00:00 On ne pourra pas revoir le format d'avant.
00:06 Je crois que c'est un long travail de deuil pour certains.
00:09 Ça ne peut pas fonctionner comme c'était avant.
00:12 Ça ne peut pas.
00:13 Tout simplement parce que les joueurs ne veulent plus.
00:15 Quand Nicolas Mahut dit en tant que président français, il aurait dû.
00:19 C'est pour ça que je dis que Nicolas Mahut est ignorant.
00:22 Parce qu'il y a des règles dans la constitution de l'ITF.
00:26 Et un article, qui est l'article 19C, je vous invite à aller le lire,
00:30 on n'a rien perdu du tout, on a sauvé la Coupe Davis.
00:33 Et ce n'est pas un joueur de 41 ans qui va expliquer à un joueur de 20 ans, 22 ans,
00:38 aujourd'hui qui sont les joueurs d'avenir, comment les choses devront fonctionner.
00:41 Voilà, Mahut il est bon pour la retraite, il faut qu'il prenne sa retraite.
00:44 Et peut-être qu'il devienne journaliste.
00:46 Ça lui donnera l'occasion de faire des critiques à Sermes, ce qui fait assez bien d'ailleurs.
00:50 Bernard Gudéchili, bonjour.
00:52 Vous êtes, faut-il le rappeler, vice-président de l'ITF et membre du comité Coupe Davis.
00:57 Déjà, on sort d'un week-end Coupe Davis.
01:01 Belle ambiance pour les pays hautes qui ont accueilli le match.
01:04 Vous étiez où, vous, personnellement ?
01:06 J'étais en Finlande.
01:08 Alors ?
01:09 Ah non, l'ambiance a été exceptionnelle.
01:13 La Finlande est un petit pays de 5, enfin, ce qu'on appelle un petit pays,
01:18 de 5 millions d'habitants, il y avait 5000 personnes,
01:23 enfin, ça fait 10 000 personnes pratiquement sur les deux jours.
01:27 C'était un véritable événement et je crois que c'est ça que je retiens,
01:32 c'est que les Finlandais, qui est une petite fédération, vous vous rendez compte,
01:37 il y a 10 salariés, c'est même pas un comité départemental chez nous,
01:42 eh bien, on réussit un superbe événement.
01:45 La Coupe Davis, comme on l'aime, comme à l'ancienne époque
01:48 où un pays accueille une rencontre avec une belle ambiance.
01:52 Oui, je crois que le sujet, mais je pense qu'on va en débattre.
01:58 On ne pourra pas revoir le format d'avant.
02:05 Je crois que c'est un long travail de deuil pour certains,
02:10 avec plus ou moins de sincérité d'ailleurs.
02:13 Aujourd'hui, la Coupe Davis, c'est quoi ?
02:15 On voit que déjà, il y a les demi-finalistes et les de-wild-card
02:19 qui sont automatiquement dans les matchs de poule.
02:22 Et ensuite, ce qui fait 4 équipes, il reste en désigné 12.
02:26 Donc, ces 12 équipes, elles sont désignées par 12 rencontres
02:29 qui sont home and away, qui se sont déroulées le week-end dernier.
02:32 Et donc, c'est soit home, soit away, soit à la maison, soit dehors.
02:36 Et puis, il y a les matchs de poule où il y a une équipe finalement
02:39 qui reçoit trois autres.
02:41 C'est le principe du match de poule.
02:43 Et puis, à la fin, il y a les finales qui, dans l'hypothèse
02:49 où l'équipe qualifiée pour les quarts de finale fait partie,
02:56 fait partie plutôt, appartient à la nation qui organise la phase finale
03:01 en clearance l'Espagne, puisque ce sera Malaga, ça on le sait,
03:04 puisque le contrat continue de courir.
03:06 Et bien, à chaque fois, une fois on reçoit une équipe,
03:09 une fois on en reçoit trois, puis une fois on en reçoit huit.
03:12 - On connaît les villes déjà pour septembre,
03:15 celles qui ont candidaté pour accueillir ces matchs ?
03:18 - Non, pas encore. Les enveloppes ne sont pas ouvertes.
03:21 - La France aurait-elle candidaté, par exemple ?
03:24 - Là, il faut poser la question à la Fédération française de tennis.
