00:00 Oui c'est un gros soulagement, après trois mois de désescalarisation, on peut souffler.
00:06 Oui on s'est heurté à beaucoup de murs même.
00:10 Mais oui, il n'y a pas de loi pour protéger les victimes dans les écoles en fait.
00:15 J'ai reçu beaucoup de coups, c'était fait exprès et ça faisait très mal.
00:20 Au tout début c'était "t'es trop petit" et tout, après ça a commencé avec les insultes,
00:26 "t'es moche", "t'es nul", "t'es con" et des trucs comme ça.
00:30 Et après ça a continué avec des coups de plus en plus forts.
00:33 On nous a tout le temps dit "partez, partez, on ne peut rien faire pour vous".
00:39 Moi j'ai dit non, parce que pour moi ce n'est pas une victime qui doit se rabaisser encore plus,
00:47 qui doit subir ça, le changement d'école.
00:50 Et je leur ai dit "ce n'est pas mon fils qui partira parce qu'il n'a pas envie de partir".
00:54 Donc je leur ai dit que je me battrais jusqu'au bout.
00:56 Ça a été un combat pour faire reconnaître le harcèlement scolaire par l'éducation nationale.
01:02 Et après ça a été un combat pour que l'autre famille parte.
01:06 C'est compliqué de faire ces démarches-là parce qu'on a peur d'être mal vu,
01:13 on a peur de ce qui peut se passer par la suite.
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