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  • il y a 4 ans
Avec Clément Beaune, ministre délégué chargé des transports
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##L_INVITE_POLITIQUE-2023-02-21##

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News
Transcription
00:00 - Et l'invité ce matin Clément Beaune, ministre délégué chargé des transports.
00:03 - Bonjour Clément Beaune. - Bonjour Patrick Wanger.
00:05 - La France qui se lève tôt et qui bosse, la visite d'Emmanuel Macron ce matin donc à Rungis.
00:10 Est-ce qu'il y a une vraie menace de paralysie des transports à partir du 7 mars ?
00:14 Le permis à point et toutes les interrogations du moment, ce sont quelques-unes des questions que nous allons évoquer.
00:19 Commençons donc par le président de retour sur le terrain, Rungis, ce matin,
00:23 après quelques semaines de discrétion à l'échelle nationale en tout cas, quelle est la signification de cette visite ?
00:30 - Ce que vous avez dit, je pense tout simplement, le président a en effet été très occupé, c'est son rôle, par un agenda international.
00:36 On est aussi la semaine où nous commémorons, si je peux le dire ainsi, les un an du conflit ukrainien.
00:43 Tout ça a suscité de l'engagement et puis bien sûr, sur le front national, le président est présent.
00:48 C'est normal, quand il n'est pas sur le terrain on dit "où est-il ?" et puis quand il y est on s'en étonne.
00:52 Donc je pense qu'il ne faut pas s'en étonner.
00:54 - Il y a pourquoi pour essayer d'expliquer pourquoi il y a cette réforme des retraites ?
00:59 - Pas seulement, oui, ça fait partie évidemment des débats de la société, des débats parlementaires, des débats politiques du moment,
01:05 des réformes qu'il a portées, c'est dans son programme présidentiel, c'est ce que la majorité qui l'a soutenue et qui s'est présentée aux législatives.
01:13 Je fais partie des candidats qui avaient inscrit sur leur tract de campagne la réforme des retraites, donc on l'assume avec lui.
01:19 Et puis je pense que c'est plus large que ça, on voit bien que cette question des retraites, y compris les débats, y compris les oppositions,
01:25 se font beaucoup autour de la question du rapport au travail, des conditions de travail, de ce qu'on appelle parfois la pénibilité, l'usure,
01:33 mais aussi de la réorganisation du travail après le Covid, de ceux qui se lèvent tôt ou moins tôt mais qui bossent dur.
01:39 - Pourquoi ? Parce qu'il y a une inquiétude de la part du gouvernement et aujourd'hui même d'Emmanuel Macron
01:46 sur la France qui pourrait moins travailler peut-être ?
01:50 - Non, moi je crois pas. - Le fameux droit à la paresse qui a été évoqué par Sandrine Rousseau.
01:55 - Je crois pas qu'il y ait une revendication au droit à la paresse, mais il y a beaucoup de Français, quels que soient leurs horaires,
01:59 qui travaillent dur, qui j'espère pour beaucoup d'ailleurs, quand on les interroge à titre personnel, le disent,
02:04 s'épanouissent malgré tout dans leur travail, même quand il y a à un certain moment des difficultés, des difficultés de pouvoir d'achat,
02:09 mais aussi beaucoup qui galèrent. Et je pense que c'est aussi le rôle du gouvernement, du président, non seulement de les soutenir,
02:16 il y a toujours un aspect symbolique, mais aussi de réfléchir, il y aura après la loi sur les retraites, une loi sur l'emploi,
02:21 aux meilleures conditions, à ce qu'on appelle le partage de la valeur. Le parti Renaissance, j'y étais hier,
02:26 a fait un grand travail de fond sur savoir comment on pourrait mieux partager les fruits de la richesse produite, de la croissance.