03:28 Ce qui m'étonne beaucoup d'ailleurs, c'est que sur la même semaine,
03:32 sera organisée à Roland-Garros le Rennes-Padel.
03:35 Donc, je vois mal comment la Fédération française de tennis
03:38 peut, la même semaine, accueillir un événement,
03:40 parce que pour ceux qui ont assisté aux matchs de poules l'année dernière,
03:44 ça reste quand même un événement, avec les quatre nations présentes.
03:50 Ça mobilise beaucoup de ressources.
03:52 Organiser en même temps un tournoi de padel à Roland-Garros
03:56 et organiser des matchs de poules,
03:59 je vois mal comment la Fédération française de tennis
04:01 aurait les ressources pour faire ça.
04:03 - Quand vous dites que la nouvelle formule est une réussite
04:05 et qu'on ne pourra pas revenir en arrière,
04:07 vous comprenez un petit peu toutes ces critiques ?
04:10 Par exemple, Nicolas Mahut dit qu'on a perdu quatre ans.
04:13 - Nicolas Mahut est quelqu'un qui parle sans savoir, simplement.
04:20 Donc, on n'a rien perdu du tout, on a sauvé la Coupe d'Évice.
04:26 Parce que la Coupe d'Évice, telle qu'elle fonctionnait en 2018 et avant,
04:32 ne pouvait plus fonctionner pour une bonne et simple raison,
04:35 c'est que 1) les meilleurs joueurs ne la jouaient plus,
04:38 2) les sponsors principaux avaient dit qu'ils ne renouveleraient pas leur contrat.
04:42 Ça reste un événement professionnel.
04:44 Donc, on ne pouvait plus fonctionner de la façon suivante.
04:49 Maintenant, au bout de ces quatre ans, on n'a pas perdu quatre ans.
04:53 Au contraire, on a gagné en expérience pour arriver à un format
04:57 qui assure sur les qualifiers des audiences exceptionnelles.
05:02 Il suffit de regarder, par exemple, ce qui s'est passé en Grèce,
05:05 les images de la rencontre Grèce-Équateur.
05:09 Grèce-Équateur, je ne dis pas des grandes nations du tennis,
05:13 c'est Grèce-Équateur, sans leur faire injure.
05:16 On voit bien l'enthousiasme que ça a généré.
05:22 Mais qu'est-ce qui génère l'enthousiasme ?
05:24 Ce qui génère l'enthousiasme, ce sont les joueurs.
05:27 Ce qu'il faut juste comprendre, c'est que ça ne peut pas fonctionner
05:32 comme c'était avant.
05:33 Ça ne peut pas.
05:34 Tout simplement parce que les joueurs ne veulent plus.
05:36 Quand Nicolas Mahut dit qu'en tant que président français, il aurait dû.
05:40 C'est pour ça que je dis que Nicolas Mahut est ignorant.
05:43 Parce qu'il y a des règles dans la constitution de l'ITF.
05:47 Et il y a un article, qui est l'article 19C, je vous invite à aller le lire,
05:51 qui dit qu'en tant que membre du board, nul n'est comptable de ses décisions
05:56 vis-à-vis de sa fédération ou de sa région d'origine.
06:00 Quand on dirige l'ITF, il ne faut pas diriger l'ITF pour soi-même,
06:03 sinon on est claniste.
06:05 Et la seule chose aujourd'hui qui moi fait que je suis satisfait
06:10 de ce que j'ai fait, je l'affirme, et comme disait Albrecht,
06:15 je persiste et je signe, c'est que je n'ai pas été égoïste.
06:18 Et c'est que je regardais l'intérêt des nations.
06:20 Donc quand je reviens de Finlande et que j'entends ce que j'entends,
06:24 mon ami Carlos Bravo qui était au Chili et qui me renvoie les mêmes échos,
06:29 eh bien je me dis que la Coupe d'Élysée, non seulement elle est sauvée,
06:35 mais elle est modernisée.
06:37 Vous savez, la modernisation, ce n'est pas simplement mettre des ordinateurs
06:40 ou des écrans LED partout.
06:42 La modernisation, c'est s'adapter aux réalités du moment.
06:45 Et ce n'est pas un joueur de 41 ans qui va expliquer à un joueur de 20 ans,
06:49 22 ans aujourd'hui qui sont les joueurs d'avenir,
06:51 comment les choses devront fonctionner.
