génial et tout."
01:20:37 Bon, je l'ai re-rencontré
01:20:39 quelques jours après, quelques mois après.
01:20:41 J'ai un bébé, il y a un bébé,
01:20:43 c'est formidable et tout. Et puis moi,
01:20:45 il y a toujours un moment où je dis
01:20:47 "Oui, alors, ça vous arrive
01:20:49 pas d'en avoir un peu
01:20:51 de ras-le-bol d'être la mamie qui fait
01:20:53 le babysitting à n'importe quelle
01:20:55 heure, à qui on demande
01:20:57 sans arrêt de rendre service et tout ?"
01:20:59 "Oui, de temps en temps et tout."
01:21:01 Je dis "Mais vous le dites,
01:21:03 vous parlez à vos enfants en disant qu'il y a des trucs
01:21:05 où c'est pas facile et tout."
01:21:07 Et je me suis rendue compte qu'elles me disaient
01:21:09 "Non, on peut pas dire ça, parce qu'on
01:21:11 rentre tout de suite dans un conflit."
01:21:13 Et après cette réflexion, ce conseil
01:21:15 et tout, je me suis surtout dit
01:21:17 "Mais alors, qu'est-ce qui change ?" Parce que dans le temps,
01:21:19 les grands-mères, elles étaient totalement
01:21:21 disponibles. Qu'est-ce qui a changé ?
01:21:23 Et en fait, je me suis aperçue d'une chose,
01:21:25 c'est que ce n'est pas
01:21:27 tellement les grands-mères
01:21:29 sur lesquels il s'est passé quelque chose, c'est la société
01:21:31 qui a changé. Qu'est-ce qui a changé ?
01:21:33 C'est-à-dire qu'aujourd'hui,
01:21:35 on n'est pas forcément ce que j'appelle
01:21:37 une grand-mère de proximité. Regardez,
01:21:39 depuis la Covid, beaucoup de couples
01:21:41 ont déménagé, beaucoup de
01:21:43 couples, du fait qu'ils étaient en
01:21:45 télétravail, pouvaient aller
01:21:47 habiter plus loin. - La campagne, on vient d'en parler.
01:21:49 - Non proximité
01:21:51 avec les
01:21:53 petits-enfants.
01:21:55 L'augmentation des familles monoparentales,
01:21:57 très importante,
01:21:59 c'est-à-dire la maman qui se retrouve
01:22:01 toute seule avec un enfant, elle a besoin
01:22:03 de l'aide de la grand-mère et du grand-père,
01:22:05 les familles de divorcés, les familles
01:22:07 qui se décomposent et qui se
01:22:09 recomposent, les
01:22:11 grands-mères qui, elles, la plupart du
01:22:13 temps, ont été des femmes qui travaillent,
01:22:15 c'est-à-dire, soit elles ne
01:22:17 travaillent plus, mais elles ont travaillé.
01:22:19 C'est-à-dire, c'est quoi les femmes qui ont travaillé
01:22:21 quand elles deviennent grand-mères ? Il y a deux axes.
01:22:23 Soit elles disent "j'ai pas eu le temps de m'occuper
01:22:25 de mes propres petits-enfants,
01:22:27 de mes propres enfants quand ils étaient petits,
01:22:29 aujourd'hui c'est un bonheur de m'occuper".
01:22:31 Mais il y a les autres, les autres qui disent
01:22:33 "ah non, maintenant, je veux
01:22:35 ma vie à moi". - Alors c'est quoi les conseils
01:22:37 pour être une bonne grand-mère ? Vous avez des petits-enfants, Joël.
01:22:39 - J'ai des petits-enfants, j'en ai trois, mais
01:22:41 j'ai justement un échantillon
01:22:43 âge qui est intéressant parce que j'ai une petite-fille
01:22:45 qui a 25 ans, c'est-à-dire
01:22:47 à l'époque, c'était pas du tout la même chose
01:22:49 d'être grand-mère qu'aujourd'hui. J'ai une petite-fille
01:22:51 qui a 10 ans,
01:22:53 qui n'habite pas à côté de chez moi, et un petit-fils
01:22:55 qui a 4 ans.
01:22:57 Je suis à la fois une...
01:22:59 J'ai été une grand-mère de proximité,
01:23:01 c'est-à-dire assez disponible, et
01:23:03 j'ai été, je suis aujourd'hui, cette grand-mère
01:23:05 qui est surtout une grand-mère de
01:23:07 vacances, c'est-à-dire c'est un autre rôle,
01:23:09 c'est d'autres liens,
01:23:11 ce n'est pas du tout la même chose,
01:23:13 les petits-enfants ne sont pas pareils
01:23:15 quand ils sont en vacances avec leurs parents
01:23:17 et nous, les grands-parents, que quand
01:23:19 ils sont tout seuls. Il y a plein de choses
01:23:21 qui ont changé. - Les recettes pour une bonne mamie,
01:23:23 j'étais mort de rire, j'ai lu votre
01:23:25 livre, j'ai dévoré rapidement hier soir,
01:23:27 les mamies préparées avec de mauvais
01:23:29 ingrédients, celles qui sont anti-McDo,
01:23:31 anti-manga, anti-bonbon, celles qui sont le pipi
01:23:33 et qui piquent, celles qui
01:23:35 veulent toujours avoir raison, celles qui
01:23:37 trichent au uno. Vous trichez au uno, vous ? - Pardon ?