02:33 - Quand on en produit, quand on en produit dans certains secteurs. - Bien sûr, mais il faut assumer qu'il faut d'abord produire,
02:37 pour répartir, mais on doit se poser ces deux questions. En même temps, je pense que, moi je le vois, je vais à la rencontre
02:43 toutes les semaines, à l'improviste, d'agents de la RATP et de la SNCF. Et très honnêtement, le sujet des retraites vient souvent dans le débat,
02:50 mais assez tard. D'abord c'est la question du service public, les conditions de travail, du déroulement des carrières, des reconversions professionnelles,
02:57 du travail des femmes, c'est tout ça qui vient, et la visite du président, elle n'arrête pas tout ça, mais elle est aussi liée à ce rapport
03:03 des Français au travail, qu'il faut soutenir, parce que parfois c'est dur, et il faut réfléchir, et peut-être après légiférer,
03:09 encourager le dialogue social, moi je le fais dans les grandes entreprises publiques, RATP, SNCF, pour améliorer les carrières, la vie au travail.
03:16 - Oui, Clément Beaune, alors justement, vous avez parlé de galères en fait, à l'instant, est-ce qu'on va vers des journées de galères début mars,
03:22 à partir du 7 mars où les syndicats disent qu'ils vont se mobiliser, ils promettent des grèves reconductibles. Comment vous pouvez y faire face
03:30 au niveau des transports, puisque vous avez évoqué, il y a quelques jours, des changements éventuels, sauf que les changements, vous ne pouvez pas
03:38 les effectuer pour le mois de mars. - Il y a deux choses, vous avez raison, quand j'ai parlé des changements, vous faites référence sans doute à la question
03:44 du droit de grève, je vais être d'ailleurs précis sur ce terme, moi je l'assume, je ne pense pas du tout qu'il faille changer le droit de grève lui-même.
03:51 Ce que je pense, c'est que dans les grandes entreprises publiques, dans les grands services publics, notamment les transports, on peut faire mieux
03:57 pour l'usager, parce que c'est quand même ça un service public, c'est le service au public, on peut faire mieux pour l'usager, on peut être d'abord,
04:04 quand il y a grève malheureusement, ça arrive, et pour répondre à votre question, ça arrivera certainement le 7 mars, il faut l'anticiper,
04:09 il faut avoir le moins de pénalisations possibles pour les gens, avec d'abord le plus de bus et de métro qui circulent possible, c'est ce qu'on essaye de faire,
04:17 et puis quand il y a des galères, les dire à l'avance pour que les gens qui le peuvent puissent s'organiser, télétravailler, reporter éventuellement un déplacement
04:24 à chaque fois qu'ils le peuvent. Ça c'est ce que je demande aux entreprises publiques, au-delà du 7 mars, c'est en interne, de mieux s'organiser
04:31 pour informer, prévoir et limiter les difficultés.
04:34 - Mais d'ici le 7 mars, est-ce que vous pouvez revoir des règles ou réfléchir à un encadrement d'ici le 7 mars ?
04:38 - Je vais être très honnête, d'ici le 7 mars, non. Il y a plusieurs choses. Encore une fois, j'ai demandé dès le mois de décembre,
04:44 aux entreprises publiques, RATP, SNCF le font déjà, de s'organiser mieux pour que, heureusement d'ailleurs c'est le cas, quand il y a un pourcentage de grévistes,
04:51 il n'y a pas le même pourcentage d'annulation de bus, de métro ou de train, parce qu'il y a des gens volontaires qui travaillent et qui aident
04:57 à assurer le service public. Et je pense qu'on peut encore faire mieux à la RATP, à la SNCF. Et puis après la réforme des retraites,
05:03 il faut que les choses se fassent aussi par le dialogue social. On pourra réfléchir à la question des délais de prévenance, des délais d'information.
05:10 Aujourd'hui c'est 48 heures, on peut ouvrir ces débats, mais ça se fera après et il faut le faire par le dialogue social. J'insiste beaucoup là-dessus,
05:16 pas par faiblesse ou par laxisme, mais parce que c'est comme ça que vous évitez les crises. Le 7 mars, je vais être très clair, ce sera dur.
05:23 - Ce sera dur ? - Ce sera dur. - Plusieurs journées sans doute ? - Je ne sais pas, je ne m'y résous pas, nous avons une discussion,
05:28 il y a des syndicats qui ont parlé de grève reconductible, il y a des entreprises où ça a été évoqué, d'autres non. Et donc sans tout dire aujourd'hui,
05:35 parce qu'il y a encore une discussion, on va essayer d'éviter que ce soit dur et long. - Où est-ce que vous pouvez anticiper quand même, vous au ministère des Transports ?