06:53 Voilà, Mahu, il est bon pour la retraite, il faut qu'il prenne sa retraite
06:56 et peut-être qu'il devienne journaliste.
06:58 Ça lui donnera l'occasion de faire des critiques à Serme,
07:01 ce qu'il fait assez bien d'ailleurs.
07:02 On reconnaît quand même que quand un pays joue chez lui,
07:06 comme on l'a vu le week-end dernier, l'ambiance est tout autre.
07:09 Peut-être que le souci, c'est ces matchs de poules de septembre
07:12 qu'on n'arrive pas encore à gérer.
07:14 Mais ça reste un événement professionnel.
07:18 Ça veut dire qu'au bout du compte, il faut payer les joueurs.
07:21 Eh bien, la recette de billetterie dans l'ancienne formule
07:25 allait à 90% à la nation haute.
07:28 Aujourd'hui, c'est une autre forme de compromis.
07:31 Le compromis c'est quoi ?
07:32 C'est de dire, oui, les rencontres à domicile,
07:35 c'est les plus belles rencontres du tennis.
07:37 Mais du coup, il faut que ça devienne un événement.
07:39 Et c'est ce qui s'est passé en Finlande,
07:41 c'est ce qui s'est passé au Chili,
07:43 c'est ce qui s'est passé en Corée du Sud,
07:45 c'est ce qui s'est passé partout,
07:47 y compris en Hongrie, où la France a gagné.
07:54 Et quand même, il faut souligner la performance du commandant Ember.
08:01 Donc, aujourd'hui, le compromis c'est quoi ?
08:05 Effectivement, c'est qu'il semblerait qu'il y ait un consensus
08:08 autour du fait que les phases finales
08:12 ne peuvent plus se dérouler en home and away.
08:17 Donc, il y a une espèce de consensus qui se dégage autour de,
08:20 OK, les huit meilleures nations se rencontrent.
08:23 Quand même, une solution qui avait été refusée en 2018
08:29 par une majorité de nations.
08:32 Donc, ce qui est important,
08:34 et ce qui est important pour terminer,
08:36 c'est que le processus qui désigne la meilleure nation de tennis au monde,
08:41 c'est ça le principe même de la Coupe Davis,
08:43 c'est inscrit à l'intérieur du saladier,
08:46 le trophée de la meilleure nation de tennis au monde.
08:49 Eh bien, ce processus-là,
08:52 il garantit à la fois un équilibre sportif,
08:54 mais aussi un équilibre économique.
08:56 Parce que la nouvelle donne,
08:59 c'est qu'aujourd'hui, non seulement les équipes gagnent,
09:01 mais les nations gagnent.
09:03 Et par exemple, on parlait tout à l'heure des Finlandais.
09:06 Moi, ce que m'a dit l'ancien président finlandais
09:09 et le nouveau président finlandais,
09:11 c'est qu'eux prient pour que rien ne change.
09:14 Parce qu'avec les recettes qu'ils ont réalisées sur cette rencontre
09:18 contre l'Argentine,
09:20 et ce que leur assure aujourd'hui le price money
09:23 que leur assure l'ITF,
09:25 pour le minimum qu'ils sont assurés pour la phase de poule,
09:31 ça va leur financer une bonne partie de leur année,
09:35 ça va leur permettre de former des jeunes
09:37 et d'investir dans leur structure.
09:41 Et c'est ça aujourd'hui qui me fait dire
09:43 que les Français doivent cesser d'être arrogants.
09:46 Parce que c'est très arrogant de dire qu'on doit revenir à l'ancienne formule
09:49 quand les trois quarts des nations ont dit qu'ils voulaient t'en changer.
09:52 Pour convaincre aussi,
09:54 le dossier Cosmos ne vous a pas aussi aidé,
09:57 on en est où ? Parce qu'ils n'ont pas payé ?
09:59 Écoutez, le tennis est un sport professionnel,
10:03 c'est la vie des affaires.
10:05 Aujourd'hui, tout ce qui se passe avec Cosmos
10:08 est protégé par un contrat,
10:11 je ne vais pas le commenter devant vous.