01:23:39 - Vous trichez au uno ? - J'ai pas compris.
01:23:41 - Vous trichez au uno ? - Bien sûr !
01:23:43 - La recette d'une bonne mamie,
01:23:45 c'est vous dites, 10 grammes de gentillesse véritable
01:23:47 et 15 centilitres d'humour,
01:23:49 3 bonnes livres de fantaisie, 4 kilos
01:23:51 de rire. - Oui, c'est beaucoup ça,
01:23:53 je pense. Parce qu'il y a une chose
01:23:55 qu'il faut se mettre dans la tête,
01:23:57 c'est que ce qu'on appelait jadis
01:23:59 la transmission,
01:24:01 c'est pas comme ça que ça se passe.
01:24:03 C'est-à-dire qu'aujourd'hui, qui est
01:24:05 la mère de ce petit-enfant ?
01:24:07 C'est une nana qui a 30 ans, c'est son
01:24:09 premier enfant, c'est beaucoup plus tard
01:24:11 qu'il y a une vingtaine d'années.
01:24:13 Cette femme qui a 30 ans
01:24:15 et qui accouche, elle a fait des études
01:24:17 et surtout,
01:24:19 elle n'a pas besoin du tout de l'expérience
01:24:21 de sa propre mère.
01:24:23 C'est-à-dire que, elle, ses renseignements,
01:24:25 elle les prend où ? Elle les prend sur Internet.
01:24:27 - 2.0 la mamie ! - La crédibilité,
01:24:29 elle est là. Les nouveautés
01:24:31 pédiatriques,
01:24:33 les nouveautés éducatives,
01:24:35 elle ne sait pas ce que c'est, la grand-mère.
01:24:37 Et donc, quand on lui parle,
01:24:39 on lui dit par exemple, "Tu sais,
01:24:41 Jean-Charles,
01:24:43 c'est un HPI ou c'est un
01:24:45 hyperactif ?" Elle dit "Oui,
01:24:47 il a agité ton nom, c'est tout."
01:24:49 Donc, c'est tout ce
01:24:51 qui fait la différence et qu'il
01:24:53 va falloir en prendre
01:24:55 conscience et surtout, ne pas
01:24:57 croire qu'il ne faut pas
01:24:59 culpabiliser, c'est une autre époque.
01:25:01 Alors, il faut s'adapter un peu. - Merci,
01:25:03 j'ai été très hervi de vous accueillir. Joël Goron,
01:25:05 la mémie qui dit tout, ce que les grand-mères
01:25:07 pensent tout bas, c'est chez Donoël. Il y a une
01:25:09 tradition dans cette émission, vous y assistez rapidement,
01:25:11 le coup de cœur, le coup de griffe de mes
01:25:13 grands témoins. Allez, on commence par Naïma.
01:25:15 - Alors, moi ça va être un coup de... - Ah, jingle, attendez !
01:25:17 [Musique]
01:25:19 Joue !
01:25:21 Coup de cœur, coup de griffe. Allez, rapidement. - Alors,
01:25:23 moi Thierry, ça va être un coup de griffe
01:25:25 contre la majorité qui n'a
01:25:27 pas voté la proposition de la
01:25:29 NUPS de repas à 1 euro pour
01:25:31 tous les étudiants. Sachant que
01:25:33 plusieurs fois, on l'a dit sur votre plateau
01:25:35 et d'autres plateaux et d'autres
01:25:37 spécialistes l'ont dit, qu'aujourd'hui,
01:25:39 ceux qui sont impactés par l'inflation
01:25:41 sont les classes moyennes
01:25:43 et dont leurs enfants
01:25:45 étudiants sont impactés. Il y a eu
01:25:47 dernièrement une association qui a aussi
01:25:49 soulevé cette problématique.
01:25:51 Aujourd'hui, les boursiers, on les aide,
01:25:53 c'est très bien, mais aujourd'hui, les classes moyennes
01:25:55 sont impactées. Et je voudrais aussi un deuxième coup
01:25:57 de griffe aux députés qui s'est permis
01:25:59 d'arguer qu'on ne va pas
01:26:01 offrir
01:26:03 le repas à 1 euro pour les
01:26:05 enfants de Bernard Arnault. Voilà le défi.