05:43 Est-ce que c'est avec ces transports en commun, que ce soit la SNCF, les bus, etc. ? Et puis du côté aussi des raffineries, parce qu'on sait qu'il y a une menace sur les raffinants.
05:53 - Alors, c'est avec la mise de l'énergie que ce sujet est abordé. Vous avez raison, il y a des secteurs dont on ne parle pas, on a beaucoup parlé,
05:58 parce que ça concerne l'avis des Français évidemment, de la RATP et de la SNCF, mais je m'en félicite pour l'instant, il y a un climat social qui a permis que par exemple
06:06 dans le transport routier, on n'ait pas de grosses difficultés aujourd'hui, qui a permis que dans nos ports, même s'il y a des mouvements que je respecte et qui sont durs,
06:13 on n'ait pas allé dans des situations de blocage qui auront pénalisé, qui auraient pénalisé, pardon, tout l'approvisionnement du pays.
06:19 Dans le secteur de l'aérien, il y a eu des problèmes avec le contrôle aérien parfois, mais globalement il y a eu aussi beaucoup de responsabilités.
06:25 Donc je ne dis pas que les choses vont partout bien, mais moi je m'efforce, secteur par secteur, dans le domaine des transports,
06:31 de faire en sorte que les difficultés soient les moins grandes possibles, tout en respectant la mobilisation sociale et le droit de l'homme.
06:36 - Mais là il y a des risques de difficultés tout de même, pour l'ensemble en fait, du secteur et de l'approvisionnement.
06:41 - Non, attendez, deux choses différentes. Pour les transports, je vais être très honnête et très transparent,
06:46 les syndicats ont dit qu'ils voulaient faire du 7 mars une journée de forte mobilisation.
06:50 Il y a eu déjà des journées, les gens l'ont vécu, parfois difficilement, de mobilisation ces dernières semaines, on a vu que ça avait un impact sur les transports.
06:57 Donc je vous le dis très franchement, il y aura forcément un impact important le 7 mars.
07:01 Je sais que ce n'est pas facile pour tout le monde, parce qu'il y a des contraintes parfois,
07:05 mais si on peut décaler, si on peut reporter, c'est évidemment mieux ou télétravailler de le faire ainsi le 7 mars,
07:10 et pour la suite on va faire en sorte par le dialogue social, par j'espère le plus grand apaisement,
07:15 que ça soit le moins long possible et le moins difficile possible.
07:18 Il y a des discussions qui sont encore en cours, et puis il y a des entreprises publiques notamment,
07:22 où il n'y a pas que la question des retraites qui est posée.
07:24 Je pense à l'ARATP par exemple, il y a eu des accords sociaux, même au moment du débat sur les retraites,
07:29 qui ont permis aussi de mieux valoriser le travail des agents de l'ARATP, et d'apaiser un peu le climat social.
07:35 - Et c'était sur raffinerie et transport en général alors ?
07:38 - Alors raffinerie, pour être très clair, je ne suis pas directement en charge de ce dossier, c'est mon collègue de la mise de l'énergie.
07:43 Il y a eu parfois des problèmes ces dernières semaines, mais il n'y a pas eu de blocage, j'espère bien qu'il en sera ainsi encore pour les jours qui viennent.
07:49 - Dites-moi, il y a un grand plan de recrutement qui a été lancé à l'ARATP, la 6600 postes,
07:54 est-ce que ce n'est pas un peu tardif, est-ce qu'on sera prêt, notamment pour les Jeux Olympiques ?
07:58 - Alors oui, et surtout, je vais vous dire, les Jeux Olympiques c'est important, mais ce qui est encore plus important,
08:02 c'est la vie quotidienne de ceux qui prennent le métro, peut-être qui nous écoutent, ou le bus, à Paris ou ailleurs d'ailleurs,
08:07 tous les jours pour aller au boulot. C'est ça la galère qu'il faut traiter aujourd'hui.
08:10 Je vais être très précis, il n'y a pas eu de plan lancé cette semaine.