10:16 La seule chose que je peux dire,
10:17 c'est que la Fédération Internationale a mis en place
10:20 les moyens à la fois financiers et logistiques
10:24 pour assurer le déroulement de la compétition.
10:26 Et c'est aujourd'hui l'essentiel de ce que les joueurs et les fans attendent.
10:32 On a vu aussi ces derniers jours
10:35 que les tournois du Grand Chlem sont au soutien de cette Coupe Davis et de l'ITF.
10:40 Vous pouvez nous expliquer en quoi ça va consister ce soutien
10:43 de la part des quatre Grands Chlems ?
10:47 Écoutez, quand j'ai lu l'interview du président de la Fédération,
10:50 j'étais encore plus perplexe à la fin de l'article qu'au début.
10:55 Et j'avais envie de dire,
10:57 si les nations du Grand Chlem veulent aider,
10:59 d'abord pour aider la Coupe Davis,
11:01 il n'y a pas 150 solutions, il faut mettre de l'argent.
11:04 Il faut apporter des moyens financiers.
11:06 Donc, si aujourd'hui les quatre tournois du Grand Chlem
11:11 versent entre 12 et 15 millions d'euros dans les caisses de l'ITF
11:18 pour financer la Coupe Davis,
11:20 peut-être on pourra commencer à voir les choses différemment.
11:23 On en est loin.
11:25 D'accord ?
11:26 Ensuite, si la Fédération Française de tennis,
11:29 qui visiblement a été moteur dans cette résolution avec les Australiens,
11:35 souhaitait aider l'ITF et jouer un grand rôle,
11:40 elle aurait dû se positionner immédiatement
11:43 et annoncer au effort que son premier geste de soutien
11:46 serait d'accueillir le groupe mondial, la phase de poule,
11:51 pour que cette épreuve soit sécurisée.
11:57 Donc, aujourd'hui, honnêtement, je n'en sais rien.
12:00 Je n'en sais rien.
12:03 La seule information que nous ayons en tant que membres du board,
12:07 c'est ce communiqué laconique des Grands Chlem,
12:12 qui est porté de bonnes intentions,
12:14 mais vous savez ce qu'on dit des bonnes intentions,
12:16 c'est qu'elles pavent la route de l'enfer.
12:20 On vous sent un petit peu piquant à l'égard du président actuel
12:26 de la Fédération française de tennis, Gilles Moreton.
12:30 Qu'est-ce qui vous agace ?
12:32 D'abord, ce qui m'agace, c'est la com pour la com.
12:38 Voilà, c'est ça qui m'agace.
12:40 C'est faire des grandes phrases, utiliser des grands mots,
12:48 étaler des valeurs comme on étale de la confiture sur des tartines,
12:53 et ne jamais rien amener de concret.
12:56 La simple idée qu'une Coupe Davis puisse se dérouler sur deux ans,
13:02 c'est fusiller les recettes de l'ITF de 70 % chaque année.
13:12 Le budget de la Fédération internationale dépend à 70 % de la Coupe Davis.
13:16 Ce n'est pas un secret.
13:18 Donc, la simple idée de dire on va l'organiser sur deux ans,
13:21 c'est dire qu'on fusille la Fédération internationale.
13:23 Ce que je crois, c'est que…
13:26 Et d'ailleurs, je crois qu'il l'a dit dans une interview à RMC,
13:30 il a dit qu'il n'était pas compétent.
13:31 Là-dessus, je suis d'accord avec lui, pour une fois.
13:34 Je crois que cette histoire de la Coupe Davis,
13:40 ça ne peut pas être vu simplement qu'à l'aune de l'intérêt de la France.
13:47 Et plus le président français essaiera d'imposer son point de vue,
13:52 le point de vue français aux autres nations,
13:55 et moins il aura de chances d'être entendu.
13:58 Parce que par définition, la Fédération française est riche,
14:02 est très riche.
14:03 Ce qu'elle distribue chaque année aux ligues et aux comités départementaux,
14:11 c'est dix fois ce qu'elle donne à l'ITF dans le cadre du Fonds de développement du Grand Chelene.
14:15 Donc vous voyez, on n'est pas du tout sur les mêmes échelles,
14:18 et les nations le savent.