01:26:07 - Allez, Kévin, vous avez un challenge, parce qu'on est en retard,
01:26:09 je vais me faire gronder. - Donc, un coup de
01:26:11 griffe contre toutes ces pleureuses
01:26:13 au sein des Républicains,
01:26:15 Xavier Bertrand en tête,
01:26:17 qui sont tombées sur Guilhem Carayon
01:26:19 parce qu'il a osé, dans le cadre
01:26:21 d'un entretien dans un magazine,
01:26:23 l'incorrect, discuter
01:26:25 avec Stassi Nisla Srigo, qui est un zémourien,
01:26:27 et avec Pierre-Romain Thionnet,
01:26:29 qui est du Rassemblement National. Je trouve ce sectarisme
01:26:31 incroyable, je veux dire que
01:26:33 les socialistes ont le droit de discuter
01:26:35 avec l'extrême-gauche, ont le droit de tout faire
01:26:37 avec cette dernière,
01:26:39 mais quand il s'agit
01:26:41 d'un Républicain, là,
01:26:43 ce n'est plus possible. Sectarisme, une honte.
01:26:45 - Allez, et on termine par un coup de cœur, quand même,
01:26:47 Marc. Deux coups de griffe, un coup de cœur, rapidement.
01:26:49 - Alors, moi, c'est un coup de cœur pour un garçon
01:26:51 qui s'appelle Idriss, je ne sais pas si
01:26:53 vous avez entendu parler, qui habite à Sénon,
01:26:55 c'est dans la banlieue de Bordeaux. - Oui, banlieue de Bordeaux.
01:26:57 - Et cet Idriss, il est arrivé à un truc incroyable,
01:26:59 c'est qu'il est au foot, un samedi,
01:27:01 et puis en allant au foot, entre deux voitures,
01:27:03 il voit un monsieur qui est très âgé, avec une jeune
01:27:05 fille qui est très jeune, et il voit
01:27:07 que le monsieur très âgé, il est en train de violenter la fille qui est très jeune.
01:27:09 Et donc, l'idriss, du haut de ses 15 ans,
01:27:11 qui n'est pas particulièrement costaud, il se jette sur
01:27:13 l'agresseur, la jeune fille crie,
01:27:15 les témoins affluent, l'agresseur s'en va, s'enfuit.
01:27:17 Idriss, lui, il va au foot. Donc, Idriss,
01:27:19 il voit que la jeune fille va bien, que la police arrive,
01:27:21 donc il s'en va, il va au foot. Et puis,
01:27:23 quand la police arrive et voit la victime,
01:27:25 on cherche Idriss, et on ne le trouve pas.
01:27:27 Il aura fallu quand même un avis de recherche vu par
01:27:29 1,2 millions de personnes,
01:27:31 des émissions de télévision, pour que, enfin,
01:27:33 on identifie, et c'est Idriss,
01:27:35 qui est tout content et surpris de ce qui lui arrive.
01:27:37 Alors, aujourd'hui, et c'est là où
01:27:39 j'ai mon coup de cœur, il y a une pétition en ligne
01:27:41 pour lui faire remettre la Légion d'honneur.
01:27:43 Idriss, Légion d'honneur, tapez ça dans
01:27:45 Google, vous tombez sur la pétition. Il y a 15 000
01:27:47 signataires aujourd'hui, ça serait quand même bien
01:27:49 pour une fois qu'un gamin qui fait quelque chose
01:27:51 de très bien, il ait la Légion d'honneur.
01:27:53 - Eh bien, c'est parfait. Merci mille fois.
01:27:55 Je découvre à chaque fois vos coups de cœur
01:27:57 et vos coups de griffe. Évidemment, ils ne me tiennent pas au courant.
01:27:59 C'est la fin de ce Mini-News Week-end.
01:28:01 Merci pour votre grande fidélité à ce rendez-vous.
01:28:03 Ça nous fait très plaisir. Merci à nos grands témoins,
01:28:05 Naïmah M. Fadel, Kévin Bossuet, Marc Verneau
01:28:07 et Joël Goron.
01:28:09 - Frou-frou. - Fête des grands-mères. Frou-frou. On aurait pu passer
01:28:11 frou-frou pour terminer.
01:28:13 Merci à François Hebb qui m'a aidé à préparer cette émission,
01:28:15 à Sébastien Mandotti, à Isabelle Thollé,
01:28:17 à Axel. Merci aux équipes
01:28:19 de la programmation, Lisa, Bernard, Marine Carballet.
01:28:21 Merci aux équipes en régie.
01:28:23 Et vous pourrez revivre cette émission
01:28:25 sur notre site cnews.fr.
01:28:27 Tout de suite, c'est La Parlot en français avec
01:28:29 et Léodie Huchard. Et moi, je vous retrouve demain
01:28:31 à 12h pour le Grand Journal
01:28:33 de la mi-journée. C'est un plaisir de vous retrouver.
01:28:35 - Merci beaucoup. - Vous faites quoi demain pour...
Commentaires