08:15 Les chiffres qui ont été donnés par l'ARATP sont des chiffres impressionnants.
08:18 Je vais donner un ordre de grandeur, c'est deux fois l'année de recrutement qu'on faisait avant le Covid.
08:23 Ce qu'on fait, un peu plus de 6000 recrutements, c'est deux fois, même un peu plus de deux fois, ce qu'on faisait avant le Covid.
08:29 Ça a été lancé dès l'été 2022, moi quand je suis arrivé j'ai insisté là-dessus,
08:32 et j'ai pris l'engagement avant Noël qu'on rétablirait la situation du trafic sur le métro et le bus en Ile-de-France au printemps.
08:40 Et pour le métro, je pense que certains le voient déjà, même si ça arrête parfois difficile,
08:44 c'est en train de s'améliorer progressivement et en avril, on pourra avoir rétabli dans le métro parisien une situation normale,
08:50 notamment grâce à ces recrutements, et je le dis, c'est inédit, on forme littéralement les gens,
08:55 parce qu'il faut former les gens avant qu'ils conduisent un bus à un métro, évidemment, jour et nuit,
08:59 en ce moment à l'ARATP, au service des Français liens.
09:01 Est-ce qu'il y a un problème quand même de coordination entre les différents acteurs de ce transport ?
09:06 La région, l'ARATP, l'État ?
09:09 Écoutez, il y a un système qui est objectivement compliqué.
09:12 Je pense que les gens se fichent de savoir qui fait quoi, ils veulent que ça marche.
09:15 Et c'est vrai que parfois, moi je le reconnais volontiers, on a eu des discussions qui ont été compliquées avec la région Ile-de-France,
09:20 et moi j'ai toujours essayé de faire preuve, parce qu'à la fin c'est l'usager qui compte, de responsabilité.
09:25 Quand l'État fait un chèque, là aussi historique, de 200 millions d'euros à la région Ile-de-France
09:29 pour que les transports publics fonctionnent mieux, c'est ça aussi qui a permis l'accord social à l'ARATP.
09:33 C'est ça aussi qui permet les recrutements qui sont en cours.
09:35 C'est notre responsabilité de faire en sorte que, là où on manquait de personnel parce que ce sont des métiers en tension,
09:40 on recrute mieux, on recrute plus vite, on recrute pour tous.
09:42 - Et ce problème de coordination, quand même, il y a deux députés qui sont chargés d'une mission d'information sur les JO,
09:48 tirent la sonnette d'alarme, ils disent que c'est très inquiétant et qu'on ne sera pas prêts.
09:51 - Non, alors je ne veux pas qu'on se contre. D'abord, le but ce n'est pas d'être prêts.
09:54 - C'est ce qu'ils ont dit !
09:55 - Oui, oui, le but ce n'est pas d'être prêts pour les JO,
09:57 - Non, bien sûr, mais quand même.
09:58 - Non mais c'est important, c'est d'être prêts avant les JO.
10:00 Et puis pour les JO, et c'est là encore au bénéfice non seulement de ceux qui viennent pour les JO en France,
10:06 mais des franciliens et des français d'abord, c'est qu'il y aura des lignes de métro, des lignes de RER supplémentaires en Ile-de-France.
10:13 La ligne 14, par exemple, qui est prolongée, la ligne de RER Éole qui est prolongée.
10:17 Tout ça, je m'y suis engagé, on va les ouvrir au printemps 2024,
10:21 il faut qu'il y ait des gens pour conduire ces métros et ces trains ou pour faire fonctionner ces stations,
10:25 on recrute pour ça aussi et ça va améliorer, après une période, objectivement, et je le sais, réellement très difficile,
10:32 ça va améliorer la vie quotidienne de ceux qui vivent en Ile-de-France,
10:35 ou des français qui viennent parfois pour la famille, pour le boulot, ici à Paris en Ile-de-France.
10:39 Et donc oui, on est en train de se mettre en ordre de marche pour que ces infrastructures de transport soient prêtes,
10:44 marchent mieux, et qu'il y ait des personnes pour conduire les bus, les métros à Paris en Ile-de-France,
10:49 et partout en France, parce qu'on n'en parle pas assez, mais il y a beaucoup d'agglomérations,
10:52 où il y a des difficultés de recrutement ces derniers mois, dans les bus en particulier.
