00:00Demain, 18h dernier, Cara, pour le deuxième tour, et c'est encore le flou à plusieurs endroits.
00:05Oui, grand suspense, grand flou, soit parce qu'il y a encore de nombreux candidats en lice,
00:09comme la sexe angulaire à Mulhouse, par exemple, ou la quinque angulaire à Lille, par exemple,
00:13soit parce que les alliances, les unions, on vient d'en parler, sont espérées, attendues, actées ou même déjà mortes.
00:18Et ça, ça va tout changer. On va parler de Paris.
00:20D'abord, l'union des droites pourrait tout faire basculer.
00:22Emmanuel Grégoire, le candidat de la gauche, est arrivé en tête, derrière, Rachida Dati.
00:27Et deuxième, avec, vous le voyez, plus de 10 points d'écart.
00:30Et sur le bas du podium, Sophia Chikirou pour la France insoumise, Pierre-Yves Bournazel pour Horizon,
00:35et Sarah Knafo pour Reconquête.
00:37Pour qu'Emmanuel Grégoire, à gauche, ou que Rachida Dati, à droite, l'emporte, il faut donc optimiser les voix
00:42des autres.
00:43Mais ce soir, Sophia Chikirou a annoncé sur BFM TV qu'elle se maintenait.
00:46Pas d'alliance socialiste insoumise pour renforcer la position en tête d'Emmanuel Grégoire.
00:51Et à droite, Rachida Dati, elle a pris les devants.
00:53Elle s'allie à Pierre-Yves Bournazel, mais ça risque d'être insuffisant.
00:56Encore faudrait-il que Sarah Knafo, qui a arraché de justesse sa place au second tour,
01:00se joigne à ce mariage des droites et ce n'est pas garanti.
01:03À Marseille, refus total d'alliance avec la France insoumise pour le maire sortant de gauche,
01:08Benoît Payan, qui a juste derrière lui regardé un candidat d'extrême droite, Franck Alizio.
01:12Il ne pourra pas compter sur les voix de droite, puisque Martine Vassal, arrivée troisième, se maintient.
01:18Elle ne s'alliera avec personne.
01:19Elle ne se désistera pas, même avec ses 12,41%.
01:23Deux candidats de droite, donc, devant Sébastien Delogu, le candidat de la France insoumise,
01:27qui dénonce, je cite, une position irresponsable qui pourrait donner les clés de Marseille au Rassemblement national.
01:33Et finalement, c'est presque lui, en se maintenant ou en se désistant,
01:35qui va sceller le sort de Marseille pour le second tour avec un suspense qui reste entier.
01:39Et il y a des dizaines de villes dans lesquelles, justement, il a fallu trouver des compromis.
01:42Oui, et chaque minute, deux nouvelles alliances font irruption.
01:44Il y a des villes dans lesquelles les insoumis sont presque devenus indispensables pour le second tour.
01:48À Lyon, par exemple, le maire écologiste Grégory Doucet a eu besoin des insoumis pour remonter la pente.
01:53Il est à 37,36% des voix.
01:56Derrière lui, Jean-Michel Aulas, candidat de droite, est à 36,78%.
01:59Et c'est l'une des villes dans lesquelles le match retour est vraiment très serré.
02:03La France insoumise a proposé de faire une fusion, une main tendue, qui a été saisie tout à l'heure.
02:08Même chanson, à Strasbourg, l'ancienne maire socialiste est arrivée en tête, mais talonnée par le candidat des Républicains.
02:14Catherine Trottmann a fusionné sa liste avec celle de la France insoumise.
02:17Et à Lille, ce ne sont pas les insoumis, mais les écologistes qui ont eu le pouvoir de trancher.
02:21Trois forces de gauche sont arrivées en tête au premier tour.
02:24Union de la gauche, la France insoumise et les écologistes.
02:26On dirait presque une primaire de la gauche.
02:28Toute la journée, une question se posait à Lille.
02:31Qui des socialistes ou des insoumis devrait récolter, si je puis dire, les voix des écologistes ?
02:35La réponse est tombée tout à l'heure, puisque Stéphane Bali, le candidat écologiste, fusionne avec les socialistes.
02:41Et alors, Anis, on en parlait tout à l'heure, le duel est fratricide et prend presque, presque des aires
02:45de présidentielle.
02:46On est d'un côté Éric Ciotti en tête, l'allié du Rassemblement national.
02:49De l'autre, Christian Estrosi, maire sortant de droite après trois mandats.
02:53Ils étaient amis politiques, ils sont devenus ennemis.
02:55Et pourtant, ils n'ont jamais été aussi en phase sur ce qu'ils incarnent, la fracture de la droite
02:59et les stratégies, presque, présidentielles.
03:02Christian Estrosi accuse d'ailleurs Éric Ciotti, qu'il surnomme le traître, de vouloir utiliser Nice comme marche-pied vers
03:07un ministère en cas de victoire du Rassemblement national à la présidentielle.
03:11Il va jusqu'à presque tendre la main à la gauche, en appelant même les niçois à faire barrage à
03:16l'extrême droite,
03:16alors que la candidate de gauche qui était sur notre antenne il y a quelques minutes annonçait tout à l
03:21'heure son maintien au second tour.
03:23Et nos confrères du Parisien dévoilaient tout à l'heure que le Premier ministre Sébastien Lecornu aurait envoyé un texto,
03:29un SMS au premier secrétaire du Parti Socialiste Olivier Faure
03:31pour évoquer la situation à Nice, preuve s'il en est que Nice est une ville à scruter de près.
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