14:20 Qu'est-ce qu'il faudrait, une bonne fois pour toutes, pour convaincre…
14:25 On a l'impression que c'est l'irréductible gaulois qui est contre cette nouvelle formule Coupe Davis,
14:30 parce que les autres, ça n'a pas l'air de les déranger finalement.
14:33 J'aime bien votre image de l'irréductible gaulois,
14:37 c'est en pleine actualité avec Astérix.
14:41 Mais la différence, c'est que nous, on n'a pas la potion magique.
14:44 La seule vraie potion magique de la Fédération française, ce sont ces jeunes.
14:50 On l'a vu avec Arthur Fyss, on l'a vu avec Hugo quand même.
14:55 Ces garçons sont différents.
14:58 Moi, j'aime bien les appeler la génération Agir et Gagner, excusez-moi,
15:01 mais ce n'est pas faire preuve de nostalgie,
15:04 c'est qu'ils ont été éduqués dans la compétition.
15:07 La solution, elle est sportive avant tout.
15:11 Elle est sportive. Les supporters, ils étaient quand même assez nombreux à Budapest le week-end dernier.
15:18 Les supporters viendront encourager l'équipe de France
15:22 si l'équipe de France affiche un visage conquérant.
15:27 C'est ça aujourd'hui l'enjeu.
15:29 Et le président de la Fédération française de tennis,
15:32 il ferait mieux aujourd'hui de se poser la question de pourquoi en aussi peu de temps,
15:38 les Français ont déserté les 40 meilleurs mondiaux
15:42 et faire en sorte avec ses propres ressources
15:46 qu'ils réintègrent rapidement ce top 40 puis ce top 30.
15:51 Parce que quand on a des joueurs dans le top 30,
15:54 avec le nouveau format de la Coupe Davis, on peut rivaliser.
15:58 Les Français sont sur la ligne de départ et assurer de rejouer en 2024 les qualifiers.
16:03 Donc, on dirait que la hantise de la relégation s'éloigne.
16:07 Mais il faut profiter de cette période-là pour organiser la saison,
16:12 pour que nos jeunes soient prêts, nos meilleurs jeunes soient prêts pour le mois de septembre
16:16 et aller en septembre, pendant la semaine numéro 37,
16:24 avec un esprit de conquête pour amener le meilleur résultat.
16:27 Et vous verrez que les supporters suivront.
16:29 Dommage qu'il n'y ait pas de rencontre en France finalement en septembre.
16:33 S'il y avait la rencontre en France, à ce moment-là,
16:39 ça voudrait dire qu'il faudrait que l'intégralité des recettes et des droits télé aillent à l'ITF.
16:47 Ce n'est pas possible. On ne peut pas aujourd'hui fonctionner comme ça.
16:52 Et d'ailleurs, même si ça fonctionnait comme ça, ça serait toujours injuste.
16:56 La Fédération internationale, vous savez, je veux dire un mot.
16:59 On entend souvent le rôle de la Fédération internationale, c'est de développer le tennis dans le monde.
17:05 Je ne suis pas tout à fait d'accord avec ça.
17:08 Le rôle de la Fédération internationale, comme ce mot l'indique,
17:11 c'est de réunir les nations afin qu'elles aient les moyens pour pouvoir développer, elles, le tennis dans le monde.
17:21 Mais quand on est Fédération du Grand Chlem et quand on est l'association nationale de Finlande ou de Hongrie,
17:31 on n'a pas du tout les mêmes moyens pour développer le tennis dans le monde.
17:34 Et si on s'y intéresse de plus près, les 12 qualifiés ont joué contre 12 autres qui vont maintenant jouer les barrages,
17:44 ça fait 24, plus les 4 qui sont d'ores et déjà qualifiés pour la phase finale, ça fait 28.
17:50 Et qu'est-ce qui a changé ?
17:52 Et bien c'est que la Finlande n'a plus fait repartir les 28, alors qu'Avac avec un groupe de 16,
17:56 elle n'y serait peut-être jamais parvenue.
17:58 Et bien en ayant eu cette opportunité, ils l'ont saisi grâce au tirage au sort.
18:02 Et parce que c'est sûr que s'ils avaient joué en Argentine à Buenos Aires sur terre battue par 30 degrés,
18:09 ça n'aurait peut-être pas eu le même résultat.
18:11 Mais ça c'est le principe même des qualifiers.
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