10:56 - Culément Baude, vous êtes ministre en charge des Transports,
10:58 on a beaucoup entendu Gérald Darmanin sur l'affaire Palmade avec des annonces d'ores et déjà,
11:04 vous, quelle est votre position et où vous pouvez intervenir dans ce débat, en tant que ministre des Transports ?
11:10 - Oui, bien sûr, Gérald Darmanin, ministre de l'Intérieur, qui est aussi en charge de la sécurité routière,
11:14 a indiqué qu'il voulait durcir un certain nombre, d'abord de contrôles, pour appliquer mieux la loi actuelle,
11:19 et puis peut-être de durcir encore les règles actuelles pour ceux qui prennent de la drogue ou de l'alcool au volant.
11:24 Je crois qu'il a raison, on a besoin d'être très ferme, très clair en matière de sécurité routière.
11:30 Et puis Gérald Darmanin a aussi indiqué, je crois, qu'il voulait réfléchir à ce qu'on ne retire pas des impoints,
11:37 comme c'est le cas aujourd'hui, pour faire un tout petit excès de vitesse, pour différencier les choses.
11:41 Durcir très fortement pour ceux qui commettent des actes très graves, très dangereux,
11:46 qui mettent en danger, on l'a vu malheureusement par ce fait divers, dramatique, la vie des autres, la vie parfois d'enfants.
11:52 Et en même temps, d'essayer d'être plus progressif, plus adapté à la situation du quotidien.
11:59 Je veux quand même donner un message en tant que ministre des Transports et le ministre de l'Intérieur aussi,
12:04 c'est qu'il ne s'agit pas de dire qu'il y a un droit au dépassement de vitesse.
12:07 Il ne s'agit pas de dire qu'il y a un droit à ne pas respecter la limitation de vitesse qui reste la même.
12:11 Il s'agit de dire qu'on adapte simplement la sanction au mieux.
12:14 Mais quand vous faites un petit excès de vitesse, vous avez quand même une sanction.
12:17 - 5 km/h quoi !
12:18 - Oui, mais même les 5 km/h qu'évoque le ministre de l'Intérieur, il y a quand même une sanction.
12:21 C'est important de le rappeler, parce qu'il ne faudrait pas qu'on donne l'impression qu'on relève de 5 km/h la vitesse autorisée.
12:27 Je le dis aussi parce que c'est un comportement citoyen.
12:30 - Quand est-ce que ça va entrer ?
12:31 - On a eu des chiffres en 2022 de sécurité routière qui étaient moins bons qu'en 2021.
12:35 C'est aussi parce qu'après le Covid, on n'a plus bougé, si je puis dire.
12:38 Ça explique peut-être une partie des choses.
12:40 Avec Gérald Darmanin et tout le gouvernement, on est très engagés pour la sécurité routière
12:44 parce qu'il n'est pas acceptable que, quels que soient les comportements de chacun,
12:47 on meurt encore pour plus de 3000 personnes chaque année sur les routes de France.
12:50 - Quand est-ce que ça pourrait rentrer en application ?
12:52 - Le ministre de l'Intérieur a fait cette proposition, il faut en discuter.
12:55 Il y a des mesures, parfois réglementaires ou législatives, ça peut prendre quelques semaines ou quelques mois au maximum.
12:59 - Et est-ce qu'il faut revoir aussi le permis à vie ?
13:01 - Avec les...
13:02 - Oui, avec des contrôles médicaux, des visites médicales par exemple, des tests d'aptitude.
13:07 - Écoutez, c'est un vieux débat, moi je vais être très honnête, je ne veux pas qu'on stigmatise les personnes âgées notamment,
13:12 parce qu'il y en a beaucoup, notamment en zone rurale, je le vois dans ma famille, qui ont besoin du véhicule.
13:16 Qu'on ait des systèmes de vérification simple, pas trop fréquents pour ne pas être non plus dans une sorte d'intrusion dans la vie des gens
13:23 ou de soupçon sur les personnes, par exemple, âgées, je pourrais y réfléchir.
13:27 Ça fait partie des sujets sur lesquels on réfléchit avec la sécurité routière,
13:30 mais je ne suis pas favorable à ce qu'on ait une sorte de péremption sur le permis de conduire.
13:34 - Donc, pas de décision, pas d'annonce immédiate quoi, en tout cas sur ce sujet.
13:38 - Sur ce sujet, non, mais vous savez, après, il y a des sujets sur lesquels on travaille pour la vie quotidienne,
13:43 on sait qu'il y a beaucoup plus d'accidentologie sur le vélo, sur les trottinettes, c'est des sujets aussi sur lesquels...
13:47 - Alors justement, les campagnes de communication, les campagnes de prévention,
13:50 quels seront les prochains axes des campagnes de prévention ? Parce qu'on dit qu'il faut peut-être les renforcer.
13:56 - Oui, il faut régulièrement d'abord les renouveler, les renforcer, ça c'est le rôle de la sécurité routière qu'elle fait très bien.
14:03 Il y a un axe qui est très important, je l'ai indiqué la semaine dernière avec des innovateurs,
14:08 ça peut paraître plus anecdotique, c'est essentiel, c'est qu'on est capable aujourd'hui,
14:12 et le ministère de l'Intérieur, le ministère des Transports, le finance,
14:14 de soutenir des entreprises qui améliorent des petites choses, sur le marquage au sol,
14:18 sur les barrières, sur la route, pour qu'on ait aussi au service de la sécurité routière,
14:22 les équipements qui soient en meilleur état, et j'ai demandé par exemple aussi aux sociétés d'autoroutes
14:26 de prendre des mesures, parce qu'elles ont des marges de manœuvre pour investir,
14:29 le renforcement de la sécurité de nos autoroutes en France, par de meilleures infrastructures,
14:33 de meilleurs équipements.
14:34 - Et une campagne de prévention sur la drogue ?
14:36 - Alors il y en a régulièrement, mais il faudra sans doute au cours de l'année 2023,
14:39 en effet, renouveler sa sécurité.
14:40 - Vous allez renforcer ces campagnes ?
14:42 - On va en refaire, comme on en fait régulièrement, sur tous les sujets de sécurité routière.
14:46 - Bon, dites-moi d'un dernier mot sur les batteries électriques,
14:49 je sais que vous avez visité une usine hier dans le Pas-de-Calais,
14:51 on va être prêts aussi sur les batteries et les bornes en même temps ?
14:54 - Oui, alors je vous indique très clairement, je vous l'annonce,
14:57 on a fixé un objectif de 100 000 bornes sur l'espace public en France,
15:00 on l'atteindra au premier semestre 2023.
15:03 Et je peux vous dire que même avant ça, sans doute au début du printemps,
15:07 probablement au mois d'avril, toutes les aires d'autoroutes de France,
15:10 les aires d'autoroutes seront équipées de bornes de recharge,
15:13 en général d'ailleurs des bornes de recharge très haute puissance,
15:16 c'est un investissement très important que j'ai demandé aux sociétés d'autoroutes de faire aussi.
15:19 - 100 000 bornes, on est sûr d'y arriver, d'y parvenir,
15:22 parce que ça fait quand même un bout de temps qu'on dit qu'on doit y parvenir.
15:25 - On est à près de 90 000 et ça s'accélère,
15:28 puisque c'est à peu près 3 000 bornes par mois qui sont installées aujourd'hui en France.
15:31 On est sur le podium européen en nombre de bornes sur l'espace public,
15:34 et je pense qu'on va être les champions européens au cours de la décennie.
15:37 Le président de la République a fixé un objectif de 400 000 bornes sur l'espace public d'ici 2030,
15:41 on est en route. - Encore faudra-t-il avoir de l'électricité.
15:44 - Et en produit aussi bien sûr, mais les raccordements se font de mieux en mieux,
15:47 et puis bien sûr, vous avez raison, il faut produire plus d'électricité en France.
15:50 - Merci Clément Beaune, ministre en charge des Transports, qui était l'invité ce matin de Sud Radio.

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